Steak-frites à la sauce Choron

ENTRECOTE-FRITES A LA SAUCE CHORON

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Ce qui m’étonne un peu sur les blogs, c’est le peu de considération qui est donnée aux bases classiques. Il est certain que la cuisine doit se renouveler et qu’il faut en redessiner les frontières jour après jour. Mais pourtant, il y a des bases classiques, des sauces surtout, qui ont prouvé toute leur éfficacité et fait passer des bons moments à des millions de gastronomes. Et il ne faut pas les oublier.

Ainsi on retrouve que très rarement la béarnaise dans les recettes sur les blogs. Trop rustique peut-être? Moins sexy que les macarons, les cupcakes, les dips, les mousses et les gelées. Mais tout aussi technique et certainement délicieux.

Ce dimanche, une variante de la béarnaise à notre table, la Choron. Une très bonne sauce, que l’on trouve bizarrement moins souvent dans les brasseries que la béarnaise. Peut-être n’y a-t’il pas de base toute prête sur le marché pour la Choron???? Peut-être est-elle tombée dans l’oubli???

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La sauce Choron est en fait une béarnaise tomatée.

Il faut simplement pas ajouter d’estragon à la fin, mais monter la sauce béarnaise, puis ajouter dans la sauce terminée, 1 à 2 c.à.s. de compotée de tomates bien réduite où de coulis de tomates très concentré, dont on pourra rectifié l’acidité avec un soupçon de sucre glace.

Pour trouver la recette d’une bonne béarnaise: SAUCE BEARNAISE

Nous nous sommes régalés avec cette sauce, bien acide, qui a accompagné une belle entrecôte, cuite simplement 2 minutes de chaque côté dans un mélange beurre-huile d’olive, puis terminée au four à 220°C pendant 4 minutes. Un peu de poivre et un peu de sel et le tour est joué.

Comme accompagnement, de simples frites (pas faites maison cette fois par manque de temps).

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Bon Appétit!

 



QUELQUES NEWS PRODUITS : BOUCHON A VISER POUR VIN, THON BLUE FIN D’EUROPE, RIZ SANS CUISSON, DUVEL DISTILLED

QUELQUES NEWS PRODUITS : BOUCHON A VISER POUR VIN, THON BLUE FIN D’EUROPE, RIZ SANS CUISSON, DUVEL DISTILLED

Voici quelques informations trouvés dans mes lectures des derniers jours:

BOUCHONS DE VIN A VISSER

On trouve de plus en plus de vins dans les supermarchés avec des bouchons ou capsules à visser. Il s’avère maintenant que c’est une bonne chose.

Notre nostalgie nous pousse a vouloir garder a tout prix les bouchons en liège et le tire-bouchon. Mais est-ce bien objectif? De plus en plus de vins sont assassinés par le goût horrible de bouchon.

Le bouchon à visser existe maintenant déjà depuis quelques années et il y a eu beaucoup d’études sur le sujet depuis. Des études également sur le goût des vins dans ses bouteilles.

Quelles sont les conclusions: des jeunes vins dans des bouteilles avec des bouchons à visser se portent très bien. Le vin a même un goût plus frais et plus pur que dans les bouteilles a bouchons classiques. Des pays comme l’Autriche et la Nouvelle-Zéelande, qui aiment les vins jeunes, sont déjà passés en grande partie sur les bouchons à visser. L’Allemagne et l’Italie suivent petit à petit.

Le résultat sur des vins de garde, c’est une autre chose. Nous parlons ici que des vins à boire jeunes.

Et un avantage avec ses bouchons à visser est aussi que le consommateur peut mieux faire la différence entre un vin de garde et un vin à boire plus vite (dans les deux ans). Combien de gens n’ont pas dans leurs caves des vins à boire jeune, mais qui sont au repos depuis dix ans ou plus?

DUVEL LANCE DUVEL DISTILLED

La brasserie belge Duvel Moortgat, lance début décembre une Duvel (bière) distillée. Celle-ci a connue une maturation de 3 ans sur des futs en chêne de bourbon et de sherry.

Brasseur Hedwig Neven avait envie de tenter quelque chose de neuf. Il faudra être rapide, car il n’y aura que 2.750 bouteilles nummérotées de 50cl sur le marché. Elles seront uniquement vendues dans le magasin de la brasserie. Le prix n’est pas encore connu (mais j’ai ma petite idée).

Les amateurs de Duvel ne doivent pas attendre début décembre pour y goûter. A l’achat de 12 Duvels, tous les clients recoivent une mini-bouteille de 5cl cadeau.

L’INDE LANCE LE RIZ SANS CUISSON

Des scientifiques indiens ont cultivé une nouvelle variété de riz. Il s’agit de riz qui ne doit pas être cuit. Il suffit de placer le riz dans de l’eau froide.

Cette espèce poussait déjà dans le nord-est de la province indienne Assam, mais n’était consommé que là-bas et on n’arrivait pas a en faire la culture en dehors de cet endroit.

Des experts ont réussi à cultivé une variante qui peut pousser aussi dans d’autres régions de l’Inde. Cette découverte pourrait a terme apporter une nourriture valable à des millions d’enfants sous-allimentés en Inde. Car malgré une économie grandissante en Inde, il y a malheureusement encore beaucoup de famine.

Je n’en sais pas plus, j’espère qu’il n’y a pas trop de chipottage transgénique la-dessous ou une aide d’un de nos groupes adorés comme Monsanto. A suivre donc.

THON BLUE FIN ET L’EUROPE

 L’Union européenne a annoncé vendredi son intention de demander une baisse des possibilités de pêche du thon rouge au niveau mondial lors de la conférence internationale sur le sujet qui s’ouvre samedi au Brésil, l’espèce continuant à être menacée.

La réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), qui se tiendra du 7 au 15 novembre à Recife au Brésil, doit être l’occasion de prendre le problème « à bras le corps », a indiqué dans un communiqué la Commission européenne.

La CICTA décide des niveaux de quotas de pêche notamment pour le thon, mais aussi pour d’autres espèces en danger comme le requin-taupe, ou le requin-renard.

« Malgré les efforts déployés par les pêcheurs européens et les progrès réalisés, l’état du stock de thon rouge laisse encore à désirer », a souligné le commissaire européen à la Pêche, Joe Borg.

« Cette année, la CICTA doit prendre le problème à bras le corps. Les avis scientifiques doivent être rigoureusement suivis pour le thon rouge et tous les autres stocks halieutiques concernés. Le total admissible des captures doit être réduit en conséquence et le problème de la surcapacité de pêche doit être réglé efficacement », a-t-il ajouté.

« Des décisions difficiles nous attendent, mais c?est le prix à payer pour assurer l?avenir des pêcheries en cause », a ajouté M. Borg.

La Commission a reçu récemment un mandat de négociations en ce sens des Etats européens.

