Le Boeuf d’Aubrac

LE BOEUF D’AUBRAC

Comme j’ai donc reçu plus de 3,5 kg de viande de boeuf d’Aubrac, il fallait tout de même que je lise quelques articles à son sujet, afin de savoir ce que j’avais dans mon assiette.

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Sources:

www.viande-aubrac.com

www.label-viande.com

www.aurelle-verlac.com

Ce boeuf est originaire des monts d’Aubrac, petit massif volcanique situé au Sud-est du Massif Central. C’est la région de l’Aveyron, du Cantal, de Lozère et de la Haute-Loire. La race Aubrac se retrouve surtout dans les zones difficiles du sud de la France (terres d’altitude, garrigues, …). J’expliquerai pourquoi plus tard. Mais elle peut bien-sûr être élevée dans d’autres régions. La preuve, il y en a en Belgique, entr’autre à Lompret. En France il doit y en avoir à peu près 130.000.

Mais pour obtenir le Label Rouge de Boeuf Fermier Aubrac, le cahier des charges, fixe la production en zone de montagne ou piémont. L’association Boeuf Fermier Aubrac regroupe quelques 450 éleveurs. Le label rouge a été obtenu en 1999.

L’Aubrac est ce qu’on appele un boeuf rustic. C’est un boeuf qui, tout comme certains boeufs en Angleterre, sont parfaitement adaptés aux fortes contraintes naturelles, comme par exemple les écarts importants de température entre le jour et la nuit, le vent et le froid en hiver, la faculté à valoriser les rations frugales, l’aptitude à la marche nécessaire dans les régions avec peu d’herbe.

L’Aubrac est une race à viande. La viande obtenue est tendre et juteuse, colorée et goûteuse,  son grain est très fin et son persillé, bien réparti dans les morceaux de viande, ce qui garantit une bonne expression des saveurs. C’est aussi une race à herbe.

Si le lait est de moins en moins utilisé pour faire du beurre, il est toujours à la base de fromages régionaux comme le Cantal et le Laguiole.

Ses qualités maternelles (aptitudes laitières (elle allaite son veau jusqu’au sevrage à 8-9 mois), excellente fécondité, grande facilité de vêlage, longévité, régularité de vêlage (elle produit un veau par an, en toute autonomie et à coût très réduits en terme d’alimentation, de surveillance et de soins) et la simplicité de son mode de conduite en font une race efficace pour la production de viande, à la fois en race pure et en croisement avec un taureau de race à viande spécialisé.

En France, la vache d’Aubrac est rythmée par le cycle des saisons:

– Fin novembre, l’hiver s’installe: les animaux sont rentrés dans les étables, c’est la période d’hivernage.

– Décembre-Mars : naissance des veaux. La vache se nourrit alors principalement de foin.

– Avril, les beaux jours reviennent et l’herbe commence à repousser : les éleveurs constituent des lots d’animaux et les font sortir dans les pâtures près des exploitations.

– Les taureaux sont alors placés dans chaque lot de vaches pour qu’ils assurent leur rôle de reproducteur.

– Fin Mai : transhumance annuelle au dessus de 800m d’altitude. L’herbe est suffisamment abondante en altitude pour que le troupeau y séjourn quelques mois (4 au moins). Les troupeaux quittent leurs exploitations pour les estives.

– Les pâtures ainsi libérées seront fauchées et le foin récolté servira à l’alimentation du troupeau l’hiver suivant.

– A partir de 18 mois, les animaux ne reçoivent pas d’ensilage ni de maïs sous quelque forme que ce soit.

Les génisses sont commercialisées à partir de 30 mois, les vaches jusqu’à 9 ans parce-que la race est rustique.

Appellation Fleur d’Aubrac

De mère de race Aubrac et de père de race Charolaise, la Génisse Fleur d’Aubrac est un produit unique, alliant le meilleur d’une race rustique et d’une race à viande bien connue. C’est une production bie, maîtrisée par les éleveurs du Pays de l’Aubrac qui la pratiquent depuis longtemps. Les génisses grasses sont commercialisées de 22 à 40 mois.

A bientôt,

Ballekes à la Marolienne (Gueuze)

BALLEKES A LA MAROLIENNE (GEUZE)

Pour ma première recette, réalisé avec le beau colis de viande de boeuf d’Aubrac que j’ai reçu fin de semaine passsée, j’ai choisis de cuisiner une recette du mon terroir bruxellois.

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Les ballekes à la Marolienne, c’est quoi ce truc? Ballekes c’est le mot bruxellois (mot qui vient du Flamand) pour boulettes. Traditionellement les ballekes sont faites avec 1/2 viande de veau et 1/2 viande de porc, mais comme aujourd’hui j’ai 1kg de viande de boeuf d’Aubrac, je vais les réaliser à 100% avec du boeuf. Ce sera peut-être un peu moins moelleux, mais au moins on goutera pleinement le goût du boeuf.

A la Marolienne (on peut aussi dire à la geuze) vient du nom d’un des plus vieux quartiers populaires de Bruxelles, les Marolles. Le quartier existe encore mais il avait été à l’époque amputé de 2/3 pour y construire un monumental Palais de Justice. Aujourd’hui les Marolles sont de moins en moins populaires et les vrais maroliens deviennent rares. Ils sont de plus en plus remplacés par des jeunes bobos très branchouillards et il y a de nos jours plus de touristes que d’habitants dans ses rues.

Heureusement, les bonnes recettes sont restées. La recette d’aujourd’hui a en fait la même base que les carbonnades à la Flamande, sauf que ce ne sont que des boulettes et qu’il n’y a pas de moutarde, de speculoos, de vinaigre et/ou de pain d’épice dans le plat, ingrédients que l’on peut retrouver dans les carbonnades. Ce qui est marrant, c’est que une de mes tantes, dont les parents sont originaires des Marolles précisement, appelaient ce plat ‘Boulettes, sauce Lapin’. Eh, oui, quand on regarde la recette Bruxelloise et la recette Liègeoise (Boulets, Sauce Lapin), elles sont toutes les deux très similaires. La seule grande différence est le remplacement du sucre brun par le sirop de Liège ou l’inverse. La recette est très simple.

Et les boulettes au boeuf d’Aubrac de Lompret, c’est délicieux, surtout avec comme mise en bouche, quelques tranches de saucisson sec de boeuf d’Aubrac. Fin de semaine prochaine, au tour du rôti de boeuf d’Aubrac de voir le fond de mes casseroles.

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INGREDIENTS (4-6P)

Pour les boulettes

  • 1KG DE HACHE DE BOEUF (AUTREMENT 1/2-1/2 PORC et VEAU)
  • 1 GROS OIGNON
  • 5 C.A.S. CHAPELURE MAISON
  • 5 C.A.S. LAIT ENTIER
  • 1 GOUSSE D’AIL RAPEE
  • 2 OEUFS ENTIERS
  • SEL, POIVRE, MUSCADE
  • THYM
  • UN PEU DE SAINDOUX
  • UN PEU DE BEURRE
  • FARINE

Pour la sauce

  • 3 OIGNONS
  • 3 GROSSES GOUSSES D’AIL
  • SEL, POIVRE
  • MUSCADE
  • 1 C.A.S. FARINE
  • 1L DE VRAIE GEUZE (+- 3 BOUTEILLES) par exemple A L’ANCIENNE DE BOON, UNE GEUZE QUI REFERMENTE EN BOUTEILLE
  • 4 GROSSES C.A.S. DE CASSONADE BRUNE (AU GOUT)
  • THYM
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • UN PEU DE BEURRE
  • 10 CL BOUILLON DE BOEUF
  • FACULTATIF = ARROW-ROOT, BEURRE MANIE ou MAIZENA

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PREPARATION

La sauce:

Faire blondir, dans un peu de beurre, les oignons et les gousses d’ail hachés.

Saupoudrer de farine et mélangez bien.

Ajouter la geuze. Saler et poivrer, râper un peu de noix de muscade au-dessus. Ajouter la cassonade, un peu de thym, la feuille de laurier et laisser cuire à feu doux en réduisant de moitié. Ajouter également le bouillon de boeuf.

Les boulettes:

Faire revenir les oignons et l’ail dans un peu de saindoux.

Pendant la réduction, préparer les ballekes en mélangeant tous les ingrédients cités (haché-oeufs-chapelure-lait-sel-poivre-muscade-thym-oignon haché-ail). Rouler des boulettes de la grosseur d’une noix. Vous devriez en avoir environ 40 au total.

Frire les boulettes, après les avoir roulés dans la farine (les tapotter pour enlever l’excédent) de tous côtés dans un mélange de beurre et de saindoux. Il faut qu’ils soient bien brunis.

Finition:

Placer les ballekes dans la sauce et continuer la cuisson pendant 30 minutes, à feu doux. Ne pas oublier de rectifier l’assaisonnement en poivre, sel et muscade.

Vous pouvez toujours (comme je l’ai fais ici), rajouter un peu de arow-root mélangé préalablement à de l’eau afin de faire épaissir un peu plus la sauce (attention, n’ayez pas la main trop lourde) (a remplacer également par du beurre manié ou de la maïzena), mais en principe si vous laissez bien réduire la sauce, cela n’est pas nécessaire.

Accompagner ce plat avec des frites. Des pommes de terre ou du riz peuvent naturellement également convenir.

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Bon Appétit!

