Candicerie 1 : Gnocchi au basilic, à la crème de pecorino et jambon Carpegna

 CANDICERIE 1 : GNOCCHI AU BASILIC,  A LA CREME DE PECORINO ET JAMBON CARPEGNA

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Si comme moi, vous êtes sous le charme de Candice Kother, sa voix, sa spontanéité et surtout ses bonnes idées recettes, il faut absolument vous laisser tenter par son livre qui vient de sortir chez Racine: « Les délices de Candice ». 

Un livre de cuisine à thèmes, comme ‘Plaisirs Solitaires’, ‘Bouche à Bouche’, « Gargantuesque », etc etc. Un livre aussi pour tout le monde. Le cuistot débutant n’aura aucune difficulté à réaliser les recettes. Le cuistot plus formé pourra s’amuser à réaliser lui-même certains ingrédients, comme des gnocchis maison, tourner lui même les artichauts, réaliser son vinaigre de tomates. Et enfin, le cuistot pro, aura là de belles idées pour broder autour. J’ai ai trouvé pas mal de recettes tentantes et je n’ai pas pu résisté à en réaliser déjà une aujourd’hui, à peine le livre en ma posession depuis samedi et la dédicace chez Joseph Design à Thorembais-les-Béguines.

J’ai gardé à peu près la recette, mais je me suis amusé à faire des gnocchi maison et à émonder mes tomates fraîches en complément des tomates en boîte. J’ai légèrement adapté la recette en ajoutant un peu de jambon italien cru, du prociutto di Carpegna. Je ne peux pas m’empêcher de customiser les recettes. J’ai également joint un bouquet de basilic à la pâte à gnocchi, pour apporter une touche de fraîcheur au niveau du gnocchi. Le basilic se marie très bien, comme vous le savez aux tomates et au fromage. J’ai également changé quelque peu l’ordre de cuisson des ingrédients et les quantités. Au final, même si la base est la même, une recette un peu différente que celle du livre. Elle est un peu plus en sauce, un peu plus tomatée, un peu moins sur le salé du fromage. Il faut faire à son goût.

Un bon petit plat avec lequel nous nous sommes régalés ce soir. Et au niveau quantité, celà peut sembler peu, mais je vous assure que pour deux personnes s’est juste ce qu’il faut. Les gnocchi et le pecorino, celà calle tout de même bien.

Merci Candice!

Un grand merci à ma petite crevette qui m’a bien aidé en cuisine, car j’étais dans ma journée ‘gaffes et stupidités’.

Et je dédie la recette de ce soir à une copine qui nous a quitté la nuit dernière, et qui, même si on n se voyait que très rarement, laisse un grand vide dans mon coeur. Micky, je le répête encore, mais je t’aime!

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INGREDIENTS (2P)

Pour les gnocchi (pour 30 pièces environ)

  • 250 GR DE POMMES DE TERRE FARINEUSES (POID EPLUCHE)
  • SEL, POIVRE
  • 13 GR FARINE DE BLE DUR
  • 55 GR FARINE T00 (FARINE POUR PATES) + UN PEU POUR LE PLAN DE TRAVAIL
  • 1/2 BOUQUET DE BASILIC

Pour la recette

  • 80 GR PECORINO EMIETTE OU RAPE + 40 GR POUR LE SERVICE
  • +- 120 GR MASCARPONE
  • 100 GR TOMATES EMONDEES ET EPPEPINEES
  • 150 GR TOMATES EN BOITE (CONCASSES DE MUTTI)
  • 2 1/2 GOUSSES D’AIL
  • HUILE D’OLIVE
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • 60 GR PROCIUTTO CARPEGNA (JAMBON CRU ITALIEN) EN TRANCHES

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PREPARATION

Pour les gnocchi

Préchauffer le four à 200°C et y faire cuire les pommes de terre avec la peau pendant 30 à 40 minutes, selon leur taille.

Vérifier la cuisson des pommes de terre avec la pointe d’un couteau et les sortir du four lorsqu’elles sont cuites.

Hacher finement le 1/2 bouquet de basilic.

Peler les pommes de terre chaudes, les écraser à la fourchette et passer à la moulinette afin d’obtenir un mélange bien lisse. Saler et poivrer, saupoudrer avec les deux farines, ajouter à fur et à mesure le basilic et travailler le tout en une pâte bien sèche. Si la pâte vous semble trop sèche, il faut y ajouter une petite cuillère à café d’eau et repétrir.

Saupoudrer un plan de travail de farine et diviser la pâte en 4 portions. Façoner un long cylindre avec chaque portion de pâte et le saupoudrer d’un peu de farine. Le couper en rondelles de 2 cm. Replier les rondelles en poussant sur le centre avec le manche d’une cuillère en bois. Vous faites celà en laissant le gnocchi sur une fourchette ou vous tracez les traces avec une fourchette après pliage du gnocchi.

Disposer les gnocchi en attente, pas trop près les uns des autres, sur un plat fariné.

Porter une grande casserole d’eau salée à ébullition et baisser le feu pour que l’eau reste juste en dessous de l’ébullition. Faire glisser les gnocchi, par petites quantités, dans l’eau. Ils sont cuits lorsqu’ils remontent à la surface (il faut compter environ 1 à 2 minutes). Les sortir de l’eau et les laisser refroidir sur un plat huilé.

Pour le reste de la recette

Emmonder et épépinér les tomates. Couper les tomates en lanières.

Couper le jambon en lanières et faire revenir dans un rien d’huile d’olive dans une poêle. Rien que quelques minutes.

Faire revenir l’ail entier mais écrasé, dans l’huile d’olive. Ajouter les tomates fraîches en lanièreset laisser mijoter quelques minutes. Ne pas laisser tomber complètement en compote.

Dans une casserole, faire chauffer le mascarpone et les tomates concassés en boîte (il faut un peu de liquide pour faire correctement fondre le fromage), puis y faire fondre doucement le pecorino. Poursuivre la cuisson 5 minutes. Ajouter le jambon et les tomates fraîches, ail y compris. Poursuivre encore 5 minutes sur feu très doux.

Mettre les gnocchi dans la sauce, réchauffer à coeur (quelques minutes) et servir immédiatemment, parsemé de miettes de pecorino.

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Bon Appétit!

 

Micky, mes pensées t’accompagnent!

MICKY, MES PENSEES T’ACCOMPAGNENT!

Micky, notre rencontre fût brève, mais les quelques moments passés avec toi étaient d’une telle intensité qu’ils peuvent remplir toute une vie. Ta sincérité, ton amour et ton manque total d’hypocrisie m’ont vraiment touché. J’aurais bien aimé encore faire un bout de chemin avec toi. La foutue vie va en décider autrement.

Mes pensées t’accompagnent dans tes derniers moments.

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JE T’AIME!

 

 


Tatin de fenouil et caramel de carottes épicé

TATIN DE FENOUIL ET CARAMEL DE CAROTTES EPICE

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Un dimanche complet à la maison, pas de sorties, pépère à la maison. Mais pour moi, qui dit à la maison, dit surtout dans la cuisine. Bon j’ai fait quelques paperasses, un peu de planning et j’ai un peu aidé le fiston pour ses devoirs. Mais j’ai surtout cuisiné.

Dans masterchef j’avais vu que la plupart des concurrents avaient vraiment du mal à réaliser une tarte tatin. J’avais prévu de me lançer du coup dans les tartes tatin de pommes, de tomates, de poires, ….. 

Alors quand j’ai vu la recette de tatin de fenouil dans un magazine de cuisine provençale, acheté cet été, recette de Lionel Lévy du restaurant ‘Une Table, au Sud’ à Marseille, j’ai eu vraiment envie de la réaliser.

Ce n’est pas très light, mais la quantité est limitée par personne, on ne peut donc pas se reservir. Le chef la sert comme un dessert inattendu, accompagné de glace à l’anis étoilé. Nous l’avons servi comme plat-entrée ce soir. Bon, c’était plutôt plat-dessert. Trop sucré comme plat, mais vraiment très bon comme dessert. 

J’avais peur de ne pas avoir assez, j’ai donc augmenté les doses. Trop naturellement pour deux, c’est pour celà que j’ai gardé les proportions initiales dans la recette.

Je me demande si une glace un peu citronée ne ferait pas merveille également avec ce dessert.

Et samedi prochain je me lance dans la tarte tatin aux pommes, le classique. Avce l’aide de chef Simon et quelques autres recettes, celà devrait aller je pense. Pour la première tatin de ma vie, je ne m’en suis pas trop mal sorti.

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Les photos ne sont pas très ‘haute couture’, mais je suis comme Candice Kother sur ce point, le principal pour un repas familial est qu’il soit bon, et puis, ainsi je ne découragerai pas trop les lecteurs qui veulent tenter la recette. Parfois en voulant faire trop ‘chicos’ on freine plus les essais qu’autre chose. Et puis, dans ma cuisine, je n’ai pas une brigade pour m’aider au dressage. Et puis, je n’ai pas toujours envie de faire ‘joli’, je l’avoue, trop pressé de manger.

J’ai encore pensé mettre un bâton de cannelle et une étoile de badiane comme déco, mais personne ne mange ça, donc pas nécessaire.

Mais j’avoue, c’est plus bon que beau. Mais mieux vaut ça, que plus beau que bon, non?

INGREDIENTS (2P)

  • 2 BULBES DE FENOUIL PAS TROP GROS
  • 1 ROULEAU DE PATE BRISEE
  • 250 GR SUCRE
  • 1 BONNE CAROTTE
  • 4 ANIS ETOILE
  • 2 BATONS DE CANNELLE
  • 4 GRAINES DE CARDAMOME
  • 1 CLOU DE GIROFLE
  • 1 C.A.S. CORIANDRE EN GRAINS
  • POIVRE DU MOULIN

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PREPARATION

Laver les bulbes. Oter la première couche. Couper en 4 ou 6 quartiers selon la grosseur et les plonger dans l’eau bouillante deux fois, en renouvelant l’eau (les blanchir, 10 minutes en tout).

Préparer le sirop avec toutes les épices:

Dans une casserole, mélanger le sucre, l’anis étoilé, les bâtons de cannelle, les graines de cardamome, le clou de girofle, la coriandre et un peu de poivre. Rajouter un litre d’eau, laisser chauffer doucement sur le feu et plonger les bulbes de fenouil. Laisser confire cinq heures à feu doux.

Retirer les bulbes lorsqu’ils sont confits.

Laisser le sirop sur le feu et laisser réduire jusqu’à obtention d’un caramel blond. 

Préchauffer le four à 180°C. Dans le fond d’un moule à tatin ou à tarte, couler un peu de caramel et disposer joliment les quartiers de fenouil en rosace.

Etaler votre pâte brisée sur un plan de travail jusqu’à 5 mm d’épaisseur et tailler un cercle au diamètre du moule à tatin. Recouvrir le fenouil de ce disque de pâte. Enfourner 40 à 45 minutes.

Cuire la carotte taillée en rondelles dans le sirop restant. Mixer. Servir les tatin nappés de caramel de carottes.

Servir les tatins tièdes et les arroser d’un trait de jus de citron afin de compenser la saveur trop sucrée que confère le caramel.

 

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Bon Appétit!

 

Les faux produits du terroir

LES FAUX PRODUITS DU TERROIR

De nos jours, le consommateur a à nouveau tendance de se tourner de plus en plus vers les produits artisanaux, les produits locaux et les produits du terroir. Cela le rassure et il a, à juste titre, le sentiment d’améliorer la qualité dans son assiette.

Malheureusement, comme toujours, le commerce prend toujours un peu d’avance lorsqu’il y a des modes. Tous les produits du terroir ne sont pas des vrais produits du terroir. En disant cela, je ne dis pas forcement que se sont des mauvais produits, quoi que, parfois….. Mais le fait est que le consommateur est berné et cela, il faut le dénoncer. Il y a des centaines d’exemples, mais certains sont tellement proche de nous, que l’on ne s’y attarde plus.

Quelques exemples dans un mail reçu recemment (source Ministère de l’agriculture):

LES CHAMPIGNONS DE PARIS

De Paris, ils n’ont que le nom. Pire: 88% d’entre eux ne viennent même pas de France, les rayons des supermarchés regorgeant le plus souvent de champignons issus des Etats-Unis, de la Chine ou des Pays-Bas, les trois principaux pays producteurs.

En France, s’ils ont pendant longtemps été élevés dans la capitale, les fameux champignons ne poussent désormais plus qu’à Saumur. La ville dans le Maine-et-Loire regroupe 70% de la production nationale, mais qui n’est donc que 12% du global consommé dans le monde.

LA CHARCUTERIE CORSE

Elle est présentée comme un des plus purs produits du terroir français. Et pourtant: la charcuterie corse ne dispose d’aucune « Appellation d’origine contrôlée ». Le consommateur ne trouvera donc sur les rayons des supermarchés du continent que des produits dont les matières premières proviennent d’ailleurs à plus de 90%. Ainsi par exemple, malgré les têtes de Maure et les mentions ‘produit de l’ile de Beauté’ sur les étiquettes, le saucisson d’âne est importé d’Argentine et les jambons sont pour la plupart composés de carcasses issues de Chine.

Maintenant, sur les petits marchés, vous allez évidemmen encore trouver de temps en temps des vrais produits.

LE JAMBON D’AOSTE

C’est l’un des jambons les plus consommés en France, mais ce dernier n’a rien à voir avec la charcuterie de la ville italienne d’Aoste.

Ce produit est en fait fabriqué en France à partir de carcasses chinoises et américaines, dans une commune du même nom mais située en Isère. Et contrairement à son homologue transalpin, qui est un jambon cru, il s’agit d’un jambon mi-cuit. Le subterfuge a fonctionné pendant des années puisque la marque déposée ‘Jambon d’Aoste’ a été la propriété du groupe Aoste (Cochonou/Justin Bridou), leader français de la charcuterie.

Il aura fallu que la Commission européenne interdise récemment (2008) l’utilisation de cette appellation qui prête à confusion pour que l’ambiuïte cesse. La marque a depuis été renommée ‘Jambon Aoste’.

L’A.O.S. DE BRETAGNE

Présentée comme de purs produits du terroir français, les charcuteries de Bretagne disposent d’une « Appellation d’origine contrôlée » qui n’oblige les fabricants qu’à une seule chose: posséder au moins un lieu d’emballage ou de transformation en Bretagne. Le consommateur trouvera donc sur les rayons des supermarchés des produits dont 82% des matières premières proviennent du monde entier.

Ainsi, les carcasses de porcs, souvent issues de Chine, de Hollande ou de Pologne, le sel dit de Guérande, importé d’Argentine et du Vietnam, et les boyaux d’andouilles importés pour la plupart de Corée.

L’andouille dite de Vire, et autres charcuteries ‘De Bretagne’, rejoignent ainsi la mythologie des produits Bretons, comme le beurre et la patisserie, dont 73% provient de la communauté Européenne et d’Asie.

LA MOUTARDE DE DIJON

Pour faire de la moutarde de Dijon, il faut du vinaigre, de l’eau, du sel et des graines du…… Canada!

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la moutarde utilisée dans la préparation de la fameuse pâte ne vient pas de la région de Dijon. Une explication à cette bizarrerie: à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec la mise en place de la Politique agricole commune, les agriculteurs se sont désintéressés de la moutarde, qui ne leur permettait pas de recevoir les subsides de l’Union européenne. Résultat: 90% de la production utilisée pour la moutarde de Dijon provient maintenant du Canada.

LE COUTEAU LAGUIOLE

L’abeille, la lame fine légèrement relevée, la croix sur le manche…. Beaucoup croient que ces symboles apposés sur les couteaux de Laguiole sont des signes d’authenticité.

Erreur! Malgré leur charme et leur beauté, elles n’attestent ni de l’origine du couteau ni de sa qualité de fabrication. Parce que la marque du plus célèbre des couteaux français n’a jamais été déposée, Laguiole est depuis plus d’un siècle l’objet de contrefaçons en France et à l’étranger. 80% proviennent de Chine et du Pakistan. Résultat: moins de 10% des Laguioles sont fabriqués dans le bourg aveyronnais.

LE SAVON DE MARSEILLE

Avec le pastis et la lavande, c’est l’autre symbole de la Provence. Seul hic, les savons estampilés ‘Savon de Marseille’ ne sont pas fabriqués dans le Sud-Est.

Car si les savonniers marseillais ont inventé le procédé de fabrication au Moyen-Age, l’appelation n’est pas protégée. Résultat: les plus gros fabricants sont aujourd’hui Chinois et Turcs! Et les huiles végétales utilisées pour la fabrication du savon, notamment l’huile de palme, proviennent de l’étranger, les savons passant à Marseille, uniquement pour être parfumés et emballés.

LE MELON CHARENTAIS

C’est l’emblème du melon français. Jaune ou vert, le melon charentais fait la fierté des producteurs de la région de Cognac où les sols argilo-calcaires sont parfaitement adaptés à sa culture.

Mais contrairement à son cousin de Cavaillon, le melon de Charentes ne possède pas d’AOC. Résultat: 80% des melons charentais que l’on trouve sur les étals ne viennent pas de Cognac mais d’Espagne, du Maroc, des Caraïbes, de Chine et du Sénégal….

LE CAMEMBERT

Emblème de la gastronomie française, le camembert de Normandie est de loin le fromage le plus copié dans les rayons des supermarchés.

Une explication à ce phénomène: tombé dans le domaine public, le nom « camembert » peut-être utilisé par n’importe quel proucteur de n’importe quel pays. Et malgré une AOC ‘Camembert de Normandie’, qui existe depuis 1983, de nombreux fabricant utilisent le terme très proche de ‘Camembert fabriqué en Normandie’. 

Les différences: du lait pasteurisé au lieu du lait cru, un affinage raccourci et une fabrication qui n’est soumise à aucune règle.

Ils sont présentés comme les fleurons du terroir, mais quand on y regarde de plus près on découvre que leur appellation est douteuse.

Matières premières importées de l’étranger (30% du lait vient de Chine, 50% de toute l’Europe).

Etiquetage souvent mensonger, additifs non précisés, fabrication hors des limites de la région ou seuls existent de vagues bureaux de courtiers, ….

L’HUILE D’OLIVE

Rare et chère, l’huile d’olive française est certainement le produit qui compte le plus d’étiquetages frauduleux.

En 2006, seulement 56% des échantillons analysés étaient ‘conformes’ à la réglementation, certaines bouteilles contenant jusqu’à 50% d’huile de tournesol ou présentant une fausse indication d’origine ou de variété d’olive.

Le symbole de la cuisine méditerranéenne ne comptant que 7 appellations d’origine protégée et une AOC « Huile de Provence », de nombreux producteurs jouent en effet sur la confusion en ajoutant sur les étiquettes des paysages évoquant le Sud ou des origines non-reconnues comme ‘huile de Provence-Côte d’Azur’. Sans parler de l’une des fraudes les plus courantes qui consiste à remplacer l’huile d’olive par l’huile de grignons d’olive, un résidu de la pâte d’olives difficile à détecter pour le simple amateur.

Il y en a plein d’autres. Un seul conseil donc, car nous sommes tous tôt ou tard victimes de cette arnaque: visitez le plus possible les artisans locaux, les fermiers tout proches, les producteurs artisanaux des environs. Allez jetter un coup d’oeil dans leur production, posez des questions, renseignez vous. Faites les bons choix en connaissance de cause.

Bonne Nuit,

Dos de lapin farci aux figues et abricots séchés, figues de Carpentras grillées, cèpes, salade romaine, croquettes de polenta et sauce à la Gueuze Lindemans

DOS DE LAPIN FARCI AUX FIGUES ET ABRICOTS SECHES, FIGUES DE CARPENTRAS GRILLES, CEPES, SALADE ROMAINE, CROQUETTES DE POLENTA ET SAUCE A LA GUEUZE LINDEMANS

 

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La recette d’aujourd’hui, je la dois en grande partie à Peter Goossens, chef triple étoile belge (recette publié dans Het Laatste Nieuws). Ce n’est pas la première fois que je me lance dans une recette de sa patte. Une cuisine qui me parle, mais souvent assez technique et avec un dressage parfois pas évidents quand on est tout seul pour le faire. Ici c’est pareil, pas mal de mise en place et à la fin 6 cuissons à la minute en simultané et donc dressage avec assiettes préchauffée dans le tiroir chauffant et speed. Dresser les 6 éléments, garder tout chaud et prendre des photos en faisant attention de ne pas devoir manger froid, un grand stress.

J’ai légèrement modifié la recette de base dans quelques ingrédients et adapté les dosages selon mon goût personel. J’ai aussi adapté quelques temps de cuisson, car la recette est écrite pour par exemple un four pro et moi je n’ai qu’un four ménager n’est-ce-pas. J’ai ajouté l’accompagnement de figue rôtie et les croquettes spéciales (voir plus bas).

Un hasard aussi. Il me restait encore une préparation de polenta de l’autre jour. L’idée m’est venu de rouler la polenta en boules et de les panner à l’anglaise, puis de les cuire comme des croquettes à la friteuse. Réussite à 70%. Certaines boules se sont un peu fendues, d’autres n’étaient pas assez chaudes, puis une grande partie était bonne. Ca fonctionne bien, mais il faudrait faire des boules légèrement plus petites afin d’écourter le temps de cuisson et d’avoir tout de même quelque chose de bien chaud à coeur. Prochaine fois.

Le dos de lapin, mariné puis farci aux fruits secs, poché au bain marie au four, puis coupé en rondelles et cuits à la poêle. Très technique, mais très bon résultat. Tout à été. J’ai prolongé un peu la cuisson au bain marie par rapport à la recette. Il faut par contre être très calme à la découpe en rondelles, afin de garder les rondelles avec la farce bien intactes. Il faut également être très consciencieux lors de la cuisson sur deux faces à la poêle. Ne pas prolonger trop longtemps la cuisson, car le beurre et le sucre des fruits secs, caramélise rapidement et il y a alors risque de caramélisation sur la viande trop prononcée. Bien nettoyer aussi la poêle entre chaque cuisson.

 

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Les figues grillés, très bon, mais j’ai adapté la recette a posteriori, une pincée de sucre me semble souhaitable sur les figues.

En ce qui concerne la sauce, j’ai diminué la quantité de fond de veau d’un demi litre à 30 cl et j’ai augmenté le dosage de la Gueuze et du vinaigre à la pulpe de figues. Question de goût.

Une petite explication sur la bière dans cette recette, surtout pour les amis français qui cuisinent plus souvent au vin qu’à la bière:

La Gueuze Lindemans est une des Gueuzes les plus sucrées en Belgique. Pour boire, je préfère des Gueuzes plus acides et amères. Mais en cuisine, cette Gueuze apporte une certaine douceur dans le plat et enrichit les autres ingrédients.

Pour rappel, la Gueuze est une bière produite de la même façon qu’un champagne. On mélange 2/3 de jeune Lambiek avec 1/3 de vieux Lambiek. Le mélange des brassins donne une deuxième fermentation et apporte le pétillant dans la bière.La deuxième fermentation se fait en bouteille. Les bouteilles sont, comme pour la méthode champenoise, placés en cave pendant 6 mois. La Gueze peut se garder pendant plusieures années et évolue comme un vin peut le faire.

Vous avez été patients, voici la recette :

 

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INGREDIENTS (4P)

  • 2 DOS DE LAPIN, DESOSSES (4FILETS)
  • 4 FIGUES SECHES, HACHES
  • 6 ABRICOTS SECS, HACHES
  • 2 CEPES COUPES EN TRANCHES
  • 1/2 SALADE ROMAINE
  • BEURRE
  • POIVRE, SEL, MUSCADE
  • 8 FIGUES
  • HUILE D’OLIVE
  • MOUTARDE
  • HERBES DE PROVENCE
  • 4 EPICES
  • UNE PINCEE DE SUCRE

Sauce

  • 1 ECHALOTE EMINCEE
  • BEURRE
  • 25 CL GUEUZE LINDEMANS
  • 3 C.A.S. VINAIGRE A LA PULPE DE FIGUES
  • 30 CL FOND DE VEAU MAISON OU D’UNE BONNE MARQUE, FOND ASSEZ CORSE
  • SEL, POIVRE
  • 1/4 CAROTTE
  • 1/2 OIGNON MOYEN
  • 1 GOUSSE D’AIL NON PELEE
  • 1 FEUILLE DE SAUGE
  • THYM
  • LAURIER
  • POIVRE NOIR DU MOULIN

Croquettes de polenta

  • CHAPELURE MAISON
  • DEUX OEUFS 
  • 100 GR POLENTA
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 50 GR BEURRE
  • UN PEU DE BOUILLON DE VOLAILLE
  • 50 GR PARMESAN
  • 

 

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PREPARATION

La veille

Désosser les dos de lapins pour obtenir quatre filets. Garder les os.

Faire mariner les dos de lapin dans un mélange d’huile d’olive, herbes de Provence et moutarde.

 

Faire bouillir 600 à 650 cl d’eau légèrement salée, mettre la polenta et faire cuire pendant 40 minutes. Poivrer la polenta. Réserver.

Réchauffer dans une casserole la polenta qui aura durci, la détendre avec l’huile d’olive, le beurre et un peu de bouillon, et incorporer le parmesan au dernier moment.

Réserver une nuit au frigo.

 

Au matin

Sortir les dos de leur marinade.

Remplir les dos de lapin avec les figues séchés et les abricots secs. Former des roulades en roulant les dos dans une feuille d’allu.

Faire pocher dans un bain marie chaud (faire porter de l’eau jusqu’à ébullition, attendre quelques minutes, y déposer les roulades) dans un four préchauffé à 70°C, ceci pendant 30 minutes.

Laisser refroidir et durcir au frigo (dans leur feuille d’allu).

(voici une photo du dos de lapin après pôchage)

 

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Réaliser des boulettes avec la polenta.

Le soir

Paner les boulettes de polenta à l’anglaise: dans une assiette, battre les deux oeufs afin d’obtenir un mélange homogène. Dans une deuxième assiette, mettre de la chapelure (maison). Rouler les boulettes dans l’oeuf (il faut que toute la surface en soit recouvert. Puis les rouler dans la chapelure. Les garder à température ambiante, mais pas trop longtemps (la polenta va autrement perdre un peu de sa structure).

Faire colorer les carcasses de lapin dans un peu de beurre. Y ajouter un peu d’oignon et de carottes en morceaux moyens. Faire revenir un petit moment. Ajouter les aromates (ail, sauge, poivre, sel, thym, laurier). Déglacer avec la gueuze. Passer la base de sauce en pressant bien dans un chinois pour en extraire le maximum de goût.

Faire blondir l’échalote pendant quelques minutes dans un peu de beurre. Y ajouter la base de sauce passée, ajouter le fond et le vinaigre. Reprendre la cuisson jusqu’à obtention d’une sauce bien épaisse.

Monter la sauce avec un peu de beurre bien froid. Avant de servir, y ajouter un peu de poivre noir du moulin.

Couper les cèpes en tranches épaisses. Faire revenir quelques secondes, les morceaux de cèpes dans un peu de beurre. Saler et poivrer légèrement.

Pour les figues, les ouvrir en les coupant en quatre jusqu’à 2/3. Saupoudrer d’un peu de 4 épices et d’une pincée de sucre. Placer au centre de chaque figue, une noix de beurre. Les faire rôtir 4-5 minutes sous le gril du four.

Blanchir quelques secondes, les feuilles de salade romaine, coupées en deux, à l’eau salée. Elle doivent rester al dente, garder un peu de croquant. Les égoutter et les placer immédiatemment dans un bain d’eau très froide, voir glaçée. Cuire les feuilles de salade un rien dans un peu de beurre noisette. Assaisonner de sel, poivre et muscade.

Couper les dos de lapin en tranches et les colorer brièvement dans un peu de beurre.

Frire les croquettes de polenta à la friteuse.

 

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Dresser

Placer un peu de salade romaine sur les assiettes, placer dessus chaque fois une rondelle de dos de lapin farci. Finir avec une tranche de cèpe.

Verser un peu de sauce à la Gueuze Lindemans.

Dresser à côté une figue grillée et deux croquettes de polenta.

Bon Appétit!

 

 

 

 

Estouffade de gigot d’agneau aux olives noires ‘tanches’ de Nyons, polenta au parmesan

ESTOUFFADE DE GIGOT D’AGNEAU AUX OLIVES NOIRES ‘TANCHES’ DE NYONS, POLENTA AU PARMESAN

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Quand nous étions dans le sud de la France au mois d’août, j’avais, comme je le fais très souvent, acheté un magazine avec des recettes. Ce magazine, hors-série de ‘La Provence’, ‘100 recettes d’été, 100 chefs provençaux vous livrent leurs secrets, recelle de nombreuses recettes que je vais tester ou tester en partie. Il y a entr’autre un tatin de fenouil au caramel de carottes, que je ne vais pas tarder à tester.

Aujourd’hui j’ai servi une autre recette du magazine, recette que j’ai quasiment respecté à la lettre, car elle me plaisait ainsi. C’est une recette du chef Jean-François Issautier, chef du restaurant homonyme à Saint-Martin-du-Var (www.issautier.fr). J’ai simplement diminué un peu l’huile d’olive, ajouté plus de tomates et ajouté aussi un peu de fond d’agneau.

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Ce chef est apparemment (je n’y ai jamais été) un amoureux des recettes et produits du terroir. Une cuisine de tradition dont je suis également un grand adèpte. Le renouveau en cuisine, c’est beau et c’est même nécessaire, mais il ne faut pas vouloir toujours remettre en question les plats et accords qui fonctionnent. Et il n’y a pas de honte à avoir de réaliser des plats traditionnels. Quand c’est bien fait, c’est bien fait, basta!

La plat est en faite une variante sur la daube, mais avec de l’agneau et du vin blanc à la place de vin rouge. Un plat assez légér, qui convient bien à la saison mi figue mi raisin de ce fin de mois de septembre-début de mois d’octobre. Ce plat me permet également d’utiliser les ‘tanches’ achetés à Nyons, la ou le chef cuisine, lui, avec les olives noires de Nice.

Attention, pour cette recette il faut compter: 2 à 3 jours de marinade + 1 jour de cuisson et manger le plat la veille de la cuisson. Donc si vous voulez manger un vendredi soir, il faut commencer à préparer le lundi.

J’ai choisis de présenter le plat en plaçant la viande et le jus sur la polenta. Mais, nous avons trouvé qu’en faisant celà, on goûtait trop la polenta et trop peu l’estouffade, le parmesan dans la polenta étant plus corsé comme goût que l’estouffade. Il est donc mieux, comme le chef l’avais fait sur la photo dans le magazine, de présenter la polenta vraiment à côté.