Si ces derniers souhaitent des mesures plus strictes pour garantir la reconstitution des stocks de thon rouge, principalement pêchés en mer Méditerranée, ils ont refusé de demander une interdiction mondiale du commerce, qui en aurait suspendu de facto la pêche.

Certains Etats plaidaient en ce sens, mais le refus des pays européens riverains de la Méditerranée, dont la France, n’a pas permis de trouver une majorité suffisante au sein de l’UE pour soutenir une telle position, défendue par les organisations de défense de l’environnement.

Les ministres européens de l’Environnement referont le point après la réunion de la CICTA.

Il est vraiment plus que temps de prendre des décisisions impopulaires et drastiques sur ce sujet. Dans quelques années le Thon en Méditérannée et dans l’Atlantique aura de toute façon disparu si on continue ainsi. Les derniers 50 ans, 90% des thons ont disparus.

Je continue de mon côté à apporter mon petit grain de sable en ne mangeant plus que maximum une fois par an du thon rouge et de limiter très fortement ma consommation de thon jaune. Pensez-y pour vos repas de fêtes et quand vous avez une envie soudaine de sushis!

Pour plus d’informations sur le sujet:

http://www.wwf.fr/s-informer/actualites/reunion-de-l-iccat-a-recife-la-pression-monte-pour-mettre-u
n-terme-a-la-peche-au-thon-rouge

http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/Contenu/News/Thon-rouge-les-scientifiques-appuient-l-interdiction-de-peche-ONGs

Bonne Journée,

Rencontre écavienne à Liège le 5/4

RENCONTRE ECAVIENNE A LIEGE LE 5/4

Depuis décembre 2007, le mois dans lequel j’ai créé mon blog de cuisine, les belles surprises et les belles rencontres se succèdent. C’est un effet boule de neige magnifique et totalement enivrant, un cyclone d’amitié et de passion qui balaie toutes les différences sur son passage. L’âge n’a plus d’importance, la condition sociale on s’en fout, l’origine est une richesse et il ne reste plus que la passion que l’on respire à travers l’homme ou la femme en face de soi.

 

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Ce week-end un nouveau châpitre a été écrit. J’ai eu le grand plaisir d’apprendre à connaître un peu mieux un certaine Mamina (http://www.mamina.fr/) et un certain Roland (http://lacuisineliegeoise.over-blog.com/), ainsi que leurs épouses et époux respectifs naturellement. Notre petit groupe d’amis ‘gastronomes écaviens’ s’agrandit ainsi petit à petit et de manière très naturelle, très fluide. Je ne suis pas du tout déçu de mes deux rencontres de ce week-end, bien au contraire.

Nous avons naturellement beaucoup parlé cuisine ce week-end, mais nous avons surtout partagé beaucoup et puis qu’est-ce-que nous avons ris, j’ai failli rester dedans.

La journée pour moi a débuté à la Garde des Guillemins à Liège, ou m’attandaient Roland et son épouse Marie-Ange. Il a fallu un peu de temps avant que nous nous trouvions, car nous nous étions encore jamais vu en vrai. Roland m’a alors escorté jusqu’au centre ville dans un parking tout près du Grand Marché de La Batte.

Sur La Batte nous retrouvions nos compères: Fabienne (http://savoureusesaveur.over-blog.com/), Philou et Mickey (http://un-cuisinier-chez-vous.over-blog.com/), ainsi que Mamina et Serge. La rencontre fût chaleureuse et nous étions tous déjà de très très bonne humeur. Quand Fabienne nous a remis à tous un gros paquet de cuberdons (un mélange de cuberdons à la Framboise, à la Bergamote, à la Rose et à la Violette) nous étions encore de meilleure humeur. Il faut dire qu’en cadeaux nous étions bien servis encore une fois. Apolina m’avait donné la veille deux belles mangues Indiennes, des Alphonso, ainsi qu’un petit sachet très mystérieux, un mélange d’épices de sa maman dont elle ne connait ni la composition ni les dosages, secret de la mama. La veille également, Mamina m’a offert quelques bons produits de sa région: des gavottes (j’adoooore), des sirops Monin de thé vert matcha et de mojito mint, ainsi qu’une huile vièrge de cacahuète des Landes et deux crottins chavignol. Encore un fois, j’étais gâté. Merci encore les amis. Un autre beau cadeau arrivera plus tard, car Roland m’enverra par la poste l’intégralité de son cours de pâtisserie (Roland était prof en cette matière) afin que je m’y mette un peu sérieusement à cette pâtisserie.

Toute la troupe c’ést alors dirigé sur La Batte pour une longue visite du marché. Sur la route on a rencontré Aline qui était venu nous faire un petit coucou. Pas trop de surprises pour moi sur le marché, mais je suis tout de même revenu avec du bon Herve piquant (j’en trouve facilement sur Bruxelles, mais je n’ai encore une fois pas pu résisiter), du fromage Pierre et Pôtre (un brebis au lait cru) et du Wavreumont, un autre fromage de la région, tous acheté dans une magnifique fromagerie (LE CHEMIN VERT).

Après le marché, nous nous somme baladés quelque temps dans la ville et nous avons fait un stop très très intéressant, mais très mauvais pour le portefeuille de tous les écaviens, dans une caverne d’alibaba. Et naturelement je n’ai pas pû résister à tout, mais je me suis tout de même contenu un maximum. Je n’ai acheté ‘que’ de la farine de pistaches, de l’huile à la bergamotte, du coulis de bleuets et du sirop de bourgeons de pin. Je ne pouvais tout de même pas résister à celà, non?

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Cette balade et la douloureuse dépense nous ont donnés à tous grande soif et nous avons passé le restant de l’après-midi (sans manger, excepté les cacaouettes et le fromage servis avec la bière) dans le ‘stamcafé’ de Philou pour ‘quelques’ bonnes bières Belges. La température était au beau fixe dans le ciel, mais la température de corps de quelques écaviens (ou époux-épouses d’écaviens) commençait grace aux beaux mélanges, à monter également.

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Toute cette bière nous avais donné un peu soif. C’était donc, après quelques tournées, le bon moment de visiter un autre lieu typique de Liège, la Maison du Pékèt. Et là, quel choix. Il fallait donc goûter tout de même quelques Pékèts différents. Je suis resté sage avec un pékèt pêche sanguine et un deuxième dont j’ai oublié le nom (Roland aide moi!) à base de pékèt et de bière blanche de Steendonk. Certains ( je ne nommerai pas de noms) pensaient encore être en vacance en Norvège et ont commandé 6 pékèts en même temps. C’est exagéré, non?

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 Après quelques tournées, la tête de certain(es) commençait également à tourner. Il y a alors deux effets, soit on s’endort,

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soit on gesticule sans arrêt.

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Encore d’autres font des grimaces, mais j’ai promis, pas de photos ni de noms.

Une dernière tournée, en compagnie des derniers arrivants, Anne e
t José des http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/, et nous pouvions aller direction restaurant, AS OUHES. Cuisine brasserie avec pieds de cochon, rognons, joues de veau, blanquettes, …. et se magnifique ‘Praires à l’ail’.