 

 

 

 

 

Hugues Derzelle et son élevage de LA PETITE SUISSE a Lompret

HUGUES DERZELLE ET SON ELEVAGE DE « LA PETITE SUISSE » A LOMPRET

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Il y a quelques semaines je fût contacté par Hugues Derzelle, un éleveur-amateur de la région du Chimacien (Wallonie, Belgique). Il s’était par hasard aventuré sur mon blog et s’était attardé surtout (malformation professionelle) sur les recettes à base de viande de boeuf, et entr’autre sur la recette de l’onglet à l’échalotte. Il m’avait laissé un commentaire bien sympathique et me promis de m’offrir quelques beaux morceaux de boeuf de son élevage, afin que je les cuisine. J’étais naturellement très étonné, car je n’avais rien demandé à personne. Mais Hugues Derzelle avait été charmé par mon approche assez Slow-Foodienne et de coup il s’est intéressé également au mouvement Slow Food et s’est senti immédiatement proche de cette philosophie. Il me disait encore en semaine qu’il était Slow Food sans le savoir.

Depuis nous avons échangé quelques mails et puis, ce vendredi rendez-vous fût pris pour la remise du magnifique cadeau: de la viande de boeuf d’Aubrac de son élevage, élevage très très bio et respectueux au niveau bien-être et nourriture des animaux. Et ce n’étais pas peu ce que je reçus: un onglet de 1Kg, deux rôtis de 700gr chacun, 1Kg de haché de boeuf, 1 saucisson de boeuf et 1 petit pâte à base d’Aubrac. J’en ai de la chance et je l’en remercie encore une fois dans ce post.

Mais qui est donc de Hugues Derzelle, que je ne connais pas encore très bien, mais que je compte bien connaître un peu plus, entr’autre en visitant son élevage dans les mois à venir, et en cuisinant sa production biensûr. Voici tout dabord la façon dont il se décrit et vous aurez déjà compris qu’il s’agit ici d’un de ces trop rares pationnés qui font encore des choses par plaisir et non par profit:

« Eleveur par passion pour les vaches et son village; eleveur avec le souci de s’investir dans la sauvegarde de la biodiversité domestique – mettre en avant les races menacées; eleveur avec un engagement en faveur de la nature et la préservation du statut écologique originel; eleveur avec le souci d’offrir aux consommateurs des viandes au goût varié; eleveur innovant, au travers de la création d’une gamme de salaisons à base de viande bovine. eleveur presque tout simplement. » Tout un programme, mais au combien louable.

L’élevage de La Petite Suisse est un petit élevage d’une trentaine de têtes de bétail, répartis sur 4-5 races bovines. C’est un hobby pour Hugues, pas son métier principal. Sa passion. Et qui sait, un jour….

Il travaille principalement la génisse d’Aubrac et la vache Angus, mais aussi le veau Simmental, le Limousin, le Taurillon Blanc Bleu Belge, le Blanc Bleu Mixte (précurseur du Blan Bleu Belge) et une race en voie de disparition, la Rouge de Flandre (Westvlaams Rood Rund). Magnifique non?

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La viande de la Petite Suisse est proposée en panier assorti; le planning prévoit des viandes de saveurs variées tout au long de l’année et sont présentés par race.

INFORMATIONS =>

HUGUES DERZELLE

LA PETITE SUISSE

hugues.derzelle@scarlet.be

0497/54.35.71

En colaboration avec l’atelier familial « Les Salaisons du Pont d’Amour » à Dinant, il confectionne des salaisons à base de viande de boeuf: saucissons, pâtés, saucisses fumées, …. Occasionnelement il propose aussi du pain de veau Simmental. Elles sont en vente auprès du grossiste en produits du terroir Les Riches Paturages, 20 chaussée de Trélon, 6460 Chimay : 060/51.13.15

Demain je cuisinerai le haché de boeuf d’Aubrac dans une recette très terroir Bruxellois: les balekkes (boulettes) à la Gueuze. Je vous parlerai dans mon prochain post également de cette viande d’exception, qu’est le boeuf d’Aubrac.

A bientôt,

 

Couteaux orientaux, pâtes à l’encre et wakamé,flan de quinoa au kombu et ortilles, croûtons au beurre d’ail

COUTEAUX ORIENTAUX, PATES A L’ENCRE ET WAKAME, FLAN DE QUINOA AU KOMBU ROYAL ET ORTILLES, CROUTONS AU BEURRE D’AIL

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Tout dabord un petit mot au sujet des couteaux (navaja, en néerlandais: scheermesjes, messchede, zwaardschede): ce sont des coquillages allongés que l’on trouve autour des brise lames et les crevasses profondes en bord de plage.

L’animal vivant, ce montre rarement. Il reste bien sagement, emballé dans sa coquille au fond de l’eau. Les couteaux vivent en groupe sur les banquises de sable en eau peu profonde, sur une profondeur d’environ 10 m en moyenne. Ils sont posés debout dans le sable sous l’eau, ils aspirent la vase pour y extraire le plankton et les restes de nouriture.

Ce mollusque peut atteindre une longueur de 12 cm. Il a au bas de son corps un petit talon avec lequel il peut se déplacer et avec lequel il se fixe au sol. Au-dessus du corps, une petite tête avec 2 yeux poilus.

En cas de danger, il s’entèrre en temps record sous le sable. Il atteint alors des vitesses de 30cm par minute.

La pêche est faite aussi bien avec des bateaux qui arrachent les bancs de sable sous haute pression et qui aspirent alors les coquillages ainsi libérés, à la main par des plongeurs où par des specialistes avec une pompe à vide.

Ils sont vendus, emballés en botte et liés avec un gros élastique, un peu comme des asperges.

Il ne faut pas les cuire très longtemps, autrement ils deviennent tout durs et caoutchouteux. Une à trois minutes, c’est suffisant, avec un peu d’huile et beaucoup d’ail. Des coquillages frais peuvent être gardés 4 jours au frais.

 

Mais cette recette est un peu plus aventureuse et nous emmène vers les rivages asiatiques. J’ai voulu combiner les couteaux avec quelques ingrédients exotiques, que je voulais tester où retester depuis longtemps: le quinoa, le wakamé, le kombu, les pâtes à l’encre de seiche et le gomasio. J’ai donc un peu planché et je me suis laissé inspirer par pas mal de recettes (dans les magazines et sur les blogs) entr’autre une extraite du magazine ‘Ambiance’ de mars 2008 et de la main de Chef Van den Bulck.

Cette recette sera aussi ma deuxième participation au concours lancé par Marie-France sur Une Cuillérée pour Papa et qui a comme prix un bon repas pour deux personnes dans un restaurant étoilé de Noirmoutier. Vous pouvez tout lire ICI SUR SON BLOG

Je n’ai malheureusement pas trouvé de tagliatelle ou papardelle à l’encre de seiche, que des penne. Mais les penne dans cette recette, c’est pas joli. J’ai donc pris des papardelle natures et je les ai cuits avec de l’encre de seiche. Je pensais que celà allait les noircir un peu, mais ce n’étais pas concluant. Donc, mieux vaut des pâtes à l’encre.

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INGREDIENTS (2 A 4P)

Pour les couteaux:

  • 12 COUTEAUX
  • 1 POIVRON ROUGE
  • 2 TOMATES TYPE ROMA, PELEES, EMINCES EN BRUNOISE
  • 3 JEUNES OIGNONS
  • 4 BRANCHES DE CORIANDRE EMINCEES
  • 1 C.A.S. GRAINES DE SESAME
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 1 POINTE DE COUTEAU DE SAMBAL
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.S. A RAS DE FECULE DE POMME DE TERRE
  • 2 C.A.S. SAUCE SOJA
  • 1 LIMON, COUPE EN MORCEAUX

Pour les pâtes à l’encre de seiche:

  • 200GR DE PATES A L’ENCRE DE SEICHE OU COMME ICI DES PAPARDELLE CUITES AVEC UN SACHET D’ENCRE
  • 120GR DE WAKAME FRAIS
  • 1 POINTE DE COUTEAU DE FLOCONS DE CHILI
  • 1/2 C.A.C. GRAINES DE SESAME
  • 2 C.A.C. D’HUILE INCA INCHI
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 2 C.A.C. VINAIGRE DE RIZ
  • SEL, POIVRE

Pour les croûtons au beurre d’ail:

  • MIE DE PAIN COUPE EN CROUTONS
  • BEURRE D’AIL (pour la recette: ICI MAISON) OU COMMERCE

Pour les flans de quinoa:

  • 200GR DE QUINOA
  • 2 OEUFS
  • 10CL CREME
  • 10CL LAIT DE RIZ
  • 1 C.A.S. D’ARROWROOT DILUE DANS UN PEU D’EAU
  • KOMBU ROYAL (ALGUES) (QUANTITE SELON VOTRE GOUT)
  • GOMASIO (QUANTITE SELON VOTRE GOUT)
  • JEUNE FEUILLES D’ORTIES EMINCEES (SELON VOTRE GOUT) OU A DEFAUT, DES ORTILLES EMINCES ET SECHES
  • PIMENT D’ESPELETTE

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PREPARATION

Pour les flans de quinoa:

Faites cuire le quinoa comme indiqué sur l’emballage.

Laisser tremper 20 minutes le Kombu dans de l’eau tiède, puis rincez le dans plusieures eaux. Egouttez-le et pressez pour en extraire un maximum d’eau.

Mélangez le avec les oeufs, la crème, le lait de riz, l’arrow root, le kombu royal, le gomasio, les orties et le piment d’espelette.

Mettez ce mélange dans des petits ramequins, légèrement huilés à l’huile de tournesol.

Laissez cuire 15 à 20 minutes au fur à 200°C. Il ne faut pas les surcuire, car alors ils s’asècheraient. Il faut garder un peu d’humidité dans les flans.