Je ne suis pas encore 100% satisfait de ma prestation. J’aurais primi du couper la viande en plus gros morceaux. J’aurais du mieux les éponger encore quand je les ai précuits dans la poêle et j’aurais du m’y prendre à deux, voir trois fois, afin de bien saisir la viande, sans que le jus s’en échappe. Prochaine fois. J’ai aussi trouvé perso la recette trop dosée en huile d’olive. J’ai mis moins que dans la recette et pourtant. Faudrait que je demande au chef si j’ai commis une erreur.

Il en reste encore pour demain. Demain je testerai en réduisant plus la sauce et avec du riz.

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INGREDIENTS (4P)

  • UN GIGOT D’AGNEAU DESOSSE ET DIVISE EN GROS MORCEAUX, 1,5KG ENVIRON (POIDS AVEC OS)
  • 150GR CAROTTES
  • 150GR GROS OIGNONS BLANCS
  • 30GR COUENNE DE PORC
  • 1 TETE D’AIL
  • 1 BONNE C.A.DESSERT DE CONCENTRE DE TOMATE
  • 15 CL D’HUILE D’OLIVE
  • 1/2L VIN BLANC
  • SEL, POIVRE
  • BRANCHE DE THYM
  • POIVRE BLANC EN GRAINS
  • 6 TOMATES EMONDEES, EPEPINEES ET COUPEES EN QUATRE
  • 1 PETIT BOUQUET DE PERSIL PLAT
  • 150GR OLIVES ‘TANCHES’ DE NYONS (NOIRES DE NICE si pas de tanches)
  • 1 BOUQUET DE CERFEUIL
  • 10 CL DE FOND D’AGNEAU

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Pour la polenta

  • 200 GR POLENTA
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 100 GR BEURRE
  • UN PEU DE BOUILLON DE VOLAILLE
  • 100 GR PARMESAN
  • 

PREPARATION

48 h à 78 h avant cuisson (pour cette fois du samedi matin au mardi soir, soit même plus de 72 heures), faire mariner les morceaux de gigot avec carottes et gros oignons coupés en rondelles, la couenne en lamelles, les gousses d’ail écrasées (avec la peau), le thym, le vin blanc, l’huile d’olive et quelques grains de poivre.

La veille du repas, bien égoutter les morceaux de viande et la garniture. Faire revenir l’agneau sans autre apport de graisse dans une poêle bien chaude. Le faire en plusieures fois afin de bien saisir la viande. Faites de même, séparément avec la garniture avec sel et poivre. Une fois la garniture cuite, débarasser les gousses d’ail de leur peaux.

Mettre le tout dans une cocotte qui peut aller dans un four.

Ajouter le concentré de tomate et la branche de thym. Mouiller avec la marinade et laisser cuire à couvert au four dans une cocotte, comme une daube, minimum de cuisson 2 heures, idéal 2 heures 30, voir 3 heures. Enlever les morceaux de couenne.

Au moment de servir, réchauffer le plat en ajoutant un peu de fond d’agneau et en dégraissant éventuellement un peu la surface. Incorporer dans la cocotte frémissante les olives noires, la persillade, le cerfeuil légèrement haché et les quartiers de tomates.

Polenta:

Faire bouillir 1 litre 250 d’eau légèrement salée, mettre la polenta et faire cuire pendant 40 minutes. Poivrer la polenta.

Au moment de servir, réchauffer dans une casserole la polenta qui aura durci, la détendre avec l’huile d’olive, le beurre et un peu de bouillon, et incorporer le parmesan au dernier moment.

Dressage:

Comme vous le voulez. 🙂

 

ACCORD VIN

Le chef sert se plat avec un Bellet rouge du Domaine de Toasc. Un vin produit sur les collines de Nice, composé de 60% Folle Noire, 30% Grenache et 10% Braquet. Il a des fragrances de cerises et de cassis et des tannins doux et soyeux. Une bouche pleine aux senteurs de maquis et de garrigue. Je ne connais pas du tout ce vin, mais avouez qu’il sonne bien.

 

Bon Appétit!

 

Pique Nique improvisé avec Candice Kother au Parc de Bruxelles, 26/09/2010

PIQUE NIQUE IMPROVISE AVEC CANDICE KOTHER AU PARC DE BRUXELLES, 26/09/2010

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Déjà quelques semaines, voir plusieurs mois, que nos trois GO’s de service, Fabienne, Anne et Christine, se sont mis en tête d’organiser un pique-nique au Parc de Bruxelles en compagnie de Candice Kother et les fidèles auditrices et auditeurs gourmands. Candice Kother, peur ceux qui ne la connaissant pas encore, est une grande gourmande qui partage sa gourmandise chaque samedi entre 8h40 et 10h00 avec nous dans son émission ‘en cuisine’ sur Vivacité. Et n’oublions pas les bons conseils vins de Pascal Delfosse, également présent au pique-nique ce dimanche.

Il a fallu un petit temps pur être fixé sur la date de ce chouette rendez-vous, agenda surbooké de Candice oblige. La date fût fixé au dimanche 26 septembre. Un peu tard pour un pique-nique peut-être, mais bon il était certain pour tous et pour toutes, qu’après un mois d’aout exécrable, le mois de septembre, et surtout le 26 septembre, serait ensoleillé. Nous nous sommes imaginés sur des plaids sur l’herbe, réchauffé par un beau soleil d’automne, une boisson fraîche à la main.

Alors, quand on a vu la météo pour la semaine, une petite inquiétude était perceptible sur Facebook. Mais bon, le weekend sera ensoleillé n’est-ce pas, c’est même certain. Gardons le moral, gardons espoir. Et puis arrivât le samedi et ses pluies, quelques éclaircies aussi, mais beaucoup de pluie quand même. Pas grave, tout ce qui tombe le samedi ne tombera plus le dimanche. On guétais la météo, même la météo livrée régulièrement en journée par Michel Milants, fromager sympathisant de notre initiative. Ah, dimanche, nuageux mais sans risque d’averse. Yes yes yes, un pique-nique sec nous attendais donc.

Puis dimanche matin, je me réveille, pluie. Je prends mon café, pluie. Je prends ma douche, encore toujours pluie. Mais pas de panique, tout ira bien. Puis Anne m’appelle, pluie. Elle m’apporte des tables pour le pique-nique, re-pluie et de plus belle. Arrivé au Parc, encore plus de pluie et aussi de la boue. On apprend l’annulation du pique-nique slowfood, qui devait avoir lieu juste à côté du nôtre. Ah, un rayon de soleil, plus que quelques gouttelettes. Ben non, ça reprend de plus belle.

Avec ma crevette on hésite de sortir de la voiture pour aller rejoindre le lieu de rendez-vous du pique-nique. On se tâte, on sort, on rentre. Une mini accalmie et nous nous dirigeons vers la pelouse détrempée en face de la rue royale. On ne voit pas grand monde. Un monsieur assez imposant avec un chapeau tout aussi imposant et un grand paquet dans les bras s’abrite en dessous d’un arbre. Pique-nique ? je lui demande. Oui, me dit-il. OK, nous sommes maintenant déjà trois prêt à piqueniquer sous la pluie. Je lui demande ce qu’il a préparé. Il me dit :’ben, du pain et des ficelles’, j’étais boulanger avant. Chouette, de la miche trempée. Ca doit être bon avec ma poivronnade, ça fera gaspacho de poivrons si ça continue à pleuvoir ainsi.

Puis d’autres arrivages de téméraires, Christine, Anne et José, Severine, son mari et leur fils, Jessica et son mari, Catherine, Céline, Fabienne sans son mari 🙂 et quelques autres dont j’ai oublié les noms (éxcusez-moi, chuis pas doué en noms). Et, ben, il pleut toujours. Les paniers, casiers, sacs plastiques, paquets s’entassent en dessous des arbres. Comment va t’on faire pour ce pique-nique. Heureusement, Anne avait prévu un peu le coup et nous avions deux grandes tables dépliables pour installer les victuailles et les breuvages. Mais n’empêche, nous avions toujours un grand problème, la pluie. Une fine pluie, mais suffisamment pluvieuse pour ruiner un pique-nique. En plus Candice et son équipe avaient du retard à cause d’un accident sur l’autoroute. Mais ils finirent par arriver entre 12h30 et 13h30.

Mais les dieux étaient avec nous, un miracle eu lieu. Une tonnelle abandonnée d’environ 5 mètres sur 10 trônait au milieu du parc de Bruxelles. Incroyable, imprévu, providentiel. Tout ce beau petit monde allait donc en direction de la tonnelle, récupérant au passage quelques Kotheriens égarés. Nous furent vite une trentaine d’optimistes, ayant bravé les obstacles naturels (la pluie, la boue), à s’installer sous cette tonnelle pour un pique-nique  improvisé et merveilleux. Sans se concerter, tout y étais. Du porto et de la moscatelle en cubi, du vin rouge, de l’eau, du coca même pour les enfants, des bouchées apéritives, des tapenades, des pâtes, des salades, au moins dix sortes de pain, des fromages de chèvre, de la viande panée froide, des desserts en quantité suffisante. Une belle table, digne des meilleurs buffets.

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Puis s’en suivît une après-midi gargantuesque faite de belles rencontres, de belles découvertes gustatives. Je retiens personnellement le pâte de cou de canard au baies roses et pistaches de Fabienne, le blanc manger façon tiramisu avec son coulis de framboises au citron vert de Séverine, le pain aux olives de Jean-Marie et le gaspacho aux betteraves-carottes-concombre (que j’ai heureusement ouvert en fin de journée) de Jessica, sans oublier le moscatelle de Catherine et les superbes fromages de Michel Millants naturellement. J’espère que ma caponata et ma poivronnade ont plu à ceux et celles qui les ont goûtés. 

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Nous avons passé un très sympathique moment, faite de passion pour la gastronomie (la petite et la grande), faite de partage et rencontré quelques nouvelles têtes, dont certains et certaines deviendront peut-être des ami(e)s. Mais ça, seul l’avenir nous le dira.

On remettra ça et d’autres choses aussi…

Un grand bravo aux GO’s Anne, Fabienne et Christine, ici en compagnie de Candice, de Catherine, de Jean-Marie et de Steve Delaunoy.

Bonne Journée 

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GRILL ‘T HOEVEKE a LIER

GRILL’T HOEVEKE A LIER

Une petite adresse sympa. J’étais de passage dans la ville Flamande de Lier recemment pour affaires et j’ai testé la brasserie/grill ‘t Hoeveke.

Je n’ai pas été déçu. Un cadre veille fermette (avec annexe plus moderne) très sympatique, une accoustique qui permet de manger dans le calme, des petites tables bien isolées dans la salle, des places en mezzanine, puis une grande salle qui peut contenir au moins 60 personnes, idéale pour des banquets, des réunions de travail, …. Bon service également, rien à dire. Personnel acceuillant. Tout est préparé sur un grand grill au charbon de bois. 

Une carte très simple, axé sur les grillades de viande et de poissons. Mais de toute bonne qualité. Du Irish, du Scottich et autres bons morceaux bien choisis. Des prix en rapport avec la quantité et la qualité sur l’assiette.

J’ai pris un apéro, un irish rib-eye grillé avec sauce Fayot maison (bearnaise avec ajout de jus de cuisson de viande), une bonne portion de salade Caesar et une pomme de terre massive en chemise à la crème, un café. Mes deux collègues ont également pris le même type de menu. Nous avons bu avec celà une bouteille de bon vin. Le tout pour +- 40€ par personne. Vraiment pas du vol, car il y avait la quantité et s’était bon.

Un bémol seulement, j’ai demandé saignant et j’ai eu à point. J’aurais du jouer sur la sécurité et demander bleu.

Il y a aussi les formules spéciales:

– chaque dimanche de 11 à 15h il y a un brunch au Champagne

– Chaque vendredi, samedi et dimanche il y a l’apéro ‘pétillant’ gratis

– chaque vendredi il y a une formule ‘romantique’ avec menu 3 services, nuitée à l’hôtel Best Western à 100m et petit déjeuner copieux à 160€ all in.

Ce n’est certes pas une cuisine gastronomique, si on est de ceux qui croyent que pour être gastronomique il faut être innovant. C’est une cuisine simple mais bien faite. Celà vaut cent faux mieux que les Colmar et autres Texas Grill et Steackhouses.

Adresse:

HOOGVELDWEG 135 (RING LIER)

info@grill-thoeveke.be

www.grill-thoeveke.be

03/489.09.31

Ouvert 7j/7j jusque 24h

A bientôt,

Il y a aussi des menus de 30, 35 et 45€

Poischichade

POISCHICHADE

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Après mon succès avec ma poivronade, je me suis lancé dans la confection d’une autre spécialité provençale, la poischichade. Proche cousine du houmous libannais, nous avios adoré en manger à midi sur des petits morceaux de baguette. Idéalement à servir sur des croûtons frottés à l’ail biensûr.

Ici ausi, quelques lectures sur internet, la toûche perso et hop, voilà la poischichade maison.

Après avoir fait goûter mes deux testeurs attitrés, ma crevette à moi et la petite femme d’un pote, il s’avère qu’elle est un chouia trop salée et un peu trop citronée. Celà m’apprendra à faire de la poischichade vers minuit. J’ai donc modifié la recette en conséquence. Mais rassurez-vous, elle est mangeable, la preuve, je viens de me faire un tartine complète.

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INGREDIENTS

  • 250 GR POISCHICHES NON-CUITS
  • SEL DE MER
  • 2 ETOILES DE BADIANE
  • 8 GRAINS DE POIVRE
  • 8 GRAINS DE CORIANDRE
  • 2 BRANCHES DE THYM
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 1/2 PETIT OIGNON ROUGE EMINCE
  • 3 GOUSSES D’AIL
  • LE JUS D’UN DEMI CITRON, VOIR PLUS EN FONCTION DE LA TAILLE DU CITRON
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1/2 VERRE DE BOUILLON
  • SEL, POIVRE
  • UNE PINCEE DE MUSCADE
  • UNE PINCEE DE CUMIN EN POUDRE
  • UNE PINCEE DE CORIANDRE EN POUDRE

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PREPARATION

La veille, faire tremper pendant au moins 12 heures dans de l’eau salée, les poischiches. Puis, les rincer abondamment et plusieures fois à l’eau froide.

Cuire les poischiches dans de l’eau légèrement salée au sel de mer, pendant 2 heures, accompagné de 2 étoiles de badiane, les grains de poivre et de coriandre (dans une étamine), deux branches de thym, l’oignon rouge et une feuille de laurier.

Egoutter rapidement les poischiches en récupérant également l’oignon. Enlever l’étamine, le laurier et le thym. Passer le tout au moulin à légumes, ce qui permet d’enlever les peaux des poischiches et rendra la poischichade plus onctueuse.

Puis mixer bien dans un petit robot.

Ajouter aux poischiches encore chaud, les gousses d’ail râpées, le jus de citron, l’huile d’olive, le bouillon de volaille, la muscade, le cumin et la coriandre. Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel. Je vous conseille d’y aller molo en sel et en citron et de rectifier à la fin. Il est plus facile d’ajouter que d’enlever.

Servir froid où tiède sur des croûtons frottés avec de l’ail.

Bon Appétit!

Cèpes en feuille de châtaignier, rattes et artichauts aux gésiers confits de canard, sabayon aux cèpes

CEPES EN FEUILLE DE CHATAIGNIER, RATTES ET ARTICHAUTS AUX GESIERS CONFITS DE CANARD, SABAYON AUX CEPES 

  

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 Chef Damien m’a mis tellement en appétit avec sa cocotte de rattes et de cèpes, que j’ai eu une grande envie des mêmes ingrédients. A ma sauce naturellement en ajoutant des artichauts et des gésiers de canard.

 

Les cèpes (un mélange de cèpes blancs et de Bordeaux) y sont également, mais travaillé sur une recette de Régis et Jacques Marcon. Ils aiment associer les cèpes à leur arbre fétiche, le châtaignier, donc à la châtaigne, mais aussi aux feuilles du châtaignier. Ils embalent alors les cèpes pré-rôtis afin de leur permettre de ne pas sècher trop pendant la cuisson et leur confère un arome spécifique.

 

Comme le font les Marcon, j’ai accompagné celà d’un sabayon de cèpes. Il est réalisé avec des jaunes d’oeufs et du vinaigre de xères, mélange auquel on ajoute à la fin un beurre clarifié aux cèpes, ce beurre étant réalisé par une infusion de cèpes séchés. En ce

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qui concerne la recette du sabayon, nous avons trouvé qu’il était trop sur le vinaigre et pas assez sur les cèpes. J’ai donc diminué dans la recette pour la prochaine fois la quantité de vinaigre de 5cl à 4cl et la quantité d’oeufs de 2 jaunes à trois.

 

Un accord très très goûteux, tel que je me l’imaginais.

 

INGREDIENTS (2P)

 

 

1.       SABAYON AUX CEPES (base de Régis et Jacques Marcon)

  • 3 JAUNES D’OEUFS
  •  300 GR DE BEURRE CLARIFIE
  •  50 GR DE CEPES SECHES
  •  4 GR DE VINAIGRE DE XERES
  •  2-3 GR DE SEL

2.    CEPES EN FEUILLE DE CHATAIGNIE

  • 6 CEPES
  •  HUILE D’OLIVE
  •  FLEUR DE SEL, POIVRE BLANC
  •  FEUILLES DE CHATAIGNIER (+- 16 à 20)
  •  1 ECHALOTE
  •  ½ GOUSSE D’AIL

3.    RATTES ET ARTICHAUTS AUX GESIERS CONFITS DE CANARD

  •  LA GRAISSE DE CANARD AUTOUR DES GESIERS
  • UN PEU D’HUILE D’OLIVE
  • 500 GR RATTES DU TOUQUET
  • 3 GOUSSES D’AIL ROSE EN CHEMISE
  • FLEUR DE SEL
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 1 BRANCHETTE DE THYM
  • 300 GR GESIERS DE CANARD CONFITS
  • 3 ARTICHAUTS DE BELLE TAILLE
  •  

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PREPARATION

 

1.       SABAYON AUX CEPES 

Fondre le beurre doucement,écumer et ajouter les cèpes secs légèrement concassés, laisser infuser 1 heure.

Après, filtrer la préparation et ne garder que le beurre. Le tiédir juste avant de le rajouter au sabayon.

 

Monter le sabayon en mélangeant les jaunes d’œufs, le vinaigre de xères et le sel dans un poêlon à fond épais, sans arrêter de battre avec le fouet.

Quand on arrive à bonne consistance, ajouter le beurre au cèpes tiède en filet, en continuant à battre.

 

2.       CEPES EN FEUILLE DE CHATAIGNIER

 

Nettoyer les cèpes, gratter les pieds et vérifier la propreté des chapeaux.

Frotter les têtes à l’aide d’un papier humide.

Couper les cèpes en deux dans le sens de la longeur et les cadriller.

 

Dans une assiette, verser un peu d’huile d’olive, de la fleur de sel et du poivre.

Poser les cèpes, coupés en deux, dans cette assiette, puis les recouvrir du même assaisonnement.

 

Faire revenir brièvement les cèpes, côté chair, dans une poêle bien chaude.

 

Dans un grand plat, recouvrir le fond de feuilles de châtaignier. Verser un peu d’huile d’olive, du sel et du poivre.

Sur une plaque de four, déposer 12 feuilles de châtaignier.

Verser sur chaque feuille un peu d’huile d’olive, du sel et du poivre.

Placer une moitié de cèpe sur chaque feuille, côté chair vers le haut.

Assaisonner à nouveau avec sel, poivre, un soupçon d’huile d’olive.

Pardessus, saupoudrer les cèpes avec les échalotes et l’ail ciselé.

Puis, refermer délicatement avec un bâtonnet les feuilles de châtaignier autour des cèpes.

Les placer sur les feuilles dans le plat et couvrir avec une feuille d’alluminium.

Enfourner pour 15 minutes dans un four préchauffé à 180°C.

 

3.       RATTES ET ARTICHAUTS AUX GESIERS CONFITS DE CANARD

Tailler en deux les rattes, laisser les toutes petites entières. Les laver et sécher.

Tourner les artichauts, frotter au citron, récupérer les fonds et les couper en cubes. Les réserver dans de l’eau citronée.


Mettre à fondre la graisse de canard dans la cocotte à fond épais.

Ajouter les pommes de terre rattes et mélanger les à la graisse de canard régulièrement.

Ajouter les gousses d’ail entières, le thym et le laurier.
Couvrir d’un couvercle pour accélérer la cuisson, et éviter que vos pommes ne sèchent pas trop.

A mi-cuisson (+- après 20 minutes), ajouter l’oignon coupé en rondelles et les cubes de fond d’artichaut.
Laisser bien dorer, et cinq minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les
gésiers de canard confits coupés en deux.
Couvrir et laisser cuire en remuant encore une à deux fois.
En fin de cuisson, saler au gros sel et assaisonner au piment d’espelette.

Servir les trois éléments comme bon vous semble.

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Bon Appétit! 

 

 

Cannelloni de lotte au lentilotto beluga, soupe au potimaron, espuma de lard fumé et croquant de riz noir vénéré

CANNELLONI DE LOTTE AU LENTILOTTO BELUGA, SOUPE AU POTIMARON, ESPUMA DE LARD ET CROQUANT DE RIZ NOIR VENERE

 

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Enfin le temps de me remettre en cuisine. Même si la journée fût chargée avec entr’autre les devoirs du fils, la visite du marché au matin, la visite d’un événement autour du Lot et Garonne sur la place du Sablon, des mails pour le boulot, des paperasses diverses e.a., le fait d’être tout de même beaucoup à la maison, permet de cuisiner en phases et de faire une mise en place espacée dans le temps avec juste quelques minutes pour finir le plat.

 

Je me suis attaqué aujourd’hui à un plat assez technique, écrit la semaine passée. Plusieures difficultées, mais qui m’ont paru plus faciles dans la réalité que sur papier:

– Découper la lotte en fines tranches et façonner ces tranches comme un cannelloni autour d’une farce.

– Réaliser un espuma de lard et surtout le dresser sans en mettre partoût

– Réaliser un croquant de riz noir vénéré

– La cuisson de la lotte

 

Au final, je suis assez satisfait de la présentation du plat, sauf que j’aurais pu m’appliquer plus à faire des belles quenelles avec les lentilles. Mais bon, toujours trop pressé pour goûter le plat.

 

La cuisson de la lotte, uniquement pendant 1 à 2 minutes, nous a ravi, c’est excellent, il ne faut pas plus, le poisson est bien tendre et pas sec du tout contrairement à une lotte surcuite. A retenir pour l’avenir.

 

L’idee du plat m’est venu en regardant cette semaine ‘Masterchef’ et la grande difficulté des cuistots amateur à réaliser une belle recette avec la lotte, les poivrons, le curry, le riz…… Même si parfois je trouve masterchef vraiment difficile, même pour un cuistot amateur et que j’ai beaucoup d’estime pour les participants qui doivent vivre des moments de stress intense, je n’ai pas compris cette fois la difficultée qu’ils et elles ont éprouvés devant cette boîte mystère. Je pense que j’aurais pu sortir quelque chose de pas mal de mes casseroles.

 

J’ai repris quelques ingrédients de cette boîte, le riz (même si j’ai pris du noir vénéré), le lard et la lotte, et j’ai complété avec le potimaron, la lentille beluga et quelques légumes et herbes. Pour faire court celà donne: une lotte en canneloni, farci de purée de lentilles beluga, déposé dans un potage de potimaron, accompagne d’un lentilotto beluga, de croquant de riz noir vénéré et d’espuma de lard.

 

Voici la recette:

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INGREDIENTS (2P)

 

Pour le faux risotto de lentilles beluga

  • 100 GR LENTILLES ‘BELUGA’
  • 1/4 D’UNE GOUSSE D’AIL
  • UN RIEN D’ECHALOTE (environ 1/8)
  • UN PETIT MORCEAU DE CAROTTE
  • UN PETIT MORCEAU D’UNE COTE DE CELERI
  • 5 CL DE VIN BLANC
  • QUELQUES SOMMITES DE THYM, UN PETIT MORCEAU DE LAURIER
  • 15 CL DE BOUILLON DE VOLAILLE
  • 15 CL DE BOUILLON DE LEGUMES
  • 1 C.A.C. VINAIGRE BALSAMIQUE
  • 1 C.A.S. HUILE D’OLIVE EXTRA VIERGE
  • SEL, POIVRE

Pour le croquant de riz noir vénéré

  • 100 GR RIZ NOIR VENERE
  • SEL
  • 5 GRAINS DE CARDAMOME

Pour la soupe

  • 300 GR POTIMARON
  • 40 CL BOUILLON DE VOLAILLE (MAISON OU D’UNE BONNE MARQUE)
  • 1/2 PETIT OIGNON
  • HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE

Pour l’espuma de lard

  • 4 FINES TRANCHES DE LARD FUME
  • 5 CL BOUILLON DE LEGUMES
  • 5 CL DE CREME LIQUIDE 33% MG
  • PIMENT D’ESPELETTE

Pour la lotte

  • 12 FINES TRANCHES DE LOTTE
  • SEL, POIVRE
  • BEURRE

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PREPARATION

 

Pour le faux risotto de lentilles belluga

 

Laver les lentilles et les laisser tremper une nuit dans de l’eau froide.

 

Peler et hacher l’échalote, l’ail, la carotte, le celery très finement.

 

Faire blondir les legumes dans l’huile chaude dans une cocotte à fond épais.

 

Ajouter les lentilles en les enrobant bien des sucs de caisson des legumes.

Quand ells sont bien laquées,ajouter le vin blanc et laisser complètement réduire à sec en remuant constamment.

 

Ajouter 5 cl de bouillon de volaille et 5 cl de bouillon de legumes, ainsi que le thym et le laurier.

Laisser aller jusqu’à quasi-évaporation complete, en ne cessant pas de remuer avec une spatule en bois.

 

Ajouter après progressivement le reste du bouillon, comme vous le ferez pour un risotto.

Assaisonner légèrement en poivre et en sel.

 

Quand les lentilles sont cuites (compter 20 à 25 minutes pour une bonne cuisson),

Enlever la casserole du feu.

 

Ajouter le vinaigre balsamique et mélanger bien sans être trop vigoureux.

 

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

 

Prendre la moitié de cette préparation et mixer dans un petit mixeur. Garder le reste de la préparation.

 

Pour le croquant de riz noir vénéré

 

Faire cuire le riz vénéré dans de l’eau salée, additioné de 5 grains de cardamome (placés dans une boule à thé).

 

Quand le riz est bien cuit, l’étaler sur du papier sulfurisé, l’applâtir au maximum, former des formes de tuiles rectangulaires ou de la forme de votre choix.

 

Déposer un autre morceau de papier sulfurisé dessus, puis un poids et placer au four à 180°C pendant 10 à 15 minutes.

 

Sortir les tuiles du four et conserver au sec sans couvercle, sur du papier absorbant.

 

Pour la soupe

 

Couper le potimaron épluché et épépiné en petits dés.

 

Emincer l’oignon et le faire revenir dans un peu d’huile d’olive.

 

Ajouter le potiron et le bouillon et laisser cuire jusqu’à ce que le potiron soit complètement mou.

 

Saler et poivrer légèrement.

 

Retirer la casserole du feu et mixer la soupe au mixeur plongeant,

jusqu’à obtention d’une crème onctueuse.

 

Rectifier l’assaisonnement. Ajouter un rien d’eau si la consistance est trop épaisse.

 

Pour l’espuma de lard

 

Faire fondre le lard coupé en petits lardons dans une petite casserole.

 

Mouiller avec le bouillon de légumes chaud, ainsi que la crème.

 

Porter le tout à ébullition, puis ôter du feu et laisser infuser une dizaine de minutes.

 

Filtrer la préparation afin d’ôter les lardons, assaisonner d’un peu de piment d’espelette,

puis placer dans le siphon.

Fermer le siphon et y insérer une cartouche de gaz.

Bien secouer et réserver pendant 3 heures au frigo.

 

Pour la lotte

 

Saler et poivrer légèrement les tranches de lotte.

 

Poser une petite boule de pommade de lentilles au milieu et enrouler le poisson pour

former un cannelloni.

 

Poser les roulades dans un plat à four légèrement beurreé et enfourner 1,5

minutes à 200°C.

 

Dressage

 

Prendre des assiettes creuses.

 

Y verser une louchette de soupe.

 

Y poser trois cannelloni.

 

Napper de l’espuma de lard, déposer trois petits tas de lentilotto et décorer avec le croquant de riz noir vénéré.

 

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Bon Appétit!

 

Restaurant « LA PAIX » à Anderlecht, 9ième et 10ièm visite!

RESTAURANT « LA PAIX » A ANDERLECHT, 9IEME ET 10IEME VISITE!

Pour ceux qui seraient intéressés par le compte-rendu des 8 visites précédentes, je vois renvoie vers mon ‘répertoire’ en haut à droite sur mon blog.

Cette semaine j’ai eu l’occasion d’aller manger deux fois dans un de mes restaurants fétiches, « LA PAIX » à Anderlecht, en face des abbatoirs.

Je ne sais pas vous, mais moi, quand j’aime une cuisine, j’y reste fidèle. On n’est jamais déçu ainsi. Le désaventage naturellement est qu’on se privé peut-être de découvertes intéressantes sous d’autres cieux. Mais on ne se refait pas. Dans ma liste il n’y en a pas beaucoup, mais j’ai mes petits chouchous:

LA PAIX à ANDERLECHT

LE CORIANDRE à WATERMAEL-BOSVOORDE

LA BROUETTE à ANDERLECHT

‘T LAURIERBLAD à BERLARE

L’EVEIL DES SENS à MONTIGNY-LE-TILLEUL

COUVERT COUVERT à HEVERLEE

Il y en a plein d’autres encore à tester sur une autre liste, mais….

La Paix donc, que dire, à part tout le bien que j’ai déjà pu dire sur cette table et son chef, son ambiance….

Ben, tout dabord, allez voir le tout nouveau site du restaurant: www.lapaix.eu. Il est très moderne, très vivant et avec la musique d’Arno en arrière plan, il ne fallait pas plus pour poser le style.