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Après il fallait bien se quitter, malheureusement, mais il y en aura d’autres. Je garde encore une fois un très bon souvenir de cette rencontre et je n’oublierai pas si vite le grand moment de rigolade le soir dans le parking avec les ascenseurs qui ne marchaient pas et la recherche des voitures dans le noir complèt. Un grand moment qui reste pour moi impossible à transcrire sur le papier. J’en ris encore.

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A bientôt les écaviens et merci d’être ce que vous êtes!

Bonne Nuit,

Skrei de Norvège, choux blanc et sauce au cidre

SKREI DE NORVEGE, CHOUX BLANC ET SAUCE AU CIDRE

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Un bon plat de saison (du skrei, du chou blanc), un clin d’oeil pour Fabienne et sa Norvège et un petit coucou aux Normands et leur bon cidre.

Le skrei, pour ceux qui ne connaissent pas:

C’est du cabillaud, mais pas n’importe quel cabillaud.

De janvier à mars, lors de la période du frai, le Skrei se dirige vers des zones de frai très spécifiques, comme il le fait depuis des siècles ou plus….. Il arrive par millions d’individus de la partie arctique de la mer de Barents pour rejoindre les eaux chaudes de sa naissance, autour des îles norvégienne de Loffoten. Au cours de son périple dans le dédale des fjords norvégiens, son alimentation se modifie, se nourrissant en abondance de capelans, des petits saumons et de krill. Il développe alors une chair ferme, blanche comme la neige des glaciers et très gouteuse.

Depuis des sciècles, les pêcheurs des Iles Loffoten, partent donc en hiver à la chasse du skrei. La pêche du skrei connait une réglementation très stricte et seul les bateaux accrédités peuvent le pêcher pendant une durée bien déterminée et seulement entre 6 heures du matin et 6 heures du soir.

Le nom ‘skrei’ vient du norvégien ‘skreid’, ce qui signifie nomade.

La délicatesse de sa chair, d’une finesse et d’une blancheur remarquable, fait du Skrei un poisson exceptionnel. Même son foie, ses oeufs et sa langue sont eux-mêmes considérées comme des mets très raffinés. C’est pour ces raisons que le Skrei a eu l’honneur d’être sélectionné en 1997 comme ‘Poisson Officiel’ de la célèbre compétition gastronomique internationale du Bocuse d’Or.

Dans le cadre d’une démarche de qualité, l’industrie de la Pêche Norvégienne a mis en place un label officiel garantissant l’authenticité et la fraîcheur « Prémium » des Skrei de Norvège commercialisés en Europe. Ce label garantit:

– L’apparence impeccable d’un poisson sorti vivant de la mer et conditionné le jour-même de la pêche.

– Une chaîne de froid parfaitement maîtrisée

– Une parfaite traçabilité

Seuls les authentiques « Skrei de Norvège » peuvent alors porter ce label sur la première nageoire, garantissant ainsi toutes les qualités.

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INGREDIENTS (3P)

  • 1/2 CHOU BLANC
  • 500GR DE FILETS DE SKREI AVEC LA PEAU (PRIS DANS LA QUEUE)
  • 80GR BEURRE SALE (25GR + 15GR)
  • 30CL CIDRE SEC
  • 2 A 3 C.A.S. CREME LIQUIDE
  • POIVRE, SEL
  • PERSIL PLAT

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PREPARATION

Couper finement les feuilles de chou. Les cuire ‘al dente’ à la vapeur. Il faut encore du croquant mais celà doit tout de même être agréable. Les poivrer légèrement.

Colorer les filets de skrei poivrés et salés au beurre noisette.

Laisser réduire le cidre afin d’obtenir un sirop légér. Rajoutez la crème et assaisonnez de poivre et de sel. Enlever la poêle du feu et finir la sauce avec le restant du beurre bien froid et coupé en petits cubes.

Mélanger la sauce et le chou égoutté dans un bol. Rectifier l’assaisonement.

Servir le chou, surmonté du filet de skrei. Saupoudré d’un peu de persil plat haché.

Accompagner éventuellement d’une bonne purée maison.

ACCORD VIN :

Riesling sec d’Alsace

Un bon chou vert tout droit du Jardin Merveilleux

POTEE DE PORC A L’EMBEURE DE CHOUX VERT

Cette recette je l’avais déjà postée début janvier 2008, mais elle est devenu un classique à la maison. Et comme à l’époque, je n’avais pas de pris de photos, voici enfin les photos.

Je me devais de refaire ce plat car un beau petit chou vert, d’une belle petite variété (que j’ai malheureusement oublié) m’est apparu. Il provient d’un Jardin merveilleux tout près de chez moi, un jardin avec un jardinier passioné et passionant et une maitresse de maison (même si elle n’aimera pas ce terme) formidable. Merci pour votre engagement de tous les jours, vous êtes dans le bon!

Pour la recette il faudra aller vers le premier post: http://passion-cuisine.skynetblogs.be/post/5395538/POTEEDEPORCALEMBEUREDECHOUXVERT

Comme vous pouvez le voir, l’autre jour je parlais de l’après-fêtes et du besoin de régime que se faisait ressentir. Oui, oui, de bien belles résolutions tout celà. Mais la réalité est là: il fait un froid atroce et on a des vraies envies d’hiver, des envies de plats complèts, de plats costauds. Et celui-ci l’est, même si il est tout en douceur avec la crème et le beurre. Mais loin d’être light. Mais tantpis, il y a tant de gens qui font attention à chaque bouchée et qui meurent très jeunes, donc….

Voici les chtites photos:

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Bon Appétit!

 

 

 

 

Un petit conte pour celle qui se reconnaitra

UN PETIT CONTE POUR CELLE QUI SE RECONNAITRA

Il était une fois un pays très lointain mais très charmant, Golbland. Tout le monde y vivait heureux, dans l’amour, dans le plaisir des papilles et dans une gourmandise effrénée. Un pays qui attirait bien sûr à lui tous ceux et celles qui avaient élu la bonne chair et le partage de la bonne chair au titre d’art suprême.

Chaque habitant notait scrupuleusement toutes ses recettes dans de beaux grimoires, afin de garder une trace des magnifiques banquets de famille et de pouvoir transmettre les recettes à tous ceux et celles qui désiraient les avoir. C’est ainsi que beaucoup de recettes s’échangaient entre habitants, pour le bon plaisir de tous.

Malheureusement, comme dans chaque pays enchanté, Golbland ne faisait pas exception à la règle et comptait parmi ses habitants, une vilaine sorcière, la sorcière Rove d’Amplago, Amplago étant le nom de la forêt où elle habitait dans sa grande demeure.

Et Rove d’Amplago avait également, comme tous les habitants de Golbland, un beau grimoire dans lequel elle notait ses recettes de cuisine. Un très beau grimoire, serti de diamants et avec des feuilles dorées. Vraiment magnifique! Un grimoire qu’elle ne se lassait pas de montrer à tout le monde et d’exhiber lors des manifestations culinaires du pays.