Pour les croûtons:

Découpez la mie de pain en petits croûtons et faites les revenir dans le beurre d’ail (voir recette dans liste d’ingrédients)

Pour les pâtes à l’encre de seiche:

Mélangez le wakamé avec les flocons de chili, les graines de sésame,l’huile de inca inchi, l’huile d’olive, le vinaigre de riz, sel et poivre.

Laissez reposer ce mélange un certain temps.

Cuire les pâtes al dente (voir le temps de cuisson sur l’emballage) et mélangez-les avec le wakamé. Si vous ne trouvez pas de papardelle ou de tagliatelle à l’encre de seiche, cuisez-les dans une eau additionée d’un sachet d’encre de seiche.

Gardez-les au chaud au-dessus d’une eau légèrement bouillante.

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Pour les couteaux:

Rincez les coteaux sous l’eau froide. Egouttez-les.

Epluchez le poivron et coupez-le en petits cubes.

Hachez la gousse d’ail très finement. Hachez finement les jeunes oignons.

Faites chauffer un peu d’huile dans in grande poêle et rajoutez-y les couteaux, mettez le couvercle et laissez-les s’ouvrir à petit feu. Celà prends environ 3 minutes.

Enlevez la poêle du feu et r&e
acute;servez les couteaux. Versez le jus de cuisson dans un bol.

Etuvez le poivron et l’ail dans un rien d’huile. Rajoutez-y les dés de tomates et laissez cuire environ 3 minutes à feu doux. Rajoutez le sambal et les jeunes oignons.

Mélangez la fécule de pomme de terre avec le jus de cuisson des couteaux et rajoutez-y la sauce soja.

Rajoutez les couteaux à la préparation de poivron et mélangez bien. Rajoutez le jus de cuisson lié et laissez encore cuire 2 minutes à feu doux, afin que tout les éléments se mélangent bien.

Dressez les couteaux sur des assiettes chaudes, répartissez dessus la préparation. Saupoudrez de graines de sésame et de coriandre haché.

Servez, accompagne de tranches de limon. Vous pouvez doser à votre guise.

Disposez sur chaque assiette (de préférence une assiette toute en longeur), les couteaux au centre, à gauche un petit flan de quinoa, à droite un petit montage de pâtes à l’encre et au wakamé. Disposez quelques croûtons sur la présentation et un peu de coriandre et de sésame pour la déco.

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Bon Appétit!

Poëlée de Noix de Saint-Jacques, Compotée de Chicons Périgourdin, Crêpes Parmentières aux Granny Smith, Pommade de Boudin Noir, Caramel au Sirop de Liège et Salade de Jeunes Pousses et Cresson de Fontaine à l’huile et Copeaux de Truffe

POELEE DE NOIX DE SAINT-JACQUES, COMPOTEE DE CHICONS PERIGOURDIN, CREPES PARMENTIERES AUX GRANNY SMITH, POMMADE DE BOUDIN NOIR, CARAMEL AU SIROP DE LIEGE ET SALADE DE JEUNES POUSSES ET CRESSON DE FONTAINE A L’HUILE ET COPEAUX DE TRUFFE
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Ce soir, mon épouse est de sortie avec les collègues du bureau et elle a bien raison. Mais ce n’est certainement pas une raison que je reste sur le carreau. Que de contraire. Je me suis fait une belle gâterie ce soir. Quelques ingrédients dont je raffole: le chicon, la coquille St Jacques, la pomme de terre, le boudin noir, le sirop de Liège et la truffe.
 
J’ai annoncé hier à mon épouse ce que j’allais me cuisiner en lui disant que je le faisais parce que de toute façon elle n’aime pas trop les chicons, ni les coquilles. « Mais non », m’a-t’elle sorti, « depuis quelque temps, j’aime de plus en plus les chicons et les coquilles je m’y fait bien aussi ». « J’aurais bien goûté ce plat, moi ». Bon, j’ai compris, le plat était très bon, je pourrais le refaire une deuxième fois. 🙂
 
L’envie de ce plat m’est venu ce dimanche en feuilletant le supplément Victoire, du journal Le Soir. Une recette de Carl Henaux du restaurant bruxellois La Quincaillerie. Des accords classiques, mais que j’adore. J’ai modifié la recette en m’inspirant de quelques autres recettes: la cuisson des chicons dans la graisse de foie gras d’Yves Mattagne (goûté il y a quelques années lors d’un cours de cuisine chez lui) (j’ai étendue celà à la cuisson du boudin noir). L’idée de la pommade de boudin noir et de la salade dans un magazine avec une recette de La Cabotte, Nuits-Saint-Georges et quelques autres idées prises dans différentes recettes. Et ma petite touche personelle. Au final, une entrée qui devient un plat bien goûteux. Je n’ai de toute façon jamais compris pour quelle raison, les coquilles St Jacques ne se mangent le plus souvent du temps qu’en entrée. Mamina me donnera raison, cet ingrédient exquis mérite aussi sa place en plat.
En même temps je participe avec cette recette au concours « L’assiette Marine », que vous trouverez sur le blog de Marie-France: http://www.unecuillereepourpapa.com/2009/02/les-premieres-recettes-pour-le-concours.html, concours organisé par le Restaurant « La Marine » à Noirmoutier, restaurant étoilé. Aujourd’hui je suis resté dans des accords assez classiques pour cette recette très festive, mais demain ou jeudi je réaliserai pour le même concours une recette plus olé olé, avec les couteaux comme invité d’honneur.
La prochaine fois j’éssayerai encore d’améliorer la présentation au niveau du sirop balsamique.
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INGREDIENTS (2P)
 
Pour les St-Jacques
 
* 6 NOIX DE ST JACQUES
* HUILE D’OLIVE
* SEL, POIVRE NOIR DU MOULIN
 
Pour les crêpes parmentières
 
* 350GR DE POMMES DE TERRE A CHAIR FERME
* 54GR DE FARINE
* 2 OEUFS ENTIER
* 1 C.A.S. CREME
* 1 GRANNY SMITH COUPEE EN DES
* 1 C.A.C. SUCRE
* 16GR DE BEURRE
* HUILE D’ARACHIDE
* SEL, POIVRE NOIR DU MOULIN
 
Pour la compotée de chicons
 
* 4 CHICONS
* 2 C.A.C. DE MIEL
* 10 GR BEURRE
* 10 GR GRAISSE DE FOIE GRAS (le gras qui reste après la cuisson du foie gras à la poêle et que vous récuperez à l’occasion)
* UN PEU DE JUS DE CITRON
 
Pour le caramel
 
* 1 C.A.S. SUCRE ROUX NON RAFFINE
* 63 ML DE VINAIGRE BALSAMIQUE
* 40GR SIROP DE LIEGE
 
Pour le boudin
 
* 1 BOUDIN NOIR DE TRADITION
* UN PEU DE GRAISSE DE FOIE GRAS
 
Pour la finition
 
* QUELQUES SPAGHETTI
* SALADE DE JEUNES POUSSES ET CRESSON DE FONTAINE
* HUILE DE TRUFFE
* VINAIGRE BALSAMIQUE
* COPEAUX DE TRUFFE MELANOSPORUM
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PREPARATION
 
Commencez par la pâte à crêpes. Faites cuire les pommes de terre à l’eau bouillante salée avant de les écraser en purée.
Ajoutez la farine, puis montez au fouet avec les oeufs et la crème. Assaisonnez.
Poëlez les dés de pommes au beurre avec un peu de sucre.
Laissez refroidir les pommes et incorporez à la pâte.
Réservez.
 
Attaquez les chicons: émincez-les finement, arrosez-les d’un peu de jus de citron, avant de les faire cuire au beurre et à la graisse de foie gras, avec un peu de miel, jusqu’à avoir une légère coloration. Egoutter-les légèrement.
Réservez au chaud.
 
Récupérer la chair du boudin noir et faire cuire cette chair dans la graisse de foie gras. Celà peut être un peu croustillant.
Puis écraser le boudin noir en pommade.
 
Faites le caramel: chauffez le sucre roux dans un poêlon. Dès qu’il fond et colore, déglacez au vinaigre balsamique et ajoutez le sirop de Liège. Laissez réduire jusqu’à obtention d’une texture sirupeuse.
 
Faites cuire la pâte à crêpes à la poêle dans un peu d’huile d’arachide. Faites-les assez épaisses. Découpez dans la crêpe un
beau rectangle ou des petits carrés. Gardez au chaud.
 
Rincez les noix de St Jacques et épongez-les.
Passez les faces des noix de Saint-Jacques dans un peu d’huile d’olive dans une poêle anti-adhésive.
Faites-les cuire à la poêle 45 secondes sur chaque face avant de les finir 2 min au four à 180°C.
Assaisonnez-les de sel et de poivre.
 
Faites frire quelques spaghetti à la friteuse (4/p).
 
Préparer la salade de jeunes pousses et de cresson de fontaine à l’huile de truffe et vinaigre balsamique.
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Dressez les assiettes:
 
Déposez le rectangle de crêpe parmenière et le tapisser entièrement de pommade de boudin noir.
 
A côté, placez la compotée de chicons et dressez dessus les St-Jacques;
 
Piquez 4 spagetthis dans la crêpe parmentière afin qu’ils touchent les St-Jacques.
 
Dressez la salade et décorez-la de copeaux de truffe.
 
Entre la salade et les autres élements du plat, coulez un beau trait vertical de caramel balsamique.
 
Bon Appétit!
 
 
ACCORD VIN :
 
Un bon Bourgogne Blanc, frais et sec

LE THON ROUGE, IL FAUDRAIT TOUS EN ROUGIR

LE THON ROUGE, IL FAUDRAIT TOUS EN ROUGIR!