Il y avait déjà quelque temps que je n’avais plus été et la carte, même si elle respecte le style de la maison et que David Martin reste fidèle à certains plats de base, il y a pas mal d’innovation dans les sauces, les accompagnements et les morceaux proposés. Lundi je me suis ainsi régalé avec une « Tête de veau au jus de langoustines Bretonnes, flan de langoustines et cervelle de veau ». C’est le genre de plat que je n’oserai pas prendre n’importe ou, mais chez lui, je tente toujours les yeux fermés et s’est à chaque fois une bonne surprise et une découverte. Le gras gélatineux de la tête de veau bien cuite, un régal. La cervelle, vraiment meilleur que l’idée qu’on s’en fait quand on ne connait pas. Le jus de langoustines très très corsé  mais s’est ainsi que j’aime les jus à base de crustacés, celà tombe bien. Ce mercredi, j’ai été m’aventurer plutôt dans les près avec un « Filet de selle d’agneau de la Ferme de Belle-Vue », avec une croûte de chorizo, de citron confit et de bien d’autres choses je suppose, accompagné d’un gratin dauphinoistrès stylé et d’une préparation à base de navets. Tout celà avec un jus très pur de la cuisson de la viande, monté légèrement au beurre. La cuisson était parfaite et l’agneau très fondant.

Nous n’avons pas pris d’entrées, budget séré oblige, mais j’ai dégusté à chaque fois un dessert. Lundi j’ai pris la « Tarte citron et sorbet citron au lait caillé », qui ne ressemblait pas du tout à une tarte, mais qui est un vrai régal. Déjà, les meringues qui accompagnent ce dessert, à eux seuls, vallent le détour. On les met sur la langue et ils fondent gracieusement dans la bouche. On est triste quand c’est fini. Ce mercredi j’ai opté pour la « Mousse au chocolat Pur Caraïbes à casser ». La mousse est présentée dans une coque de chocolat qu’il faut donc casser. La présentation est très belle et le fait de devoir casser la coque très ludique. Je suis par contre, même si celà reste très bon, un peu moins enthousiaste sur ce dessert. Le goût est très bon, mais je n’aime pas la texture, que je trouve trop platte, pas assez aérée et pas assez lisse.

Avant tout celà, il y avait les mises en bouches, les amuses comme on dit. J’étais un peu étonné que la première amuse était toujours la même que celle de l’année avant, un bouillon corsé de crabe présenté dans une version cappuccino avec une petite crème au café. Café très subtil, s’est surtout la bouillon que l’on goûte. Je trouve cette amuse très très bonne, néanmoins je m’étonne qu’elle figure encore toujours au menu après un an. Pour ceux qui viennent assez souvent, c’est un peu long je trouve. Par contre, nous avons eu droit à une deuxième amuse, que j’ai adoré. La base est toute simple: la croquette au fromage. Mais David en fait tout à fait autre chose. Imaginez-vous, une petite tranchette de pain Poilane, une petite boule de croquette au fromage, sans chapelure, à base de conté, tout celà dans une petite feuille de basilic. Comme accompagnement, un navet Boule d’Or et une purée de chouxrave excellente. Un mariage très réussi selon moi.

Au niveau des vins, ce qui est sympa s’est qu’il y en a pour toutes les bourses. Et les vins en-dessous des 30€ sont vraiment très valables. J’ai dégusté un bon Vouvray 2007 et un rosé Irouléguy. Ce qui est dommage par contre je trouve est le manque d’un sommelier en salle. Je ne peux pas prétendre connaître assez bien les vins pour bien choisir l’accord met-vin. Et personne pour me conseiller, j’ai donc pris au pif. Au final, les vins se comportaient bien avec les plats, mais il y avait certainement meilleur choixà faire.

Mais, une chose est certain, j’y retournerai encore…. et encore.

Merci à David, son équipe, sa charmante épouse et les beaux-parents de continuer à nous offrir ce bel endroit et cette bonne cuisine.

A bientôt,

 

 

Dés de porc à l’Armoricaine

DES DE PORC A L’ARMORICAINE

 

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Fin des vacances au soleil. Plus beaucoup de sousous, de plus en plus froid, un peu déprimé par la rentrée et le retour à la réalité.

Voici une recette facile, pas trop chèr et adapté au mauvais temps qu’il fait en cette fin d’été sur la Belgique.

Il y avait déjà un certain temps que nous ne l’avions plus faite. On adore ça.

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INGREDIENTS (2-3P)
  • 1 GROS OIGNON
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 800 GR D’ EPAULE DE PORC EN DES
  •  C.A.S. SUCRE
  • 600GR TOMATES PELEES
  • 4 1/2 C.A.S. KETCHUP
  • 4 1/2 C.A.S. WHISKY
  • POIVRE DE CAYENNE
  • PAPRIKA DOUX
  • 40 CL VIN BLANC SEC
  • 30 CL CREME EPAISSE
  • SEL, POIVRE
  • 1 C.A.S. FOND DE VEAU EN POUDRE
  • HUILE DE COLZA OU DE TOURNESOL

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PREPARATION
 
Découper le porc en gros dés.
 
Emincer l’oignon.
 
Faire brunir les dés de porc dans un peu d’huile dans une cocotte. Effectuer celà en plusieures fois afin d’éviter qu’il n’y ait trop d’eau dans la cocotte. Saler et poivrer, puis réserver la viande.

Faire rissoler l’oignon et l’ail non pelé et écrasé légèrement dans la même poêle en ajoutant un rien d’huile.

Lorsque l’oignon est bien cuit, saupoudrer de sucre.

Récuper les gousses d’ail, enlever la peau et remettre la chair dans la casserole.

Ajouter les tomates pelées, le ketchup, le whisky, le poivre de cayenne, le paprika, le vin et assaisonner de sel et de poivre.

Ajouter le fond de veau.

Laisser mijoter ainsi pendant 2 heures à feu doux.

A mi-cuisson, ajouter les dés de porc.

Rectifier l’assaisonnement en sel, poivre, cayenne et paprika.

Ajouter la crème épaisse.

Rectifier l’assaisonnement une dernière fois.

Servir avec du riz.

P.S. Si la sauce vous semble trop liquide, vous pouvez l’épaissir légèrement avec un peu de

maïzena, mais en réduisant assez ce n’est en principe pas nécessaire et la crème épaisse aide, à condition de ne plus faire bouillir la crème.

 

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Bon Appétit!

Poivronade à tartiner

POIVRONADE A TARTINER

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De notre voyage en France, nous avons rapporté entre autre ‘la poivronade’. Tartiné sur une tranche de pain, grillé ou non, après avoir mis, soit un peu d’huile, soit un rien de beurre de ferme, délicieux. Je n’en ai pas manger beaucoup, car Sabine était beaucoup trop rapide pour moi. Au lieu d’essayer d’en trouver ici sur les marchés ou dans les boutiques spécialisées et de payer un prix de malade, j’ai essayé d’en faire moi-même aujourd’hui.
Quelques recherches sur internet, quelques ajoutés personnelles et voici ma version.
Et Sabine m’a complimenté sur la recette. Rien à redire, comme en Drôme à ce qui paraît.
 
On est lundi et il n’y en a déjà plus. Va falloir en refaire. A moins que je ne me lance dans la poischichade pour changer.
 
Le fait de griller les poivrons au four apporte plus de velouté à la recette que de les mettre à cru avec la peau.
L’amande apporte un peu de sucre par contrer l’amertume du poivron et aide aussi à la liaison au moment du mélange.

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INGREDIENTS
  • 1 OIGNON MOYEN
  • 2 POIVRONS ROUGES
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 4 C A S D’HUILE D’OLIVE DE NYONS
  • SEL DE MER AU PIMENT D’ESPELETTE  
  • POIVRE BLANC
  • 1 C A C CUMIN EN POUDRE
  • 1 C A S RASE D’AMANDES EN POUDRE (pas trop profonde la c.à.s.)
  • 1 C A C JUS CITRON
  • 1 POINTE DE MOUTARDE
  • 1 POINTE D’HERBES DE PROVENCE
  • 1 C A C SUCRE EN POUDRE
  • 2 C A S D’EAU

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PREPARATION
 
Hacher finement l’oignon.
Placer les poivrons rouges dans le four sous le grill et laisser noircir la peau. Retourner de temps en temps les poivrons.
Quand la peau est bien grillée et que les poivrons vous semblent assez mous, les sortir du four. Emballer les poivrons dans un sac en plastique et le fermer. Attendre un certain refroidissement des poivrons, détacher les peaux, le pédoncule et les graines. Couper les poivrons en fines lanières, puis émincer les lanières.
Faire suer l’oignon émincé dans l’huile d’olive.
Puis, ajouter les poivrons, le sel, le poivre, le cumin, le jus de citron, le sucre, les amandes, la moutarde, l’eau et les herbes de Provence.
Laisser compoter le tout, à couvert, pendant 30 minutes environ, en mélangeant régulièrement afin d’éviter que cela accroche.
Ajouter l’ail épluché et râpé à la microplane.
Mixer le tout jusqu’à obtenir un aspect lisse et velouté.
Rectifier l’assaisonnement à votre goût.
Réserver au frais avant d’utiliser sur le pain grillé ou sur des petits toasts

 

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Bon Appétit!

 

BRETAGNE 2010: une mélodie parfaite 3e partie

BRETAGNE 2010 : UNE MELODIE PARFAITE 3E PARTIE

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Troisième journée en Bretagne avec les amis et qu’est-ce-qu’on est bien. La visite d’un petit marché pour acheter de quoi pique-niquer à l’ombre des arbres de l’Ile d’Arz un peu plus tard.

La traversée en zodiac avec Capitaine Haddock me stressait un peu au départ, car celà me rappelait trop mon mal de mer de l’année d’avant. Mais bon, l’eau était tout de même plus calme dans le Golfe et la traversée s’est bien passée. Mais j’étais tout de même très content de pouvoir m’asseoir sur la terre ferme de l’île. Une belle petite pause avec ce beau soleil qui traversait les branches et les feuilles des arbres.

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Quelques impressions d’un bout de cette belle île très paisible. En France il n’y a pas à dire, mais on a réussi à préserver beaucoup plus de belles choses que chez nous en Belgique.

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Il était temps de reprendre le zodiac pour naviguer vers d’autres rivages. Marie-France et Fabienne se sont même osé à faire la trempette dans le Golfe à côté du zodiac. Sabine a failli y aller, mais une grosse méduse a eu raison de son courage. Quand à moi, je devais tenir compagnie au capitaine, prendre des photos et tenir xcel afin qu’il ne saute pas dans l’eau pour aller patauger avec Fabienne. J’avais pourtant une très très très grande envie de plonger également dans l’eau, grand nageur intrépide que je suis.

 

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Le soir, comme d’hab on va dire, du bon njam njam et du bon glouglou, surtout des légumes du jardin de Patrice en ratatouille, de l’agneau avec une sauce crème à l’ail rôti sur le barbecue et plein d’autres bonnes choses.

Le lendemain, lundi 19 juillet nous sommes partis tous pour un minitrip vers Bénodet avec quelques haltes, entr’autre à Pontaven et dans un petit village sur le porc pour pique-niquer sur le pousse.

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En fin d’après-midi, les 3 filles avaient à nouveau un irrésistible envie de faire trempette. Moi, comme d’hab, prendre les photos, faire attention aux vestes et sacs à main et aussi à XL, le chien de Fabienne. Mais le monstre à profité d’un moment d’inattention et à foncé droit devant, bravant les vagues avec ses petites pattes afin d’aller s’amuser avec sa maîtresse. Qui, elle, s’est saisie car ce n’était pas dans ses habitudes. N’est-il pas mignon, bien mouillé encore après s’être frotté dans le sable?

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Le soir nous avons mangé sur place. Après une bonne heure d’hésitation et avoir visité quelques village en quête de la perle rare gastronomique, c.à.d. cadre agréable, cuisine terroir, pas trop de chichis, pas trop cher et unique (que nous n’avons pas trouvé), nous avons pour finir opté pour une crêperie traditionnelle très sympathique. Fabienne y a démontrer avec beaucoup d’entrain qu’elle était vraiment très gourmande, même plus que Patrice. Après une double ration de crêpes au roquefort, elle a encore trouvé une petite place pour une crêpe sucrée, la plus complète et gourmande de la carte. 

Si vous allez à Bénodet, cette crêperie mérite toute votre attention, rapport qualité prix très très bon.

CREPERIE DE BENODET

8, AVENUE DE L’ODET

29950 BENODET

02 29 40 29 26

Le retour (plus de deux heures) vers le camping, fort tard et sur des routes non-éclairées, fût par contre assez pénible pour les conductrices. Je les remercie encore pour leur effort surhumain de rester éveillé après cette belle journée et nous avoir ramener à bon port vers 1 heure et dès du matin.

La dernière demi-journée ensemble, le mardi (Patrice nous avait entre-temps déjà quitté pour aller bosser), le moral déjà un tout petit peu dans les tallons car la fin approchait. Fabienne s’en est aller la première rejoindre son mari. Nous avons encore dégusté quelques bonnes assiettes avec Marie-France au soir dans un petit resto du coin avec vue sur le Golfe. Une très belle vue en fin de soirée.

 

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Avant que j’oublie, nous avons été subjugé par un vin de dessert que nous avait servi Marie-France lors d’un des repas du soir. Un vin de dessert, servi avec des gariguettes du pays. Un délice. Sabine, qui n’aime vraiment que les vins doux, a adoré. Nous allons certainement en chercher en Belgique. Le vin, du Bonnezeaux ‘Domaine des Fontaines’ de chez Alain Rousseau.

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Voilà, un très beau séjour s’achève ici. Nous avons eu bien du mal à récupérer de ce trip. Heureusement, nous avions encore quelques jours de congé après, que nous avons passés à la côte Belge avec entre-autre une visite de Bruges, une ville encore pas mal préservée des saccages immobilier. Un petit aperçu.

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Bonne Journée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BRETAGNE 2010: une mélodie parfaite! 2e partie

BRETAGNE 2010 : UNE MELODIE PARFAITE! 2e PARTIE

Suite de mon séjour mémorable en Bretagne.

Après un bon petit déjeuner en compagnie de Patrice, nous nous sommes dirigés vers le marché de Vannes. Marie-France et Fabienne étaient parties au petit matin pour une virée ‘dédicace’ entre copines. Oh, mais vous ne savez certainement pas que notre Marie-France, en dehors d’être une défenseuse du terroir gustatif de sa Vendée, est aussi une fan de la belle écriture, de poësie et d’histoires, surtout quand celles-ci flairent également bon le terroir. Et, elle a publié une de ses histoires dans un très beau livre, que voici:

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Nous voilà donc parti à la decouverte de Vannes et de son marché. Voici quelques impressions de Vannes:


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Après une petite crèpe (deux pour Patrice, le gourmand) prise sur le pouce, retour au camping, fare niente, rangement, lecture, repos en attendant les dames. En fin de journée, Patrice m’emmène dans un vivier, le coquin y avait réserver deux beaux exemplaires d’homard bleu. Des colosses, des monuments, des belles bêtes, surtout monsieur homard avec ses pinces impréssionantes. On apprend avec délectation et je dois l’avouer, déjà un peu d’eau dans la bouche, que ce sera notre repas du soir. Belle soirée en perspective.

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Après un apéro toujours aussi bien mis en forme par Marie-France, Patrice et Fabienne, voilà les deux bêtes d’un bleu très intense, entre le lapis-azuli et le turquoise.

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Nous (enfin Patrice) les avons coupés en deux à cru, afin de préserver au maximum la saveur délicate de la chair. Puis, simplement grillés au barbecue avec du sel, du poivre et un beurre de persil. Dans l’assiette, légèrement assaisonnée d’une bonne huile d’olive parfumée aux petits dés de citron. Terrible, le meilleur homard jamais mangé de ma vie. Quand le produit est top, la simplicité c’est ce qu’il y a de mieux. Il était entr’autre accompagné de bonnes tomates du jardin de Patrice, assaisonnés entr’autre avec du pourpier. Et n’oublions surtout pas la petite mise en bouche que Marie-France nous avait concoctée, une glace d’étrilles, un délice également.

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Le vin servi était top également, un Chassagne Montrachet ‘Veilles Vignes’ de chez Jouard.

Comme dessert nous avons dégusté du bon fromage et pour les plus témeraires, tartiné de confiture de fraises maison de Patrice. Celà paraît pour certains peut-être bizarre, mais celà fonctionnait tellement bien, que nous avons réitéré celà le lendemain. Ah, la confiture de fraises de Patrice, c’était quelque chose. Nous en avons repris au matin et au soir.

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Une belle deuxième journée, très gastronomique, s’achève ainsi. En route pour la troisième!

Cabillaud confit à la moutarde, purée de pommes de terre et girolles

CABILLAUD CONFIT, A LA MOUTARDE, PUREE DE POMMES DE TERRE ET GIROLLES

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Voilà un bail que je n’avais plus fait de nouvelle recette. Après les vacances nous avons vidé le surgélateur de ses restes et nous avons fait simple: steak frites, compote boudin, chouxrouges pain de veau, poulet, ….

Il était vraiment temps de s’y remettre. Et comme c’est vendredi, restons dans la tradition avec un bon morceau de poisson, du dos de cabillaud.

J’ai eu envie de l’associer à la moutarde et aux girolles (c’est la saison), une préparation toute simple. Pour le cabillaud, j’avais le choix, à la vapeur, au four dans un peu de beurre et de citron,à la poêle. J’ai opté pour une cuisson à basse température avec le cabillaud qui est noyé par l’huile de pépins de raisins, un mode de cuisson qui m’avais subjugé la première fois, donnant un poisson encore bien ferme mais cuit à point. Je le mouille juste vers la fin avec un beurre moutardé, citroné et ailé.

La purée, très classique. Les girolles également très classiques. Et puis, une bonne sauce à la moutarde.

Voici la recette:

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INGREDIENTS (2P)

  • 400 GR DE DOS DE CABILLAUD EN UN SEUL MORCEAU (DE PREFERENCE DU DANOIS AVEC UNE CHAIR BIEN BLANCHE)
  • 750 ML D’HUILE DE PEPINS DE RAISIN
  • 150 GR GROS SEL DE MER (SEL GRIS DE GUERANDE)
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 1 C.A.C. GRAINES DE FENOUIL
  • 1 GOUSSE D’AIL (EPLUCHEE ET COUPEE EN DEUX)
  • 1 PIMENT EPEPINE ET COUPE EN DEUX
  • 2 MORCEAUX DE GINGEMBRE
  • 150 GR GIROLLES
  • SEL, POIVRE
  • BEURRE
  • VINAIGRE DE XERES
  • 8 MORCEAUX DE TOMATES CONFITES (MAISON)

Pour les pommes de terre

  • 1 KG POMMES DE TERRE FARINEUSES (BINTJES IDEALEMENT)
  • 1/2 C.A.C. GRAINES DE CUMIN
  • 30 CL LAIT ENTIER
  • 3 C.A.S. DE BON BEURRE ENTIER DE FERME
  • SEL, POIVRE
  • MUSCADE FRAICHEMENT RAPEE

Pour la sauce

  • 4 ECHALOTES
  • 30 GR BEURRE
  • 1 C.A.S. RASE DE FARINE
  • 15 CL VIN BLANC SEC
  • 10 CL FUMET DE POISSON (MAISON OU DE BONNE MARQUE, PAS TROP SALE)
  • SEL, POIVRE
  • 20 CL CREME LIQUIDE 33%MG
  • 1 C.A.S. MOUTARDE FORTE (TYPE DIJON)
  • 1 C.A.S. MOUTARDE DOUCE (TYPE BISTER)
  • 1 JAUNE D’OEUF
  • 1 C.A.S. PERSIL HACHE

Pour le beurre à la moutarde

  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 2 A 3 C.A.S. BEURRE FRAIS DE FERME
  • QUATRE LAMELLES DE ZESTE DE CITRON
  • 2 C.A.S. GRAINES DE MOUTARDE
  • SEL, POIVRE

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PREPARATION

Le Cabillaud

Enduire la cabillaud de gros sel et laisser macérer 30 minutes au frais.

Retirer le sel et rincer longuement le poisson. Le sécher soigneusement et le poser dans un plat à four. Aromatiser avec le laurier, le fenouil, une gousse d’ail, le piment et le gingembre.

Recouvrir complètement le poisson d’huile et glisser le plat dans un four, préchauffé à 65°C. Laisser cuire 1 heure à 1 heure et demi en augmentant éventuellement vers la fin à 70°C, voir 80°C.

 

Retirer le cabillaud du four et le sortir de son huile de cuisson. Le sécher et le séparer en tranches.

Pour la cuisson: il est cuit lorsque les écailles de sa chair se détachent facilement. Si ce n’est pas le cas, il faut poursuivre la cuisson au four.

Les pommes de terre

Faire cuire les pommes de terre dans de l’eau salée, avec leur peau. Les laisser refroidir, les peler, récupérer la chair. Réduire en purée. Réserver.

Faire chauffer le lait avec 1/2 c.à.c. de graines de cumin. Faire fondre doucement le beurre clarifié. Mélanger le beurre à la purée, puis le lait bouillant (après l’avoir passé à travers un petit tamis pour récupérer les graines de cumin. Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel et en muscade.

Les girolles

Nettoyer les girolles. Les faire sauter brièvement dans un peu de beurre dans une poêle, assaisonner de sel et de poivre et déglacer légèrement au vinaigre de xères. Ajouter les lamelles de tomates confites et juste avant de servir, rectifier en vinaigre.

La sauce

Faire blondir les échalotes hachés dans 30 gr de beurre. Saupoudrer de farine, mélanger pendant quelques minutes sur feu doux.

Mouiller de vin et de fumet, assaisonner de poivre et sel. Laisser cuire pendant 10 minutes à feu moyen en remuant.

Délayer la moutarde dans la crème.

Incorporer la crème moutardée, le jaune d’oeuf et le persil. Laisser prendre un bouillon et poursuivre la cuisson sur feu moyen le temps qu’il faut pour bien lier la sauce.

Le beurre à la moutarde

Faire chauffer le beurre, la gousse d’ail, le zeste de citron et les graines de moutarde dans une poêle. Saler et poivrer.

Dressage

Verser la sauce dans des assiettes assez creuses. Disposer dessus, les lamelles de cabillaud confit. Puis, disposer la purée et les giroles. 

Arroser de beurre à la moutarde et servir illico presto.

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Bon Appétit!

Bretagne 2010 : une mélodie parfaite!

BRETAGNE 2010 : UNE MELODIE PARFAITE!

 

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note: cette photo, je l’adore. Je l’ai prise le dernier jour de ma visite à cette région. On dirait une peinture et pourtant s’est une photo. L’eau calme du soir avec ces bateaux au repos, magnifique et délicatement paisible!


 

Notre passage dans le Morbihan, dans la seconde résidence de Marie-France (du blog de cuisine http://www.unecuillereepourpapa.com, blog de cuisine très riche en terroir et en émotions), nous ne sommes pas prêts de l’oublier, moi et ma crevette.

Les cinq jours que nous y avons passés, en compagnie de Fabienne (www.savoureusesaveur.be) et de son XL (pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de son chienchien) ainsi que de Marie-France et son Popeye (pour ceux qui ne connaisent pas, il ne s’agit pas de son chienchien, mais de son amour de mari, et bon popeye parce qu’il aime la pipe), eh ben, ces cinq jours là, ils étaient magiques. Je le disais déjà dans mon titre, une mélodie parfaite, une mélodie qui se laisse emporter par les vents marins et par les délicieux fumets qui sont sortis de nos casseroles et du barbecue de Patrice (le fameux Popeye) pendant ce moment incroyablement beau de bonheur simple et d’amitié sincère. Une mélodie sans fausses notes et jouée par un virtuose certainement. Et depuis, cette mélodie, elle trotte, elle trotte dans ma tête sans arrêt. 

Il y a déjà plus d’un mois maintenant, mais tout est encore très frais dans ma petite tête et je n’ai envie que d’une seule chose, c’est qu’on remette très vite celà, renforcé par d’autres vrais écaviens et que nous puissions écrire ensemble une nouvelle mélodie sur le même thème.

La route fut longue de plus de 800 km, ce qui pour moi, piètre rouleur-marathon, était assez pénible, mais celà en vallait vraiment la peine. Le retour fût dèsors encore plus pénible. Et les jours qui ont suivis, la mélodie joyeuse s’est vitre transformée en mélopée plaintive, puis en blues très blues.

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Voilà donc quelques Belges et quelques Vendéens au Camping Le Bilouris sur la pointe de Kerners à Arzon. Déjà le camping, un petit ilôt de quiétude et de grace cameradesque, a quelques mètres du Golfe. Un camping d’habitués et d’habitudes, ou nous nous sommes intégrés avec beaucoup de respect et de retenue, nous les intrus. 🙂

Je remercie par cet article déjà le couple que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, qui nous a prêté son mobilhome ‘gratuitement’ pour l’occasion. Il faut quand même le faire de nos jours, c’est vraiment top. Si vous venez un jour à Bruxelles, il faudra me faire signe afin que je puisse vous concocter un bon petit repas à la maison en tout cas.

Nous sommes arrivés le vendredi 16 juillet en fin d’après-midi et Fabienne avait déjà eu l’occasion de repérer un peu les lieux depuis la veille. Après avoir déposé très rapidement les affaires dans le mobilhome, nous étions déjà acceuillis par Fabienne et Marie-France, attablées devant la caravane de Marie-France avec du bon vin, des huîtres, des rillettes, du pain, du fromage, etc etc…. Comment résister?

Mais le soir, alors le soir, je ne dois pas vous faire une photo je pense? Mais je vais quand-meme le faire. Au menu tout dabord des berniques (crus et cuits au beurre d’ail) récoltés à la minute sur les rochers devant le camping.

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Puis, une petite friture d’éperlans, sortis tout droit de la mèr l’après-midi même.

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Tout ça, accompagné, entrautre de Champagne et de Préfou bien chaud, une spécialité vendéenne à l’ail que nous avons découvert là-bas grâce à Marie France. Ma crevette (elle a reçu un nom de baptême sur place) a déjà essayé depuis d’en faire à la maison, mais nous devons encore faire d’autres test. Le plus difficile étant le dosage de la levure, qui est minimaliste dans cette recette car la pâte ne peut quasiment pas monter.

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Ce que nous nous sommes servis après, était vraiment la belle surprise de la journée. Un ami pêcheur de Marie-France et Patrice très, mais alors très très sympathique, nous a offert pour notre bienvenue, un beau et vrai bar de ligne, fraîchement pêché quelques heures avant. Cela ce voyait très bien, le poisson était encore tellement raide, qu’il mordait sa propre queue et il a fallu le déraidir vigoureusement. Une cuisson en papillote sur le barbecue de Patrice, le poisson étant farci à volonté de fenouil sauvage que nous sommes aller cueillir dans les bordures des environs. Un peu de citron frais, du sel, du poivre et une bonne huile d’olive, rien de plus et divin de goût. Merci encore à ce pêcheur dont nous avons pendant plusieurs jours pu entrevoir le caractère bien tranché et affirmé, l’humour très fin et surtout le coeur très gros.

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Avec ça, ce n’étais pas encore fini. Il y avait aussi du magret de canard, grillé au barbecue et accompagné de roquette et d’une sauce dont Fabienne à le secret et composé entr’autre d’échalotes et de liqueur maison de fraises des bois au poivre long. Très très bon, mais venant de Fabienne, celà ne devrait pas nous étonner.

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Nous avons terminé comme il se doit avec du fromage.

Une soirée gustativement et amicalement au top!

Et s’est qui qui était content que son barbecue fonctionnait bien, hein?

 

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Après ce repas de seigneur, nous n’avions pas beaucoup envie d’aller nous coucher trop tôt. Il fallait bien digérer tout ça avant d’aller au dodo. Rien de mieux qu’une Fest Noz, son groupe de chansons populaire bretonnes et ses danses typiques. Certaines et certains (sauf le photographe, qui ne pouvait naturellement pas lâcher son objectif) se sont donc mêlés aux autochtones et se sont livrés à des danses paillardes pour terminer quasiment en transe sur la piste de danse.

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AINSI SE TERMINA DANS LA JOIE UNE PREMIERE JOURNEE DEJA FORTE EN EMOTIONS!

ET LA SUITE, S’EST POUR DEMAIN


 






Cuisses de Canard des Landes au figues de Bordeaux

CUISSE DE CANARD DES LANDES AU FIGUES DE BORDEAUX

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Pendant mes deux semaines de vacances en France, la première dans la région de Cabardès et la deuxième dans la région de Nyons-Vaison-La-Romaine, je n’ai guère eu le temps, l’occasion et l’envie de cuisiner. A part une vinaigrette, des bananes flambés et des pommes de terre rôties dans l’huile de cuisson des merguèz de la veille (recette hautement apprécié par mon fils), je n’ai vraiment cuisiné qu’une seule fois.

La recette est un peu venue à moi au hasard des achats sur les marchés et dans les boutiques d’épicerie fine. J’avais envie de canard et de figues quand je me trouvais en Drôme provençale, mais j’ai du pas mal chercher pour trouver ce que je cherchais. Les figuiers dans la région portaient tous des figues pas encore mures et je craignais de ne pas en trouver. Ce n’est que sur le grand marché du mardi à Vaison-La-Romaine que j’en ai trouvé, des figues de Bordeaux. Par contre, point de canard. Du bœuf, de l’agneau, du cheval, du lapin, de la pintade, du poulet, des coquelets, tout ce que vous voulez, mais pas de canard. Pas un produit régional, pas vraiment la saison, mais une envie terrible. J’ai du me rabattre sur des cuisses de canard des Landes chez Super U. J’avais plutôt aimé un magret, mais le magret premier prix ne me tentait vraiment pas du tout.

Les autres ingrédients sont des achats compulsifs, comme tout blogueur culinaire peut en avoir de temps en temps, n’est-ce pas?

Tout d’abord une liqueur de figues, FLEUR DE FIGUE de la Liquoristerie de Provence à Venelles.

Puis un vinaigre à la pulpe de figues fabriqué à Aubagne.

De l’huile d’olive de Nyons.

Du sel de mèr du Narbonnais au piment d’espelette.

Quelques échalotes, du vinaigre de vin, du fond de volaille, du sucre de canne, de la poudre de moutarde, de la poudre de girofle.

Et voilà une recette improvisée et cuisinée sur deux tâques dans un châlet de camping.

Approuvé par ma petite crevette, ce qui est un gage de bonne recette. Je ne suis pas certain à 100% des dosages, car je l’ai réalisé au pif et il y a déjà quelques jours qui sont passés depuis. Mais je ne dois pas être bien loin de ce que j’avais fait ce jour là.