Mais Rove d’Amplago avait un grand problème. Un jour elle attrapa un méchant virus et n’eut plus du tout d’insipiration ni de créativité. Un drame pour celle qui adorait cuisiner et boire les bons breuvages du pays. Que faire? Il fallait tout de même continuer à remplir les pages du beau grimoire, il ne fallait pas perdre la face, surtout qu’elle venait d’avoir une commande du Roi du pays voisin, la Nestie, pour réaliser le dessert du repas de mariage de sa fille.

Elle consulta donc son chaudron magique, qui lui donna la réponse à son problème: « Tu sais, dame Amplago, dans notre pays il y a beaucoup de formidables cuisiniers, pourquoi ne pas leur voler une petite recette, personne ne le saura, personne ne le verra. Je te conseille une recette de sieur Louphi, une recette du beau terroir du village de Iegel, la recette du ‘cuberdome’, un magnifique gâteau qu’il a inventé il y a quelques temps. Sûr et certain qu’avec ça tu auras tous les honneurs du roi de Nestie et que ta renomée traversera les frontières du royaume. Ce sera l’avènement de ton règne, oh future Reine de Golbland. ».

La malveillante action fût immédiatemment mise en oeuvre et dame Rove s’empara du grimoire de sieur Louphi et envoya la recette par pigeon voyageur au roi de Nestie. Les louanges du roi ne tardèrent pas à venir: « quelle magnifique recette, vous êtes vraiment la meilleure cuisinière de Golbland ».

Dame Rove rêvait déjà de paillettes et de strass, de richesse et de diners de gala où elle serait invitée.

Malheureusement pour elle, sieur Louphi avait beaucoup plus d’amis qu’elle. Ensemble avec dame Biafenne, sieur Ramk, dame Minama, dame Nane, sieur Séjo, dame Cykmi, dame Darsinne et dame Ermialle, ils contrataquèrent et allertèrent le roi de Nestie.

La honte s’abattit sur dame Rove et son grimoire ne fût plus guère consulté dans le pays. Elle était boudée par toute la population et elle déperissait dans son beau château de la forêt d’Amplago, assise dans sa belle cuisine toute neuve et toute brillante, avec un beau grimoire doré mais toujours sans imagination et sans créativité.

Morale: quand on aime bien une recette de quelqu’un, c’est avec beaucoup de plaisir que cette personne partagera avec vous sa recette, à condition bien sûr de rester honnête et de signaler de qui vous l’avez reçue en cadeau.

Bonne Journée,

Menu du réveillon du Nouvel An 2008

MENU DU REVEILLON DU NOUVEL AN 2008

Le réveillon de Noël est à peine terminé, qu’il faut se lancer dans la finalisation de l’élaboration du menu du réveillon du Nouvel An. Cette année, comme les deux années précédentes, je cuisine chez mon ami Alain VH. Nous seront 9 à table cette année.

Comme pour le réveillon de Noël, j’ai opté pour un repas de dégustation, avec beaucoup de plats, mais en mini portion. Je trouve celà plus festif qu’un menu traditionel avec entrée, plat, dessert. Et point de chips, noisettes, fromages, … à l’apértitif.

Voici donc mon menu:

1. Crevettes grises de la mèr du Nord, prisonnières dans leur bouillon, coulis de persil, crème de pommes de terre et choux fleurs fumés

2. Nems de coquillages au gingembre

3. Velouté de topinambours et chanterelles à la sauge

4. Risotto aux cèpes (funghi porcini), diamands noirs et divin breuvage

5. Foie gras grillé, sauce au pamplemousse et au miel, marmelade de fruits épicés

6. Saint-Jacques au sauterne et carottes confites

7. Dos de bar de ligne rôti sur peau, bettes, émulsion de curry thaï et galette de parmesan

8. Magret de canard fumé, cornes de gatte confites et infusion d’Orval

9. Pastilla au chocolat des milles et unes nuits

En espérant que tout celà se passe bien et que les convives apprécieront.

A bientôt,

RESTAURANT SAINT-CHRISTOPHE VISITE 2

RESTAURANT SAINT-CHRISTOPHE VISITE 2

Vous aurez peut-être remarqué que je ne cuisine guère en ce moment. Pas assez de temps, préparatifs de Noël et Nouvel An, examens des enfants, clôtures de fin d’année au boulot……

Mais, par contre, je fréquente pas mal les restaurants en ce moment.

Ainsi hier j’ai eu le plaisir de retourner dans un restaurant de Courtrai, le Saint-Christophe. Mais je ne vous en avais pas parlé. Le chef, en cuisine, Olivier Dewulf, avait repris le restaurant de son ancien patron et chef du même établissement et même si il est encore fort jeune, y propose une cuisine très subtile, très équilibrée en goût. Nous y sommes retournés cette année afin de voir son évolution, car en 2007 nous avions adoré. Eh bien, je peux déjà vous dire qu’en 2009 j’y retourne.

Et non seulement c’est bon, mais au niveau rapport qualité-prix il y a beaucoup d’honnètetée: 42€ pour entrée-plat-dessert + 3 mises en bouches + café et migniardises et 49€ pour le même menu avec vins adaptés. C’est vraiment pas du vol, surtout vu la qualité dans l’assiette.

Tout d’abord en mises en bouche:

– Une perle de mousse de saumon entourée d’une gelée d’huitres. Un régal et une belle sensation en bouche.

– Une présentation de bonbon de foie gras avec une composition de betteraves (en sorbet, en gelée, ….) Superbe et qu’elle goût la gelée de betteraves, merveilleux.

– Une grosse frite ‘Belge’ et sa sauce. Je n’ai pas trouvé cette troisième mise en bouche en accord avec les deux autres, même si je trouvais assez gag cette présentation. Mais pour moi ici, il y avait trop de volonté d’effet et donc pas assez d’intension véritable. A revoir en ce qui me concerne.

Puis l’entrée. J’ai opté pour un Carpacio de Bar de Ligne sauvage et Kingcrab, Jambon de ‘la foret noire’, yoghurt grècque, ‘Granny Schmitt’ et Kalamansi glacé.

Une délicieuse entrée et le bar de ligne en carpaccio celà le fait vraiment. Le kalamansi est une variété de citron asiatique. Je ne connaissais pas mais c’est un délice et ce chef est vraiment très fort en sorbetière, le goût était comme pour la betterave, superbe.

Comme plat, j’ai pris un Rolmops de raie, escabèche de champignons, purée de pommes de terre truffée, bouillon à l’ail fumé et salsifis. Un plat que j’ai vraiment adoré et même si la portion au départ me paraissait petite, ce fût largement suffisant car il y avait un tel concentré et de justesse dans les accords et goûts.