Au risque d’être taxé par certains comme quelqu’un qui rabache tout le temps les mêmes histoires, me revoici pour la enième fois au sujet du thon rouge.

Vous le savez, j’adore le goût de ce poisson, j’ai même déjà publié deux recettes réalisé avec ce poisson. Mais, dommage, grand sacrifice pour le gastronome en moi, mais je banis ce poisson (en tout cas je vais éssayer) de mon alimentation. En tous les cas, tant que la situation subsiste comme elle l’est actuellement. Ce n’est pas bien grave, car si le compte des experts est correcte, dans 3 à 5 ans il en sera fini du thon rouge sauvage, et peut-être même du thon rouge tout court. Je ne prends donc qu’une petite avance sur les autres. Je serai déjà habitué à vivre sans, alors que vous serez seulement en deuil.

Il est tout de même temps de stopper cette hémoragie. Même les professionels du métier s’en rendent compte. Je vous mets ici un copier-coller d’un article que j’ai trouvé dans un magazine professionel pour les cuisiniers belges. Celà pose bien le problème, il me semble!

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Quel poisson?

Bon nombre de chefs ne semblent pas comprendre que nous sommes en train de nous forger une réputation de criminels environnementaux en termes de sélection de poissons.

Tout récemment encore, un groupe d’experts du CICTA, Comité International de Conservation des Thonidés de l’Atlantique, a demandé l’interdiction immédiate de pêcher le thon rouge. Au lieu du quota de 29.500 tonnes imposé à la mer Méditérranée et à l’Océan Atlantique pour 2007, 60.000 tonnes ont été officiellement pêchées. Sans compter le braconnage, qui doit probablement encore gonfler ce chiffre. Les Japonais fournissent des efforts particulièrement importants dans ce domaine. Pour éviter l’extinction de cette espèce, ils auraient en fait limité la pèche du thon rouge à 15.000 tonnes.

Pendant ce temps, en France, les chaînes de magasins Auchan et Casino ont carrément stoppé la vente de thon rouge. Et ce n’est pas tout: le Prince Albert II de Monaco a demandé officiellement aux restaurateurs de la principauté de ne plus inscrire de thon rouge au menu, et de fait, cet été, pas un seul steak de thon rouge, pas un seul tartare de thon rouge n’a été servi.

J’ai visite derbièrement le port de pêche de La Turballe, sur la côte Atlantique française, dans le département de Loire-Atlantique. Ce port est connu pour ses sardines et ses anchois. Or, les bateaux qui pratiquent normalement la pâche sur ce port sont au chômage depuis plus d’un an. Motif: ces poissons ont été tout simplement décimés. Résultat: chômage massif. C’est le même sort qui attend les thoniers.

L’exemple de la France est loin d’être isolé: dans nos ports aussi, les soles vendues sont totalement en-deçà du format légal, et les restaurants en servent en veux-tu en voilà.

CUISINIERS RESPONSABLES ET ALTERNATIVES

Les chefs portent dans ce domaine une lourde part de responsabilité: sous pretexte que seul le poisson sauvage mérite sa place à table, ils contribuent effectivement à l’extinction des espèces de poissons menacés. Si nous continuons ainsi, c’est bien simple: dans trois à cinq ans, il n’y aura plus de thon rouge. Or, ce sont ces mêmes chefs qui devront jouer un rôle-clé et apprendre au consommateur que l’on peut aussi faire de l’excellente cuisine avec d’autres espèces non menacées. Pensons notamment au jeune maquereau, au maigre (qui a entre-temps fait aussi son apparition sur les cartes des meilleurs restaurants français), à la lingue, … C’est ainsi que Le Relais Du Parc, restaurant du Renaissance Hôtel appartenant au groupe d’Alain Ducasse, a rayé le thon rouge de sa carte.

La pêche de poissons sauvages est toujours autorisée, à condition de respecter des calibres minimum, ainsi que les périodes de frai et de migration. Peu à peu, les poissons pêchés selon ces principes se voient dotés d’un label, et en Angleterre, la vente de poissons portant le label du Marine Stewardship Council est devenue un must.

Reste bien sûr le poisson d’élevage. Pour les coquillages et crustacés, les huîtres, les moules et autres produits de la mer, la culture est déjà bien ancrée dans les moeurs. Celle du turbot engrange des résultat toujours plus satisfaisants et le saumon d’élevage est une denrée désormais répandue. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’habiter près de la côte pour pratiquer la pisciculture. Aux Pays-Bas, bon nombre de fermiers ont liquidé leurs porcheries polluantes pour élever des poissons dans de grandes cuves en béton, et ce jusque dans les provinces de Noord-Brabant et de Limburg.

Cette activité fait également naître le besoin d’en apprendre davantage sur ces poissons, car il s’agit de spécimens exotiques se nourissant de plantes, encore méconnus de nos cuisines. Voilà une belle mission pour les écoles hôtelières et autres instituts de formation: apprendre à leurs étudiants comment s’y prendre avec ces poissons.

Soyons clairs: qu’on le veuille ou non, seul le poisson d’élevage pourra offrir à long terme une sollution à la demande d’une population mondiale en croissance exponentielle. Les chefs qui continuent à ne jurer que par le poisson sauvage sont des barbares de l’environnement. Imaginez que l’on ne consomme plus que la viande d’animaux sauvages tel que buffles et bisons: trouverions-nous encore beaucoup de steaks sur nos assiettes?

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Cet articile pose très bien les différents problèmes. Ma sollution, et je sais qu’elle est très simpliste:

1. Arrêter de pêcher certains poissons pendant quelques années dans toutes les mèrs du monde avec un réelle chasse aux braconniers et amandes importantes.

2. Favoriser les mêmes poissons en élevage, en reversant une partie des plantureux bénéfices aux pêcheurs au chômage.

3. Reprise d’une pêche résonnée après plusieures années.

4. Pendant plusieures années, favorises des variétés de poissons dont les stocks sont encore loin d’être épuisés, tel que le maquereau.

Et surtout mes amis, faites moi plaisir, boycottés le thon rouge sur vos blogs et dans les diners au restaurant.

Merci pour votre attention,

La Chine à l’ULTRA-FRAIS

LA CHINE A L’ULTRA-FRAIS

Et dire que chez nous, Gaïa s’offusque de quelques canards et oies gavées au bon maïs non-transgénique!

 

 

Bon Appétit!

Gaufre de pommes de terre et de rutabagas, moëlle pochée, truffe de Sainte-Alvère et sauce aux racines de persil

GAUFRE DE POMMES DE TERRE ET DE RUTABAGAS, MOELLE POCHEE, TRUFFE DE SAINTE-ALVERE ET SAUCE AUX RACINES DE PERSIL

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Déjà plus de 10 jours que nous sommes revenus du Périgord, et toujours pas de truffes sur nos assiettes. Il fallait absolument remédier à celà.

Outre des truffes, j’avais également rapporté dans mes valises des rutabagas et du persil tubéreux de cette escapade. J’ai donc décidé de marier ces trois ingrédients. En mariage avec la pomme de terre bien sur, afin de faire plaisir à Damien et son concours autour de cet incontournable de la cuisine Ouest-Européenne. Deuxième intrus, non Périgourdin, la moële de boeuf, dont je voulais découvrir le mariage avec la truffe.

Voici la recette dont l’inspiration m’est venue entr’autre d’Hélène Darroze, Chef Simon (pour les trucs et astuces) et le chef Didier Clément. Après j’ai mis tout celà à ma petite sauce personnelle.

C’était très bon, mais je vous conseille cependant de servir cette préparation en entrée, car la fécule de pomme de terre, c’est assez lourd tout de même. Attention aussi au goût du rutabaga, qui pourrait en surprendre plus d’un.

INGREDIENTS et PREPARATION

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1. LES OS A MOELLE
 
– 2 OS DE BOEUF A MOELLE
– FLEUR DE SEL
 
La veille, laisser les os à moëlle dégorger dans de l’eau au réfrigérateur pendant au moins 24 heures.
 
Pocher la moëlle dans de l’eau frémissante. Il faut compter environ 10 minutes, mais piquez pour juger de la cuisson.
Décoller la moëlle de l’os en utilisant un couteau d’office. Puis la détailler en rouelles assez épaisses (1cm).
Si vous trouvez que la moële est un peu trop rose à votre goût, vous pouvez toujours la terminer au four à 200°.
 
2. LA TRUFFE
 
– UNE TRUFFE DE 10 A 15 GR
 
Découper la truffe crue en rondelles fines à l’aide d’une mandoline.
 
3. LA GAUFRE DE POMMES DE TERRE ET DE RUTABAGAS
 
– 300 ML D’EAU
– 140 GR BEURRE
– 180 GR FECULE DE POMME DE TERRE
– 4 OEUFS
– 130 GR DE PUREE DE POMME DE TERRE
– 70 GR DE PUREE DE RUTABAGAS
– SEL
 
Réaliser une purée de pomme de terre sèche en cuisant les pommes de terre avec leur peau au four sur du gros sel et en récupérant la chair.
 
Réaliser une purée de rutabagas.
Mélanger les deux purées.
 
Réaliser l’appareil à gaufre :
Faire bouillir l’eau avec le beurre. Ajouter la fécule, hors du feu, après un petit temps d’attente.
Incorporer les oeufs, puis la purée de pommes de terre, puis la purée de rutabagas.
Saler légèrement.
 