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INGREDIENTS (2P)

– 2 CUISSES DE CANARD DES LANDES

– 8 FIGUES FRAICHES

– 2 ECHALOTES

– SEL, POIVRE

– 5 CL DE FLEUR DE FIGUE, LIQUEUR A LA FIGUE

– 3 C.A.S. HUILE D’OLIVE DE NYONS

– QUELQUES C.A.S. VINAIGRE A LA PULE DE FIGUES

– UNE PINCEE DE POUDRE DE MOUTARDE

– UNE PETITE PINCEE DE POUDRE DE GIROFLE

– 2 C.A.S. SUCRE DE CANNE BRUN

– SEL DE MER AU PIMENT D’ESPELETTE

– QUELQUES C.A.S. VINAIGRE DE VIN ROUGE

– 10 CL DE FOND DE VOLAILLE

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PREPARATION

Faire revenir les cuisses de canard dans leur gras, sans autre apport de matière grasse, dans une poêle anti-adhésive. Bien rôtir de tous côtés sur petit feu.

Il faut compter environ 30 à 45 minutes de cuisson en fonction de la taille et l’épaisseur des cuisses. En cours de cuisson, saler avec le sel au piment d’espelette et poivrer.

Réaliser un fond de volaille maison ou recomposer un fond de volaille avec un fond déshydraté de Maggi.

Faire revenir les échalotes émincées dans un peu d’huile d’olive. Déglacer à la liqueur de figues et laisser réduire de 2/3.

Ajouter le fond de volaille et faire réduire le tout de moitié.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Passer le tout à travers un chinois afin de ne récupérer que le liquide. Réserver.

Faire revenir pendant quelques minutes les figues, coupées en quatre, dans le reste d’huile d’olive.

Ajouter le sucre de canne, sel, poivre, poudre de moutarde, poudre de girofle et poursuivre la cuisson en mélangeant bien le tout.

Déglacer les figues avec le vinaigre à la pulpe de figues et le vinaigre de vin rouge. Poursuivre à nouveau la cuisson pendant quelques minutes.

Ajouter la réduction de fond aux échalotes et poursuivre la cuisson jusqu’à épaississement souhaité. Rectifier en cours de route l’assaisonnement à votre goût en poivre, sel, sucre, vinaigre ….

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Bon Appétit!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poulet fermier aux olives vertes ‘Luques’ (du moulin de Fabi a Floure (France)) et d’olives noires (tanches) de Nyons (de la cooperative)

POULET FERMIER AUX OLIVES VERTES ‘LUQUES’ (DU MOULIN DE FABI A FLOURE (FRANCE)) ET D’OLIVES NOIRES (TANCHES) DE NYONS (DE LA COOPERATIVE)

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De retour du sud de la France et gorgé de soleil (30 à 40° pendant deux semaines) comme les raisins sur les côteaux de la Drôme provençale, la cuisine du sud, qui m’avait déjà accompagné vers les vacances, me poursuit encore après les vacances. De là-bas j’ai apporté des olives noires de la coöperative de Nyons, des olives vertes ‘Luques’ et de l’huile d’olive du moulin de Nyons naturelement.
J’avais déjà sur place pensé faire un poulet aux olives et un gigot d’agneau aux olives (mais celui-là sera pour plus tard).
  
Le hasard fait parfois bien les choses, car à peine revenu de notre voyage, ma belle-mère m’a offert un beau poulet fermier de presque 2kg, qu’elle venait de recevoir de tonton Philippe. Une belle bête et de
très bonne qualité. Mami part bientôt pour deux mois en Italie et n’avait plus l’occasion de préparer ce poulet pour plus de deux personnes.
  
Donc à peine de retour et voilà déjà le poulet aux olives, version ‘Mark’. C’est une préparation du style comme on peut la trouver en Italië ou en France, pas du tout la version Marocaine, très épicée, version que j’ai déjà réalisé à l’occasion. Ici l’olive est invitée par la tomate et le citron confit.
  
Il y a moyen de couper le poulet en gros morceaux, de les faire revenir dans de l’huile et de les ajouter directement dans la casserole avec les autres ingrédients, mais je préfère cuire le poulet séparémment afin de garder une chair plus ferme et surtout le croquant de la peau. Cette façon de procéder vous donnera aussi une sauce moins grasse, car on peut choisir la façon dont on déglaçe le plat de four et combien de gras de cuisson on garde, pour après le mélanger à la sauce.
 
Ce fût un régal et je remercie la chaîne familiale pour l’arrivage de ce bon poulet.
 
Voici la recette. Il vous restera certainement de la sauce après, mais elle se réutilise très bien avec une assiette de tagliatelle, avec ou sans viande. Et pourquoi pas avec du poisson grillé.

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INGREDIENTS (4P)

– 1 POULET FERMIER DE 1,5 A 2 KG

– 2 BELLES CAROTTES

– 3 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE (DE NYONS)  POUR LE POULET et 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE POUR LES LEGUMES

– 1 GROS OIGNON + 400 GR D’OIGNONS

– 2 GOUSSES D’AIL

– 2 FEUILLES DE LAURIER, QUELQUES BRANCHE DE THYM, 3 TIGES DE PERSIL

– 15 CL VIN BLANC SEC

– 120 GR  OLIVES VERTES ‘LUQUES’

– 100 GR OLIVES NOIRES ‘TANCHES’ DE NYONS DENOYAUTEES

– 1 KG 500 TOMATES

– 200 GR CHAMPIGNONS DE PARIS

– 1 C.A.S. D’HERBES DE PROVENCE

– SEL, POIVRE

– 1 C.A.S. GINGEMBRE FRAIS HACHE

– 1L BOUILLON DE VOLAILLE MAISON OU LA MEILLEURE ALTERNATIVE POSSIBLE DU COMMERCE CONTENANT ASSEZ DE GELATINE

– 4 CITRONS CONFITS AU SEL

– LE JUS D’UN DEMI CITRON

– MAIZENA

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PREPARATION

Mise en place des légumes

Ebouillanter les tomates pendant 15 secondes, les passer immédiatemment à l’eau froide, les peler, les épépiner et les concasser grossièrement en récupérant un maximum

de leur jus en pressant légèrement les peaux, graines … dans un chinois.

Emincer les 400gr d’oignons.

Laver, sécher et couper les champignons en rondelles.

Dénoyauter les olives noires

Cuisson du poulet

Préchauffer le four à 210°C.

Emincer les carottes et l’oignon en fines rondelles.

Huiler le poulet avec 3 c.à.s., bien le saler et le poivrer (intérieur et toutes les faces à l’extérieur).

Poser le poulet dans un plat à four et l’entourer des légumes émincés et du vin.

Enfourner et laisser cuire pendant 30 minutes en arrosant d’un peu de jus de cuisson, toutes les 10 minutes.

Pendant la cuisson du poulet, préparer la sauce:

Faire chauffer l’huile d’olive dans une cocotte, ajouter les oignons. Laisser revenir 5 minutes. Puis ajouter les champignons, les herbes, l’ail (pelé mais entier), le gingembre et le bouquet garni.

Poursuivre la cuisson pendant 5 minutes en mélangéant bien.

Ajouter les tomates et le jus des tomates.

Verser le bouillon de volaille et ajouter les citrons confits, coupés en quatre (enlever les pépins avant).

Couvrir et laisser cuire une heure et demi à feu moyen.

Vingt minutes avant la fin de cuisson, ajouter les olives vertes et noires. Ajouter le jus de citron.

Lier éventuellement la sauce avec un peu de maïzena. Rectifier l’assaisonnement en sel, poivre, gingembre, herbes de provence et citron.

Suite de la cuisson du poulet et finition

Après 30 minutes de cuisson, retourner le poulet sur une des cuisses, baisser la température du four à 165°C et laisser cuire ainsi 20 minutes en poursuivant l’arrosage.

Faites de même sur l’autre cuisse.

Puis une dernière fois pendant 20 minutes sur son dos. Toujours en arrosant copieusement.

Sortir le poulet du four et le garder au chaud dans une double épaisseur de papier allu.

Enlever 2/3 du jus de cuisson du plat, en laissant les légumes. Verser une bonne louche de sauce dans le plat. Gratter avec une spatule pour avoir les sucs collés aux bords du plat.

Placer le plat de cuisson du poulet à nouveau dans le four et laisser bouillir 5 minutes. Récupérer le jus et les légumes.

Mélanger ce jus et les légumes à la sauce aux olives.

Rectifier une dernière fois l’assaisonnement.

A la fin, lier la sauce avec un peu de maïzena, mais pas trop, nous ne voulons pas ici une sauce super-épaisse.

Présenter le poulet sur un plat de service, nappé de sauce aux olives.

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A déguster avec du riz ou un autre féculent de votre choix.

 

Bon Appétit! 

 

 

J’en ai eu le cuberdon tout secoué!

J’EN AI EU LE CUBERDON TOUT SECOUE


MAIS QUI EST ‘STEVE LOMMEL’ ?

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Cette question me trottait dans la tête depuis le 23 juin 2010, le jour ou ce monsieur m’a laissé un commentaire très tranché et très critique sur un article que j’avais posté quelques jours avant, lui-même très tranché et très critique. Cet article a depuis fait son petit bout de chemin à travers la blogosphère culinaire. Certains ont pu se trouver dans mes propos, d’autres en partie et il y a aussi, je le sais, pas mal de blogeurs et lecteurs qui ne sont pas du tout de mon avis. Et alors ?
C’est tout de même normal, non ? Si nous étions tous d’accord sur tout, la vie serait bien monotone et nous n’aurions plus besoin de politiciens pour utiliser les petits désaccords afin de nous diviser encore plus (et je sais de quoi je parle en Belgique).

 

Voici pour rappel le commentaire concerné:

J’ai eu vent de ce billet, il y a déjà quelques jours ! Mon épouse a également un blog. Contrairement à vous, elle « travaille » avec bon nombre de partenariat.

Je tiens à dire qu’il faudrait peut-être commencer tout doucement à arrêter de prendre les lecteurs de blogs pour des cons !! Tout comme dans les magazines, les radios, la télé, il y a des gens qui font de la pub ! Et ce n’est pas pour cela qu’on croit tout ce qu’ils disent. Avec votre billet sentencieux, vous vous mettez au dessus du lot alors que vous ne faites que de défoncer une porte ouverte ! On le sait qu’on ne doit pas tout croire !

Une chose encore ! Pour se permettre de donner des leçons, il faut avoir fait ses preuves et pardonnez moi mais je ne vois rien dans ce blog qui vous permet de dire aux gens ce qu’ils doivent penser ou non.

Et pour terminer, je ne vous donne pas le nom du blog de ma femme car je ne voudrais pas que vous veniez le poluer ! Je vous trouve bien pathétique !

Ecrit par : steve lommel | 23.06.2010


Je n’avais donc pas de problèmes avec le contenu du commentaire, chacun est libre de dire ce qu’il pense. Et même si je n’étais pas d’accord avec l’auteur, je l’avais bien cherché en postant cet article et je me suis défendu dans une réponse sur mon blog. Quand on s’expose il faut savoir prendre la baffe après. J’ai pris tout ça avec un grand sourire et puis c’est tout !

Mais n’empêche, un commentaire anonyme laisse toujours flotter un goût de trop peu. Nous les humains nous sommes curieux de nature, nous aimons bien savoir tout. Et quand on se défile secrètement derrière un pseudo, cela cache forcément quelque chose.

J’ai d’abord pensé que la personne était sincère et qu’elle avait vraiment peur de représailles quelconques sur le blog de son épouse. J’ai trouvé cela même un peu chevaleresque, le vrai mâle viril qui sort sa plume (comme on sort son épée) afin de laver l’honneur de sa gente dame ainsi maltraité par des écrits acerbes d’un vilain.

Mais j’avais un doute et surtout je voulais savoir qui était ce Steve Lommel. Non pas pour aller, comme il le craignait, polluer le blog de sa dame, mais tout simplement pour savoir qui avait été touché de la sorte personnellement par mes écrits. Et je voulais aussi savoir si Steve Lommel existait vraiment ou si en plus, d’être anonyme, il était aussi inexistant.

J’ai donc troqué pendant quelques minutes mon tablier de cuistot amateur pour l’attirail du parfait détective et je suis parti à la recherche d’indices sur le web. Pour ceux qui ne le savent pas, rien ne sert de se cacher derrière un commentaire anonyme, car une fois que le commentaire est écrit, rien n’est plus anonyme, on peut tout retracer. Un clic à droite, un clic à gauche, un copy paste vers un site spécialisé gratuit et voilà l’anonyme plus si anonyme que cela.

Lorsque j’ai cliqué sur la touche ‘RECHERCHER’, la carte de la Belgique m’est apparue avec un point rouge sur une très belle ville, beaucoup mise à l’honneur ces derniers jours sur les blogs Belges, Liège. Steve Lommel était donc Liégeois ! Drôle de nom pour un Liégeois me suis-je dit. C’est plutôt un nom Flamand. Mais bon, en Belgique c’est possible. Nous avons bien un premier ministre Flamand qui s’appelle Yves Leterme, un nom Wallon donc, et un ministre Wallon, Van Cauwenberghe qui porte un nom Flamand. C’est ça aussi la Belle gique gique gique.

Mais Liège est grand et seulement savoir que mon ‘contestataire’ venait de la belle ville de Liège m’était insuffisant. Heureusement sur ce site on peut agrandir et diminuer la carte. Clic, clic, clic, tiens donc, Steve Lommel habite sur un des boulevards les plus connus de Liège, quelle coïncidence. C’est que je connais déjà quelqu’un qui habite sur ce boulevard. Mais il ne s’appelle pas Steve, ni Lommel et surtout, il n’a pas de femme, ça j’en suis certain. Serais-ce quand-même ? Mais non, ce n’est pas possible, ce serait trop…. Mark, sors cela de ta tête, tu vois le mal partout.

Mais quand-même, et si…. Il ne me restait plus qu’une chose à faire. La personne que je connais sur ce boulevard était venu assez souvent sur mon blog il y a un peu plus d’un an. Je retrouve un des commentaires signés de son diminutif, vite sur le site, clic, clic, clic, agrandissement de la carte, …… et puis……. consternation……. j’en ai eu mon cuberdon tout secoué…… pas possible.

Eh oui mes amis, Steve Lommel n’existe pas. Steve Lommel a non seulement laissé un commentaire anonyme, mais est un faux nom derrière lequel se cache une personne que je connais, avec qui je parlais souvent via le blog, le mail ou le sms et qui maintenant se sent obligé de se faire passer pour quelqu’un d’autre pour venir laisser son avis sur mon blog. Et dire qu’il me traite de ‘pathétique’ dans son commentaire. Que dire ? Un nom inventé, une femme inventé, un blog de femme inventé, faire semblant de ne jamais être venu avant sur mon blog….. j’e n’en reviens pas, j’ai ris, j’ai ris, j’en ai encore les larmes aux yeux.

Maintenant, pourquoi s’amuser à ça ? Soit c’est par lâcheté. Soit c’est pour ne pas s’exposer au retour de flamme ? Soit c’est pour nuire tout simplement ?

Ou bien…… c’est peut-être pathologique qui sait ! Il faut peut-être obliger ce monsieur à consulter. Le dédoublement de personnalité, cela existe et ce n’est pas facile à vivre. Imaginez-vous, devoir vivre tous les jours avec plusieurs ‘moi’ dans le même corps. Souvent le dédoublement de la personnalité intervient chez des sujets qui ne sont pas bien dans leur peau, qui voudraient être quelqu’un d’autre, avoir fait d’autres choix, qui ne s’acceptent pas comme ils sont. Faut faire gaffe avec ça, car cela peut dévier très vite en Docteur Jeckyl et Mister Hyde cette affaire là.

Cela commence souvent d’une façon anodine. On est doué en cuisine, on n’a pas de diplôme de cuistot, les gens qui gouttent trouvent cela bon, et hop, on se bombarde Chef cuistot. Puis on commence à parler de soi à la troisième personne, comme si on ce plaçait à l’extérieur de son corps. Bizarre, non ? Syndrome Caesar ou syndrome Delon ? Puis, plus tard, il arrive que le sujet se prenne pour un animal et qu’il pousse des cris de dindon ou de canard. On ne s’alarme pas encore trop, c’est qu’il est marrant notre loustic. A un stade plus avancé on s’imagine super-héros ou en aventurier bravant la brousse locale à la recherche de précieuses victuailles, ou pinup blonde dans d’autres occasions (eh oui). On s’invente des aventures rocambolesque, on s’invente un personnage qui passe bien chez tout le monde, une façade tellement sympatoche, que tout le monde, y compris moi-même, s’y laisse prendre. Et on fini par se prendre pour le roi du monde et cela devient alors beaucoup moins comique.

Chèr monsieur, permettez-moi de vous appeler Steve dès ce jour, chère Steve donc. Arrêtez donc de vous ridiculiser ainsi et pour vous paraphraser, ne venez plus ‘polluer’ mon blog avec des mensonges et des commentaires anonymes. Allez jouer dans votre bac à sable avec vos amis fictifs, vos complexes et vos personnalités multiples et laissez moi me concentrer sur ma cuisine, certes simple et pas aussi sophistiquée que la vôtre, mais tellement gouteuse selon les dires des gens pour lesquels j’ai déjà eu le bonheur de cuisiner.

Une dernière petite chose. Tu, Steve donc, écris que il faut avoir fait ses preuves et pardonnez moi mais je ne vois rien dans ce blog qui vous permet de dire aux gens ce qu’ils doivent penser ou non.

Je ne comprends pas alors que tu écrivais il y a quelques mois tout autre chose au sujet de ce blog et des recettes qui y sont publiés, comme « une superbe recette de plus ! » ou « Waouww ! Superbe travail. » ou encore «  Tout simplement superbe. », « Superbe réalisation. »,  « Bravo. Une fois de plus, un superbe post et une superbe recette. », « Superbe réalisation Mark ! », « Superbe recette, bravo. »,  « Chapeau l’artiste. », « Chapeau bas. » et la phrase qui contredit à 100% ce qui est marqué plus haut: « tu n’as plus rien à prouvé ». Hypocrisie à fond donc, une des choses que je décriais particulièrement dans le texte sur lequel tu as réagis vigoureusement.

Sans rancune, mais tu l’as cherché. N’empêche, tu m’as bien fait rire cette semaine. Et maintenant je vais me servir un bon petit pèket (je ne suis pas Liègeois, mais comme toi, j’adore ce breuvage de chez toi).

Bonne Soirée

 

 

Petit Break

PETIT BREAK

Nous nous octroyons un petit break. Il n’y aura donc pas de publications pendant un petit moment. Je vous laisse en bonne compagnie et le 21/08 je viendrai faire un petit coucou sur le blog.

Si j’ai éveillé votre curiosité avec ce mystérieux personnage, venez voir le 21/08, vous en saurez plus.

 

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Je vous dis donc à bientot.

 

Feuilleté aux abricots et verveine

FEUILLETE AUX ABRICOTS ET VERVEINE

 

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Le dernier ‘Maisons Côté Sud Hors-Série Cuisine n°17’ m’a immédiatemment tappé dans l’oeil avec sa couverture gourmande. Les abricots sont sur les étals des marchés et je n’ai pas pu résister à cette recette. La verveine frâiché, j’ai eu le bonheur d’en trouver chez un ami jardinier. Je ne me suis pas amusé à changer la recette, elle me plaisait comme elle était. Non, je mens, j’y ai ajouté un soupçon de sirop d’orgéat.

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INGREDIENTS (4P)

  • 1 CARRE DE PATE FEUILLETE (MAISON OU DU COMMERCE)
  • 8 ABRICOTS MURS
  • 3 C.A.S. RASES DE SUCRE DE CANNE
  • UN SOUPCON DE SIROP D’ORGEAT
  • 10 FEUILLES DE VERVEINE CITRONELLE FRAICHE (Pour être plus précis, de l’Aloysia Trifyla)
  • 1/2 CITRON

 

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PREPARATION

Couper les abricots en deux et retirer les noyaux.

Placer les abricots dans un plat.

Saupoudrer les abricots de sucre de canne, les arroser de jus de citron et parsemer de feuilles de verveine. Laisser reposer pendant 30 minutes.

Etaler la pâte feuilletée en carré et y disposer bien serrés les abricots, le côté bombé contre la pâte. Récupérer le sucre fondu dans le plat, les feuilles de verveine et placer tout sur les abricots.

Ajouter un soupçon de sirop d’orgéat. Enfourner à 180°C. Surveiller la cuisson. J’ai en ce qui me concerne, laissé 1 heure à chaleur tournante.

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Bon appétit!

Salade Waldorf et ailerons de poulet laqués

SALADE WALDORF ET AILERONS DE POULET LAQUES

 

 

 

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Encore un classique aujourd’hui chez nous, la salade Waldorf. Toute simple, mais bien bonne avec de la mayonnaise maison et accompagné de poulet laqué.

Elle aurait été inventé par un maître d’hôtel du Waldorf à New-York, qui deviendra plus tard le très chicissime Waldorf Astoria.

En 1893, Oscar Tschirky en fît donc la première version, ne contenant que des pommes, du céleri et de la mayonnaise.

Aujourd’hui on la retrouve agrémenté de noix, de laitue, de poulet froid, d’oranges, de céleri rave, de sauce worcestershire, de yaourth, de persil, de roquefort, d’endives….

Voici ma version, pas trop éloignée de l’originale, mais quand-même avec quelques ingrédients supplémentaires. Je l’accompagne ici avec des ailerons de poulet laqués.

L’aileron est une partie du poulet qui est trop peu utilisé dans la cuisine. Beaucoup de personnes n’aiment pas, parce-que c’est du chipottage. Dans cette préparation je sers l’aileron sans l’os, ce qui facilite la dégustation après.

Pour les ailerons je me suis basé sur une technique utilisé par Peter Goossens, Chef*** du restaurant ‘Hof Van Cleve’ à Kruishoutem en Belgique.

 

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INGREDIENTS (2-4P celà dépends si entrée ou plat)

  • UN COEUR DE ROMAINE OU DE LAITUE
  • 2 POMMES GRANNY SMITH
  • 3 BRANCHES DE CELERI BLANC
  • 1/2 CITRON
  • 125 GR NOIX CONCASSES
  • 100 GR MAYONNAISE MAISON
  • UNE PINCEE DE SUCRE EN POUDRE
  • SEL, POIVRE

Pour les ailerons

  • 6 AILERONS DE POULET
  • 250 ML BOUILLON DE VOLAILLE
  • BEURRE
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 45 GR SAUCE SOJA
  • 30 GR MIRIN
  • 1 C.A.THE DE ZESTE DE CITRON
  • 15 GR MIEL

 

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PREPARATION

Réaliser une mayonnaise maison.

Colorer les ailes de poulet dans un peu de beurre, recouvrir de bouillon de volaille, thym et laurier et laisser mijoter environ 45 minutes.

Sortir les ailerons de la poêle et extraire les os précautionneusement afin de ne pas défaire trop l’aileron.

Mélanger les éléments du laquage: le restant du bouillon, le mirin, la sauce soja, le miel et le zeste de citron.

Effeuiller la laitue. Couper les pommes et les épépiner. Les détailler en quartiers, puis en fines tranches, les arroser de jus de citron.

Casser les branches de céleri, les éffiler, puis les couper en petits morceaux.

Mélanger les pommes, le céleri, les noix et la mayonnaise bien citronnée et additionnée d’une pincée de sucre. Rectifier l’assaisonnement en sel et en poivre.

Colorer les ailerons dans une poêle anti-adhésive en arrosant de temps en temps avec le laquage, poursuivre la cuisson jusqu’à presque évaporation de la sauce.

Disposer la laitue sur les assiettes, puis le mélange pommes-céleri-noix-mayo. Servir avec les ailerons laqués.

 

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Bon Appétit!


Steak-frites à la sauce Choron

ENTRECOTE-FRITES A LA SAUCE CHORON

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Ce qui m’étonne un peu sur les blogs, c’est le peu de considération qui est donnée aux bases classiques. Il est certain que la cuisine doit se renouveler et qu’il faut en redessiner les frontières jour après jour. Mais pourtant, il y a des bases classiques, des sauces surtout, qui ont prouvé toute leur éfficacité et fait passer des bons moments à des millions de gastronomes. Et il ne faut pas les oublier.

Ainsi on retrouve que très rarement la béarnaise dans les recettes sur les blogs. Trop rustique peut-être? Moins sexy que les macarons, les cupcakes, les dips, les mousses et les gelées. Mais tout aussi technique et certainement délicieux.

Ce dimanche, une variante de la béarnaise à notre table, la Choron. Une très bonne sauce, que l’on trouve bizarrement moins souvent dans les brasseries que la béarnaise. Peut-être n’y a-t’il pas de base toute prête sur le marché pour la Choron???? Peut-être est-elle tombée dans l’oubli???

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La sauce Choron est en fait une béarnaise tomatée.

Il faut simplement pas ajouter d’estragon à la fin, mais monter la sauce béarnaise, puis ajouter dans la sauce terminée, 1 à 2 c.à.s. de compotée de tomates bien réduite où de coulis de tomates très concentré, dont on pourra rectifié l’acidité avec un soupçon de sucre glace.

Pour trouver la recette d’une bonne béarnaise: SAUCE BEARNAISE

Nous nous sommes régalés avec cette sauce, bien acide, qui a accompagné une belle entrecôte, cuite simplement 2 minutes de chaque côté dans un mélange beurre-huile d’olive, puis terminée au four à 220°C pendant 4 minutes. Un peu de poivre et un peu de sel et le tour est joué.

Comme accompagnement, de simples frites (pas faites maison cette fois par manque de temps).

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Bon Appétit!

 



Sauce Choron

SAUCE CHORON

Un post très court afin de pouvoir classer cette recette dans le répertoire ‘BASES’.

Pour réaliser cette sauce, il faut d’abord réaliser la base d’une béarnaise, mais ne pas ajouter à la fin de l’estragon et du cerfeuil, mais 2 c à s de coulis de tomates ou de compotée de tomates si vous préférez avoir un peu de texture dans cette sauce.

Pour la béarnaise, c’est ici : https://passion-cuisine.blog/2010/08/09/sauce-bearnaise/

Bonne Sauce!

Sauce béarnaise

SAUCE BEARNAISE

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Arrêtez d’acheter les sauces béarnaises en bocaux. Elle est tellement meilleure faite maison et puis chaude où tiède, elle a tout de même plus de goût que froide.

Une sauce d’une incomparable fragrance, qui est semblable à la hollandais par le procédé et différente par sa composition de base. La base de la béarnaise est une réduction de bon vinaigre de vin et d’échalotte aromatisée d’herbes, dont l’indispensable est l’estragon. Important également, l’utilisation de beurre clarifié, un des secrets pour bien réussir une émulsion chaude.

La béarnaise est une sauce émulsionnée chaude. L’émulsion est le mélange énergique d’un corps gras (huile, beurre) avec du vinaigre, de l’eau ou du jus de citron, dont l’effet mousseux est provoqué par l’ajout d’un émulsifiant, le plus connu étant le jaune d’oeuf.

La sauce béarnaise tire son nom du restaurant où elle a été créée ou recréée, selon certains, à partir d’un manuscrit ancien: le Pavillon Henri IV à Saint-Germain-en-Laye. Henri IV était Béarnais. C’est un chef nommé Collinet qui en est l’inventeur.

La béarnaise est excellente, servie avec une bonne pièce de boeuf, côte à l’os, entrecôte, filet pur, châteaubriand, pavé, …. accompagné de bonnes frites maison. Elle est très bonne également avec le saumon grillé. Excellent également avec des asperges.

Dans ma version, j’ajoute thym, laurier et ail dans la base de réduction, ce qui n’est certes pas conforme à la recette de base, mais j’aime bien la petite touche que cela apporte. Si vous voulez donc respecter un peu plus le classique, vous savez quoi faire.

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INGREDIENTS (4P)

  • 220 G BEURRE CLARIFIE
  • 4 JAUNES D’OEUFS
  • 2 C A S D’EAU
  • 1 FILET DE CITRON (OPTIONNEL)
  • 1 C A S ESTRAGON POUR LA FINITION
  • 1 C A C CERFEUIL POUR LA FINITION

Pour la réduction

  • 10 CL DE VINAIGRE VIEUX DE VIN ROUGE, ASSEZ FORT OU DE VINAIGRE BLANC A L’ESTRAGON
  • 3 ECHALOTES GRISES, HACHEES
  • 1 GOUSSE D’AIL (FACULTATIF)
  • 2 C A S ESTRAGON FRAIS CONCASSE (TIGES Y COMPRIS) = +- 1/4 DE BOTTE
  • 2 C A C CERFEUIL
  • 4 G POIVRE NOIR CONCASSE EN MIGNONETTE
  • SEL FIN
  • PINCEE DE CAYENNE
  • 1 BRANCHE DE THYM (FACULTATIF)
  • 1/2 FEUILLE DE LAURIER (FACULTATIF)
  • 10 CL VIN BLANC SEC

PREPARATION

FAIRE LE BEURRE CLARIFIE

Découper le beurre en petits morceaux.

Mettre le beurre à clarifier dans un petit récipient au bain-marie, sans y toucher. Laisser fondre doucement.

Décanter le beurre lorsqu’il est clarifié, c.à.d. retirez le dépôt blanchâtre (caséine) qui surnage en surface et récupérer la matière grasse (au centre), sans racler par le fond, car le petit-lait s’y sera déposé.

Maintenir au chaud.

Au niveau de la proportion jaunes-beurre, je me base sur 55gr par jaune d’oeuf. Dans les différentes recettes que j’avais trouvé de béarnaise, cela oscille entre 125gr (ce qui est vraiment de trop selon moi et 43 gr (ce qui est un peu trop juste). Souvent cela se situe autour des 60gr, mais je préfère avoir un peu moins le goût du beurre.

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FAIRE UNE REDUCTION DE VINAIGRE

La base acide de la béarnaise peut se faire à l’avance et se conserve très bien au réfrigérateur. On l’appelle ‘gastrique’.

Préparer d’abord tous les ingrédients? ciseler les échalotes et hacher grossièrement les herbes fraîches en gardant bien sur une partie de l’estragon et du cerfeuil pour la finition.

Faire bouillir dans une petite casserole en fonte émaillée, le vinaigre avec les échalotes hachées, le cerfeuil et l’estragon hachés, quelques grains de poivre écrasés (mignonette), le thym, le laurier, l’ail, le poivre de cayenne et le vin blanc. Effectuer cette opération à feu doux.