Pour terminer, un plateau de fromages avec assez de choix et nous avons même pu en prendre deux fois. Je déplore cependant qu’il n’y avait pas assez de promotion pour les bons fromages Belges, car il y en a tout de même pas mal maintenant.

Avec le café, 5 mignardises maison de bon goût.

Deux derniers bémols: 7€ pour le supplément des vins adaptés c’est peu et c’est bon pour le portefeuille. Les vins étaient assez bons, mais je n’ai pas trouvé les accords très subtils. Je suggère donc au chef de proposer une version d’accord vins à 42+7€ et pourquoi pas une deuxième version avec des accords un peu plus recherchés pour un prix un peu plus chèr. Il pourrait appelé celà: accord vin passe-partout et accord vin aventureux, où quelque chose dans le même style.

Puis, j’avais envie, comme le mardi dans un autre resto, de boire avec le fromage un bon Madeire. Et, il n’y en avait pas. Aucun, c’est vraiment dommage. La seule alternative était la carte des portos et sur les 4 portos, seulement 2 étaient dispos et il s’agissait de portos assez banals. Il n’y avait pas de la part de la sommelière une autre alternative à ma demande. Je pense que ce restaurant devrait étoffer sa carte de vins de dessert à la bouteille et surtout au verre.

En dehors des quelques critiques, nous avons terriblement bien mangé. Mes collègues avaient pris une autre entrée et du gibier en plat et leurs réactions étaient également positives.

L’adresse:

SAINT-CHRISTOPHE

Minister Tacklaan 5

8500 COURTRAI

056/20.03.37

http://www.STCHRISTOPHE.BE

A bientôt,

Mon menu de Noël 2008

MON MENU DE NOEL 2008

Je ne sais pas vous, chers amis blogeurs, mais moi, cette année, avec tous les événements des derniers mois, dont Soissons et deux concours de cuisine, je suis vraiment à la bourre en ce qui concerne la confection des repas de Noël et Nouvel An.

Traditionellement nous fêtons le réveillon de Noël en famille, avec les enfants, mes parents, les parents de mon épouse et une de mes tantes.

Le réveillon de nouvel an, nous le fêtons depuis 2006 chez nos meilleurs amis. Parfois nous sommes 6, parfois 8, parfois 10.

Dans les deux cas, je serais comme souvent, derrière les fourneaux afin d’essayer de faire plaisir aux papilles de ceux que j’aime.

Deux diners très différents. Pour Noël je dois tenir compte de certains aliments à ne pas mettre ou à mettre à petite dose, car tout le monde n’aime pas tout. Donc pas de foie gras, pas de coquilles st jacques, pas d’huitres, de préférence pas de volaille, ni de cuisses de grenouilles. Me voilà donc déjà assez limité. Deuxième limite: la moyenne d’age étant élevée, je ne dois pas faire un menu trop lourd, ni trop copieux. Ce qui n’est pas facile pour moi, qui ait parfois difficile à m’arreter et qui aime plutôt les menus de 6 à 8 plats. Troisième limite: je dois aussi veiller aux finances, car les frais étant partagés, il ne faudrait pas que j’annonce une note trop salée.

Pour Nouvel An, carte blanche, tout le monde aime tout, tout le monde aime les longs menus, tout le monde aime la découverte. Je peux donc un peu plus me lacher et aller vers des mets plus osés.

Pour le Nouvel An, je ne sais pas encore ce que je vais cuisiner. Le repas du reveillon de noël est quand à lui bouclé. Je ne suis pas encore 100% certain d’un des accompagnements, que je vais tout de même tester avant. Et il faut aussi trouver tous les ingrédients.

Voici le menu ‘provisoire’ pour Noël 2009:

Avec l’apéro (champagne):

* Tartare d’agneau à la gelée de câpres, petits oignons et cornichons, émulsion de miel-moutarde et pommes pailles (2 cuillères aperitives par personne) : j’avais déjà réalisé celà pour le réveillon du nouvel an de 2008 et Fabienne d’Alice au Pays des Saveurs avait déjà testé cette recette, qui avait bien plu à tout le monde.

* Consomé aux ravioles de cèpes (3 ravioles par personne)

Les entrées

* Scampi rôti au guanciale, polenta à l’encre de seiche, gaufrette de courgette, brunoise de poivron en vinaigrette balsamique (1 scampi par personne)

* Champignons farcis aux petit gris (2 champignons par personne)

Le plat

* Selle de chevreuil, sauce poivrade, beignets de pommes de terre à la mimolette et panko, mousse de poires, légumes d’automne en friture

Le dessert

Ici aussi, un dessert réalisé au nouvel an 2008 et qui avait particulièrement plu. Cette année au tour de la famille proche d’en profiter.

* Déclinaison chocolat-praliné-café

On terminera par un bon morceau de fromage, soit du comté, soit du beaufort. Le dessert et le fromage seront accompagnés d’un bon Madère Verdelho où Bual

A bientôt,

Filets de sole, purée aux passe-pierres noisetée et sauce bisquée

FILETS DE SOLE, PUREE AUX PASSE-PIERRES NOISETEE ET SAUCE BISQUEE

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Aujourd’hui nous étions invités au mariage chrétien et à la réception de ce mariage du fils d’une collègue de travail de mon épouse. Malgré un nombre honnête de flutes de champagne et des nombreuses mises en bouche qui les accompagnaient, nous n’allions tout de même pas sauter notre repas du soir. Mais nous n’avions rien prévu.

Vers 18h nous sommes donc vite passés au Delhaize. Idée rapide. Il me restait dans le surgélateur un restant de sauce bisquée à base de fond maison de crevettes grises de la mèr du nord. Nous avons acheté des petits filets de soles et j’emportais également un ravier de passe-pierre, un produit que j’adore pour son goût très iodé.

Les soles allaient être cuites à la meunière, tout simplement. En accompagnement, une purée normale pour madame et une purée spéciale pour monsieur, purée à base de pommes de terre, passe-pierre, ail, pignons de pin, échalotte et huile de noix. Et le tout arrosé de la sauce bisquée, bien réduite et légèrement travaillée avec un peu de farine.

Je ne peux, après ce bon petit repas, à la préparation minute, que vous conseiller de préparer vos fonds et sauces en quantitées suffisantes. Vous pourez dèslors toujours mettre un petit restant au surgélateur afin d’avoir un petit stock quand vous avez un peu moins de temps où moins envie de cuisiner. Et puis, le recyclage c’est très jouissif.

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Voici la recette:

INGREDIENTS (4P)

  • 10 POMMES DE TERRE
  • BEURRE
  • SEL, POIVRE, MUSCADE
  • LAIT
  • DEUX BONNES POIGNEES DE PASSE-PIERRE
  • 1 BELLE ECHALOTTE LONGUE
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 20GR DE PIGNONS DE PIN
  • 1 RASADE D’HUILE DE NOISETTES

  • DES FILETS DE SOLE
  • FARINE
  • SEL, POIVRE

  • UN RESTANT DE SAUCE DE CREVETTES (voir ICI )
  • 1 C.A.S. FARINE
  • DEUX PINCEES DE POUDRE DE CURRY ‘HOT’
  • POIVRE

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PREPARATION

Faites cuire les pommes de terre dans de l’eau bouillante salée.