Cuire les gaufres dans un moule à gaufres.
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4. LA SAUCE AUX RACINES DE PERSIL
 
– 3 PETITES RACINES DE PERSIL
– BEURRE
– UN PETIT VERRE D’EAU
– 2 C.A.S. HUILE DE NOIX
– 2 C.A.S. CREME LIQUIDE
– 4 C.A.S. FOND DE VOLAILLE
– UNE TRUFFE DE 7GR RAPEE A LA RAPE MICROPLANE
– 6 JAUNES D’OEUFS DE CAILLE
– POIVRE
– UN PEU DE FOND DE VEAU
Mélanger les oeufs de caille et la crème.
Râper la truffe.
Mélanger la truffe avec le mélange oeufs-crème.
Effectuer celà au matin, afin que le goût de la truffe se disperse bien dans le mélange.
 
Eplucher et cuire doucement au beurre et avec l’eau, les racines de persil coupés en fine brunoise.
Quand l’eau s’est évaporée et que la brunoise est légèrement dorée, rajouter l’huile de noix.
Faites cuire cinq minutes à feu doux.
 
Rajouter alors le fond de volaille et faites réduire un peu.
Rajouter hors du feu, le mélange de jaunes d’oeufs de caille et de brisures de truffe.
Remettre sur feu très doux et mélanger sans arrêt au fouet jusqu’à consistance voulue.
A la fin détendre avec un peu de fond de veau.
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5. DRESSAGE
 
Placez une gaufre dans une assiette.
Versez un filet de sauce autour.
Disposez les morceaux de moëlle sur la gaufre, parsemez de fleur de sel, puis placez quelques lamelles de truffe.
Bon Appétit!

Une St Valentin inoubliable dans le Périgord: JOUR 4

UNE ST VALENTIN INOUBLIABLE DANS LE PERIGORD: JOUR 4

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Voici la fin de notre périple dans le Périgord. Une dernière journée qui est comme toutes les dernières journées: un peu triste parce que la dernière et un peu nerveuse, car il y a les horaires à respecter (remise du véhicule à 15h30, avion à 17h50).

Au matin, comme les deux jour précédents, petit déjeuner magnifique et faste. Et on en profite car il n’y a pas de grand repas prévu à midi cette fois si.

Un beau programme au matin: visite d’un marché de truffe dans la commune de Sainte-Alvère. Et c’est l’avant-dernier de la saison, qui se termine. Ce qui veut dire aussi que toutes les truffes vendues sont bien mures.

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La vente ne se fait pas ici, comme en Provence, en grande discrètion, à l’arrière des voitures et avec une ambiance d’omerta. Non, ici, au Périgord, plusieures communes tiennent des marchés hebdomadaires de vente de truffes et celà ce fait tout d’abord dans une halle couverte. Les différents vendeurs sont alignés derrière des tables avec devant eux leurs trèsors. Avant l’ouverture au public, des commissaires décident des prix des différentes qualités de truffes: la brumale, la melanosporum catégorie 2, la mélanosporum catégorie 1 et la mélanosporum extra (celle-ci n’est pas meilleure que la catégorie 1 mais a une forme parfaite et est très prisée par les restaurateurs; il faut cependant compter 150 à 250€/kg en plus juste pour la belle forme). Les prix sont bien affichés ainsi que la catégorie. Il n’y a donc pas de chipottage ici et les acheteurs peuvent acheter en toute confiance.

Je me laisse biensûr tenté par les truffes et je payé à peu près 120€ pour 150gr de truffes, réparti sur 6 truffes. Après l’achat ils sont immédiatemment mis sous vide sur place afin de ne pas déteriorer les produits pendant le voyage en avion.

Un rapide tour sur le petit marché de Sainte-Alvaire avec achat d’un superbe casse-noix, et nous voilà déjà assis dans un petit bistrot pour boire notre dernier café ensemble. Il est l’heure pour chaqu’un de continuer sa route et de rentrer au bercail.

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Nous effectuons des visites éclairs au village de Paunat et à la ville de Bergerac, mais nous sommes un peu trop stressés pour vraiment profiter des visites. Nous sommes trop concentrés sur le fait de rentrer la voiture à temps et d’arriver à l’heure pour notre avion. On ne sait jamais avec la circulation. Nous décidons donc de se rapprocher un maximum de Bordeaux et de faire une dernière halte de +- 45 minutes à Saint-Emillion.

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Nous faisons une belle petite balade à travers cette commune bien préservée. Encore des belles pières, mais ici avec les vignobles en plus. Un beau moment aussi avec un vol de canards juste au-dessus de nous. Et puis, une bonne dégustation de cannelés bordelais fabriqués sur place.

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Nous arrivons à l’heure pour la remise du véhicule et pour l’embarquement. Notre petit avion nous attend et c’est avec beaucoup de tristesse que nous quittons cette belle région de France. En arrivant à Bruxelles, il pleut. Nous comprenons que la vie normale va reprendre son cours.

Quand aux truffes, j’y travaille. Peut-être demain dans un mariage pomme de terre-moële de boeuf-rutabagas-racines de persil-truffe. Si j’arrive a finir la recette du moins.

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A bientôt,

Gambas rôties au caramel vinaigré, salade d’oranges et avocats, riz aux jeunes pousses

GAMBAS ROTIES AU CARAMEL VINAIGRE, SALADE D’ORANGES ET AVOCATS, RIZ AUX JEUNES POUSSES

Hier madame m’a demandé du light, eh bien aujourd’hui donc du light. Mais du light par rapport à ce que nous mangeons d’habitude. Donc pas trop de beurre, de crème, de bière, de vin, …. Mais tout de même pas 100% light non-plus. Mais plus light que celà, j’aime pas trop, donc….

Une recette de mes fonds de tiroir (je ne sais plus d’ou elle me vient), légèrement adaptée pour l’occasion.

Nous nous sommes régalés.

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INGREDIENTS (2P EN PLAT PRINCIPAL)

  • 16 GROSSES GAMBAS CRUES
  • HUILE D’OLIVE
  • 5 CL DE VINAIGRE DE XERES
  • 2 C.A.S. SUCRE
  • 10 CL DE JUS D’ORANGE
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • 2 GROS AVOCATS
  • 2 ORANGES SANGUINES OU AUTRES (ICI MANDORAS)
  • 1 CITRON VERT
  • 2 C.A.S. BOUQUET DE CORIANDRE
  • 2 C.A.S. DE CIBOULETTE
  • SEL
  • 200GR DE RIZ BASMATI
  • 1 BELLE POIGNEE DE JEUNES POUSSES (FEUILLES DE MOUTARDE ROUGE, EPINARDS JEUNES, FEUILLES DE CHENE VERT ET ROUGE)

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PREPARATION

Faire revenir les gambas non-pelés dans de l’huile d’olive chaude à la poêle. Laisser refroidir.

Décortiquer les gambas en laissant l’éventail de la queue. Réserver au frais.

Peler à vif les oranges sanguines et prélever les suprêmes. Les assaisonner avec un filet d’huile d’olive, du piment d’espelette et 2 c.à.s. de coriandre ciselée. Réserver au frais.

Peler et couper les avocats en dés. Les arroser du jus du citron vert et saler. Ajouter une pincée de piment d’espelette, 1,5 c.à.s. d’huile d’olive et 2 c.à.s. de ciboulette ciselée. Réserver au frais.

Cuire le riz dans de l’eau bouillante salée, après l’avoir rincé sous l’eau froide (il faut compter environ 15 minutes). Faire revenir doucement pendant une minute, les jeunes pousses dans un peu de beurre à la poêle, en salant et poivrant.

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Préparer le caramel: verser le jus d’orange, le sucre, le vinaigre et 1 c.à.s. d’huile d’olive dans une grande poêle, ajouter une pincée de piment d’espelette. Faire réduire puis épaissir sur feu moyen.

Y rouler rapidement les gambas pour les caraméliser.

Mélanger le riz égoutté et les jeunes pousses et disposer dans deux petits cercles sur les assiettes.

Etaler les avocats dans une assiette, répartir dessus les quartiers d’oranges et un peu de jus de la marinade, puis les gambas caramélisées encore tièdes. Finir la décoration avec un peu de ciboulette et de coriandre.

Napper l’assiette d’un peu de sirop de cuisson des gambas.

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Accord Vin : Mâcon blanc ou Pouilly-Fuissé à 10° par exemple.

Bon Appétit!

Une St Valentin inoubliable dans le Périgord: JOUR 3

UNE ST VALENTIN INOUBLIABLE DANS LE PERIGORD: JOUR 3

Etes-vous prêts pour le tôme 3, comme le dirait Mamina!

J’espère que vous n’êtes pas encore lassés.

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Troisième jour de notre magnifique séjour à Béchanou. Et l’odeur de la truffe devient tout d’un coup plus pérsistante, non? Vous la sentez la truffe? Moi oui, rien qu’a penser au dimanche 15/02, celà me revient en mémoire. Bon, pas trop difficile non plus. Je n’ai qu’a ouvrir mon firgo, car malgré une boîte hermetique, l’odeur passe tout de même un peu.

Dimanche matin donc, comme le matin précédent et aussi le suivant, un petit déjeuner à la Béchanou, un petit déjeuner qui met les petits plats dans les grands. A nouveau beaucoup de confiture de châtaignes et un très bon pain aux raisins secs et noix. Le bonheur. Dommage que je n’ai pas celà tous les matins à la maison. Manque de temps, manque d’énergie. Je suis plutôt soir voyez-vous!