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Quand le vinaigre est tombé à la valeur de 1/4 du liquide initial, on laisse refroidi et infuser hors du feu. Puis, on la passe au chinois en appuyant bien avec le dos d’une cuillère, afin d’extraire le suc et l’arôme.

FAIRE LE SABAYON

Clarifier les oeufs (ne garder que les jaunes).

Ne pas faire cela à l’avance:

Comme toutes les préparations à base d’oeufs mi-cuits ou sans cuisson, cette préparation représente un milieu favorable au développement microbien. Vous serez donc particulièrement attentif à la propreté du matériel utilisé et vous ne conserverez pas les excédents. La raison également pour une clarification des oeufs à la dernière minute.

Placer le ‘cul’ de votre casserole contenant votre réduction de vinaigre dans une deuxième casserole d’eau froide. Puis ajouter vos jaunes et un tout petit peu de beurre clarifié et remuer bien le tout. Rajouter 2 c.à.s. d’eau froide.

Faire chauffer au bain-marie en fouettant énergiquement en décrivant un huit dans la sauteuse.

Ceci a pour but d’incorporer un maximum ‘air dans les jaunes pendant qu’ils cuisent.

Le sabayon doit augmenter de volume et prendre une consistance crémeuse et légèrement onctueuse et mousseuse.

Retirer de la cuisson dès que le sabayon est à température (60°) et que chaque coup de fouet laisse entrevoir le fond de la sauteuse.

Utiliser une casserole de taille appropriée à la quantité de sauce. Une sauteuse trop grande entrainerait une coagulation des oeufs trop rapide.

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FINALISATION DE LA SAUCE

Ajouter alors, hors du feu, lentement, le beurre clarifié encore chaud. Ceci sans cesser de battre.

Ajouter l’assaisonnement en sel et en poivre de cayenne.

Ajouter éventuellement un petit filet de citron.

Si la sauce épaissit trop, ajouter un peu d’eau tiède.

Filtrer la sauce en la passant dans un chinois pour ne retenir que la sauce bien crémeuse.

Ajouter au dernier moment le cerfeuil et l’estragon frais haché finement. 

Servir la sauce tiède.

Astuce : vous pouvez remplacer le vinaigre par le vinaigre que vous récupérez de votre pot de cornichons vidé.

Bon Appétit!

Tomates confites maison

TOMATES CONFITES MAISON

 

 

 

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Ce qui est sympa les week-ends, c’est qu’on a plus de temps pour cuisiner. Bon, pour ceux qui aiment ça naturelement. Mais ce qui est chiant les week-ends, c’est qu’il y a tellement d’autres choses à faire en priorité, comme les achats de la rentrée des classes, le placement d’une nouvelle châtière, l’enlèvement de mauvaises herbes dans le jardin, le rangement des armoires, …. La vie est tout de même plein de contraintes et on ne fait pas toujours ce que l’on veut quand on en a envie. J’éssaye de le faire le plus possible, mais….

Heureusement il y a des parades. Quand on a des tas de choses à faire dans la maison, mais qu’on veut quand-même être créatif en cuisine, pourquoi ne pas faire par exemple des tomates confites. 4 à 6 heures dans le four et vous pouvez faire ce que vous voulez pendant. C’est pas une bonne idée ça?

Je me suis donc fais plaisir ce dimanche en me préparant un bocal entier de tomates confites maison. Quand on voit la facilité de réalisation et le prix qu’on paye parfois. En plus, pratique d’avoir celà chez soi à chaque moment, surtout une fois l’été envolé pour de bon.

C’est hyperfacile, il faut simplement avoir un peu de patience. Mais pendant que celà confit, vous pouvez faire mille autres choses.

Et ce ne sera pas ma dernière conserve de l’année. J’ai mes années confiture-gelée. Cette année est une année conserves. Bientôt au tour des poivrons et des aubergines.

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INGREDIENTS (2,5KG TOMATES DE DEPART)

  • 2,5 KG TOMATES (TYPE ROMA)
  • 12 CL D’HUILE D’OLIVE
  • GROS SEL, POIVRE NOIR
  • 7-8 GOUSSES D’AIL
  • 2 C.A.S. RASE SUCRE EN POUDRE
  • 1,5 FEUILLE DE LAURIER, COUPEE EN MORCEAUX
  • LES SOMMITES DE 6 BRANCHES DE THYM FRAIS

 

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PREPARATION

Monder les tomates: laver les tomates, inciser en croix les tomates à leur base. Les tremper 25 à 45 secondes (celà dépends de la taille de la tomate) dans de l’eau bouillante salée. Les sortir et le placer immédiatemment dans un grand bol d’eau glaçée, afin de stopper net la cuisson. Peler les tomates.

Puis les épépiner en récupérant le jus, que vous allez filtrer par la suite pour ne garder que le jus. Couper les tomates en deux ou en quatre selon leur taille. Mélanger les parts de tomates avec l’huile d’olive dans un bol. Saler, poivrer, ajouter le sucre, puis rémélanger le tout.

Sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé, étaler les pétales de tomate en les espaçant bien les uns des autres.

Ecraser lse gousses d’ail (sans les peler), les couper en deux et les déposer sur les tomates. Parsemer de thym et de laurier. Verser le jus résiduel des tomates.

Enfourner à 90° pendant 4 à 6 heures. Ajouter un peu d’huile en cours de route si nécessaire. Retourner les pétales de tomates qui sont sèches sur le dessus et trop humides sur le dessous.

Retirer au fur et à mesure les tomates qui sont confites. Laisser refroidir les tomates, puis les ranger dans un bocal et recouvrir d’huile d’olive pour les conserver. Garder dans votre cave bien au frais.

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Bon Amusement!

Cabillaud aux pommes de terre écrasés et salsa verde vinaigrée

CABILLAUD AUX POMMES DE TERRE ECRASES ET SALSA VERDE VINAIGREE

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Vendredi soir j’ai invité mes parents à venir manger un petit bout. Ils en avaient bien besoin car depuis plusieurs mois ma grand-mère maternelle (92 ans)  voyage entre le home ou elle réside et les hôpitaux. C’est assez lourd pour eux car celà nécessite des visites et un suivi journalier et tout le stress qui va avec. Alors pour les sortir de ce train train pas très joyeux, je leur ait fait un menu tout poisson.

Nous avons débuté avec un bon apéro, accompagné de petit toasts croustillants tartinés de rillettes de maquereaux à la moutarde à l’ancienne. J’avais encore toujours la conserve maison que Marie-France, ma Vendéenne préférée m’avait offert lors de mon séjour en 2009 en Vendée. Mes parents ont adoré cette préparation.

Après je leur ai servi une variante sur une recette que j’avais déjà faite (http://passion-cuisine.skynetblogs.be/archive/2010/04/06/saumon-grille-au-ras-el-hanout-compote-de-mangue-et-granny-s.html). J’ai laissé tombé la préparation de quinoa et simplement servi le saumon avec la sauce, la compote de mangues et un peu de jeunes épinards simplement tombés dans le beurre avec sel, poivre, cumin et échalotes. La recette a fait l’unanimité et le saumon était cuit comme jaime, c.à.d. que trois minutes sur chaque face et avec un peau bien croquante, délicieuse à manger.

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Comme plat j’ai également réalisé une recette que j’avais déjà faite, des filets de cabillaud cuits avec peau, des pommes de terre écrasés avec des tomates cerises, salade de blé et crème épaisse, accompagné d’une salsa bien relevée en vinaigre et condiments. Le cabillaud était cuit comme il se doit, les morceaux se détachaient bien mais ne tombaient pas en miette. Le plat fût un succès, ma maman m’a même demandé la recette de la sauce, qu’elle a adoré.

Nous avons terminé le repas avec une tarte au sucre et à la crème, acheté chez un boulanger (je ne suis pas encore un pro de la pâtisserie). Nous aurions préféré dégusté la tarte au sucre cassonade de Tournai, qu’une collègue de mon épouse à malheureusement oublié de nous apporter. Mais ce n’est que partie remise. J’entends parler de cette tarte à longueur d’année, j’espère bien un jour la goûter. 🙂

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Voici la recette du cabillaud:

INGREDIENTS (2-4P)

  • 4 MORCEAUX DE FILET DE CABILLAUD AVEC LA PEAU (180 à 200gr pp.)

Pour les pommes de terre écrasés

  • 7 POMMES DE TERRE FERMES, EPLUCHES ET CUITES A POINT DANS DE L’EAU SALEE
  • 3 BONNES C.A.S. CREME EPAISSE
  • 1 GOUSSE D’AIL EMINCEE
  • 2 C.A.S. PERSIL HACHE
  • 4 C.A.S. D’ECHALOTES FINEMENT EMINCES
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 8 TOMATES CERISES
  • 1 BONNE POIGNEE DE SALADE DE BLE
  • SEL, POIVRE

Pour la Salsa

  • 2 GOUSSES D’AIL
  • LES FEUILLES DE 100GR DE PERSIL PLAT
  • LES FEUILLES DE 100GR DE BASILIC
  • 25 CL D’HUILE D’OLIVE VIERGE
  • 45 GR CAPRES
  • 50 GR PETITS CORNICHONS
  • 1 C.A.S. MOUTARDE
  • 10 CL VINAIGRE DE VIN BLANC
  • SEL, POIVRE

 

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PREPARATION

Pour la salsa verde: écraser la gousse d’ail. Laver le persil et le basilic et le mixer ensemble avec l’ail, les câpres, les cornichons et 2 c.à.s. d’huile d’olive dans un blender. Ajouter la moutarde et le vinaigre de vin blanc. Puis ajouter doucement le reste d’huile d’olive et assaisonner en poivre et en sel.

Pour les pommes de terre écrases: faites revenir les échalotes dans l’huile d’olive avec la gousse d’ail. Ajouter les pommes de terre et les écraser grossièrement avec une fourchette. Quand tout est chaud, ajouter les tomates cerises, la salade de blé et la crème épaisse. Assaisonner en poivre et en sel. Rectifier au niveau de la crème épaisse selon vos envies. Ajouter le persil plat.

Cuire le cabillaud sur sa peau, afin que la peau devienne croquante, puis laisser cuire 5 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Assaisonner de poivre noir et de fleur de sel.

Dresser les différents éléments.

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Bon Appétit!

Vinaigre de fraise

VINAIGRE DE FRAISES

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Les bonnes fraises belges sont sur les étals en ce moment. Pour en garder un peu pour le reste de l’année, je me suis fait un vinaigre de fraises, avant d’en faire un également de framboises. Il ‘estivalera’ quelques plats en hiver.

Voyez, c’est bête comme tout.

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INGREDIENTS

  • 1/2L VINAIGRE D’ALCOHOL
  • 65 GR SUCRE SEMOULE
  • 250 GR FRAISES
  • 10 FEUILLES DE MENTHE
  • 5 GRAINS DE POIVRE NOIR CONCASSES + 7 ENTIERS

 

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PREPARATION

Laver et nettoyer les fraises. Les sécher. Couper les plus grosses en deux ou en quatre.

Les mettre avec la menthe dans un bocal.

Faire cuire le vinaigre, le sucre et les grains de poivre concassés.

Verser sur les fraises. Ajouter les grains de poivre entiers.

Fermer le bocal et laisser refroidir. Garder dans un endroit frais et sombre. Laisser 3 semaines avant d’utiliser.

Bon Appétit!


 



Tajine de poulet jaune fermier des Landes aux figuettes sauvages d’Andalousie et figues fraîches

TAJINE DE POULET JAUNE FERMIER DES LANDES AUX FIGUETTES SAUVAGES D’ANDALOUSIE ET FIGUES FRAICHES

 

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Lors de mon petit séjour très ‘sympatoche’ en Bretagne en compagnie de Marie-France, Patrice et Fabienne, j’ai trouvé des figuettes sauvages d’Andalousie sur un des nombreux marchés.

J’en ai pris un petit pâquet afin de les utiliser dans un tajine à mon retour à Bruxelles.

Celà a un peu tardé, mais voici ma version de tajine au poulet et figues. Si cette version ne vous tente pas, allez dans mon répertoire, il y a plusieures préparation de tajine à votre disposition.

La cuisine du Maghreb traditionelle, ou légèrement adaptée à ma sauce, j’adore. Je me souviens de merveilleuses vacances passées à Sousse en 1979, probablement mes vacances préférées de toute mon enfance. J’y ai vecu des moments très forts avec les habitants de cette ville Tunésienne. Et la cuisine ne m’a jamais tou à fait lachée. Il faut dire que les nombreux Nord-Africains qui m’entourent dans mon quartier, ainsi que la multitude d’épiceries maghrebinnes m’y font constament penser.

Nous avons aimé ce tajine. Les figuettes étaient peut-être un rien trop sucrées pour Sabine, moi j’ai aimé le contraste entre les figuettes assez sucrées et les figues fraîches plus douces.

La figuette sauvage d’Andalousie est une figuette traditionnelle qui murit entre 1000 et 1400 m d’altitude sur les versants de la Sierra Nevada, à quelques kilomètres de la mer. En septembre, les figuettes qui ont commencé à sécher sur

les arbres sont cueillies puis mises à sécher naturellement au soleil, sur le lieu même de la récolte, pendant 4 à 6 jours, puis elles sont légèrement farinées.

Source: http://www.fleursdaromes.com/fruits-secs/fruits-secs-et-deshydrates/figuettes-sauvages-d-andalousie-8-9-253.html

 

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INGREDIENTS (2-4P)

  • 2 CUISSES DE POULET ET 2 BLANCS (POULET FERMIER JAUNES DE LANDES, ELEVAGE JEAN-LOUIS JACQUES)
  • 50 GR BEURRE CLARIFIE (AU MAGHREB DE CHEVRE, DE BREBIS)
  • 1 OIGNON
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 10 GR GINGEMBRE FRAIS RAPE
  • UN PEU DE SEL
  • 1 BON VERRE D’EAU
  • 2 BRANCHES DE CORIANDRE
  • 100GR NOIX
  • SAFRAN
  • 1 CITRON CONFIT
  • 1 PIMENT ROUGE
  • 1 C.A.S. GRAINES DE SESAME

Pour les figues

  • 200 GR FIGUETTES SAUVAGES D’ANDALOUSIE
  • 300 GR FIGUES FRAICHES
  • 40 GR BEURRE
  • 2 C.A.S. D’EAU
  • 1 C.A.S. MIEL
  • 1 C.A.T. CANNELLE
  • 10 GR GINGEMBRE FRAIS RAPE
  • UN PEU DE POIVRE BLANC
  • UN PEU DE NOIX DE MUSCADE

 

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PREPARATION

Placer une poêle adhésive sur le feu avec de l’huile d’olive et du beurre clarifié. Faites bien chauffer.

Y faire revenir brièvement les morceaux de poulet (assaisonnés en sel et poivre) avec l’ail émincé, l’oignon émincé, le piment émincé, le gingembre, le coriandre haché et quelques filaments de safran. Quand tout est bien doré et bruni, ajouter l’eau.

Ajouter également le citron confit, coupé en tranches.

Transvaser tout dans un plat à tajine et laisser cuire au four à 100°C pendant 1h30, puis à 140° pendant 30 minutes et pour finir, 1 heure à 180°C mais sans le couvercle. Il faut mélanger de temps en temps et à mi-cuisson retourner le poulet.

Pendant ce temps, laver les figues, les couper en quatre. Laisser tremper les figuettes dans un peu d’eau chaude. Faire torréfier les graines de sésame à sec dans une poêle.

Dans un bol, mélanger le miel, la cannelle, le gingembre, poivre, sel, noix de muscade et l’eau. Y ajouter les figues et laisser mariner pendant une heure.

Faire fondre le beurre dans la poêle et y faire revenir les figues pendant 7 minutes à petit feu dans leur marinade. Ajouter une c.à.s. d’eau si celà sèche trop.

30 minutes avant la fin de la cuisson du tajine, ajouter les figuettes confites.

15 minutes avant la fin de la cuisson du tajine, ajouter les figues fraîches et leur sauce, ainsi que les noix. Bien mélanger. Ajouter sur le dessus les graines de sésame.

Laisser encore un peu dans le four afin de caraméliser le dessus du tajine.

Servir avec de la semoule.

Bon Appétit!

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ACCOMPAGNEMENT VIN

Un bon Condrieu ou un Penedès Espagnol

 

 

 

 

 

Magrets de canard aux cerises du Nord, polenta au romarin, frite à la graisse de canard

MAGRETS DE CANARD AUX CERISES DU NORD, POLENTA AU ROMARIN, FRITE A LA GRAISSE DE CANARD

 

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Pour le canard, j’ai un vrai faible! Je ne peux pas résister à un bon magret. Et j’adore les saveurs acidulées-sucrées avec le magret.

J’avais déjà préparé, puis déguster avec beaucoup de plaisir, un magret avec des framboises ici , et j’ai voulu profiter de la saison des cerises, surtout qu’elles sont abondantes et très bonnes cette année, pour réaliser une version avec des cerises du Nord, une variété bien de chez nous.

Celà me permet en même temps de tester la cuisson du magret comme signalé recemment par Chef Damien en video sur son blog: une cuisson avec démarage à froid et sur très petit feu afin de faire fondre gentillement la graisse et obenir un magret bien croustillant mais pas brûlé.

J’avais vu qu’Anne-Sophie Pic associait le magret et les cerises avec des blinis au maïs. Sur la même idée, j’ai accompagné ce plat par des rectangles de polenta épicés au romarin et au mélange d’épices ‘Hot Spices’ de Piet Huyzentruyt. J’ai cuit les rectangles de polenta dans la graisse de magret récupéré lors de la cuisson de ce magret.

Verdict: Associations superbes: l’acidulé des cerises, la puissance du magret, le romarin… tout fonctionne. Par contre, trois points d’amélioration: 1. Il faut poursuivre la cuisson sur la peau encore pendant 15 minutes supplémentaires afin de faire fondre un maximum de graisse et obtenir la pélicule croquante. J’ai déjà changé dans la recette. 2. J’ai ajouté trop de beurre dans mon sirop, j’ai déjà diminué dans la recette. Le sirop c’est donc un peu liquidéfié. 3. Les rectangles de polenta auraient pu être encore un peu plus dorés. A refaire donc. Mais très bon.

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INGREDIENTS (2P)

  • 1 MAGRET DE CANARD DE 400GR
  • 500GR CERISES DU NORD
  • 10 CL BANUYLS
  • 1 C.A.S. VINAIGRE DE BANYULS (OU DE VIN VIEUX, XERES)
  • 2 NOIX DE BEURRE DEMI-SEL
  • 2 C.A.S. SUCRE
  • SEL DE MER, POIVRE, FLEUR DE SEL

Pour la polenta

  • 150 GR POLENTA
  • 25 CL D’EAU
  • 35 CL DE LAIT ENTIER
  • 30 GR PARMESAN RAPE
  • 15 GR BEURRE
  • POIVRE, 15 GR SEL
  • LES FEUILLES DE DEUX BRINS DE ROMARIN, CISELES
  • 1/2 C.A.C. DE MELANGE ‘HOT SPICES’ PIET HUYZENTRUYT
  • UN PEU DE GRAISSE DE CANARD, RECUPERE PENDANT LA CUISSON DU MAGRET

 

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PREPARATION

Laver et dénoyauter les cerises.

Dans une casserole, faire bouillir le lait et l’eau avec le sel. Verser ensuite la polenta en pluie, mélanger au fouet, puis laisser cuire à feu doux selon le temps indiqué sur l’emballage en remuant régulièrement.

A mi-cuisson, ajouter le poivre, le mélange piquant et le romarin ciselé. Continuer à cuire sans oublier de remuer régulièrement afin que la polenta n’attache pas dans le fond de la casserole. Lorsque la polenta est cuite et se détache de la paroi, ajouter le beurre et le parmesan fraîchement râpé.

Etaler la polenta cuite dans un plat sur une hauteur de 1cm, la lisser avec une spatule et couvrir de film plastique. Laisser refroidir, le temps qu’elle durcisse.

Parer le magret en éliminant le surplus de gras sur les côtés et sur le dessus du magret, le dénerver. Placer le magret, côté peau, dans une poêle froide, sans autre apport de graisse. Mettre la poêle sur le plus petit feu possible afin de faire fondre doucement la graisse du magret. De temps en temps verser la graisse fondue dans un récipient (elle servira ultérieurement dans une autre recette). Après 1 heure-1 heure 15, enlever le magret de la poêle. Laisser reposer quelques minutes. Assaisonner de gros sel et de poivre noir du moulin. Puis le saisir sur feu vif pendant 2 minutes côté chair.  Réserver.

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Pendant ce temps, réaliser l’accompagnement de cerises:

Saisir les cerises pendant 2 minutes dans une noix de beurre, ceci dans une poêle moyenne. Les saupoudrer de sucre, mélanger et poursuivre la cuisson encore 3 minutes.

Sortir les cerises avec un écumoire et réserver.

Dans la poêle de cuisson des cerises, verser le banuyls. Laisser bouillir pendant quelques minutes, puis verser le vinaigre et laisser cuire jusqu’à consistance de sirop.

Y replacer les cerises en les tournant pour les envelopper de ce sirop. Ajouter la deuxième noix de beurre bien froid hors du feu.

Réchauffer les magrets, côté graisse, pendant 7 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Laisser reposer, côté chair, hors du four pendant 4-5 minutes avant de servir.

Lorsque la polenta est suffisamment ferme, la démouler sur une planche et la détailler en rectangles. Faire revenir les rectangles à la poêle, dans de la graisse de canard (récupéré lors de la cuisson des magrets). Après cuisson, saupoudrer de poivre et de fleur de sel.

Réchauffer légèrement la préparation aux cerises.

Couper le magret en tranches, servir avec les cerises. Disposer un peu de fleur de sel sur la viande.

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Bon Appétit!

Boeuf mariné à la harissa, yaourt bulgare à l’aubergine, pommes de terre en chemise

BOEUF MARINE A LA HARISSA, YAOURT BULGARE A L’AUBERGINE, POMMES DE TERRE EN CHEMISE

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De retour d’un court séjour à la mèr et après quelques courses çi et là, des visites familiales, des rangements divers et un peu de ré-organisation, nous voilà au supermarché Delhaize et avec l’éternelle question au bout des lèvres: que va-t’on manger ce soir. Et comme nous aimons vraiment beaucoup varier les plaisirs, il faut de l’inspiration tous les jours. Pas toujours facile, mais aujourd’hui elle était là.

Tout s’est mis en route par un petit pot de harissa maison (une très bonne de chez Anne des Jardins de Pomone, bien connus en Belgique et outre-Quiévrain. Un petit pot offert et déjà de production fin 2008. Mais dans lequel je trempe ma petite cuillère ou la pointe de mon couteau au moins une fois par an pour un plat. Et après ce plat, il en reste encore pour un prochain.

J’avais dans l’idée de faire mariner des gros dés de boeuf dans de l’huile d’olive avec une belle dose de harissa, un peu de jus de lime, de la menthe, de l’oignon, de la tomate et un rien de soja en remplacement du sel. Pour accompagner les bouchées légèrement piquantes, il me fallait de la fraîcheur. Je l’ai trouvée sous forme d’un yaourt bulgare (grec ou turque c’est bon aussi naturellement) que j’ai mélangé avec de la purée d’aubergine, un peu de coriandre et une pointe de cumin. Comme féculant, des pommes de terre, simplement cuites au four dans leur peau.

Dans l’assiette, imaginez-vous en train de trémper la pomme de terre dans le jus de cuisson à la harissa, puis le morceau suivant dans le yaourt customisé. Un régal, surtout qu’il y avait aussi des petits morceaux d’oignons caramélisés et les petits dés de tomates. Un régal. Vive l’inspiration de dernière minute.

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INGREDIENTS (2P)

  • 300GR BOEUF (ASSEZ EPAIS POUR COUPER EN BEAUX DES)
  • 6 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.C. BOMBEE DE HARISSA MAISON
  • 2 TOMATES TYPE ROMA
  • 5 BELLES FEUILLES DE MENTHE
  • LE JUS D’UNE LIME
  • 2 C.A.C. SAUCE SOJA
  • 1/4 D’OIGNON BLANC COUPE EN RONDELLES, PUIS EN DEUX
  • 1 AUBERGINE (+- 150 GR CHAIR)
  • 75GR YAOURT BULGARE
  • 1 PINCEE DE CUMIN
  • SEL, POIVRE
  • 20 FEUILLES DE CORIANDRE

PREPARATION

Couper le boeuf en gros dés.

Mélanger l’huile d’olive, la harissa, la menthe, le jus de lime, l’oignon et la sauce soja. Bien mélanger afin que la harissa se mélange bien aux autres ingrédients. Emonder et peler les deux tomates et couper la chair en dès. Mélanger la tomate, la viande et l’huile d’olive aromatisée. Réserver au frais le temps au moins une heure.

Pendant ce temps faire cuire l’aubergine en entier dans le four préchauffé à 190°C. Compter environ 40 minutes. Puis la sortir et récupérer la chair et la passer dans un petit hachoir afin d’avoir une texture lisse. Laisser refroidir la chair.

Une fois refroidi, mélanger les aubergines avec le yaourt, le cumin, le sel, le poivre et la coriandre hachée. Réserver au frais (il faut le servir bien frais).

Pendant ce temps, faire cuire les pommes de terre au four à 190°C, ceci pendant 45 minutes environ (celà dépend de la taille et de la variété de pdt). Réserver au chaud.

Dans une poêle à griller, faire revenir dabord les tranches d’oignon avec un peu d’huile de la marinade. Laisser revenir et colorer un peu. Puis, ajouter les dés de viande et faire cuire ainsi pendant 5 minutes. Verser le reste de la marinade et les dés de tomates dans la poêle et faire revenir encore quelques minutes.

Servir les pommes de terre, coupées en deux, nappées de yaourt à l’aubergine. Disposer à côté les dés de boeuf à la harissa, les oignons caramélisés et les dés de tomates.

Bon Appétit!

 

Blanc de poulet au vinaigre balsamique, salade de couscous aux pommes vertes

BLANC DE POULET AU VINAIGRE BALSAMIQUE, SALADE DE COUSCOUS AUX POMMES VERTES

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Des envies d’aigre-doux, de citroné, de fraîcheur, mais aussi de quelque chose qui a plus de corps qu’une salade ou des légumes comme hier.

Je ne me suis vraiment pas foulé: une recette de simili-taboulé d’un ‘Cuisine Actuelle’ et une recette de poulet du magazine ‘Victoire’, dans laquelle j’ai substitué le mini-wrap de légumes cuits par la salade de couscous.

Le mariage est consommé, la sauce aigre douce très riche et encore bien chaude et le petit taboulé plein de fraîcheur avec le citron, la pomme verte et le fromage très frais et jeune de brebis allaient à merveille ensemble.

Si vous faites cette recette pour 2 il vous restera encore du taboulé pour le lendemain, pour mettre dans la boîte à tartines pour le boulot.

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Voici la recette:

INGREDIENTS (2P)

Pour le poulet

  • 2 BEAUX BLANCS DE POULET
  • 1 ECHALOTE
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 15 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • 75 ML VINAIGRE BALSAMIQUE
  • 2 C.A.S. MIEL LIQUIDE
  • 1 C.A.S. MAIZENA
  • POIVRE, SEL

Pour la salade

  • 300 GR DE SEMOULE A COUSCOUS PRECUIT
  • 2 POMMES VERTES
  • 1 PETIT OIGNON BLANC
  • 1 BOUQUET DE PERSIL PLAT
  • 1 PIMENT ROUGE SEC
  • LE JUS D’1,5 CITRON
  • 200GR FROMAGE FRAIS DE BREBIS
  • 4 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE + 2 C.A.S.
  • 2 PINCEES DE CANNELLE EN POUDRE
  • SEL, POIVRE

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PREPARATION

Pour la salade

Réhydrater la semoule dans de l’eau bouillante selon les indications inscrites sur le paquet, puis égrener la semoule avec une fourchette.

Laver et couper les pommes en deux. Les épépiner, couper la chair non pelée en dés. Arroser les pommes avec 1/3 du jus de citron.

Hacher l’oignon. Tailler le fromage en cubes.

Effeuiller le persil.

Mélanger le reste du jus de citron avec la cannele, du sel, du poivre et l’huile d’olive. Mélanger le couscous avec les pommes, le fromage, l’oignon, le persil, l’huile parfumée et le piment coupé très finement.

Ajouter encore un peu d’huile d’olive. Rectifier l’assaisonnement.

Réserver au frais pendant au moins 1 heure avant de servir.

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Pour le poulet

Préchauffer le four à 180°C.

Dans une sauteuse, faire revenir l’échalote émincée. Ajouter l’ail et les blancs de volaille, poivrer et saler. Faire dorer le poulet de chaque côté. Oter la viande et la réserver.

Déglacer la sauteuse avec le mélange de bouillon et de vinaigre balsamique, puis ajouter le miel. Faire bouillir, puis récupérer 2 à 3 c.à.s. pour diluer la maïzena. Reverser ensuite tout dans la sauteuse et mélanger jusqu’à épaississement.

Recouvrir un plat pas trop large (afin de ne pas étaler la sauce) allant au four de papier sulfurisé et y déposer la viande. Couvrir ensuite la viande avec la sauce.

Enfourner 30 minutes en retournant les morceaux 1 à 2 fois.

 

Finition

Sortir la viande du four, la couper en fines tranches et répartir sur les assiettes. Saucer la viande avec le fond du plat (éventuellement réduite encore un peu sur un petit feu).

Placer la salade de couscous sur l’assiette dans un cercle en inox.

Bon Appétit!

 

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Esclivats du sud à la ‘fonduta’ de tomino toscano

ESCLIVATS DU SUD A LA ‘FONDUTA’ DE TOMINO TOSCANO

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Je reste dans la cuisine du bassin méditéranéen, cuisine qui m’attire beaucoup en ce moment. Nous avons, moi et Sabine, des envies à répétition de légumes grillés, de vinaigrettes, de légumes gorgés de soleil, d’huile d’olive, de tapenades, de fraîcheur dans l’assiette.

Aujourd’hui je me suis basé sur une recette toute simple de François Will, chef membre des Toques Blanches du Roussilon, chef du restaurant ‘La Chaumière’ à Font Romeu Odeillo Via. J’ai trouvé la recette dans le ‘Chefs et Saveurs’ nr 25 sorti il y a peu.