Faites réduire la sauce aux crevettes dans un petit poêlon.

Faites chauffer un peu d’huile d’olive dans une poêle. Rajoutez-y l’échalotte émincée, les gousses d’ail râpées, les pignons de pin broyés et laisser revenir un petit moment. Rajoutez-y les passe-pierre coupés en morceaux et laissez revenir un petit peu. Rajoutez l’huile de noisettes et un peu de poivre. Continuez un petit moment et réservez le tout.

Placez un mélange de farine, sel et poivre dans une assiette creuse. Placez les filets de sole dans cette assiette en les retournant tant que les filets ne sont pas complétement farinés. Tapottez-les légèrement afin d’enlever le surplus de farine.

Faites chauffer une belle noisette de beurre dans une poêle et quand le beurre est bien chaud, faites-y revenir les filets de sole sur les deux faces.

Mélangez un peu de la sauce de crevettes avec une cuillère de farine, rajoutez ensuite au reste de sauce toujours en ébullition et mélangez. Ajoutez deux pincées de poudre de curry ‘hot’. Continuez la réduction.

Egouttez les pommes de terre et écrasez-les. Ajoutez du beurre, du poivre, de la muscade, du lait chaud, jusqu’à consistance souhaitée. Mélangez cette purée à la préparation de passe-pierre.

Servez les soles avec cette purée et la sauce bisquée de crevettes.

Bon Appétit!

Confiture nr. 4: Gelée de sureau

CONFITURE NR 4 : GELEE DE SUREAU

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Conaissez-vous la reine du sureau dans la blogosphère? Non? Il est alors grand temps d’aller découvrir le blog de Fabienne et toutes les recettes qu’elle a déjà réalisé avec le sureau. http://savoureusesaveur.canalblog.com/tag/sureau

C’est en visitant son blog que j’ai apris un peu plus sur cet arbuste. J’en avais bien déjà entendu parler, surtout du sirop qu’on fait avec les baies. Mais je ne savais pas du tout (bon citadin que je suis) à quoi celà pouvait bien ressembler, et je ne m’imaginais pas en trouver à Bruxelles. Je ne m’imaginais pas non plus que l’on pouvait décliner cette baie et même les fleurs de tellement de façons: en tempura, en gelée, en sirop, en apéro, en sauce, …. Fabienne a déjà bien fait le tour de la question. En tout cas; Fabienne, merci de nous avoir fait découvrir cette baie. Elle est assez banale, on la trouve facilement, c’est gratis et en plus c’est délicieux.

Après Fabienne, il y eut Philou, qui ce lancait plein de courage à travers champs et forêts pour trouver son sureau et pour cuisiner à son tour cette baie. Vous trouverez la grande pétripétie de Philou dans le lien suivant: http://un-cuisinier-chez-vous.skynetblogs.be/post/5971644/operation-commando–nom-de-code-sureau

Dans mon cas, ce fût beaucoup plus simple. Je parlais il y a quelques jours avec ma belle-mère au sujet du sureau en lui disant qu’un jour j’aimerai bien en trouver pour faire l’une où l’autre bricole avec. La réponse m’a fait rigoler: mais, du sureau, il y en a sur le coin de la rue, ici, à 100 mètres, il y a bien 5 arbres. Ben, ça alors, je suis vraiment mais vraiment très citadin. Je ne les avais jamais remarqué.

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Par chance, les traditions se perdent, et il n’y a plus guère de veilles dames à Bruxelles qui, dès aprition des baies noires bien mûres, les collèctent pour en faire du sirop. 5 arbres donc, pour moi tout seul. Pour 4 des 5 j’arrivais trop tard, les baies étaient déjà en surmaturation. Mais le 5e portait fièrement de belles grappes de baies noires. J’en ai récolté un beau sac tout plein mardi matin très tôt, avant d’aller au boulot.

Puis hier soir, récupération des baies sur les tiges. Un petit boulot d’une bonne heure. J’avais tout de même 1,6kg de baies au final.

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Pour une première approche j’ai piqué la recette de la gelée de sureau chez Fabienne et j’ai procédé exactement comme elle décrit, sauf que j’ai pris pour 1,6kg, 550gr de sucre fin et 300 gr de sucre gélifiant. Je n’étais pas très sur du pouvoir gélifiant du sureau et comme j’avais déjà eu le coup avec une gelée trop liquide pour mes mûres, j’ai préféré procéder ainsi. Au final, j’ai 4 beaux petits pots de 400gr de gelée de sureau. Fabienne arrivait avec 1kg à 10 petits pots de 150gr. Probablement avais-je moins de jus dans mes baies???? Soit, la gelée à bien prise et le goût (nouveau pour moi) est super.

Bizarre tout de même que le gens sont prêts à payer des fortunes pour des fruits en supermarché où pour des pots de confiture, alors qu’il suffit de prendre les fruits dans la nature et faire des confitures maison. C’est bon, c’est sympa à faire et c’est quasiment gratuit. Le goût est vraiment étonnant.

Attention aux baies, elles tâchent très fortement, tout comme les mûres.

Un peu de culture maintenant: le nom latin du sureau, SAMBUCUS NIGRA, vient du Grec SAMBUKE, qui signifie « flûte ». Les bois du sureau était à l’époque fort utilisé pour fabriquer des flûtes, des siflets et autres instruments. L’arbuste fleurit en juin-juillet (petites fleurs blanches) et les baies sont mûres fin aout-début septembre. Attention, les baies sont toxiques si on les mange crus, mais cuits auqu’un problème.

Voici la recette (j’ai opté pour la version cannelle), qui, je le rappele, ce trouve également sur le blog de Fabienne:

INGREDIENTS (pour 4 pots de 400gr)

  • 1KG 600 DE BAIES DE SUREAU NOIR
  • 550GR DE SUCRE FIN (S2 DE TIRLEMONT POUR LES BELGES)
  • LE JUS D’UN CITRON ET DEMI
  • 2 C.A.S. DE BEURRE DOUX
  • 2 BATONS DE CANNELLE

PREPARATION

Laver les baies de sureau abondamment dans l’eau, ceci pour éliminer toutes les petites bestioles qui peuvent se trouver entre les baies (araignées, puces, pucerons, …). Puis enlevez toutes les baies sèches, vertes, mal fichues, pouries, ….

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Mettre les baies dans une grande casserole (à defaut de la bassine à confiture) et porter lentement à ébullition. Laisser les baies éclater sous la chaleur. Ecrasez les doucement avec un presse-purée pour ouvrir les récalcitrantes. Faire égoutter une nuit les baies dans une étamine au dessus d’une petite casserole.