La journée du dimanche était presque entièrement sous le signe de la truffe avec l’après-midi, visite d’une truffière et le soir un souper complèt avec la truffe comme fil rouge. Nous n’avions donc pas trop le temps de nous attarder bien loin du gîte cette fois. Mais, Dominique, la cuisinière et maîtresse de maison, nous avait concocté un beau petit programme. Nous décidions donc tous les 11 à passer la matinée ensemble : moi et mon épouse, Gérard et sa Valentine nos nouveaux amis Juraçiens, Jean-François, Corine, Jean-Michel, Corine 2 et leur fils les nouveaux copains Lorrains et Guy et Sylvie nos voisins belges.

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Au programme, tout dabord, visite de Fanlac, un village devenu célebre en France par le film tiré du roma d’Eugène Le Roy « Jacquou Le Croquant ». Ses belles maisons à pignons aigus couvertes de lauze sont typiquement périgourdines. Il y a également une superbe église romaine fortifié du XIIème siècle. Le village est vraiment magnifique, avec des belles ruelles et des maisons terribles.

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Afin de permettre à notre organisme de bien faire déscendre le petit déjeuner, et après avoir fait le tour du petit village, nous décidons tous de faire un petit circuit dans les environs, un circuit qui devait faire à peu près 4 km, dont 2 km sympa tout en déscente, avec sur le chemin, un château et un moulin. Mais aussi, et là celà se corse, une remontée de 2 km. Je peux vous dire que les grands sportifs que nous sommes, moi et ma belle, s’en souviennent encore. C’était dur, dur. Le coeur battait à du 160 et la réspiration je vous dis pas. Mais le but recherché était atteint: le petit déjeuner était oublié et l’estomac était à nouveau prêt pour une nouvelle fiesta.

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Comme vous pouvez le voir, la remontée était difficile pour certains.

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Nous avions, et même si le soir un grand souper autour de la truffe nous attendais, prévu d’aller manger tous ensemble au resto. Au matin, Dominique avait appelé plusieurs restaurants de la région afin de réserver pour 11 personnes, mais il fallait s’y attendre qu’avec la St Valentin, tout était complet partout. Mais, il en fallait plus que celà pour décourager notre maîtresse de maison. Elle a alors téléphoné à un ami restaurateur dont le restaurant est en principe fermé le dimanche et incroyable mais vrai, le restaurateur a ouvert spécialement pour nous.

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Le restaurant en question est le Bistrot Gourmand dans la commune de Bars. Déjà le nom du restaurant sonnait bien dans mes oreilles. Nous y sommes accueuillis par un chef-proprio très sympatique et dans un cadre très bric-à-brac comme on aime l’avoir dans un bistrot.

Nous débutons les agapes par un apéro au choix: vin de truffes ou vin de noix. Le vin de noix, je n’ai pas trop apprécié, mais alors le vin de truffes ou plûtot vin à la truffe, une belle découverte pour moi. Il devrait très bien accompagner du foie gras.

 

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Comme entrée, des Ravioles Ricotta-Truffe Blanche (huile de truffe blanche selon moi, vu le prix du menu), sauce Crème avec pesto légér. La présentation du plat ainsi que les saveurs étaient très plaisantes. Belle entrée.

Puis, du Magret de Canard, sauce aux Chanterelles. Un plat très terroir. Pas mal, mais trop ressemblant par l’utilisation de crème dans la sauce, à l’entrée.

Comme dessert une Crème Brûlée aux Châtaignes. Décidemment, les châtaignes ne me lachent plus les baskets.

Avec le café, le restaurateur nous a servi son brevage fait maison: un rhum amélioré avec du gingembre, de la canelle, de la vanille, …. Un beau petit cadeau pour clore ce diner.

 

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Nous exprimons tous les 11 notre apréhension pour le repas du soir, est-ce-que nos estomacs allaient pouvoir suivre se rythme (heureusement que nous ne sommes là que pour 4 jours). Dominique a bien fait de retarder l’apéro d’une heure par rapport aux soirs précédents.

 

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Nous n’avons même pas le temps de faire une bonne sieste digestive, car Dominique nous attends au centre de Plazac à 14h30 pour la visite d’une truffière. Pendant plus d’une heure nous écoutons avec attention les explications de Claude : il nous explique que si le tonnage de truffes à fortement chûté en France, c’est par manque de travail, manque de travail de la terre et manque de patience. Il veut retourner à d’anciennes techniques qui ont prouvées leur éfficacité, mais en étant ouvert aussi au techniques modernes (par exemple de coupe d’arbres, de nombre d’arbres au mètre carré). Il nous explique combien d’années il faut travailler les arbres et la terre autour pour enfin obtenir des truffes. Il nous explique l’importance des petites choses, comme les crottes de fourmis, l’engrais des moutons, les verres de terre, l’ombrage ou pas au-dessus du brûlé. Passionant! Il nous parle également d’un vol recent de truffes sur sa truffière et beaucoup aussi de son chien Booba (un beau spécimen de battard). Il a caché quelques truffes dans le sol pour nous (caché oui, car c’est la fin de saison) et le chien les retrouve tous sans problèmes. Le chien en trouve même plus que le nombre de truffes cachées. Nous assistons aussi à une vraie métamorphose: un chien se roulant par terre à nos pieds et demandant les carèsses, se transforme en vraie machine de guerre. Une fois lancé sur le cavage de truffes, le chien ne supporte personne d’autre que son maître à moins de 10 mètres. Et quand on se rapproche il vous fixe et ose même attaquer (gentillement). Je suis aux anges et pour moi, celà aurait pu durer encore quelques heures, c’est passionant. La truffe c’est magique. Encore maintenant, après tant d’années d’études sur ce champignon, on ne connait encore que 1% de ce qu’il contient, de sa croissance, de son mystère.

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Avec Sabine je fais encore le tour du village de Plazac. Nous y trouvons entr’autre un vieux lavoire. Quel courage avaient les femmes à l’époque. Vive la machine à laver tout de même.

 

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Après cette belle balade et un bon bain, nous sommes à nouveau prêt pour le souper du soir. Nous recevons un hôte de marque lors de ce diner: le caveur de truffes est des nôtres à table. C’est vraiment un bonhomme intéressant. On découvre qu’en fait les truffières et les truffes, ce n’est que son passe-temps, son hobby. Son vrai métier est poseur de loses. Les loses, se sont des pierres que l’on trouve dans le sol et les rivières de la région et que l’on casse et coupe à une taille voulue et dont on recouvrait à l’époque les toits des maisons. C’est une pratique et une profession en régression. Il faut des heures et des heures pour réaliser un toit (parfois une journée pour même pas un mètre carré) et ce n’est donc pas adapté à toutes les bourses. Mais comme il reste pas mal de maisons classées, d’églises, …. ils ont de quoi faire. Nous avons donc, après l’explication du cavage, également droit à l’explication de pose des loses. On parle aussi beaucoup de philosophie à table, car notre ami est aussi un peu un poète-philosophe qui a une certaine vision de la vie et de la société. Très intéressante rencontre.

Bon, et ce repas du soir? Magnifique et très truffé. Nous recevons d’abord deux petits toasts au beurre salé, avec chaque fois une belle rondelle de truffe fraîche du matin (la rondelle était plus grande que le toast). Excellent, une des meilleures manières de manger la truffe, n’est-ce-pas Marie-France?

 

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On continue l’apéro (avec Bergerac sec et moëlleux) avec un velouté de topinambours truffé et des oeufs brouillés à la truffe. Un régal et je prends enfin du plaisir à manger des truffes. C’était cuisiné à la perfection. Dominique nous donne quelques explications afin de réaliser celà également à la maison.

Comme entrée, un carpaccio de St Jacques aux truffes et sauce aux Champignons. Malheureusement, je n’ai vraiment pas aimé ce plat. C’est je pense le seul bémol du séjour. Les St Jacques étaient molles, flasques et je me demande si ce n’étais pas à cause de la surgélation des coquilles (mais je me trompe peut-être). J’ai trouvé qu’il y avait aussi trop d’éléments sur l’assiette: la sauce aux champignons était trop présente par rapport à la délicatesse des coquilles et de la truffe. Le tout était présenté sur une sorte de pain plat et rond. Pas mon truc. Mais mon épouse, elle, qui n’est pas trop St Jacques, a bien aimé ce plat. Comme quoi, les goûts et les couleurs…..

 

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Le plat allait par contre me rendre plus heureux: du Daguet façon Rossini (donc avec du foie gras poêlé), jus de betteraves et tranches de betteraves, accompagné d’une purée de truffes. Très bon plat et j’ai découvert la bonne association de la truffe avec la betterave. Un grand oui pour la purée, qui ne contenait pas que 10gr de truffes. C’était bien dosé en truffes.

 

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Pour clôturer cette troisième journée, nous a
vons tous dégusté réligieusement (on pouvait entendre une mouche voler) un mi-cuit au chocolat. Je n’en ai jamais mangé de meilleur. Une merveille. J’espère obtenir la recette car je voudrais refaire ce dessert à la maison.

 

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Et puis, au dodo. Et, ouf, une bonne nuit pour madame également. On s’habitue à tout, même au capricorne dans le bois. 🙂

Bonne Journée les gourmands et gourmandes,

 

 

Une St Valentin inoubliable dans le Périgord: JOUR 2

UNE ST-VALENTIN INOUBLIABLE DANS LE PERIGORD : JOUR 2

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Je continue mon compte rendu concernant notre belle découverte du Périgord (d’une partie seulement, car il reste encore beaucoup de choses à découvrir là-bas pour nous).

