Nouvel An 2018 : Velouté doux de maïs à la citronelle

8NOUVEL AN 2018 : VELOUTE DOUX DE MAIS A LA CITRONELLE

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Cette année encore, j’ai voulu innover pour mon réveillon de Nouvel An. J’avais envie de douceur mais avec du caractère. Maïs, Tabasco et citronnelle, voilà le trio gagnant de l’année. La base de cette recette est du chef Landais Julien Duboué.

Le velouté était soyeux et gourmand et le goût du maïs bien présent en bouche, subtilement mis en valeur par les épices. Pour le visuel, quelques popcorn au piment d’Espelette et une huile à la ciboulette.

Résultat nickel, rien à enlever, rien à ajouter.

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INGREDIENTS (Julien Duboué)

* 400 G MAIS EN CONSERVE BIO

* 3 GOUSSES D’AIL

* 100 G OIGNONS

* 135 G POIVRONS JAUNES

* 2 G TABASCO

* 1 POINTE DE COUTEAU DE CURCUMA

* 1 CM GINGEMBRE

* 2 TIGES DE CITRONNELLE ECRASEES

* 50 G D’HUILE D’OLIVE

* 75 G POLENTA

* 20 G FOND BLANC

* 80 CL CREME LIQUIDE 40 % MG

* 20 CL CREME DE COCO

* 1L D’EAU

* 1 FEUILLE DE LAURIER

* SEL

Finition

* 15 G MAIS POUR POPCORN

* PIMENT D’ESPELETTE

* 8 CL D’HUILE D’ARACHIDE

* 10 CL D’HUILE D’OLIVE

* 10 CL DE CIBOULETTE

* UNE PINCEE DE SEL

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PREPARATION (2-3 jours à l’avance, finitions le jour avant)

Peler et hacher l’ail et les oignons, tailler les poivrons jaunes en lamelles (sans les graines et les parties blanches). Raper le gingembre.

Faire suer les oignons, l’ail, le gingembre, les poivrons jaunes avec le tabasco et le curcuma dans l’huile d’olive à feu doux pendant 15 minutes.

Ajouter le reste des ingrédients et faire cuire à feu doux pendant 30 minutes.

Débarrasser la feuille de laurier et la citronelle, mixer longuement le tout à l’aide d’un mixeur plongeant.

Filtrer à l’aide d’une passoire fine. Remettre dans la casserole (lavée) et poursuivre la cuisson à feu moyen jusqu’à consistance veloutée.

Le jour même

Chauffer l’huile dans une casserole et ajouter 3 grains de maïs. Couvrir. Lorsqu’ils éclatent, ajouter le reste. Couvrir. Remuer la casserole pour empêcher les grains de brûler. Retirer la casserole du feu lorsque tous les grains sont éclatés. Les égoutter sur du papier absorbant. Les verser dans un saladier et assaisonner de piment d’Espelette.

Le jour avant

Ciseler très finement la ciboulette.

A l’aide d’un blender, mixer la ciboulette avec l’huile d’olive (max. 1 minute). Verser le mélange dans un bol, saler et mélanger. Couvrir avec un film plastique et laisser infuser une journée à température ambiante.

Passer la préparation à travers une passoire très fine ou une mousseline et laisser égoutter pendant 1 heure, sans presser la préparation. Conserver dans un petit flacon de plastique souple au frigo (on peut conserver cette huile pendant 3 mois).

Dressage

Verser la crème chaude dans des bols ou des assiettes creuses. Ajouter un peu de pop corn. Terminer par un filet d’huile d’olive à la ciboulette et une pincée de piment d’Espelette.

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Bon Appétit !

Poulet Korma et noix de cajou (Murgh Kajoo Korma)

POULET KORMA ET NOIX DE CAJOU (MURGH KAJOO KORMA)

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Le poulet korma est un plat crémeux et légèrement épicé, qui trouve son origine dans la cuisine traditionnelle de l’Inde médiévale Mughlai. La volaille est braisée généralement avec du yaourt et du bouillon, additionné parfois de crème de coco, comme dans la version ci-dessous.

Dans ma recette j’ai utilisé une pâte de noix de cajou, mais on peut le faire sans cette pâte ou en le faisant avec une pâte d’amandes p.e. On peut le décorer avec des amandes effilées et de la coriandre fraîche, comme ici, mais on peut également utiliser les décorations suivantes : pistaches, noix de cajou, amandes et noisettes entières, frites dans un peu de ghee, une julienne de gingembre, de la poudre de cumin noir grillés, de la menthe fraîche, des raisins secs, …. ou une combinaison de tout ça.

Le mot korma vient de l’ourdou kormah, qui veut dire ‘braiser’, à son tour dérivé du turc kavurma, qui veut littéralement dire « viande cuite ». Le korma prend ses origines dans la cuisine de l’empire moghol du 16e siècle lors des incursions de l’Empire moghol dans l’actuel Inde du Nord, du Pakistan et du Bangladesh.