Faire chauffer le jus recueilli avec le beurre et ajouter, petit à petit, en pluie, el sucre tout en ne cessant pas de mélanger. Porter à ébullition sans cesser de remuer. On considère que l’ébullition est atteinte lorsque les bouillons continuent à se produire lorsqu’on mélange. Ajouter le jus de citron ainsi que la cannelle. Mélangez jusqu’au moment où une goutte de liquide se gélifie sur une souscoupe (environ 20 à 30 minutes).

Verser la gelée dans les bocaux stérilisés. Laissez un vide de 1 cm. Puis retournez les bocaux. Laissez refroidir 6 heures sans remuer les pots. Un vide va se créér pendant que la gelée refroidit et se solidifie. Cette astuce permet de conserver la gelée plus longtemps, sans utilisation de conservateurs spécifiques. Stockez vos bocaux au frais et à l’abri de la lumière. Vous pouvez les garder ainsi plusieurs mois.

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P.S. Le beurre est un truc des grand-mères, pour empêcher l’écume de se former à la surface de la confiture à la cuisson.

Bon Appétit!

Petite soupe froide de Gariguettes et menthe mitcham

PETITE SOUPE FROIDE DE GARIGUETTES ET MENTHE MITCHAM

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Enfin, j’ai pû manger mes premières fraises. En attendant les bonnes belges, cueuillies à la main (Wépion par exemple), je me suis laissé tenter par les Gariguettes de Bretagne.

Première dégustation 2008. Et on débute par une recette toute simple. Trois ingrédients seulement: des fraises, du sucre et de la menthe Mitcham (merci encore à José et Anne de m’en avoir donné un peu).

Je ne vous mets même pas la liste des ingrédients, tellement que c’est basic. Comme Mamina le dit parfois, ce n’est même pas de la cuisine.

Mais tout dabord un peu de culture glanée sur le net:

La Gariguette est une variété précoce et c’est la fraise la plus vendue en France. Elle doit son apogée à une femme, Georgette Risser. Elle a dirigé de longs travaux de recherche à l’institut agronomique d’Avignon pour créer, à la fin des années 70, cette nouvelle variété qui fût d’abord cultivée dans le Lot-et-Garonne. Depuis, la ‘gariguette’ a vu l’apparition de plusieurs pettes soeurs, comme la ‘Mara des Bois’, très répandue dans différents départements du Midi-Pyrénées. Ces fraises que l’on croit aujourd’hui tout droit sorties du jardin n’existaient donc pas il y a quarante, trente ou même dix ans. D’ailleurs sans une sélection féroce (entr’autre avec des croisements avec des fraisiers nains méditéranéens), il n’y aurait peut-être plus de culture fraisière en France. Car au lendemain de la seconde guerre mondiale, les variétés françaises traditionnelles sont en piteux état. Affectés par la vitose, cultivées pendant des années sur les mêmes sols, elles sont d’une faible productivité. Dès la fin des années cinquante, les chercheurs sont chargés de sélectionner de nouvelles variétées plus résistantes aux maladies, plus productives, mais qui conservent néanmoins les valeurs gustatives.

 

Pas simple, car rien n’est plus fragile que le goût dans lequel interviennent de nombreux arômes. Et plus le fruit est parfumé, plus la frontière est fragile entre maturité et surmaturité. Sans oublier une foule de facteurs qui jouent sur la saveur, selon l’époque de production, les conditions climatiques, l’évolution du fruit après cueillette, ou l’insuffisance de l’apport d’eau. Autant de points qui furent analysés. Arrivent les années 80. A l’époque, en France, les premières fraises de la saison ne peuvent guère rivaliser avec les variétés précoces d’Italie et d’Espagne. Leur prix s’effondre. Seule la qualité gustative pouvait faire la différence. C’est tout l’enjeu de Gariguette, précoce elle aussi, et savoureuse dès le début de la récolte. Seul problème : de taille plus petite que les autres, elle est difficile à ramasser et à rentabiliser, d’autant que ses rendements sont moyens. Résultat : autour d’Avignon, les premiers cultivateurs auxquels elle sera proposée feront la moue. Peu importe, d’autres vont raisonner différemment : les fraiséristes du Lot-et-Garonne, qui estimèrent que le consommateur était prêt à payer un peu plus cher un produit de qualité. ? Et c’est effectivement ce qui se passera, campagne publicitaire à l’appui, menée par le groupement « Fraise de France ». Dès lors, la Gariguette devient la variété précoce la plus cultivée dans l’hexagone. (Chronique Histoire de… plantes. Mission Agrobiosciences. 13 Octobre 2006)

Article rédigé par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences

Cette dernière, dont le fruit est de forme plus allongée (et davantage coloré à maturité), a cependant le défaut d’une moins bonne conservation. Hors du sud de la France, cette variété de fraise pose problème, car du fait du transport elle arrive aux étalages soit très chère, soit abimée, soit enfin elle est récoltée avant sa pleine maturité pour en faciliter le transport, ce qui ne laisse pas le temps au fruit de développer sur pied ses saveurs spécifiques.

Le saviez-vous ?

Tous les fraisiers actuellement cultivés appartiennent à une espèce récente, apparue au 18ème siècle et dont les ancêtres sont américains.

Avant, régnait la fraise des bois (fragaria vesca), toujours répandue à l’état sauvage et dont les premières cultures ont été menées à des fins médicinales. Connues depuis l’antiquité, les romains les utilisaient dans leur produits cosmétiques en raison de leur odeur agréable: la fragrance.

Pour ses fruits, il faudra en fait attendre le 14ème siècle, dans un écrin royal : 2 000 pieds sont alors plantés dans les jardins du Louvre. Deux siècles plus tard, une autre espèce de fraisier sauvage, d’origine inconnue, supplante la fraise des bois en Allemagne et en Belgique, pour leur calibre plus gros et leur parfum.

Mais entre-temps, survient la découverte de l’Amérique et de ses fraises d’une grosseur jusque-là inégalée. L’importation ne tarde guère : des fraisiers canadiens, ramenés semble-t-il par Jacques Cartier à la fin du 16ème siècle, sont implantés en France, suivis par d’autres en provenance de Virginie ou du Chili, notamment dans les bagages d’un dénommé… Frézier ! En 1714, l’officier du Génie maritime Amédée-François Frézier revient d’une mission d’espionnage des ports espagnols au Chili et au Pérou pour le Roi soleil. Botaniste à ses heures, il a rep&ea
cute;ré des fraisiers à larges fruits que l’on cultive au Chili, dits Blanches du Chili (Fragaris chiloensis). Frézier réussit à en rapporter quelques plants qu’il confiera à
Antoine de Jussieu pour le Jardin royal.

Quelques plants sont envoyés en Bretagne au jardin botanique de Brest et trouvent dans ce climat océanique, proche de celui de leur biotope d’origine, un milieu favorable à leur culture. Les plants de Blanches du Chili seront croisés avec des plants de fraisier de Virginie (Fragaria virginiana) de Cartier.