Après une première nuit assez agitée: dormir avec le ventre archi-plein dans un lit que l’on découvre, ce n’est pas toujours facile. En plus, nous ne dormions pas seul dans cette chambre. Nous avions la compagnie d’un petit amoureux du bois, un petit capricorne (voir plusieurs), qui avait décidé de prendre ses quartiers dans une des poutres apparantes de cette chambre. Et quand on fixe son oreille et son cerveau sur le petit crissement répétitif que laisse entendre cet animal, on ne dort pas. Moi, je suis assez du style ‘fermer les yeux et dormir quelques secondes après’, donc celà ne m’a pas trop affecté. Mais l’oreille de madame restait fixé sur ce bruit métronomique et elle a donc eu du mal a s’endormir. Et quand je me suis en plus mis à ronfler-souffler, c’était le pompom pour elle.

Bon, donc après cette nuit agitée, nous découvrions pour la première fois la superbe table du petit déjeuner: 8 sortes de confitures maison (dont châtaigne, myrtille, griottes, courge-agrumes, framboise, kiwi, …), du fromage aux noix, du cake en forme de coeur (car c’était St Valentin tout de même), 3 sortes de pains maison, du yaourt, des noix, des pruneaux, différentes sortes de miel, ….. On ne savait pas ou donner de la tête et surtout de la bouche. Nous commencions à comprendre: nous n’allions pas revenir avec le même poids à Bruxelles. Le petit déjeuner fût très convivial et très copieux. La confiture de châtaignes, j’y pense encore tous les jours depuis.

Après, la plupart des convives avaient décidés d’aller visiter Sarlat. Nous de notre côté, sommes partis visiter le marché de la ville de Périgeux. Assez sympatique avec que des étâls de légumes, de viande, de fromage, de saucissons. Un petit marché, mais avec quasiment que du bio. Des légumes pleins de terre et de formes pas toujours standardisées, pas mal de paysans avec de très petits étals et que quelques légumes. Des légumes pas toujours d’une très belle tenue, mais qui semblaient très vrais. Loin des standards parfaits de la GD.

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Nous visitons donc ce marché. Nous étions malheureusement limités en ce qui concerne les achats, car revenir en avion avec des kilos de légumes, de fruits (pourtant j’avais bien envie de découvrir les dizaines de variétés de pommes dont je ne connaissais pas la moitié), de magret, de foie gras, …. Néanmoins, j’ai trouvé quelques légumes que je ne trouvais pas ou difficilement sur les étals belges: rutabagas, persil tubéreux et puis deux chayottes (voir recette il y a quelques jours), légume que je ne connaissais pas du tout. La première fois aussi que je vois la vente de chicons que l’on découpe sur place (voir photo).

Après le marché nous visitons quelques monuments de la ville. Nous sommes à nouveau un peu frustrés concernant les horaires en France: le musée Gallo-Romain Vesunna, est fermé de 12h30 à 14h, cause casse-croute du midi. Pfffff. On fait donc l’impasse sur le musée, mais sommes par contre éblouis par une grande tour du deuxième siècle. Bon, une tour c’est une tour, mais il faut s’imaginer que le trou au milieu de cette tour, représente la taille de la porte d’entrée, qui était donc énorme. Pour l’époque je trouve celà incroyable.

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Nous visitons aussi la cathédrale qui avec ses 5 dômes et sa forme en croix parfaite, est aussi assez unique en France.

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Nous décidons de continuer la visite d’autres villages le restant de la journée. Nous savions que ‘par hasard’, Marie-France et son homme (blog Une Cuillérée pour Papa) étaient également présents dans la région le samedi et dimanche, et je décide donc de me rapprocher un peu de l’endroit où ils ont prévus de dormir le soir, en vue de passer un petit moment ensemble. 

Nous nous dirigons donc vers le village médieval de Castelnaud. Nous y arrivons après que le GPS nous ait fait tourner un peu en rond. Si vous allez au Périgord, le GPS est un must et vous devez savoir que celà monte, déscend, tourne, mais alors tout le temps et que les routes sont parfois très étroites et même en partie en terre. Pour un belge qui à l’habitude des avenues et routes bien droites c’est assez stressant tout de même.

Nous arrivons tant bien que mal à Castelnaud, et malgré un vendredi très culinaire et un petit déjeuner copieux, la faim nous tenaille déjà. Mais nous décidons de ne pas nous laisser tenter comme le premier jour (surtout qu’au soir c’est menu Périgourdin) et optons sagement pour une crêpe et un café. Comme je suis complètement sous le charme de la châtaigne depuis le matin, je choisis une délicieuse crêpe à la crème de châtaignes.

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Après ce petit encas, je laisse un message sur le GSM de Marie-France. Nous avons de la chance, ils se trouvent tout près de Castelnaud. Ils arrivent! Nous faisons un rapide petit tour d’une partie du village, encore un de ses villages du Périgord, bien préservés et encore très authentiques. A peine le temps de descendre une des rues, que Marie-France et son mari sont déjà là. Grandes retrouvailles avec M-F, je fais connaissance de son sympatique mari Patrice Puis on retourne boire un café et naturellement on parle pendant une heure de nourriture, de plats, d’ingrédients, de jardinage, …. Normal quoi! Et je dois dire que le m
ari de Marie-France est déjà autant fin gourmet qu’elle. Il fait lui même certains apéritifs, il jardine, s’y connait bien en fruits et légumes. Un vrai couple de passionés de la bonne chère.

L’heure avance et Marie-France et Patrice décident de se rendre à Beynac-et-Cazenac, un superbe village tout près de Sarlat-la-Canéda, village qui les accueuille pendant deux jours. Nous décidons de visiter le village en leur compagnie, et nous ne regrettons pas. C’est magnifique. Ici aussi, tout est préservé. Je dois dire que sur ce point, les français nous battent haut la main. En Belgique beaucoup a été détruit par les hommes, et en particulier à Bruxelles.

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Après cette visite des ruelles de Beynac, il est malheureusement temps pour nous de quitter nos amoureux vendéens et de retourner sur Plazac, où l’apéro nous attend. Donc rebelotte: ça monte, ça descend, ça tourne, ça remonte, ça redescend, ça retourne et enfin on arrive à Plazac. Pas le temps de prendre une douche, car il est déjà 7h20 et il ne faudrait pas ratter l’apéro.

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Le samedi soir au menu, encore un repas bien goûteux:

-Apéro avec du Monbazillac et du Bergerac moêlleux ou sec selon les goûts et envies de chacun.

-Assiette Périgourdine avec du magret, du foie gras, …

-Poulet au verjus, polenta, purée de panais (dont le goût était superbe), carottes au gingembre (Périgourdin????)

-Timballe de fruits chauds

Ici aussi, sans lésinner sur les vins rouges et blancs. A ma grande surprise, Sabine, ma petite femme, apprécie de plus en plus un verre de vin (que dis-je trois), surtout le Bergerac moêlleux.

Encore une soirée qui se passe très très bien, on rigole, on découvre les différentes personnes présentes à table et on passe un très bon moment.

Nous allons nous coucher assez tôt (23h30) et nous dormons déjà nettement mieux que la première nuit. Que dis-je, je dors mieux. Madame c’est une autre paire de manches. C’est vrai que nous avons parcourus quelques kilomètres à pied et que l’air frais fait son petit effet, mais probablement pas assez pour anesthésier l’ouïe fine de Sabine.

A bientôt pour Jour 3,

Coquelets farcis aux châtaignes, grenailles Belle de Fontenay

COQUELETS FARCIS AUX CHATAIGNES, GRENAILLES BELLE DE FONTENAY

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Quand la balade dans le Périgord vous rattrape….. Comment Périgord? Il n’y a pourtant pas de truffes, de foie gras, de canard, de noix dans cette recette. Non, mais….. il y a des châtaignes dans ce plat, beaucoup de châtaignes, 400gr pour être plus précis. Et celà me ramène immédiatemment au Périgord. Dans la chambre d’hôtes ou nous étions, il y avait une table de petit déjeuner à tomber par terre (je vous en parlerai plus tard), et une des délicatesses maison de Dominique était une merveilleuse confiture de châtaignes. Il y avait certains convives qui en mangeaient à la petite cuillère, et je n’étais pas le pire dans ce cas. C’est bien simple, le dernier jour la maîtresse de maison n’a plus osé le mettre sur la table. 🙂

Voici la recette. Je ne sais plus d’ou elle vient, car je l’avais découpé dans l’un où l’autre magazine il y a déjà bien longtemps. J’ai suivi à 100% la recette, sauf que j’ai rajouté les pommes de terre dans le plat.

Je ne vous dis pas comme ils étaient juteux les coquelets.

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INGREDIENTS (4P)

  • 1 ORANGE NON TRAITEE POUR LES ZESTES
  • 2 ORANGES POUR LE JUS
  • 4 COQUELETS
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’ARACHIDE
  • 5 C.A.S. DE BEURRE FONDU
  • 10 CL DE CIDRE + 3 C.A.S.
  • 1 C.A.S. MIEL LIQUIDE
  • 2,5 C.A.C. QUATRE EPICES
  • 2 C.A.S. SUCRE
  • 200GR MARRONS AU NATUREL
  • 10CL FOND VOLAILLE LEGER (OU BOUILLON)
  • 200GR POMMES EN DES
  • 200GR PUREE DE MARRONS AU NATUREL
  • 175GR MASCARPONE
  • SEL, POIVRE
  • VINGT A VINGTCINQ POMMES DE TERRE GRENAILLE (ICI BELLE DE FONTENAY)
  • 5 BRANCHES DE THYM EFFEUILLEES
  • HUILE DE TOURNESOL
  • FLEUR DE SEL

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PREPARATION

Râpez le zeste de l’orange, puis récoltez le jus des oranges. Badigeonnez les coquelets avec 3 c.à.s. de jus. Laissez-les mariner, 30 minutes, au frais.