J’ai adapté la recette en suprimant le fromage de chèvre (elle n’aime pas trop, sauf les chèvres un peu plus durs, en salade, avec p.e. du miel, des lardons….). J’avais en premier lieu pensé le remplacer par de la burrata, mais je n’en ai pas trouvé chez Mmmmh! aujourd’hui, ils étaient en rupture de stock (Marielle a du prendre tout le stock 🙂 ). J’ai changé mon fusil d’épaule (et nous ne sommes pas mécontent du tout) en prenant un petit pâquet de ‘Fonduta di Tomino Toscano’ de Fattoria Lischeto à Volterra (Pisa), un fromage à base de lait de vache et brebis.

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Voici la recette:

INGREDIENTS (2P)

  • 180 GR DE TOMINO TOSCANO
  • 2 POIVRONS ROUGES
  • 2 AUBERGINES
  • HUILE D’OLIVE
  • FLEUR DE SEL, POIVRE NOIR DU MOULIN

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PREPARATION

Cuire les poivrons et les aubergines entiers, dans un four préchauffé à 180°C pendant 30 minutes. Les légumes doivent être mous au toucher. Prolonger la cuisson des aubergines pendant quelques minutes en plus si nécessaire.

Une fois cuits, enlever la peau des aubergines et les réserver entiers dans un plat. Réserver les poivrons sur un plat et les recouvrir d’un linge humide. Une fois froids, enlever la peau et les graines des poivrons. Réserver.

Couper le fromage en cubes, les placer dans un petit plat et laisser légèrement fondre pendant 10 minutes dans un four à 180°C. Puis, sortir le plat et laisser tiédir.

Détailler les poivrons et aubergines en lanières (pour les aubergines, supprimer la partie centrale plus fibreuse et le gros des graines), les placer sur des assiettes en alternance. Au centre de cette présentation, présenter en une ligne verticale, le fromage coupé en petits morceaux. Arroser bien d’huile d’olive, bien saler à la fleur de sel et poivrer au poivre noir du moulin.

Passer les assiettes pendant 5 minutes sou le grill d’un four préchauffé à 210°C.

Déguster sans attendre avec de la bonne baguette et du beurre au sel marin (de Guérande).

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Bon Appétit!

 

Moules Anisées

MOULES ANISEES

Cette semaine nous avons préparé des moules. C’est encore un peu tôt pour la bonne saison, qui est plutôt en septembre, mais Sabine aime tellement ça que je me devais d’en faire. Moi, j’aime, mais ce n’est pas ce que je préfère. Je n’arrive jamais à finir mon kilo et j’ai besoin de changer la recette de temps en temps. Les moules marinières, c’est ce que je préfère, mais cette fois je me suis aventuré sur l’anis en combinant les moules avec du pastis, des graines de fenouil et du fenouil.

C’était très bon, mais j’aurais encore du corser le goût anisé en ajoutant vers la fin, sans cuire trop longtemps, encore un peu de pastis. A éssayer la prochaine fois. Comme la recette publié avant, je ne suis pas tout à fait content de moi. A la fin lorsque j’ai lié aux jaunes d’oeufs, je n’ai pas fait gaffe et le jaune d’oeuf au lieu de lier, c’est retrouvé en omelette. Erreur de débutant, j’ai été assez mauvais ici. Je ne publierai donc pas la photo, pas joli dans l’assiette.

INGREDIENTS (2P)

  • 2KG DE MOULES
  • 1 OIGNON BLANC ASSEZ GROS
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 2 TIGES DE CITRONELLE
  • 1 BON FENOUIL AVEC BEAUCOUP DE VERDURE
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 20 CL VIN BLANC
  • 15 CL CREME LIQUIDE
  • 5 C.A.S. PASTIS
  • 1 BONNE C.A.S. DE PERSIL HACHE
  • 2 JAUNES D’OEUFS BATTUS
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • LE ZESTE D’UN CITRON NON-TRAITE
  • LE JUS D’UN CITRON NON-TRAITE
  • 1 C.A.S. DE GRAINES DE FENOUIL

PREPARATION

Bien rinçer les moules sous l’eau courante, les nettoyer et éviter les moules qui ne se ferment pas après les avoir tappé légèrement contre le bord de l’évier. Jetter également les moules cassées. Emplir alors une grande cuvette d’eau et laver les moules, en les brassant fortement, pour bien les frotter les unes contre les autres, afin de finir de décoller les petites impuretés qui auraient échappé au grattage. Renouveler l’opération jusqu’à ce que l’eau de la bassine soit claire. Il ne faut pas laisser tremper les moules dans l’eau. Elles croiraient que la mer est remontée et recommenceraient le travail de filtrage qui fait transiter en elles des hectolitres d’eau chaque jour. Du coup, elles s’empliraient d’eau douce, et seraient moins bonnes, assez fades.

Emincer l’oignon (en deux, puis en rondelles très fines) et l’ail. Nettoyer le fenouil et le couper en fines lanières en évitant de mettre le coeur dur. Hacher la verdure du fenouil. Préparer les tiges de citronelle en ne récupérant que le centre bien aromatique et non fibreux, puis couper la tige en rondelles fines.

Faire chauffer l’huile d’olive dans une casserole assez grande pour contenir 2 kg de moules. Y faire revenir sur feu moyen, les lanières d’oignon et les graines de fenouil pendant 2 à 3 minutes. Ajouter l’ail, la citronelle et le fenouil et faire revenir 1 minute de plus.

Ajouter les moules, puis le vin blanc. Faire bouillir, couvrir et faire revenir jusqu’à ouverture complète de toutes les moules. Comptez environ 10 minutes en secouant la casserole de moules à mi-cuisson.

Avec un égouttoir, enlever les moules de la casserole. Réserver les moules dans un four à 50°C.

Faire réduire à feu fort le jus de cuisson (il n’est pas nécessaire de le passer, mais libre à vous de le faire ou pas) de moitié. Puis ajouter la crème liquide et le pastis et poursuivre la cuisson pendant 2 minutes.

Mélanger la sauce avec le persil et la verdure de fenouil.

Lier les jaunes d’oeufs avec un peu de sauce, puis verser celà dans la casserole (hors feu) en mélangeant immédiatemment avec un fouet.

Rectifier l’assaisonnement en poivre noir du moulin. Ajouter le zeste de citron et un tiers du jus de citron.

Remettre les moules dans la casserole hors feu et mélanger le tout.

 

Servir avec un peu de baguette ou encore mieux, avec des bonnes frites maison. Dans l’assiette, ajouter selon votre goût encore un peu de jus de citron.

ACCOMPAGNEMENT VIN:

Un bon chardonnay pas trop boisé. Un Pouilly Fuissé par exemple 

Karnemelkstampers, tombée de poireaux, sauce de crevettes, crevettes grises de la mèr du Nord

KARNEMELKSTAMPERS, TOMBEE DE POIREAUX, SAUCE DE CREVETTES, CREVETTES GRISES DE LA MER DU NORD

 

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Ce mardi soir je me suis régalé avec un plat très terroir ‘Flamand’ mais mis à ma sauce. La base est une recette que j’avais déjà réalisé l’année passée: des karnemelkstampers avec un oeuf poché, du beurre noisette et des crevettes grises. Si vous aves envie de relire cette recette, la voici: http://passion-cuisine.skynetblogs.be/archive/2008/07/17/karnemelstampers-crevettes-grises-de-la-mer-du-nord-beurre-n.html.

Mon épouse ne raffole pas du blanc d’oeuf. J’ai donc voulu réaliser la recette un peu différemment. Sans oeufs. Toujours avec de la purée au lait battu, des crevettes, du beurre noisette et une bonne sauce à base d’un fond corsé de carapaces et têtes de crevettes grises. J’avais cette fois envie d’associer à tout celà, le poireau. Comme Sabine n’aime également pas trop les poireaux, nous n’en mangeons pas assez à mon goût. L’occasion était belle. Et l’avantage, le plat est également très solide sans les poireaux, donc pas de problème si Sabine n’aimerait pas. J’ai fait mon possible pour faire une tombée de poireaux bien caramélisée et assaisonnée au curcuma et curry vert thaï pour asiatiser un peu le plat.

La combinaison avec le poireau à marché à merveille, mais Sabine n’aime toujours pas trop les poireaux.

Je ne suis par contre pas satisfait de la réalisation de mon plat. Les pommes de terre n’étaient pas assez farineuses et la purée donc beaucoup trop élastique. De plus, mon assaisonnement laissait à désirer au niveau de la purée. La tombée de poireau était, elle, un peu trop grasse. J’avais oublié la petite casserole sur le feu et la crème était déjà retombée en huile. Mais au goût, très bon néanmoins. On va devoir refaire la recette. Je ne sais pas si pour vous c’est pareil, mais j’ai beaucoup de mal à me concentrer à fond sur ma cuisine avec les grosses chaleurs du moment. Je fais des conneries, j’oublie tout. Je transpire et je n’aspire qu’à me reposer. Je vais donc prendre un petit break pour me reposer un peu. Je publierai encore une seule recette avant le 26/07. Et je vais éssayer d’un peu remettre ce blog en étât, il en a bien besoin.

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INGREDIENTS (2P)

  • 600 GR DE CREVETTES GRISES NON-PELEES (POIDS AVANT DE PELLER). Celà vous donnera au final +- 200gr de crevettes, soit 100gr par personne, c’est suffisant.
  • 1KG DE POMMES DE TERRE ‘BINTJES’ OU AUTRES FARINEUSES
  • 30GR + 70 GR BEURRE DE FERME
  • 30 CL DE LAIT BATTU (PLUS SELON VOTRE GOUT)
  • 1 BOUQUET DE CIBOULETTE
  • POIVRE, SEL, MUSCADE

Pour la tombée de poireaux

  • 4 BLANCS DE POIREAUX
  • CURCUMA
  • 1 POINTE DE C.A.C. DE CURRY VERT THAI
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • 15 GR BEURRE POUR LES POIREAUX
  • 15 CL VIN BLANC SEC
  • 2 C.A.S. CREME LIQUIDE 33% MG
  • 1/4 SUCRE
  • UN PETIT FOND D’EAU

Pour la sauce aux crevettes

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PREPARATION

Peler les crevettes et les mettre au frais dans le frigo.

Cuire les pommes de terre avec leur peau dans un four à 200°C sur une bonne couche de sel de mer. Celà peut durer, selon la taille de la pomme de terre, 40 à 60 minutes.

Emincer finement les poireaux. Faire chauffer le beurre. Y verser le poivre noir, le curcuma et le curry vert thaï. Faire chauffer le tout quelques instants. Puis ajouter les poireaux, l’eau et le sucre.

Faire revenir les poireaux recouverts d’un papier de cuisson jusqu’à complète évaporation du liquide. Il faut obtenir une belle caramélisation.

Puis, ajouter le vin blanc et sur petit feu, laisser réduire à sec. Ajouter enfin la crème, chauffer un court instant sur petit feu. Réserver chaud.

Chauffer le lait battu. Saler et poivrer le lait, ajouter aussi de la noix de muscade.

Couper les pommes de terre en deux et récuperer la chaur à la cuillère. Passer la chair au passe vite afin d’obtenir une bonne purée bien lisse.

Ajouter 30 gr de beurre et le lait battu. Mélanger bien la purée et rectifier l’assaisonnement à la fin.

Faire fondre le restant du beurre dans une poêle et laisser chauffer jusqu’à couleur noisette.

Hacher la ciboulette.

Pendant ce temps, réchauffer le fond de crevettes. Une fois chaud, ajouter la crème liquide et faire prendre un bouillon. Hors du feu, monter au beurre très froid qu’il faut ajouter petit à petit en cubes.

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Dressage:

Sortir 30 minutes avant, les crevettes du frigo. Mettre la purée au centre de l’assiette. Former un nid d’oiseau avec un cuillère et y verser un peu de beurre noisette, puis la tombée de poireaux. Autour de la purée verser la sauce aux crevettes grises. Puis parsemer de crevettes grises et de ciboulette.

Bon Appétit!

Salade de maquereaux fumés et mousse de beteraves aux groseilles rouges

SALADE DE MAQUEREAUX FUMES ET MOUSSE DE BETERAVES AUX GROSEILLES ROUGES

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Comme vous pouvez le constater, les blogs de skynetblogs ont légèrement (je pèse mes mots) été modifiés. Il me faudra un peu de temps pour remettre de l’ordre dans tout celà. Et comme du temps je n’en ai pas en ce moment, celà attendra après le 25/07. J’ai déjà récupéré mon PC privé, mais la-aussi, pas encore eu le temps de remettre mon outlook en marche, ni de classer mes dernières photos et les compresser afin de les mettre sur les recettes de mon blog. Là aussi, celà attendra.

Par contre, avant que j’oublie tout, je poste les dernières recettes réalisées. La première a été faite à la mèr du Nord, à Middelkerke le weekend passé chez les beaux-parents. C’est du 100% freestyle, inventé en me baladant dans le supermarché du coin et en faisant ce que je pouvais avec ce qui était à ma disposition.

J’ai pour commencer pris un paquet de maquereaux fumés. J’ai immédiatemment eu envie d’une association avec la betterave, dont le côté terre légèrement sucré pourrait ce marier très bien avec le maquereau bien gras et très fumé. Le maquereau je l’ai tout simplement associé à la pomme de terre et l’échalotte et finalisé avec une vinaigrette moutarde-miel. La betterave (précuite) a été mixée avec de la crème épaisse, du citron, des groseilles rouges, un peu de sucre, sel, poivre et mélange d’épices piquantes.

Pour du freestyle ce fût une belle réussite. Celà fonctionnait bien. La recette est améliorable à condition d’avoir un bon turbomix pour lisser un peu la préparation à la betterave. On peut encore améliorer le goût de la mousse de betteraves en corsant un peu le pimenté et l’aigre-doux.

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Voici la recette:

INGREDIENTS (2P)

  • 2 FILETS DE MAQUEREAUX FUMES
  • VINAIGRETTE MOUTARDE-MIEL (CETTE FOIS, ACHETE AU MAGASIN, CAR VACANCES OBLIGE)
  • 2 ECHALOTES FINEMENT EMINCEES
  • SEL, POIVRE
  • BEURRE
  • 3-4 POMMES DE TERRE (CELA DEPENDS DE LA TAILLE)
  • 2 PETITES BETTERAVES PRECUITES
  • 1/2 C.A.C. MELANGE D’EPICES PIMENTEES
  • 6 C.A.S. CREME EPAISSE
  • CITRON
  • 6 GRAPPES DE GROSEILLES ROUGES
  • UN PEU D’EAU
  • 2 MORCEAUX DE SUCRE
  • 1 C.A.S. VINAIGRE NEUTRE

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PREPARATION

Faire cuire les pommes de terre pendant 17 minutes dans de l’eau bouillante salée. Les peler, puis les couper en cubes. Réserver au frais.

Couper les maquereaux fumès, après avoir enlevé la peau, en cubes.

Faire revenir les échalottes émincées dans un peu de beurre et réserver.

Mélanger les pommes de terre, maquereaux fumés, échalotes et vinaigrette moutarde-miel. Assaisonner en poivre et sel. Bien mélanger, sans trop casser les différents ingrédients. Réserver au frais.

Faire chauffer l’eau avec les groseilles et le sucre. Ecraser les groseilles et laisser infuser. Filtrer le jus obtenu.

Mixer les betteraves, jus de groseilles, vinaigre, citron, sel, poivre, crème épaisse et épices pimentées en une masse mousseuse et la plus lisse possible.

Présenter sur assiette, un dôme de pommes de terres au maquereau fumé et entouré de mousse de betteraves.

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Bon Appétit!

Tomate crevettes

TOMATE CREVETTES

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Ce soir je récupère mon pc privé et je serais à nouveau plus à l’aise pour publier mes recettes et surtout ajouter les photos manquantes sur les dernières publications.

Aujourd’hui je vous propose un plat typiquement belge, un plat qui connait un succès depuis au moins 60 ans. La recette était déjà reprise dans le livre du grand cuisinier Gaston Clément en 1958.

La recette est supersimple, mais il y a tellement de possibilités pour la râter. Dans les restaurants on nous sert parfois n’importe quoi et on paye alors le prix fort pour des tomates non mûres et non pelées, des crevettes décortiquées au Maroc, de la mayonnaise en pot et souvent accompagné d’une salade défraichie, pas du tout nécessaire dans cette recette. Il y a pire, quand la mayonnaise et remplacée par une espèce de sauce cocktail dans laquelle les crevettes perdent tout leur goût, encore faut il avoir de la chance d’avoir plus de deux crevettes dans sa tomate. Souvent la tomate contient encore trop d’eau avant de la farcir de crevettes et de mayo. L’eau des tomates se mélange alors à la mayo et ce n’est pas très bon à manger.

Voici la version classique de ce plat qui se trouve à la carte de tous les établissements à la côte, tout comme la croquette de crevettes.

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INGREDIENTS (4P)

  • 4 BELLES TOMATES BIEN MURIES AU SOLEIL
  • 600 GR DE CREVETTES GRISES NON-PELEES (UNE FOIS PELEES VOUS OBTIENDREZ ENTRE 200 ET 250 GR DE CREVETTES)
  • MAYONNAISE MAISON (TELLEMENT FACILE A FAIRE) PAS TROP FERME, ASSEZ COULANTE
  • POIVRE
  • PERSIL FRISE

ET RIEN DE PLUS, SAUF NATURELLEMENT DES BONNES FRITES MAISON

PREPARATION

Plonger les tomates dans de l’eau bouillante pendant 30 à 45 secondes, en ayant pratiqué une croix à la base avec un petit couteau.

Les retirer immédiatemment de l’eau et les placer dans de l’eau bien froide, voir glaçée, pour stopper net la cuisson. Attendre quelques minutes, puis peler les tomates.

Couper le chapeau des tomates et les évider complètement à la cuillère. Enlever un maximum de jus.

Garder les tomates, retournées sur une assiette, au frigo, afin qu’ils perdent un maximum d’eau et qu’ils restent bien fraîches.

Peler les crevettes et réserver au frigo.

Réaliser une mayonnaise maison.

Hacher finement le persil frisé.

Déposer les quatres tomates sur les assiettes, les assaisonner de poivre à l’intérieur (le sel n’est pas nécessaire, la crevette en contient naturellement), puis déposer une cuillère de mayonnaise maison, puis des crevettes, à nouveau de la mayo et terminer par un petit débordement de crevettes grises. Décorer de persil frisé.

Vous avez remarqué que je ne mélange pas crevettes et mayo. Je préfère ainsi, car on goûte mieux la crevette que quand tout est mélangé, mais c’est question de goût.

Vous pouvez pour une présentation un peu différente, laisser le chapeau de la tomate dessus.

Conseil: accompagner ce plat d’une bonne rodenbach bien fraîche (mais sans grenadine s.v.p.)

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Bon Appétit!

Salade folle à la pastèque, chèvre au poivre vert et courgette au thym

SALADE FOLLE A LA PASTEQUE, CHEVRE AU POIVRE VERT ET COURGETTE AU THYM

 

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Vu les températures très très estivales pour la Belgique, un beau 31° toute la journée, et après un weekend gargantuesco-barbecueto et molto vino rosso, place au light, au frais, aux salades donc. (P.S. la recette date déjà d’une bonne semaine).

Les idées pour la salade de ce soir, je les ai trouvé, comme souvent, dans les ‘cuisine actuelle’. Les recettes dans ce magazine sont toujours assez simples et très portés sur les salades et sur le cru. J’ai été séduit par l’idée d’enrober une bûche de chèvre de poivre vert et de poudre d’amande et de le servir en salade en compagnie de la pastèque. Ici, la pastèque apporte vraiment beaucoup de fraîcheur et tranche bien avec le chèvre poivré.

J’ai complété avec des tranches de courgettes grillés au thym et à l’huile d’olive.

Bon, madame n’a pas trop aimé. Elle n’aime pas trop la pastèque, ni le chèvre froid. Elle a par contre aimé les courgettes. Bon, je l’ai déjà dit, on ne peut pas gagner à chaque fois.

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INGREDIENTS (2P)

  • 1/2 BOTTE DE JEUNES OIGNONS, VERDURE COMPRISE
  • 200GR DE MELANGE DE SALADES (SALADE BLONDE DE LAEKEN, FRISEE, …)
  • 1 COURGETTE COUPEE EN RONDELLES
  • SOMMITES DE THYM
  • HUILE D’OLIVE
  • SEL
  • 1/2 PETITE PASTEQUE
  • 2 BUCHES DE CHEVRE (ICI LE PETIT RONDIN DE CHEVRE-ARDENNES)
  • 1/2 POT DE POIVRE VERT EN GRAINS, MAIS SEC
  • 1 C.A.S. POUDRE D’AMANDES
  • 3 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.S. VINAIGRE DE XERES
  • SEL, POIVRE

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PREPARATION

Couper la courgette en rondelles assez fines. Les saler et laisser dégorger pendant 20 minutes dans une passoire.

Bien rincer les courgettes et les éponger sur du papier absorbant.

Les faire griller sur une poêle à griller bien chaude avec un peu d’huile d’olive et les sommités de thym. Les retourner et faire de même sur l’autre face.

Les laisser refroidir sur du papier absorbant.

Nettoyer les salades et les sécher.

Couper les jeunes oignons en rondelles.

Préparer la vinaigrette en mélangeant l’huile, le vinaigre, sel et poivre au fouet.

Couper la pastèque en morceaux, après l’avoir épluché et épépiné.

Mélanger le poivre, préalablement haché très finement, avec la poudre d’amandes. Rouler les bûches de chèvre dans ce mélange en pressant bien pour faire adhérer. Couper les bûches en 4 rondelles.

Mélanger la salade à la vinaigrette.

Répartir à votre guise sur des assiettes.

Bon Appétit!

La caponata siciliana

LA CAPONATA SICILIANA

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Avant de vous parler de cette recette, un grand merci au journaliste culinaire de talent ‘Nick Trachet’ qui m’a fait découvrir certains aspects historiques de cette recette à travers un article paru dans ‘Brussel Deze Week’. J’ai ai puissé quelques éléments pour cet article.

En été, il n’y a pas que le barbecue et les salades de tomates classiques, il y a aussi, le gazpacho par exemple (post précédent) ou bien la caponata.

La caponata, cette préparation dans laquelle l’aubergine et le céleri ont la vedette, serait selon les écrits d’inspiration Mauresque. Il y a pas mal de variantes de cette recette tout autour de la méditerannée.

Elle se cuisine la veille en fin d’après-midi, une fois le soleil calmé et se déguste le lendemain, bien à l’ombre du soleil sous un parasol, dans le jardin.

C’est ce que nous avons fait samedi avec quelques amis chèrs autour d’un bon poulet farci aux herbes du jardin, accompagné entr’autre de cette caponata. Dimanche les restes ont été servis à un autre groupe d’amis lors d’un barbecue pour plus de 25 personnes. Tout le monde a apprécié, pas beaucoup de monde connaissait, mais je pense qu’ils sont conquis maintenant. C’est vraiment un très bon accompagnement pour barbecue selon moi, il apporte une belle fraîcheur et un acidité intéressante en combinaison avec le gras des viandes et sauces.

Le mot caponata serait issu du mot ‘caupone’, le nom par lequel on désigne les petits cafés pour marins en Sicile. Dans ces cafés il y avait bien toujours du manger prêt à être dégusté. Il était absolument nécessaire que celà ne soit pas un repas chèr, que ce soit tout de même copieux et surtout, que celà pouvait rester sans problèmes toute une journée à chaleur ambiante sans devenir mauvais pour la santé. Et c’est ici que ce plat est une trouvaille géniale.

L’idée ici au départ est donc de trouver le moyen de combattre la détérioration du plat par différents moyens. Tout dabord en chauffant les ingrédients, on élimine les bactéries déjà présentes. En laissant évaporer l’eau et en ajoutant du sel et du sucre, on élimine un maximum d’eau, l’eau favorisant l’aparition de nouveaux microbes. Troisièmement, en confisant dans de l’huile bouillante les différents ingrédients on les protège encore un peu plus. En ajoutant les tomates et le vinaigre, le pH diminue et le plus bas le pH dans un plat, le plus acide devient la préparation et le mieux elle se garde.

Dans l’industrie alimentaire actuelle, cette technique s’appelle ‘technique hurdle’: aucun des procédés seul n’est assez puissant pour prémunir de la pourriture, mais tous les procédés ensemble y arrivent et sont les garants d’une conservation sécurisé pendant une journée complète. Il est clair qu’en cuisine, presque plus rien ne se crée, tout existait déjà. La conservation, les arabes en avaient déjà tout compris. Il en va de même pour les très modernes cuissons à basse température, tout celà existe déjà de puis bien longtemps et nos ancètres la pratiquaient déjà.

En plus le mélange d’éléments acides, salés, sucrés et amères, c’est sans conteste un régal, vous en conviendrez.

Un dernier conseil, lisez attentivement la recette avant de la réaliser, car il faut prévoir assez de temps.

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INGREDIENTS (4 A 6P)

  • 700GR D’AUBERGINES
  • 100GR POIVRON VERT
  • 2 OIGNONS BLANCS MOYEN
  • 3 A 5 BRANCHES DE JEUNE CELERI
  • 500 GR TOMATES (TYPE OLIVETTES) FRAICHES MURES
  • 10 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • SEL
  • FARINE
  • 100 GR D’OLIVES VERTES
  • 2 C.A.S. CAPRES AU SEL
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 1 C.A.S. PIGNONS DE PIN
  • 4 FILETS D’ANCHOIS A L’HUILE
  • 3 C.A.S. VINAIGRE DE VIN BLANC (OU PLUS SELON VOTRE GOUT PERSONNEL)
  • 3 C.A.C. DE SUCRE
  • 1 C.A.S. RAISINS SECS
  • FEUILLES DE BASILIC (FACULTATIF)

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PREPARATION

Mise en place (la veille au matin)

Oter le pédoncule des aubergines. Les laver et les couper dans la longueur en tranches de 1cm d’épaisseur.

Les saler (2 c à s de gros sel par aubergine environ) et les mettre dans une grande passoire, les laisser dégorger pendant 1 à 2 heures. A mi-chemin, remélanger les aubergines, afin que ceux du dessus se retrouvent dans le fond et inversement.

Bien les rincer pour enlever le surplus de sel, les essuyer avec du papier absorbant et couper les tranches en dés.

Peler les oignons et les couper en fines rondelles.

Enlever le pédoncule et les graines du poivron et le couper en petits dés.

Parer et laver le céleri et couper les branches en tronçons de 2cm.

Emonder, peler et épépiner les tomates. Enlever les graines et hacher la chair finement.

Dénoyauter et hacher grossièrement les olives.

Egoutter les câpres. Les dessaler dans un peu d’eau et les égoutter à nouveau.

Emincer la gousse d’ail.

Laisser tremper les raisins secs pendant 15 minutes dans de l’eau tiède.

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Préparation (la veille au matin)

Mettre 2 c à s d’huile à chauffer dans une sauteuse. Y faire blondir les oignons.

Ajouter le céleri, le poivron et les raisins et laisser cuire 5 à 10 minutes. Saler et poivrer.

Réserver les légumes dans un bol.

Dans une poêle, porter 6 c à s d’huile d’olive à très haute température. Fariner légèrement les dés d’aubergines et les faire dorer dans l’huile par petites quantités, de 8 à 10 minutes.

(l’avantage de la cuisson des aubergines à grand feu dans de l’huile chaude est que ça fixe la couleur mauve de l’aubergine, ce qui est plus appétissant dans l’assiette)

Laisser égoutter les aubergines sur du papier absorbant.

Dans une autre poêle, faire chauffer 2 c à s d’huile d’olive. Y faire revenir rapidement ls filets d’anchois. Ajouter les tomates et l’ail et, 7 minutes après, les légumes réservés.

Délayer le sucre dans le vinaigre, verser dans la poêle et laisser cuire sur feu doux pendant 10 à 15 minutes en remuant fréquemment.

Ajouter les olives, les câpres et les pignons. Rectifier l’assaisonnement en sel et en poivre.

Ajouter les aubergines. Poursuivre la cuisson pendant 2 minutes.

Finalisation (la veille au matin)

Dresser la caponata sur un plat de service et laisser reposer à température ambiante pendant 12 heures (la température ambiante est à préférer à la température frigo, car elle permet une meilleure répartition des saveurs.

Le jour même

Placer la caponata au frigo afin qu’elle refroidisse bien, ceci jusqu’au repas.

Dressage

Décorer éventuellement (au choix):

– de feuilles de basilic

– jambon de Parme et Pecorino (dans des assiettes individuelles alors)

– quelques filets d’anchois à l’huile (il faut alors faire attention à la quantitée de sel que vous mettez dans la préparation)

Et accompagner au choix de:

– Pain grillé frotté ou non à l’ail (bruschetta)

– Riz brun

En vin:

Un vin frais et clair, p.e. un côtes de Provence

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Bon Appétit!

Le gazpacho andaluz

GAZPACHO ANDALUZ
 

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Un potage froid mondialement connu à ma table ce weekend. Il nous vient de l’Andalousie en Espagne et trouve son orgine chez les romains. Le nom Gazpacho nous vient du mot Latin ‘caspa’, qui signifie aussi-bien ‘restes’ que ‘petite peu’. A l’origine ce serait un plat consommé par les bergers espagnols, recette qui leur permettait d’absorber en suffisance des vitamines et du sel pendant leur isolation en montagne. Le plat serait une adaptation d’une recette mauresque, composée uniquement de pain, d’huile d’olive, d’ail et d’eau.
 
C’est un mélange des plus délicieux fait de choses toutes simples: du pain, des légumes frais, de l’huile d’olive et du vinaigre.
 
Il faut servir cette soupe très très froide et il faut la réaliser avec des légumes au mieux de leur forme. Il faut que la fraîcheur vous transperce les papilles gustatives.
 
L’équilibre entre les différents légumes la composant doit être réalisé afin qu’aucun goût ne prenne le pas sur les autres.
 
 
En été c’est un régal.
 
 
 
On l’accompagne généralement de petits bols comportant différent cubes de légumes. A vous de composer un mélange à votre goût.
Si vous voulez donner un peu plus de caractère à ce potage, vous pouvez toujours décidé d’y ajouter un peu de tabasco. Personnellement, je n’en éprouve pas le besoin, préférant la fraîcheur des légumes. 
 