Traditionnellement on le cuit dans une marmite au-dessus d’un feu doux, en ajoutant du charbon de bois sur le couvercle pour chauffer de façon homogène. Il y a des korma de poulet, de bœuf, de mouton et de gibier.

La viande est d’abord saisie à feu vif, puis cuite lentement avec peu de liquides ajoutés et sur petit feu.

On peut éventuellement utiliser de la pâte pour sceller le couvercle et rendre la marmite étanche pour la cuisson finale.

Il existe beaucoup de variantes selon la région et le pays. Le rogan josh du Cachemire est lui aussi une version de korma.

Quelques autres plats issus de la gastronomie moghole sont les tikkas, le biryani, les murghs et le qeema matar.

 

Nous avons servi ce plat avec du riz basmati à la cardamome, du chutney d’aubergines  (recette sur ce blog), de la salade de carottes au coco (recette sur ce blog) et du pain plat (naan, chapatti).

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INGREDIENTS (4P)

Pour le riz

  • 300 G RIZ
  • 50 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • 4 GOUSSES DE CARDAMOME£
  • UNE PINCEE DE SEL

Pour le korma

  • 4 BLANCS DE POULET FERMIER (+- 500/600 G)
  • 3 OIGNONS MOYENS
  • 4 GOUSSES D’AIL
  • 200 G YAOURT NATURE (PLUTOT ACIDE) (J’AI UTILISE DU KEFFIR)
  • 3 PETITS PIMENTS VERTS
  • 2 BATONS DE CANNELLE
  • 2 FEUILLES DE LAURIER
  • 6 CLOUS DE GIROFLE
  • 6 GOUSSES DE CARDAMOME VERTE
  • 2 C.A.C. GINGEMBRE HACHE
  • 1 1/2 C.A.S. CORIANDRE EN POUDRE
  • 50 G (5 CL) CREME DE NOIX DE COCO
  • 1 PINCEE DE SAFRAN
  • 1 C.A.T. GARAM MASALA
  • 2 C.A.S. CORIANDRE FRAIS HACHE
  • 1/4 C.A.C. CUMIN EN POUDRE
  • 3 C.A.S. GHEE (pour le réaliser vous même, chercher sur ce blog)
  • SEL
  • BOUILLON DE VOLAILLE (+- 25 CL)
  • 2 C.A.S. AMANDES EFFILEES
  • 1 GROSSE POIGNEE DE NOIX DE CAJOU (ENVIRON 50 G)
  • 1/2 C.A.T. CURCUMA

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PREPARATION

Le riz

Sur petit feu, laisser cuire le riz avec un peu de sel, le bouillon et les grains dans les gousses de cardamome. Ne jamais ôter le couvercle.

Il faut compter 20 minutes à partir de la légère ébullition. Laisser reposer à couvert, hors du feu, pendant 5 minutes.

Le korma

Faire dorer à sec les amandes effilées. Réserver.

Eplucher les oignons et les gousses d’ail.

Mixer un oignon, l’ail, le gingembre, les piments, le coriandre en poudre, du sel et 3 c.à.s. de bouillon de volaille.

Couper le poulet en gros morceaux.

Badigeonner les morceaux de poulet avec ce mélange et laisser reposer pendant 1 heure.

Hacher les deux oignons restants.

Prélever les graines de cardamome dans leur gousse et les écraser dans un mortier.

Faire chauffer le ghee dans une cocotte et y faire revenir pendant 30 secondes les clous de girofle, la cannelle, le laurier et la poudre de cardamome.

Ajouter les deux oignons émincés et faire cuire pendant environ 3 minutes.

Lorsque l’oignon devient translucide et un peu doré sur les bords, ajouter le poulet et la marinade. Ajouter le curcuma, le cumin en poudre et le garam masala.

Cuire le tout pendant 5 à 6 minutes à feu moyen (il faut que la viande soit cuite en profondeur).

Enlever la cocotte du feu et laisser tiédir.

Mixer les noix de cajou avec 5 c.à.s. de bouillon de volaille jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Battre vigoureusement le yaourt.

Ajouter la moitié du yaourt, la pâte de cajou et le safran. Ajouter un peu de bouillon de volaille si nécessaire.

Laisser mijoter à petit feu (il ne faut pas que le yaourt caille) le tout à couvert pendant 15 minutes.

Ajouter la deuxième moitié de yaourt et la crème de coco, puis laisser cuire encore 5 minutes toujours à petit feu, en remuant souvent.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel si nécessaire.

Retirer les feuilles de laurier et le bâton de cannelle.

Parsemer de coriandre fraiche et d’amandes effilées.

 

Bon Appétit!