De ces deux espèces naîtra un hybride, le premier fraisier moderne, appelé « fraisier ananas » (Fragaria Ananassae). Aujourd’hui, les principales variétés cultivées en France restent peu nombreuses, au nombre d’une vingtaine et sont toutes issues de ce fraisier.

En 1740, la ville de Plougastel (limitrophe de Brest), déjà productrice de fraise des bois, devient le premier lieu de production de cette nouvelle espèce dite « fraise de Plougastel. » La culture de la fraise devient la spécialité de la commune, qui produira près du quart de la production française de fraises au début du XXe siècle. Plougastel héberge depuis 1997, le « Musée de la Fraise et du Patrimoine. »

 

En ce qui concerne la menthe Mitcham (où menthe poivrée, menthe anglaise, menthe noire, mentha piperita), il s’agit d’une variété de menthe (croisement entre la menthe aquatique et la menthe spicata) très riche en menthol et utilisé notamment dans les Bétises de Cambrai et dans les vrais bonbons peppermint.

PREPARATION

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Mettre 1L d’eau et 125gr de sucre dans une petite casserole. Amener à ébullition et laisser cuire pendant 30 minutes. Il faut que le sirop ne soit pas épais, mais qu’il goûte tout de même assez le sucre. Laissez refroidir.

Découper 500gr de fraises (ici des Gariguettes) en brunoise moyenne. Mettez les dans un bol avec une bonne poignée de menthe (Mitcham), mélangez le tout.

Rajoutez le sirop refroidi, mélangez bien et laissez reposer au frigo pendant 2 à 3 heures (recouvrez le bol d’un film plastique).

Servez.

Bon Appétit! 

Curry de Canard/Kaeng Phed Ped Yang


CURRY DE CANARD/KAENG PHED PED YANG

Ce soir, diner exotique. Demande spécial de madame. Alors, on débute avec ce curry de canard et on poursuit avec un mousse de fruits de la passion. Les deux recettes, sortent tout droit du hors-série Weekend-Le Vif L’Express de ce printemps 2008, dédié aux recettes exotiques. Le curry de canard, je l’ai légèrement modifié, notamment en rajoutant un peu de beurre de cacahouettes. Que c’était bon! Par contre, la mousse de fruits de la passion n’était pas trop à mon goût. Il s’agissait d’un mélange de crème fraiche, sucre impalpable,gélatine et fruit de la passion. Verdict: beaucoup trop lourd! Par contre, pour moi, qui n’avait jamais gouté les fruits de la passion avant, j’ai raffolé de leur goût. Je vais chercher une autre recette qui les mets plus en valeur.

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INGREDIENTS

  • 400 GR DE MAGRETS DE CANARD
  • 5 RAISINS
  • 2 GOUSSES D’AIL PELEES
  • 2 RACINES DE CORIANDRE AVEC LEURS TIGES
  • 2 C.A.THE D’HUILE VEGETALE (ARACHIDE PAR EXEMPLE)
  • 1,5 C.A.S. DE PATE DE CURRY ROUGE
  • UNE PINCEE DE GRAINES DE CORIANDRES MOULUES
  • UNE PINCEE DE GRAINES DE CUMIN MOULUES
  • 1 C.A.S. SAUCE DE POISSON
  • 2,5DL DE LAIT DE COCO
  • 2 FEUILLES DE COMBAVA (KEFIR LIME) FINEMENT CISELEES
  • 1,5 C.A.S. DE SUCRE (réduire la quantité si vous utiliser de l’ananas en boîte)
  • 40GR D’ANANAS, DE PREFERENCE FRAIS, COUPE EN DES (VICTORIA)
  • 2 TOMATES CERISES COUPEES EN DEUX
  • 12 FEUILLES DE BASILIC THAI
  • 1/2 GROS PIMENT ROUGE EMINCE
  • 2 C.A.THE DE CREME DE COCO
  • FEUILLES DE BASILIC FRAIS
  • 1 C.A.S. DE BEURRE DE CACAHOUETTES
  • 1 PETIT OIGNON HACHE

PREPARATION

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Passer le magret de canard sous un gril très chaud pendant 4 minutes de chaque côté, jusqu’à ce que la viande soit saignante. Couper en tranches et réserver.

Epepiner les raisins. Piler l’ail, les racines (n’hésitez-pas) et les tiges (et les feuilles) de coriandre dans un mortier. APrès-celà je les ai tout de même un peu mixés dans un mini-robot, car l’ail et les racines étaient un peu dur à écraser au mortier.

Chauffer l’huile dans le wok et faire revenir l’oignon pendant quelques minutes. Puis rajoutez la pâte de curry rouge, l’ail et la coriandre pilés ainsi que les grains de coriandre et de cumin moulues pendant 3 minutes, de manière à libérer tous les arômes.

Ajoutez petit à petit le lait de coco et le beurre de cacahouètes et porter à ébullition. Ajouter la sauce de poisson, le sucre et les feuilles de combava (j’ai utilisé des feuilles de combava déjà émincés (en vente chez Delhaize en petit bocal). Laisser mijoter 5 minutes. Remettre ensuite les tranches de magret dans le wok. Réctifiez éventuellement l’assaisonnement.

Ajouter les raisins, l’ananas et les tomates cerises et laisser mijoter encore 1 minute. Ajouter les feuilles de basilic thaî et le piment rouge émincé.

Verser le contenu du wok dans une terrine. Napper de crème de coco et parsemer de feuilles de basilic.

Accompagnez d’un riz thaï bien parfumé.

Variante: en même temps que les oignons, vous pouvez ajouter dans la sauce un légume préalablement cuit (mangetout, brocoli, mini maïs, champignon, …).

 Accord Vin: Jeunes Bordeaux

 

Bon Appétit!

 

 

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BONJOUR!

Bonjour, bienvenu sur mon blog cuisine. Le but de ce blog est divers:

1. Partager avec les amateurs de cuisine (passionés, occasionels, doués, moins doués, ….) les recettes déjà réalisés et approuvés par ceux qui les ont goûtés.

2. Communiquer sur le bon produit de base.

3. Vous donner des bonnes adresses d’artisans, magasins, traiteurs, restaurants, ….

4. M’améliorer via vos remarques; elles sont donc les bienvenues.

5. Rencontrer des gens avec la même passion et échanger des idées, des recettes, des adresses, ….

IMPORTANT à savoir: toutes les recettes reprises sur mon blog ont déjà été réalisés par moi (si pour certaines exceptions où certaines variantes ce ne serait pas le cas, je le préciserai toujours), ainsi vous pouvez être certain que les dosages repris dans la liste des ingrédients, sont correctes.

Puis-je vous demander de mettre à chaque fois une réaction (quelle soit positive où négative) quand vous faites les recettes repris sur ce blog. Très intéressant pour un cuisinier d’avoir les avis des autres. Merci d’avance.

 

Bonne journée à vous,

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Mark