 
 
 
Nous avons eu beaucoup de plaisir à déguster ce potage froid et frais en fin d’après-midi, samedi passé, en très bonne compagnie. C’était un prélude idéal avec le temps qu’il faisait. Il y a eu biensûr plein de bonnes choses après, mais c’est pour plus tard.
 
 
 
 
 

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INGREDIENTS
  • 1 TRANCHE DE PAIN BLANC DE +- 8 CM  D’EPAISSEUR, SANS CROUTES, COUPEE EN DES 
  • 1 KG TOMATES FRAICHES BIEN MURIES AU SOLEIL, PELLEES (PAS DE TOMATES PELEES EN BOITE) ET EMONDEES
  • 2 POIVRONS ROUGES, HACHES GROSSIEREMENT
  • 1/2 POIVRON VERT, HACHE GROSSIEREMENT
  • 1/2 POIVRON JAUNE, HACHE GROSSIEREMENT
  • 1 CONCOMBRE, PELE, EPEPINE ET HACHE GROSSIEREMENT
  • 2 OIGNON MOYEN, HACHE GROSSIEREMENT
  • 4 GOUSSES D’AIL FRAIS, PELES ET RAPEES AVEC UNE MICROPLANE
  • 1 PETIT PIMENT ROUGE, EPEPINE ET HACHE FINEMENT
  • 15 CL HUILE D’OLIVE EXTRA VIRGIN PREMIERE PRESSION ASSEZ DOUCE
  • 10 CL D’EAU GLACEE
  • 1 C.A.T. SUCRE
  • 3 C.A.S. VINAIGRE DE VIN BLANC
  • 1 C.A.S. VINAIGRE XERES
  • 2 C.A.S. CITRON VERT
Accompagnement
  
  • 100 GR DE TOMATES PELEES ET EPEPINEES, FINEMENT HACHEES
  • 100 GR DE CONCOMBRE PELE ET HACHE FINEMENT
  • 100 GR DE POIVRON ROUGE, EPEPINE ET HACHE FINEMENT
  • 1/2 POIVRON VERT, EPEPINE ET HACHE FINEMENT
  • 1/2 POIVRON JAUNE, EPEPINE ET HACHE FINEMENT
  • 100 GR D’OIGNON FINEMENHT HACHE
  • BASILIC FRAIS, HACHE A LA MINUTE

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PREPARATION
  
Laisser tremper le pain pendant 30 minutes dans de l’eau claire non-calcaire (bouteille) et l’éssorer ensuite.
  
Placer tous les légumes dans un plat assez large et les sauoudrer d’un peu de sel afin qu’ils rendent plus facilement leur liquide après. Réserver pendant 2 heures au frigo ainsi.
 
Placer les tomates, les poivrons, le concombre, l’oignon et l’ail dans un robot de cuisine et y ajouter l’huile d’olive, le sucre, les deux vinaigres, le jus de citron vert, l’eau glaçée, le pain et une pointe de sel.
 
Mixer le tout jusqu’à concistance la plus lisse possible. Passer le mélange à travers un tamis très fin et appuyer le plus fortement possible avec une cuillère en bois afin de récupérer un maximum de liquide. Réserver le tout dans un bol.
 
Au goût, rectifier l’assaisonnement en sel, poivre, piment d’espelette, vinaigre, citron. Il faut une petite touche d’acidité et une pointe de piquant, pas plus.
 
Couvrir le bol et laisser refroidir le mélange au frigo pendant quelques heures sur un lit de glaçons. Vous pouvez placer le bol dans un second bol, contenant les glaçons.
 
Placer les bols prévus pour la soupe et les accompagnement, également au frigo. Il est toujours mieux de servir un gazpacho dans des bols bien froids, afin de ne pas faire baisser la température de la soupe.
 
Servir la soupe, accompagné des petits bols de légumes crus.
 
Accompagner éventuellement de pain de campagne toasté.
 
Vous pouvez parsemer le gazpacho de basilic haché.
 

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ACCOMPAGNEMENT VIN
 
Idéalement, un sherry sec, fino ou manzanilla.

Escalivada, brochette de boeuf au romarin

 ESCALIVADA, BROCHETTE DE BŒUF AU ROMARIN

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Je n’ai toujours pas mon ordi de retour, toujours en répration. Je profite encore une fois de l’ordi de ma belle-maman pour poster cette recette.

Après le classique Thaï de lundi passé, voici un des classiques de la cuisine du Languedoc-Roussilon.

Est-ce l’âge? Est-ce l’influence de certains amis-jardiniers? Ou est-ce tout simplement parce-qu’on a apris de mieux en mieux à les cuisiner et à les mettre en valeur? Le fait est indéniable, nous aimons de plus en plus les légumes à la maison, et bien que je suis et que je resterai toujours un omnivore, les légumes prennent de plus en plus de place dans mon alimentation.

L’escalivada est un plat idéal pour cet étât d’esprit. Il offre un panier bien garni de légumes. Les aubergines, courgettes, poivrons, tomates, oignons, céleri, ail et fenouil y côtoient l’inévitable huile d’olive, l’huile si chèr à la cuisine des régions méditéranéennes.

Voici la recette dont la base sort d’un livre que j’ai à la maison, « La cuisine française méditerranéenne » des éditions Chantecler.

Je n’ai pas trouvé le temps de compléter avec beaucoup de lectures sur le web, j’espère avoir respecté la tradition, car comme tous les plats classiques des différents terroirs, je n’ai pas envie de me louper au niveau de la justesse et je me méfie toujours de ne me baser que sur une seule recette.

Pour accompagner mon escalivada, une chouette idée de brochettes de bœuf que j’avais repéré dans un ‘Cuisine Actuelle’ ancien. Juste dommage que mes branches de romarin étaient trop jeunes et donc pas assez dures pour servir comme pic de brochette. J’ai donc triché un peu en mettant les roulades de bœuf sur des brochettes en bois, en gliçant après les branches de romarin dans les mêmes trous. Ainsi la saveur du romarin était tout de même rendu à la viande.

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INGREDIENTS

 

  • 1 AUBERGINE (+- 250GR)
  • 2 COURGETTES (+- 200GR)
  • 1/2 POIVRON ROUGE
  • 1/2 POIVRON VERT
  • 2-3 TOMATES (ENVIRON 200GR)
  • 2 OIGNONS ROUGES (A DEFAUT DES BLANCS, DOUX)
  • 3 GOUSSES D’AIL CHARNUES
  • 3 BRINS DE THY
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • SEL, POIVRE
  • 1 BRANCHE DE CELERI BRANCHE, COUPE EN PETITS MORCEAUX, FEUILLES COMPRIS
  • 1/2 BULBE DE FENOUIL EN LANIERES
  • 7 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1/4 BOUQUET DE PERSIL PLAT
  • 1 1/2 C.A.S. JUS DE CITRON
  • 1/2 C.A.S. VINAIGRE DE VIN BLANC

 

     

Pour les brochettes 

  • 350 GR DE BŒUF A GRILLER (RUMSTEAK, FAUX-FILLET, ENTRECOTE) D’UNE EPAISSEUR DE +- 2-3 CM
  • 100 GR DE FINES TRANCHES DE POITRINE FUMEE
  • 4 BRANCHES DE ROMARIN
  • 25 ML COGNAC
  • 25 ML VIN BLANC SEC
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1/2 GOUSSE D’AIL
  • SEL, POIVRE DU MOULIN

PREPARATION

 

 

Préchauffer le four à 200°C.

Laver les aubergines et les courgettes.

Couper les légumes en tranches épaisses de 1 cm.

Couper les demi poivrons en deux, les nettoyer et les couper en 3 morceaux.œuf en fines lanières de 2 mm d’épaisseur. Les faire mariner pendant 30 minutes dans la préparation au romarin à température ambiante.

Couper les tomates en deux.

Peler les oignons et les couper en tranches épaisses.

Couper le céleri en petits morceaux, couper le fenouil en lanières.

Peler l’ail et couper chaque gousse en 2-3 morceaux, après avoir enlevé le germe.

Laver les herbes et les sécher.

Retirer les aiguilles du romarin en laissant une touffe à chaque branche. Tailler la base en biseau.

Ciseler une demi c.à.s. des aiguilles.

Mélanger le cognac, le vin, le romarin ciselé, l’ail haché et 1 c.à.s. d’huile d’olive.

Placer les différents légumes pour qu’ils se chevauchent comme les tuiles sur un toit dans un plat assez large. Saler, poivre, répartir l’ail et les herbes entre les légumes.

Arroser de 50 ml d’eau 4 c.à.s. d’huile d’olive.

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Faire cuire les légumes au milieu d’un four chaud pendant 50 à 60 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.

Pendant ce temps, couper le boeuf en lanières de 2 mm d’épaisseur. Les faire mariner pendant 30 minutes dans la préparation au romarin à température ambiante.

Les égoutter, les poivrer. Poser une tranche de poitrine fumée sur chaque lanière, puis les rouler et les enfiler par deux sur les branches de romarin.

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Laver le persil et le sécher. Retirer les feuilles et les hacher très finement.

Mélanger le jus de citron, le vinaigre et le reste d’huile d’olive. Ajouter le persil.

Laisser tiédir les légumes, puis verser dessus la préparation au persil. Laisser refroidir.

Faire cuire les brochettes dans une poêle antiadhésive ou sur un fril en fonte 4 à 6 minutes selon la cuisson désirée, en les tournant de temps en temps.

Déguster les légumes froids en accompagnement des brochettes bien chaudes.

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Bon Appétit!

 

 

Yam Woon (Salade de Vermicelles Epicée)

YAM WOON (SALADE DE VERMICELLES EPICEE)

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Pas trop de cuisine en ce moment, c’est assez souvent madame qui s’y colle. Je n’ai pas trop le temps en ce moment pour différentes raisons et un peu moins envie aussi, car trop de choses en tête qui perturbent la créativité et la passion. Mais ça va revenir, je le sens.

Début de semaine j’ai tout de même trouvé le temps de cuisiner un peu et de réaliser un plat classique de la cuisine thaï, le Yam Woon. C’est à l’origine un plat que se mange dans la rue, sur le pouce, en parcourant les nombreux marchés nocturnes de la Thaïlande. Une vraie merveille, comme toute la cuisine thaï je trouve. Tout comme la cuisine Indienne, la cuisine Thaï est une de mes préférées. Elle est un formidable mélange de ce qu’il y a de mieux en Chine et en Inde, elle a été influencée par les deux cuisines et ce qui la rend unique est l’influence vraiment quasiment nulle de cuisine Européenne. La Thaïlande (anciennement Siam) est le seul pays asiatique a ne jamais avoir été vraiment colonisé.

Donc ce lundi, sur demande de madame, qui avait une envie très forte de wok et de vermicelles de riz, j’ai cuisiné ce plat Thaï. Je me suis fié à la recette de Ken Hom, un spécialiste mondial de la cuisine chinoise et orientale en général.

J’ai légèrement réduit la quantité d’ail et de piment dans la recette et remplacé les échalotes par des jeunes oignons (spring onions), que je préférais dans cette recette. A la place de porc haché, j’ai opté pour de la ‘spierink’, une partie du porc assez grasse, que j’ai coupé en tartare très fin au couteau. Pour le reste, j’ai suivi à la lettre la recette. Enfin, presque à la lettre, car j’ai adapté un  peu le mode de préparation également, mais vraiment très légèrement. Au final, un plat bien savoureux qui nous a beaucoup plu.

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INGREDIENTS

  • 225 GR NOUILLES DE RIZ (PLATES, VERMICELLES, BATONNETS, …)
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’ARACHIDE (OU AUTRE HUILE VEGETALE)
  • 3 C.A.S. DE CREVETTES SECHEES, COUPEES (EN VENTE DANS LES MAGASINS THAI EN SURGELE)
  • 2,5 C.A.S. D’AIL EMINCE
  • UNE BOTTE DE JEUNES OIGNONS (Y COMPRIS UNE PARTIE DE LA VERDURE), COUPES EN RONDELLES
  • 225 GR DE PORC (SPIERINK) COUPE AU COUTEAU EN FIN TARTARE
  • 3 C.A.S. DE NAM PLA (SAUCE DE POISSON)
  • 1 C.A.S. SUCRE EN POUDRE
  • 3 C.A.S. JUS DE CITRON VERT
  • 3 PETITS PIMENTS THAIS VERTS (OU ROUGES) FRAIS, EPEPINES ET HACHES
  • SEL
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • 50 GR CACAHUETES GRILLES A SEC DANS UNE POELE
  • LES FEUILLES DE QUELQUES BRINS DE CORIANDRE FRAIS

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PREPARATION

Préparer tous les ingrédients à l’avance, car une fois lancé la préparation, cela va vite et il vaut mieux avoir tout à porté de main.

Faire cuire les vermicelle comme indiqué sur le pâquet, les rincer à l’eau froide et les réserver (pas trop longtemp).

Faire revenir en écrasant à la fourchette, le tartare de porc, en écrasant un peu à la fourchette. Ne pas cuire à fond, juste un rien afin de dissocier un peu les différents petits morceaux.

Dans un wok très chaud, verser l’huile d’arachide. Quand elle commence à fumer, mettre les crevettes et l’ail, et faire revenir pendant 1 minute, jusqu’à ce que tout soit bien doré.

Puis ajouter les jeunes oignons et le porc, et faire sauter 3 minutes.

Ajouter la sauce de poisson, le sucre, le jus de citron vert, les piments, le sel, le poivre et les nouilles. Faire cuire 3 à 4 minutes.

Disposer dans les assiettes et garnir de cacahuètes et de coriandre. Servir chaud ou à température ambiante.

Bon Appétit!

 

Culinaria² 2010

 

CULINARIA² 2010

 

 

Je profite d’un peu de temps libre et de l’ordinateur d’un ami pour poster ce compte-rendu du Salon Culinaria² (car je suis sans ordi privé depuis quelques jours et encore pour quelques semaines). D’autres comptes-rendu sont déjà sur les blogs. Allez par exemple jetter un coup d’œil chez Marielle de http://menusplaisirs.over-blog.com/article-culinaria-la-suite-51848770.html et chez ‘la fille’ de http://lacuisineaquatremains.blogs.lalibre.be/.

 

Le Salon Culinaria² 2010 a eu lieu sur le site Bruxellois de Tour&Taxis du 3 au 6 juin. Les concepteurs de ce salon en étaient à leur deuxième édition. J’avais râté la première, mais je me suis empressé de m’inscrire pour la deuxième et je suis dans les starting blocks pour 2011. Je me suis contenté d’un jour d’expériences culinaires, en 2011 j’irai certainement deux jours afin de profiter pleinement de tout ce que le salon a à offrir. Un jour, c’est un peu juste pour voir tout en détail.

Le concept est unique et génial. Vous vous trouvez ni plus ni moins dans le restaurant le plus ‘étoilé’ du monde! 16 Grands Chefs étoilés Belges, représentant ensemble 26 étoiles au prestigieux guide Michelin, y oeuvrent pour le bonheur suprême de nos papilles gustatives. Et je peux vous assurer qu’ils y prennent autant de plaisir que les ‘goûteurs’. Car même si ils sont probablements bien rétribués (et c’est normal) pour cela, on voyait dans leurs yeux, leurs sourires et leurs gestes, un réel plaisir de partager leur passion de haute gastronomie avec le plus grand nombre, certes beaucoup d’amateurs avertis, mais tout de même en partie un public pour lequel les restaurants présents ne sont pas toujours accescibles, faute de moyens financiers.

Comment se déroulait le salon: soit vous payez simplement l’entrée et cela vous donne accès aux 12 ateliers répartis sur le site (Chef’s Square, Coffee Square, Creative Square avec Krups, Ice Cream Square, Champagne Square, Cooking Square avec Mmmmmh!, Chocolate Square, Wine Square, Beer Square, Cocktail Square, Kidchen Square avec Herta et Mmmmh! Square) et à la cinquantaine d’exposants qui vous proposent leurs produits (Slabbinck, Villa Lorraine, Eurotartufi, Fromages Savoyards, Epices du Monde, Caspian Caviar, Chimay Fromages, Smeg, Fromages de Herve, Lagostina, ….). Soit vous payez 45€ et en plus vous avez droit a un menu gastronomique, concocté par 4 chefs étoilés: deux entrées, un plat, un dessert. Il y a 4 menus différents et donc les 16 chefs se retrouvent répartis dans des mini-cuisines un peu partout sur le site. Certes, on ne les voit pas cuisiner, mais ils sont présent à la mise en place. Le service est continu, 4 jours d’affilée, de l’ouverture à la fermeture, ce qui en soit est déjà assez bluffant. Il faut s’imaginer les équipes derrière: des milliers de coquilles à nettoyer, des kilos de légumes à émincer, des milliers de poissons à lever en filets, etc etc…. Vous pouvez aussi (et c’est ce que je vais faire en 2011) prendre une entrée avec deux menus ou venir deux jours et tester les 4 menus, pourquoi pas, soyons fou. Après il y a aussi les VIP, mais tout ce tralala pour un simple verre de champagne et un acceuil un peu plus ‘couche-culotte’, cela ne me tente par contre pas du tout.

Les chefs présents cette année, étaient:

Julien Burlat/Dôme *

Christophe Hardiquest/Bon-Bon *

Yves Mattagne/Sea Grill **

Franky Vanderhaeghe/Hostellerie St-Nicolas **

Viki Geunes/’t Zilte **

Bart De Poorter/Pastorale **

Pascal Devalkeneer/Le Chalet de la Fôret *

Laurent et Vincent Folmer/Couvert-Couvert *

Mario Elias/Le Cor de Chasse *

Wout Bru/Chez Bru **

Peter Goossens/Hof Van Cleve ***

Tim Meuleneire et Wouter Van Tichelen/De Koopvaardij *

Lionel Rigolet/Comme Chez Soi **

Sang Hoon Degeimbre/L’Air du Temps **

Giovanni Bruno/Senza Nome *

Pierre Résimont/Eau Vive*

A l’entrée on vous donne le choix entre deux menus des quatre (vous ne pouvez pas choisir pour des raisons pratiques que l’on peut comprendre, car il y aurait toujours un menu qui plaît un peu plus que les autres et cela aurait comme conséquences, des ruptures de stocks d’un côté et des invendus de l’autre). Nous avons finalement tous les deux (madame et moi), choisis le menu 4, et nous avons assez bien choisis je trouve.

Je n’ai malheureusement pas pris de photos (a ne pas oublier l’année prochaine), mais vous allez retrouver certaines recettes sur les blogs sités plus haut.

 

Entrée 1 : Carpaccio de Coquilles Saint-Jacques marinées aux épices orientales. Chef Lionel Rigolet/Comme Chez Soi **

 

 

J’ai pu lire sur un autre blog, un avis un peu négatif sur ce plat. Et je ne suis pas du tout d’accord. L’objection par rapport à la recette, qu’il n’y avait aucun goût spécifique qui en ressortait, nous ne la

partageons pas. Nous avons tous les deux adoré cette recette et pourtant j’attendais Chef Rigolet au tournant, car j’avais déjà goûté à la cuisine de son beau-père. Pour moi, une des deux recettes que j’ai préféré sur le salon. J’ai trouvé les dosages des différents ingrédients (consommé au thé citron agarisé afin d’y envelopper un tartare de coquilles, les coquilles, la vinaigrette au vinaigre de citron, piment d’espelette et yuzu, le mélange de poivres, l’huile aux herbes, le gel de tomates réalisé avec une poudre de tomates, les zestes de citron vert, les câpres séchées, les œufs, le sel de Maldon, le comté en fine brunoise, la crème aigre et les œufs de poisson volant au wasabi) d’une justesse inouïe. Le meilleur carpaccio de St-Jacques jamais mangé de ma vie, et c’était bien p^lus qu’un simple carpaccio. Il y avait une explosion de goût dans la bouche, mais un goût unique formé par les différents ingrédients. Nous avons adoré. Peut-être avons nous eu de la chance, car les coquilles étaient bien fermes et pas trop réchauffées par la température du salon.

J’ai tellement aimé, que je me suis offert le coffret et la recette (en vente sur le stand) afin de tenter de la réaliser moi-même l’année prochaine lorsque la saison des coquilles sera de retour. Le coffret comporte donc la recette, la liste des ingrédients et dosages ainsi qu’une partie des produits nécessaires à la réalisation: vinaigre de citron, thé citron, gélatine en poudre, sirop de piment d’espelette, poivre de madagascar, huile d’olive, pignons de pin, poudre de tomates, poivre sansho, agar agar, yuzu en poudre et sel de Maldon). Si je réussi la recette et à condition de trouver les œufs de poisson volant au wasabi, je la publierai en 2011.

Dans le Chef’s Square j’ai eu en plus l’occasion de voir le déroulement de la recette, présenté par le chef et son équipe et nous avons encore pu poser des questions après. J’en ai donc profité pour avoir quelques astuces non-expliquées dans la recette. Je les note vite ici, afin de ne pas les oublier le moment venu:

– pour rouler le tartare de coquilles dans le gel de consommé au thé citron, placer le film sur la table après avoir mouillé la table avec un peu d’eau (cela évite au film de bouger dans tous les sens)

– les coquilles en carpaccio ne sont pas vraiment crues, mais passées en aller-retour (30 secondes) au four vapeur

– pour la marinadé il faut compter maximum 30 minutes

– les rouleaux de tartare de coquilles doivent être congelés pendant 45 minutes avant de pouvoir les couper en tronçons

Le plat nous fût servi avec un verre de Gonzalez Byass, Tio Pepe ) appellation: Xères (Albariza) – cépage: Palomino, distrubué par Fourcroy

 

Entrée 2 : Dashi-Nashi-Katsuobushi-Nouilles Somen-Kombu-Ponzu-Thon. Chef Sang Hoon Degeimbre/L’Air du Temps **

 

 

Ce ne fût pas mon plat préféré de la journée. Intéressant mais un rien trop déconcertant et nouveau pour moi. Sang Hoon joue à fond sur le cinquième goût, l’umami. Et comme l’umami, quand il est poussé à fond, n’est pas encore très souvent venu caresser mon palet, j’ai eu un peu de mal. Mais ce n’était certainement pas mauvais. Comme d’autres, je n’ai pas trouvé le plat choisi par Sang Hoon, idéal pour ce Salon. Pas facile de manger une soupe en walking dinner. De plus, les nouilles collaient un peu ensemble et ce n’était vraiment pas très pratique. Mais Sang Hoon a éveillé ma curiosité et je suis partant pour aller tester sa cuisine dans son restaurant.

Le plat nous fût servi avec une Leffe, bière Belge.

 

Plat : Osso bucco sans l’os sur une purée de pomme de terre au safran aux petits légumes de saison. Chef Giovanni Bruno/Senza Nome *

 

 

Le plat semble à la lecture de l’énoncé, très simple. Mais quel goût! Un osso bucco, même si il n’y avait pas l’os, ni la gremolata, parfait. Très réconfortant comme plat, très terroir, mais avec plein de finesse. Comme les portions étaient assez petites, j’étais vraiment triste et j’ai raclé, raclé, jusqu’à la dernière goutelette de sauce. L’osso bucco avait un goût incroyable de moêlle. Le chef ne m’a pas donné les détails de sa méthode, mais il m’a juste dis que j’avais raison et que c’était parce qu’il ajoute la moêle que vers la fin. Une moêle cuite trop longtemps, perd sa saveur spécifique. A retenir et à creuser.

Le plat nous fût servi avec un verre de Benuara IGT 2008 – Cusumano – Nero d’avola Syrah inox, distribué par Selezione Vini Italiani. Je n’ai par contre pas trop apprécié ce vin. Je l’ai trouvé trop rèche.

 

Dessert : Gelée chocolat – Yuzu – Banane – Yaourt. Chef Pierre Résimont/Eau Vive *

 

 

Une présentation magnifique et tout était très bon. Ce que je retiens le plus dans ce dessert, et même si les bonbons remplis de gelée de chocolat et la banane caramélisée et sucrée étaient un régal, c’est la glace au yaourt et yuzu. Cette glace, mon dieu, que c’est bon.

Un chef à découvrir en ce qui me concerne. En plus, il a une bonne tête et il a l’air très très sympa.

Le plat nous fût servi avec un verre de Burdon Cream – Sherry Lustau, distribué par Bleuzé Wines. J’ai adoré le sherry.

A côté des différents stands et du menu, je me suis beaucoup attardé dans le Chef’s Square. Durant toute la journée, les différents chefs présents au salon, passent pour présenter leur recette du menu ou une autre en démo devant public. Comme déjà sité plus haut, j’ai eu le plaisir d’assister à la démo de Lionel Rigolet.

Plus tôt dans la journée, j’ai assisté à une démo de Laurent Folmer (Couvert-couvert) et Julien Burlat (Dôme). Ce fût très instructif. Julien Burlat nous a entr’autre expliqué la technique du séchage de poireaux: 5h à 120°C au four sur du gros sel, jusque quand il est noirci, puis laisser refroidir et mixer en poudre. Intéressant comme texture et comme goût. Il nous a aussi réalisé des quenelles de crabe au beaufort et à la semoule. Et puis, Laurent Folmer nous a montré quelques techniques de desserts.

J’ai également assisté a un atelier du Chef Bart De Poorter du restaurant Pastorale. Ce chef mérite vraiment d’être découvert. La cuisine qu’il propose me parle beaucoup. J’ai eu l’occasion de goûter le plat qu’il a montré en démo et pour moi, ce fût le meilleur plat de toute la journée. Pourtant le plat n’est pas très compliqué, mais la démarche, la réflexion, la texture et le mélange des saveurs étaient pour moi digne d’un trois étoiles. Il n’en a que deux, mais si tous ses plats sont du même niveau, il devrait un jour en obtenir une troisième, c’est certain. Je compte bien le mettre sur ma liste de restaurants à tester.

L’énoncé du plat est: Saumon mariné à la mayonnaise de salicorne, algues fraîches.

Tout commence par un saumon de qualité exceptionelle. Un saumon d’élevage certes, mais bio. Il est nourri à 100% avec des crevettes et des algues. Le goût de ce saumon, mes amis, mmmm, trop bon.

Dans cette recette il a voulu recomposer à la fois l’habitat de ce saumon que son alimentation. On y retrouve donc des algues et une utilisation des crevettes, du faux sable, une imitation d’eau de mer, et tout cela d’une subtilité incroyable.

Dans le fond de la verrine, une mayonnaise montée avec les boûts le plus fibreux de la salicorne. Dessus est posé le saumon, qui n’est pas du tout assaisonné en poivre et en sel, ni en vinaigrette. Le saumon est ensuite arrosé avec une imitation d’eau de mèr qui est, si je me le rappelle bien, réalisé à base de l’eau de désalage des algues wakamé et autres, dans laquelle il faut légèrement pocher les crevettes grises. Puis, il réduit légèrement. Ce n’est pas un fond, ni un bouillon, plutot une eau de crevettes grises. Après il met en siphon avec un peu de gelespesa. Et cela imite très bien le goût de l’eau de mer, mais sans le côté hyper-salé.

Dessus il place des petits morceaux de différentes algues (wakamé, salicorne, groseille de mer, ????).

Pour finir, il y a le faux sable, réalisé en mélangeant du riz soufflé avec des algues nori.

Dans la même verrine nous avons donc le sable, la mer, les algues et le saumon. Génial dans la conception et magnifique dans la bouche.

De plus, Bart De Poorter m’a donné le truc pour réaliser enfin mon riz soufflé maison. J’avais déjà tenté le coup il y a peu, mais le résultat était très très mauvais. J’avais cuit mon riz et laissé sécher au four à 60° pendant plusieures heures, puis passé à la friteuse. Bart suit une autre technique: il cuit le riz, puis le laisse sécher à température ambiante entre 24 et 48h (cela dépend du degré d’humidité dans l’air), puis procède comme moi. Il m’a ensuite expliqué que les deux méthodes se valent, mais que le plus important est de garder une certaine humidité dans le riz avant de le passer en friture. Si le riz est trop sec, cela ne marche pas. J’ai fait un premier test chez moi après 24h de sèchage à température ambiante et le résultat n’était pas encore bon, le riz ne croquait pas assez. Puis, après 36h, bingo, du riz soufflé comme il faut. Je n’ai pas frit le riz à la friteuse, j’ai simplement mis un peu d’huile dans un poêlon et j’ai cuit le riz par petites quantitées à la fois, dans le poêlon avec couvercle. Je ne suis pas encore 100% content du résultat. Mon riz soufflé est trop doré, celui du chef était bien blanc. Mais je tenterai à nouveau.

Autre découverte sur le salon: Slabbinck. Je connaissais ce volailler-vendeur de gibier, de nom, mais je ne savais pas primo, qu’il vendait aussi de la viande de bœuf, de veau, de porc, d’agneau des meilleures origines (Simmenthal, Corrèze, …). Je ne savais pas non plus qu’il était ouvert le dimanche matin. Je sais ou aller maintenant si une envie de bonne viande me prend un dimanche matin.

J’ai aussi trouvé (et acheté) une très bonne huile d’olive sur ce salon, une Huile d’Olive Vierge Extra fabrication artisanale à l’ancienne 1ère pression à froid du Domaine Le Grand Servan en Pays d’Arles de Tarascon-sur-Rhone, France. Vous trouverez leurs produits sur http://www.grandservan.com.

Bonne Journée,

 

 

 

 

Jambon rôti, pommes de terre confites aux aromates

JAMBON ROTI, POMMES DE TERRE CONFITES AUX AROMATES

pommes de terre jambon 008

Ce n’est pas du tout la recette que je voulais vous faire parvenir aujourd’hui, mais parfois les choses ne vont pas comme nous le voulons et il faut improviser. Je ne comptais pas non plus poster la recette de ce soir, qui était vraiment une inspiration très simple sur le moment, faite dans le magasin ou je faisais mes courses. Mais celà nous a tellement plû que j’ai changé d’avis.

Au départ, j’étais part au hypermarché Cora (c’est rare, mais celà m’arrive) parce-que la semaine passée nous avions du y aller pour chercher un livre pour mon fils (que nous n’avons jamais trouvé, mais soit). Nous en avons profité pour faire nos courses alimentaires en même temps et en passant devant la poissonnerie en service, j’avais repéré des filets de vive (avec peau), poisson plus connu à Bruxelles sous son appelation flamande, Pieterman. Comme j’en croise rarement et que j’avais vraiment envie de le cuisiner, j’ai demandé à la poissonière si on en trouvait tout le temps chez Cora (car le repas du soir était déjà prévu). Elle me répondit très sûr d’elle-même que oui, surtout en ce moment.

