L’Oca du Perou

L’OCA DU PEROU

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Il y a déjà plusieures semaines, je faisais quelques courses dans une des épiceries les plus fines de Bruxelles, Rob, et dans le rayon des fruits et légumes je suis tombé nez à nez avec un drôle de tubercule rouge-rose que je n’avais encore jamais rencontré. Sur l’étiquette je lisais le nom, oca du Perou, ce qui ne me disait guère plus.

Mais, curieux comme je suis, je décidais tout de même d’acheter 400gr de ce tubercule curieux.

Depuis j’ai lu un peu à son sujet sur le net. Voici un petit résumé:

L’oca du Perou est une plante potagère qui produit des tubercules oblongs de 3 à 5 cm avec des yeux marqués de différentes couleurs suivant la variété (jaune, blanc, rose, violet).

Son nom latin est OXALIS CRENATA ou TUBEROSUS MOLINA (famille des Oxalidacées). On l’appelle en français la TRUFETTE ACIDE. D’autres noms vernaculaires sont oca d’Amérique, urelle tubéreuse et bitter oca.

Il est originaire du Perou et de la Bolivie.

L’histoire en a décidé différemment, mais il s’est fallu de peu ou nous mangions ce tubercule journalièrement. En effet, lors de la grande famine au XIX siècle en Irlande, famine qui fît 1.000.000 de morts, suite à une épidémie de mildiou dévastratrice et qui avait atteint toutes les cultures de pomme de terre, l’oca, introduit en Grande Bretagne en 1829, fut envisagé pour la remplacer. Mais la rentabilité de ce tubercule étant trop faible, on abondonna le projet. D’autres tubercules furent éssayés comme la capucine tubureuse et l’ullucus. Mais ils étaient également trop faibles en rendement. Heureusement, on trouva une parade au mildiou avec le cuivre.

L’oca a une haute teneur en amidon et contient aussi des minerais, et acides organiques (oxalates). Il est par conséquent légèrement acide au goût.

J’ai utilisé ce tubercule ce mercredi dans une préparation, en mariage avec la sole et la vanille (entr’autre).

Bien à vous,

12 réflexions sur « L’Oca du Perou »

  1. l’oca se cuit toujours avec la peau
    Pour réduire l’acidité des tubercules, il suffit de les exposer au soleil pendant 2 ou 3 jours (pas par grands froids), puis de les faire cuire en changeant l’eau deux fois.
    Les jeunes feuilles se préparent comme l’oseille dont elles en rappellent le goût(cf traduction en NL peruaanse klaverzuring)

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  2. Merci pour tes précisions. Je les ai cuisiné en les cuisant à l’eau bouillante avec la peau comme tu dis. Il suffit après juste de frotter dans un torchon rempli de gros sel et la peau s’enlève toute seule.
    Au niveau de l’acidité, je ne vais pas devoir avoir recours à ton truc, car j’ai adoré justement cette acidité, qui se mariait très bien avec le poisson.
    Les feuilles je voudrais bien tester, mais je n’en ai jamais vu sur les étals.

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  3. J’en ai trouvé fin janvier chez Rob à Bruxelles, mais il faudra attendre l’année prochaine, car la saison est terminée. je n’en ai plus vu les derniers mois.

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  4. moi j’en cultive dans le Berry depuis 3 ans , gros rendement et goût délicieux
    je les prépare fraîches non épluchées soit comme des pommes de terre , soit à l’eau pour accompagner d poisson
    goût acide et texture de la patate ; délicieux

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  5. je viens de trouver des Oca du Pérou chez… ED !!!
    Excellent ! à l’eau… un peu de beurre, avec des filets de saumon à la suédoise !

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