J’y suis donc retourné aujourd’hui après le boulot et, eh ben, il n’y en avait pas. La même dame m’expliqua que cette semaine c’était spécial. Ah bon, lui dis-je, spécial pourquoi? Ben, monsieur, cette semaine c’est la promo des daurades et nous les vendons tellement bien que nous n’avons pas commandé de vives cette semaine. Et vlan, ça donne vachement envie d’y retourner. J’espère néanmoins en avoir prochainement via mon poissonnier habituel, mais il n’était pas certain d’en trouver facilement. On verra.

Le fait est que je n’avais pas du tout prévu d’alternative au cas où, car elle avait été tellement convainquante dans sa certitude…. Pas d’idée, allé Mark il faut faire vite si tu veux encore cuisiner et aider ton fils pour les examens. Vite vite, une idée…. Et voilà, qu’à côté de la poissonnerie je vois des petits os, des poulets, des jamboneaux mais aussi des jambons marinés et rôtis avec une belle peau caramélisée. La je craque, pas fait maison mais je craque. De toute façon je me vois mal pour ma femme et mes deux enfants (surtout qu’ils n’ont encore une fois rien mangé) faire rôtir un jambon entier. J’ai pris 4 belles tranches épaisses dans leur sac de cuisson.

Et avec ça???? Des frites, pfffff je suis un bon belge et j’aime les frites, mais comme tout, pas trop souvent tout de même. Une salade, pfffff, pas trop envie, il fait trop môche dehors pour une salade. Idée, allé montre le bout de ton nez! Ca y est, je vais nous faire des pommes de terre confites au four avec beaucoup d’arômates et pas mal d’huile d’olive. J’achète tout et je fonce à la maison pour nous préparer ce petit plat rapide et simple, …. mais très très bon.

Je n’ai pas pu m’empêcher de poursuivre ma cure de curcuma-poivre noir. 🙂

Et dire qu’il y en a qui trouvent que cuisiner ce n’est pas facile!

pommes de terre jambon 010

INGREDIENTS (4P)

  • 4 TRANCHES DE JAMBON ROTI, ENDUIT DE MARINADE AVANT (ici donc du magasin)
  • 1KG200 DE PETITES POMMES DE TERRE CHARLOTTE, NON PELEES
  • 15 PETITES TOMATES, COUPEES EN QUATRE ET EPEPINEES
  • 6 PETITS OIGNONS, COUPES EN RONDELLES
  • 1 GROSSE GOUSSE D’AIL RAPEE
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 4 BRANCHES DE THYM, EFFEUILLEES
  • UNE DIZAINE DE FEUILLES D’ORIGAN
  • SEL DE GUERANDE
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • CURCUMA
  • HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.C. FOND DE VOLAILLE EN POUDRE
  • UN PETIT FOND D’EAU
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • UN PEU DE LIME PEPPER (SANTA MARIA) : MELANGE DE SEL, POIVRE NOIR, OIGNON, POIVRON, CORIANDRE, CITRON, CURCUMA, CITRON VERT ET CITRONELLE

pommes de terre jambon 009

PREPARATION

Prendre un plat à four et y placer les pommes de terre, oignons en rondelles, ail (bien le répartir un peu partout), thym, laurier, origan. Assaisonner de sel, poivre, curcuma, piment d’espelette et lime pepper. Puis saupoudrer de fond de veau déshydraté. Mouiller avec l’eau et assez bien d’huile d’olive.

pommes de terre jambon 005

Placer le plat dans un four préchauffé à 200°C, ceci pendant une heure. Tous les 20 minutes, mélanger les ingrédients. Après 40 minutes, y ajouter les petites tomates coupées en quatre et épépinées, ainsi qu’une nouvelle rasade d’huile d’olive.

Servir avec les tranches de jambon, réchauffés au four.

Bon Appétit!

Brochette de porc marinée au curcuma, salade d’oignons rouges et coriandre, riz jasmin aux fruits secs et carottes

BROCHETTE DE PORC MARINEE AU CURCUMA, SALADE D’OIGNON ROUGE ET CORIANDRE, RIZ JASMIN AUX FRUITS SECS ET CAROTTES

BROCHETTE 008

Hier soir, après avoir passé une journée magnifique et très instructive au salon culinaire CULINARIA2 en compagnie de 16 étoiles belges (je vous en parle demain plus en détails), je me suis retrouvé sans inspiration devant mon ordi, comme un écrivain peut l’être le matin devant sa page blanche. J’étais tellement sous le choc de ce que je venais de goûter et ce que j’avais apris dans les différents démos des chefs étoiles belges, que j’en étais presque comme paralysé du cerveau.

Non, je ne rigole pas, difficile de revenir à la réalité et à être créatif après la grosse baffe culinaire que j’ai encaissée ce dimanche. C’était du tout grand art, vraiment.

J’étais parti toute la soirée sur l’idée d’une entrecôte. Mais pas moyen de finir une recette. Parfois l’idée était bonne, mais je n’avais pas les ustenciles (comme deux friteuses pour faire ls pommes de terre soufflés). Parfois le temps pour réaliser la recette était trop long, car je voulais du très simple et du assez rapide, vu le stress en ce moment au niveau du boulot.

A 23h30 toujours pas grand’chose. Je me suis donc rabattu sur une recette de porc que j’avais découpé dans un magazine flamand, Nina. Je ne me suis pas creusé plus longtemps la cabessa et je l’ai réalisé tel quel. Bon presque tel quel. J’avais prévu, mais voilà que madame Sabine me dit ‘du riz tout sec, bof bof’. Je lui rétorque ‘mais tu veux quand même que je fasse de temps en temps du light’ Elle à nouveau ‘oui, mais du light sans sauce, bof bof’. Me voilà bien maintenant. J’ouvre mes placards et mon frigo, je touve entr’autre des carottes, des pignons, des amandes éffilées et des raisins secs. Bon, il n’y aura pas de sauce, pas nécessaire, mais bien un riz agrémenté de bonnes petites choses. Verdict de madame: ‘oooh, j’ai encore une fois beaucoup trop mangé’. Ca veut dire que c’était bon je suppose. 🙂

Comme vous pouvez le voir j’ai bien apris ma leçon chez Apolina, du curcuma toujours en accord avec le poivre noir afin que celà ait de l’effet sur la santé!

Voici la recette:

BROCHETTE 012

INGREDIENTS (2P)

  • 2 SAUTES DE PORC COUPES EN GROS DES
  • 2 BOTTES DE JEUNES OIGNONS (SI ILS SONT GROS, UNE BOTTE SUFFIRA), COUPES FINEMENT EN Y METTANT UNE PARTIE DE LA VERDURE
  • 1 BELLE GOUSSE D’AIL
  • ZESTE RAPE D’UN CITRON
  • 3 C.A.S. JUS DE CITRON
  • 5 C.A.S. HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.C. CURCUMA
  • SEL DE GUERANDE
  • POIVRE NOIR DU MOULIN

Pour la salade

  • LES FEUILLES DE 2 BOTTES DE CORIANDRE
  • 1 BEL OIGNON ROUGE, COUPE EN RONDELLES FINES
  • 1 C.A.S. VINAIGRE DE RIZ
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE

Pour le riz

  • 350 GR RIZ JASMIN
  • UNE BELLE POIGNEE DE RAISINS SECS
  • UNE BELLE POIGNEE D’AMANDES EFFILEES
  • UNE BELLE POIGNEE DE PIGNONS DE PIN
  • UNE BELLE CAROTTE COUPEE EN FINE BRUNOISE
  • SEL, POIVRE

BROCHETTE 004

PREPARATION

Mélanger les jeunes oignons, l’ail, le zeste, le jus de citron, l’huile d’olive, le curcuma, sel et poivre et mixer bien le tout afin d’obtenir une pâte liquide et assez homogène.

Mélanger les dés de porc à cette marinade et réserver pour minimum 30 minutes au frigo.

Couper l’oignon rouge en rondelles et le mélanger en détachant les rondelles à la coriandre. Préparer la vinaigrette en mélangeant le vinaigre de riz, l’huile d’olive, sel et poivre?

Juste avant de servir vous mélangerez la vinaigrette à la salade, bien mélanger et servir bien frais et croquant.

Cuire le riz al dente.

Faire tremper trente minutes les raisins secs dans de l’eau tiède. Faire revenir les pignons et amandes éffilées à sec afin de les torréfier légèrement.

Mettre une poêle avec un peu d’huile d’olive sur le feu. Y faire revenir à couvert la brunoise de carottes. Lorsque les carottes sont cuites, y ajouter les pignons, amandes éffilées et raisins secs avec un petit peu du liquide de trempage des raisins secs. Saler et poivrer. Faire revenir deux minutes, puis réserver.

Confectionner des brochettes avec les morceaux de porc marinés. Faire griller sur une poêle à griller les brochettes sur chaque face. En cours de route verser encore un peu de marinade dessus, poursuivre alors à feu plus réduit.

Servir le riz, la salade et les brochettes. La salade est un vrai plus au niveau du croquant, de la fraîcheur et du piquant de l’oignon rouge.

Bon Appétit!

Le blog culinaire, en ce qui me concerne

LE BLOG CULINAIRE, EN CE QUI ME CONCERNE

Après 2 ans et demi de blog culinaire, il était temps pour moi de faire un bilan introspectif de cette aventure et de réfléchir sur ce que sera mon blog culinaire à l’avenir et surtout sur ce qu’il ne sera pas.

Si vous connaissez un peu le monde des blogs culinaires, vous vous rendez vite compte qu’il y a autant de motivations pour débuter un blog culinaire qu’il n’y a de blogueurs. Mais même si on peut déceler les motivations des uns et des autres à travers leurs écrits, peu de blogueurs ont l’envie ou l’idée de se dévoiler complètement par rapport à celà. Il arrive aussi fréquemment que la motivation de création de départ, se mue en de nouvelles motivations, voir de nécessités. Pour certains blogueurs, le blog prend même un telle place dans leur vie, qu’il devient quasiment leur vie. Certains par besoin, en raison du soutien moral que peut apporter un blog pour eux, d’autres par mégalomanie, la blogosphère devenant alors un monde séparé du reste et dans lequel ils ou elles sont des VIP’s se plaçant au-dessus du commun des mortels, d’autres encore par compensation d’une frustration professionelle ou personelle, un substitut par rapport à un manque, un problème familial ou une difficulté dans la petite enfance (et oui, Freud est parfois présent dans la blogosphère).  Le blog est alors un grand soutien afin d’affronter ces démons, mais risque de devenir très énergievore pour le blogeur et prendra une place démesurée dans sa vie avec tous les risques que celà comporte. Heureusement pour beaucoup d’entre vous, le blog culinaire reste simplement un outil de partage d’une passion quotidienne.

Il me semble donc intéressant de s’y attarder un peu et que chaqu’un réfléchisse à l’évolution de son blog et surtout que chaqu’un anticipe son devenir et se prémunit contre ses dérives. Je suis certain que pour un étudiant universitaire, celà ferait une sympathique thèse de fin d’études.

Ma façon de voir mon blog culinaire, ce qu’il est, sera, n’est pas et ne sera jamais, n’est pas pour autant une vérité. Tout le monde pense détenir la vérité dans ce bas monde, mais la vérité est naturellement multiple et dépend du ressenti de chaqu’un. Il ne s’agit donc ni plus ni moins que de ma propre analyse et de mes aspirations très personnelles. Loin de moi, l’idée de juger tel ou tel comportement ou motivation. Chaqu’un fait ce qu’il lui plait sur et avec son blog. C’est même l’essence de l’invention du blog au départ: un espace personnel  dans lequel on se livre, non pas à une page blanche cachée au regard de tous, mais bien au contraire au monde entier sans retenue.

Au départ, lorsque j’ai débuté avec ce blog, deux choses m’intéressaient dans cet outil. Premièrement, je trouvais facile de pouvoir classer mes recettes sur un support autre que papier, car plus pratique et surtout, celà prend beaucoup moins de place. Deuxièmement, il me paraissait intéressant de pouvoir quelques années plus tard, retracer une évolution dans la façon dont j’aborde la cuisine, ses techniques et la connaissance des produits et de leur mise en valeur par la cuisine.

Mais très vite, la blogosphère a montré d’autres avantages. Premièrement, celà intéresse aussi d’autres personnes. Beaucoup d’internautes (aujourd’hui entre 1500 et 3000 par jour) tombent (souvent par hasard) en cherchant des idées sur le net, sur nos blogs et y trouvent leur bonheur. En tout cas, c’est ce que j’espère, car peu d’internautes laissent des commentaires après avoir testé l’une au l’autre recette ou idée d’une recette. Parfois on reçoit des mails très sympa et on est content de faire avancer le schmilblick de la bonne cuisine. Deuxièmement, le fait de savoir que certaines personnes vous suivent plus régulièrement que d’autres et qu’il y a parmi eux aussi de très bons cuisiniers et cuisinières, celà vous oblige à donner le meilleur de vous même sur votre blog, de progresser, d’apprendre et celà motive aussi à aller plus vite en apprentissage, à découvrir des produits, tenter des choses plus difficiles et complexes. Troisièmement, le blog ouvre aussi aux rencontres merveilleuses, rencontres qui deviennent parfois des vraies amitées réelles et découlent en des rencontres ‘en vrai’ fréquentes. Malheureusement, certaines rencontres se soldent après quelque temps en désillusions, en fractures et en malentendus. Mais, c’est ça la vie, des liens se font et se défont, d’autres perdurent et se renforcent. Des belles rencontres j’en ai fait et j’espère bien encore en faire. Des désillusions et des fractures j’en ai eu aussi et j’en aurai encore. Pas bien grave tout ça.

Maintenant, revenons-en au début de ce post et répondons aux questions d’identité de mon blog, identité présente et future.

1. Mon but est plus que jamais de donner envie aux internautes de cuisiner et de faire passer le plus possible des messages de saisonalité (même si de temps en temps je ne respecte pas), de goût, de plaisir, de slow cooking, de producteurs, de tradition, de respect. J’ai déjà pu contaminer quelques personnes avec ma passion et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.

2. Ce blog est donc ouvert et pas fermé sur la seule blogosphère culinaire. Je ne vais donc pas mettre mon énergie à aller visiter tous les blogs de cuisine qui existent (et il y en a un paquet) afin de laisser, comme le font certains et certaines, des commentaires pas toujours intéressants, pas toujours intéressés, sur des recettes qu’on ne lit de toute façon pas de a à z, en espérant que le blogeur ou la blogeuse de l’autre côté viendra à son tour laisser le même type de commentaires chez soi, fera ainsi gonfler artificiellement le compteur et apportera dans certains cas (celà dépend de l’hébergeur) des €€€€. Par contre, je compte bien prendre un peu plus de temps pour découvrir de nouveaux blogs et rencontrer des autres passionnés de cuisine qui vallent la peine d’être connu et connues.

3. Je ferai tout ce que je peux pour respecter au mieux mes sources lorsque je réalise une recette qui n’est pas de ma patte ou quand je me base sur une recette de quelqu’un, qu’il soit blogeur ou grand chef. Celà me semble la moindre des choses. Certains le font, d’autres pas, et ils ont tort. Personne n’est dupe. On peut compter sur les dix doigts de la main les cuisiniers qui inventent, qui innovent à chaque plat. La cuisine est faite de partage et de transmission aussi et il n’y a aucune honte à avoir quand on se base sur un bon plat, même pas si on copie à 100% une recette. Si on la copie, c’est qu’elle est très très bonne. Mais il faut le dire.

4. Les blogeurs (de cuisine) sont maintenant de plus en plus devenu une cible intéressante pour les publicitaire
s, les télévisions, les radios, les quotidiens….. Le fait que nous sommes lus par des dizaines de milliers d’internautes chaque année, nous rend important à leurs yeux, mais nous rend aussi vulnérable aux dérives.

J’ai en cette matière pris des décisions. Au niveau produits, je ne compte pas m’associer à des produits ou des marques que je n’aurais pas utilisé et approuvé dans le cas ou je n’aurais pas eu de blog de cuisine. Même au niveau des concours, je ne me vois pas faire une recette avec un produit ou une marque que je n’apprécie pas. Il ne faut donc pas s’attendre sur mon blog a ce type de publicités. Maintenant, si j’aime le produit, si je suis convaincu à 100% par sa qualité, il est clair que je peux le promouvoir. Ce n’est pas le montant éventuellement offert ou le beau cadeau ou voyage, qui me fera décider, mais bien la qualité du produit. Je resterai donc sur ce point intransigant et en phase avec moi-même.

Au niveau des médias, je garderai la même réserve. Je n’accepterai pas n’importe quoi et surtout pas si celà n’est pas en phase avec ce que je veux faire passer. Pas de ‘dînner presque parfait’ pour moi donc, par exemple.

Au niveau des demandes de plus en plus multiples de répertoriage de mon blog, de mes recettes, sur différents sites. Celà ne m’intéresse pas. Mon blog me suffit amplement. Je ne vais pas m’amuser à passer des soirées entières à poster des recettes vers d’autres sites, à consulter des repertoires pour voir comment je suis classé etc etc…. C’est que j’ai surtout besoin et envie de cuisinner et de partager avec la famille et les amis cette passion.

5. Je veux rester honnête par rapport aux visiteurs. Chez moi, pas de trucages, pas de montages, pas de tappages. Les plats seront photographiés tels qu’il sont mangés à notre table. Les différents ingrédients seront toujours cuisinés et ne feront pas l’objet de traficotages et je vous assure qu’après avoir pris les photos, notre plat sera encore toujours bien chaud, même si pour la beauté d’une photo, il vaut parfois mieux mettre un ingrédient cru afin d’apporter un maximum de couleur. Je vais naturellement éssayer de m’améliorer en ce qui concerne la photo, car avouons-le, ce n’est vraiment pas mon fort et je n’y apporte probablement pas l’attention qu’il faudrait.

J’espère ne pas avoir choqué l’un ou l’autre avec ce post, mais j’avais envie de me clarifier par rapport à ce qui se passe sur la blogosphère en ce moment. Pas de surprises donc chez moi, tout est clair et net.

Surtout, soyons humble. Comme je l’ai déjà dit plusieures fois: pour chaque cuisinier amateur qui a un blog culinaire, il y en a des milliers d’autres qui cuisinent aussi bien, voir mieux, et qui n’ont pas de blog. Nous ne sommes pas exceptionnels, n’en déplaise à certain(e)s. Nous sommes des bons cuisiniers, certes, mais même si nous sommes une minorité dans la population, cette minorité compte beaucoup d’adèptes.

Bon Weekend à tous,

 

Agneau aux cinq purées by David Bouley

AGNEAU AUX CINQ PUREES BY DAVID BOULEY

agneau usa 018

Je vous dis pas la semaine, chargée, chargée et encore chargée. Cette semaine je n’ai pas encore eu le temps de cuisiner. Bon, pour le plat d’aujourd’hui j’ai fait pas mal de choses en avance, tous les jours un peu? J’ai aussi parfois du m’y prendre à deux fois. Et je ne suis pas encore satisfait du résultat. Quand on s’attaque aux recettes de grands chefs, on se rend vite compte qu’on ne dispose pas toujours des bons outils et celà pose problème. La technicité il faut également parfois l’acquérir en subissant quelques échecs au passage. Ce qui m’a manqué le plus ici est un thermomix ou un autre ustencile pour réaliser des purées très lisses et onctueuses. Mais avec l’aide de divers mixeurs et autres outils, je m’en suis sorti.

Mais le résultat, sans être du niveau du chef dont j’ai prété cette recette, était tout de même très bon.

Le nouveau ‘France Chef TV n°9 (mai-juin-juillet 2010)’ est arrivé en librairie. Il est entièrement dédié aux grands chefs travaillant à New York. Je dois avouer ma méconnaissance total au niveau de ces chefs, mais pas mal de recettes me font vraiment envie.

Celle qui a attiré mon attention en premier lieu (et ce n’est pas la seule de sa patte qui m’inspire) est une recette de David Bouley, chef du restaurant homonimique ‘Bouley’. Son parcours est assez beau avec un passage de 9 ans comme pâtissier chez Gaston Lenôtre, puis quelques passages chez Roger Vergé, Frédy Girardet et Paul Bocuse. Depuis 1987 il travaille à son compte.

Comme je ne goûterai jamais à sa cuisine (car je ne compte pas du tout visiter les Etats-Unis dans un avenir proche ni lointain, assez de choses à voir déjà en Europe), autant réaliser quelques plats à lui en éssayant de se rapprocher le plus possible de la recette originale. Il faut trouver les bons produits déjà, comme les olives roses, que j’avais trouvé ce dimanche sur le marché. Elle n’apportent rien d’exceptionel au niveau gustatif par rapport à d’autres olives, mais avoir la couleur rouge-rose et de l’amertume en même temps, c’est assez sympa sur l’assiette.

La recette est toute simple, mais bigrement bien conçue. J’adore.

J’ai changé le nom initial de trois purées à cinq purées, car si je compte bien il y en avait quatres au départ (romarin-pomme, courgette-menthe, olives roses, oignons) et que j’en ai ajouté une cinquième à base de jeunes navets de mai.

J’ai adoré la technique pour réaliser la purée d’oignons. Idem en ce qui concerne la poudre de romarin, mais attention, il faut vraiment faire attention à la température de l’huile et ne pas laisser plus d’une minute. Si vous ne faites pas gaffe, vous aurez la même blague que moi: premier éssai cramé, tout noir; deuxième éssai super, troisième éssai brun clair avec un goût et une odeur d’herbe et enfin quatrième éssai +- OK. Pas facile du tout.

La purée de jeunes navets, une tuerie, juste assez d’amertume mais une pointe bien sympatique de sucre. Les autres purées, olives roses, courgette et pommes-romarin, complétaient à merveille la palette digne d’un peintre.

Celà m’a pris du temps, mais ce n’était pas en vain.

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INGREDIENTS (2P)

  • 500 GR D’OIGNONS
  • 1/2 BOUTEILLE DE VIN ROUGE
  • QUELQUES BRANCHES DE THYM
  • 400 GR FILET D’AGNEAU
  • 2 BRANCHES DE ROMARIN
  • BEURRE
  • SEL, POIVRE
  • HUILE D’OLIVE

Purée romarin et pomme

  • 1 BRANCHE DE ROMARIN
  • 2 POMMES
  • 4 C.A.S. VIN BLANC

Purée de courgette et menthe

  • 100 GR COURGETTE
  • 6 FEUILLES DE MENTHE
  • SEL, POIVRE
  • HUILE D’OLIVE

Purée d’olives roses

  • 100 GR OLIVES ROSES
  • 3 C.A.S. VIN ROUGE + ENCORE UN PEU EN FINITION
  • 1 ECHALOTE
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • SEL, POIVRE
  • HUILE D’OLIVE

Purée de navets de mai

  • 400GR DE JEUNES NAVETS DE MAI (7-8)
  • SEL, POIVRE
  • 20 GR BEURRE
  • 10 CL CREME LIQUIDE MIN 35% MG

PREPARATION

Purée de pommes et romarin (faire à l’avance)

Faire frire les feuilles d’une branche de romarin pendant 1 minute dans un peu d’huile d’olive, bien sécher les feuilles, pui réduire en poudre dans un mortier.

Faire sauter les pommes, coupés en dés, ajouter le romarin frit et le vin blanc. Faire une purée.

Ajouter un peu de vin si vous trouvez la purée trop épaisse et afin de faciliter le mixage.

Purée de courgettes et menthe (faire à l’avance)

Faire blanchir les courgettes coupées en dés et la menthe. Mixer avec un trait d’huile d’olive. Saler et poivrer.

Purée d’olives roses (faire à l’avance)

Faire mariner les olives, coupés en rondelles, dans le vin rouge pendant 3 heures, voir une nuit.

Faire sauter les olives avec l’échalote ciselée et l’ail. Saler et poivrer.

Mixer avec un trait d’huile d’olive.

Purée de jeuns navets de mai (faire à l’avance)

Eplucher les navets et les émincer en cubes de 1/2 cm.

Faire fondre le beurre dans un petit poêlon large, y ajouter les navets et assaisonner de poivre et de sel.

Faire &eac
ute;tuver ainsi, en tournant, pendant 6 minutes sur feu fort. Il faut que les cubes de navets soient légèrement dorés.

Diminuer le feu, ajouter la crème, placer le couvercle et poursuivre la cuisson pendant 15 à 20 minutes. De temps en temps tourner dans la préparation. Il faut qu’au final les navets soient fondants.

Réduire la préparation en purée lisse et la passer à travers un tamis fin (ou utiliser un petit mixeur à herbes qui hache très finement) afin d’obtenir le résultat le plus lisse possible.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Réchauffer en ajoutant 1 c.à.s. d’eau claire, juste avant de servir.

Purée d’oignons (faire à l’avance)

Faire cuire les oignons au four dans un plateau pendant 30 minutes à 180°C avc le thym.

Ajouter le vin rouge et laisser sécher au four.

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Passer au moulin à légumes afin d’obtenir une purée.

Agneau

Colorer l’agneau au beurre dans une poêle avec une branche de romarin.

Faire frire les feuilles d’un bouquet de romarin (faire à l’avance). Sècher les feuilles et les mixer au mortier afin d’obtenir une belle poudre.

Couvrir l’agneau avec la purée d’oignon et la poudre de romarin.

agneau usa 012Cuire Cuire au four à 180°C pendant 15 minutes.

Finition et dressage

Réchauffer les purées.

Pendant ce temps, laisser détendre la viande quelques instants dans un tiroir chauffant sous une feuille d’allu.

Faire trois grosses lignes de purée sur les assiettes. Couper l’agneau en deux et poser sur les assiettes. Ajouter la purée de jeunes navets et quelques croquettes.

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Bon Appétit!

Orphie laquée, paksoï, carottes au cumin et à l’orange

ORPHIE LAQUEE, PAKSOI, CAROTTES AU CUMIN ET A L’ORANGE

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En mai, et qu’en mai, nous trouvons un poisson étrange sur les étals des poissonneries belges, l’orphie (geep en néerlandais), aussi communéement appelé ‘poisson de mai’ en Belgique et Hollande. Le nom latin est Belon Belone et il a beaucoup d’autres noms en français: aiguillette, aiguille, bécassine de mer, poisson cornu, poisson-vince, lance de Neptune. En patois flamand on l’appelle aussi Sneppe.

Il s’agit d’un poisson migrateur qui passe en Mèr du Nord que de fin avril à début juin, la raison pour laquelle on l’appelle ici poisson de mai. J’ai eu la chance d’encore en trouver ce matin, car la saison est bien sur la fin en Belgique.

C’est un poisson serpintiforme qui possède un long bec armé de fines dents très acérées. Il a la particularité d’avoir des arètes de couleur verte, ce qui facilité le néttoyage. Il porte des écailles dont l’éclat à la lumière va de l’argent au vert irisé. Il peut atteindre une taille adulte entre 50 et 80 cm.

Je n’avais jamais cuisiné ce poisson très caractéristique et l’internet et les livres de cuisine n’étaient pas d’un grand secours ici. Il n’y a pas vraiment de recettes typiques pour ce poisson. On le retrouve à la meunière, gratiné, à lail ou en beignets.

Dans certains écrits néanmoins j’ai pu trouver qu’on le cuisine aussi un peu comme on le fait avec les anguilles, à la bière, à l’oseille ou au vert. C’est apparemment aussi un poisson qui aime être associé a des goûts puissants et aux épices.

Me basant sur quelques recettes d’anguille, je me suis lancé dans la recette suivante. Elle était bien bonne, mais améliorable. Sabine était (comme d’hab pour ce genre de recettes) en grand manque de féculents. Donc la prochaine fois, elle aura des nouilles chinoises en accompagnement. Quand à moi, je n’avais pas fais réduire le mélange pour laquage et le laquage n’était donc pas 100% réussi. J’ai changé dans ma recette pour la prochaine fois.

Le mariage orphie-paksoï-carottes fonctionnait superbement bien en ce qui me concerne. J’adore les carottes cuites au jus d’orange, celà leur donne plus de ‘peps’.

Comme le plat est plutôt une entrée, voici tout dabord une photo de la première assiette, plutôt entrée, puis une deuxième assiette plus conviviale et familiale. A vous de choisir.

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INGREDIENTS (2P)

Pour les carottes

  • 1 BOTTE DE JEUNES CAROTTES
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.C. CUMIN SECHE
  • 1 C.A.S. MIEL AUX FLEURS
  • JUS DE 5 ORANGES

Pour les orphies

  • 1 ORPHIES DE BELLE TAILLE
  • 1 PETIT PAKSOI COUPE EN MORCEAUX

Pour la sauce de laquage

  • 20 GR GINGEMBRE
  • 50 GR SAUCE SOJA
  • 50 GR MIRIN
  • 25 CL FOND DE VEAU
  • 1/2 C.A.S. MIEL D’ACACIA
  • 1 TIGE DE CITRONELLE (LA PARTIE BASSE, DOUCE, FINEMENT EMINCE)

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PREPARATION

Pour les carottes

Peler les jeunes carottes et les couper en rondelles d’épaisseur égale, d’à peu près 1 cm d’épaisseur.

Placer un poêlon large et anti-adhésif sur le feu et y verser l’huile d’olive. Ajouter les rondelles de carotte et le cumin séché.

Mouiller avec une demi c.à.s. de miel aux fleurs et le jus de 5 oranges. Saler. Poivrer très légèrement.

Recouvrir les carottes de papier de cuisson et faire cuire pendant 40 minutes.

Pour le paksoï

Faire revenir le paksoï dans un peu de beurre. Il doit rester croquant. Assaisonner avec un peu de sel et un rien de poivre.

Pour les orphies

Mélanger tous les ingrédients de la sauce de laquage. Faire réduire de moitié le mélange afin qu’il devienne légèrement sirupeux.

Lever les filets d’orphie en gardant la peau. Enlever les arètes centrales. Les détailler en morceaux plus petits et les faire revenir brièvement dans un peu d’huile d’olive dans une poêle chaude anti-adhésive, côté peau.

Lorsque le poisson est bien doré côté peau, le retourner et ajouter la sauce de laquage.

Poursuivre la cuisson, le poisson aura ainsi une belle couche de laquage.

Dressage

Sur des assiettes alongées, deposer à distance égale, des morceaux de paksoï. Dessus, placer les morceaux d’orphie.

Verser la sauce sur le poisson.

Accompagner des carottes au cumin, présentés dans des petits bols sur l’assiette.

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Bon Appétit!