Préchauffez le four à 240°C.

Faites un glaçage en mélangeant 1 c.à.s. de beurre, 3 c.à.s. de cidre, 1 c.à.s. de jus d’orange, le miel et le quatre-épices. Réservez.

Préparez la farce: faites fondre le sucre dans une poêle avec un peu d’eau. Hors du feu, ajoutez 2 c.à.s. de beurre, les marrons et laissez caraméliser un court instant.

Arrosez avec le bouillon et 10 cl de cidre. Couvrez et laissez mijoter, 10 minutes. Prélevez les marrons et faites réduire le liquide pour obtenir 10 cl.

Mélangez le sirop obtenu et les marrons hachés avec les dés de pommes, la purée de marrons, le mascarpone, le zeste d’orange, 1 c.à.s. de beurre fondu, sel et poivre. Bien mélanger le tout.

Répartissez la farce dans les coquelets, ficelez-les. Faites-les revenir de tout côtés dans le mélange de beurre (1 c.à.s. beurre) et d’huile d’arachide.

Placez-les dans un plat allant au four. Disposez tout au tour, les pommes de terre lavées. Arrosez les pommes de terre d’un peu d’huile de tournesol et de thym. Laissez cuire 15 minutes à 240°C.

Puis, arrosez les coquelets avec le glaçage réservé. Continuez la cuisson pendant 30 minutes à 200°C. Enduisez-les régulièrement de glaçage en raclant le fond du plat. Retournez aussi régulièrement les pommes de terre.

Servez avec le reste du mélange pour farce, réchauffé dans un poêlon.

Bon Appétit!

Une St Valentin inoubliable dans le Périgord : JOUR 1

UNE ST VALENTIN INOUBLIABLE DANS LE PERIGORD : JOUR 1

Il y a quelques mois, je participais à la finale d’un concours de cuisine organisé par la société Carlsbourg et celà en collaboration avec Mmmmh!!!. Je m’étais inscrit sans savoir quel en était au final le gain et à ma grande surprise, non seulement je fût sélectionné pour la finale, mais je remportai cette finale. J’étais déjà content en soi d’avoir gagné ce concours. Mais quand on m’a annoncé le prix qui était lié à cette victoire (4 jours en demi-pension dans le Périgord avec cavage de truffes et diners périgourdins, celà pour deux personnes) j’étais aux anges. Moi qui adore le canard et le foie gras, j’allais me régaler. En plus, la truffe je connaissais, mais pas plus que celà. Une bonne occasion donc pour voir celà d’un peu plus près. Ce qui était également sympa c’est que pour une fois, mon épouse ne devait pas subir ma passion pour la cuisine, mais pouvais activement en profiter également.

Le weekend, c’était le weekend passé, du vendredi 13 au lundi 16 y compris. Après une semaine, je commence enfin à réaliser que s’est terminé et que je suis ‘back in reality’. Et j’ai enfin trouvé un peu de temps pour vous relater cette belle aventure. Je sais que vous êtes tout de même quelques uns à être impatient d’avoir tous les détails. Bon, avec moi pas de crainte en ce qui concerne les détails, vous aurez tout!

Nous avons donc quittés Bruxelles (Zaventem) vers 8h45 du matin, dans un petit avion d’Air France. Il y avait de la place pour maximum 39 personnes et je pense que nous n’étions qu’une quainzaine dans l’avion. Ni moi, ni madame, ne sommes grands fans de voyages en avion et il y avait tout de même un certain stress au décolage. Un petit avion, ça bouge savez-vous. Mais le vol s’est bien passé et nous avons attérris à peu près 55 minutes plus tard à Bordeaux. Après réception rapide des valises et prise en possession d’une voiture de location (également généreusement mis à disposition par Carlsbourg), une Citroën Berlingo, nous voilà partis vers le Périgord Noir, plus précisément vers Plazac, un petit village entre Rouffignac et Thonac, pas bien loin de Lascaux, environ à 177 km de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.

Grace à un GPS fraichement acheté (en fait reçu d’un ami pour l’anniversaire de madame) pour l’occasion, nous sommes arrivés à bon port à la chambre d’hôtes. Dans un cadre magnifique se dressait une belle maison tout en style périgourdin, avec des belles pièrres qui ont une âme. Dans le lieu dit Béchanou (si je me rappele bien celà signifie en patois: petit bois de bouleaux, mais je peux me tromper).

Nous y sommes accueillis sympatiquement par Dominique et Jean-François Charlet, des bons vivant du Nord de la France (Lille) qui se sont posés dans cette belle région afin d’y transformer des anciens bâtiments dans un gîte super-accueillant. Ils me font une petite visite rapide de la cuisine, dans laquelle Dominique s’affaire déjà pour le repas du soir. C’est de bon présage. Nous y recevons un bon verre de Bergerac. Après quelques échanges culinaires, on nous guide vers ce qui sera notre chambre pendant 3 nuits et 4 jours. Magnifique. Une belle chambre claire en blanc et bleu dans laquelle le moindre détail est assorti avec des belles poutres apparantes, une superbe salle de bain avec un très grand bain et un lit de rêve de 2m sur 2m. C’est certain, chez Béchanou, on sait accueuillir comme il se doit et ils le font en plus avec beaucoup de plaisir et de coeur.

Voici la vue de notre chambre l’après-midi (avec un bon appareil photo c’est encore plus beau, …)

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Pour avoir une idée des chambres:

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Et de la salle de bains:

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Pour ceux que celà intéresseraient :

BECHANOU

24580 PLAZAC

info@bechanou.com

06 07 18 19 99 ou 05 53 50 39 52

Week-end découverte truffe = janvier/février => 470 euros pour deux personnes pour 3 nuits, 3 soupers dont un périgourdin et un autour de la truffe, visite commentée d’une truffière et cavage, découverte du marché officiel de la truffe de St Alvère, petits déjeuners compris. C’est d’un rapport qualité-prix incroyable selon moi.

Dans ce week-end « découverte de la truffe », le vendredi et le samedi étaient libres de toute contrainte organisationelle. Il fallait juste être à l’heure pour l’apéro de 19h30. Après avoir pris nos quartiers dans notre chambre, nous sommes d’abord partis vers un village assez proche, Thonac, afin de manger un ‘petit’ bout, il était tout de même déjà 1h30. Et en France, contrairement à la Belgique, entre 14h et 17h, il est plus difficile de trouver un endroit qui sert encore quelque chose, surtout dans l’arrière pays Pérgigourdin. Sur Thonac, un seul Hôtel Restaurant et un menu ‘ouvrier’ à 12€. Pas d’indications, menu du jour. On verra bien ce que l’on reçoit.

On croyait, pour ce prix, avoir droit à quelque chose de simple, de pas très copieux, car il fallait se préserver pour le premier repas du soir préparé par la maitresse de maison. Nous nous sommes bien trompés. C’était simple certes, mais bien copieux. Et comme, lorsqu’il s’agit de nourriture, je n’ai pas vraiment de mesure, à condition que ce soit bon, vous devinez la suite. Celà allait être dur au soir de remanger un menu complèt.

Voici le menu du midi:

– Soupe Paysane : la bonne soupe de bouillon maison avec carottes, pommes de terre, navets et tranches de pain trempées dans la soupe. Bien ravigorante.

– Salade de Crudité : un plateau entier pour deux

– Jarret de veau en sauce avec des pâtes: idem, un plateau entier pour deux

– Fromages

– Tarte au citron

– Café

Le ventre bien rempli, nous nous sommes alors dirigés vers la ville de Sarlat. Une ville magnifique. Quasime
nt toutes les maisons sont en style ancien, vachement bien préservés. Des petites ruelles sympatiques aux fenêtres colorées. Presque pas de touristes, donc des belles photos. Mais, comme ce n’est pas vraiment la saison, beaucoup de commerces sont fermés. Et des commerces il y en a à Sarlat, beaucoup autour des produits du terroir (foie gras, truffe, huile de noix, chataignes, magret, ….). Nous visitons donc cette belle ville pendant quelques heures en terminant par une dégustation de bons fromages à une échoppe: comté, fromages périgourdins, brébis bleux, … Très très bon, mais nous n’osons pas en prendre, car il n’y a pas d’affichage des prix, ça craint.

Quelques impressions de Sarlat:

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De retour au gîte, après un bon bain chaud, voilà déjà l’apéro. Nous faisons tout dabord connaissance avec les autres convives, qui eux, et c’est rassurant, ont payé leur weekend et viennent tous pour la 2e, voir la 3e fois dans ce gîte. Il y a des Belges de Court-St-Etienne, des Juraçiens et des Lorrains. Nous sommes 11 au total. Et immédiatemment, nous sentons que nous allons tous très bien nous entendre. Le maître des lieux ouvre le bal avec un bon cocktail Belini (pêche de vigne, champagne) et quelques tapas maison de bonne qualité. L’ambiance es vraiment bonne, et nous nous disons en nous mêmes que nous avons vraiment beaucoup de chance d’être là.

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Après à table pour un bon souper:

– Potage potiron-chataîgne: association classique, de saison et de terroir, mais très bien dosée. La chataîgne ne prenait pas le pas sur le potiron et l’ensemble était harmonieux.

– Foie gras cuit maison, chutney de figues : encore une association classique, mais le foie gras était délIcieux. Le chutney à mon goût un peu trop peu acide, mais c’était bon. Servi en plus avec de la boulange maison.

– Salade aux noix et à l’huile de noix, terroir oblige.

Ici madame et monsieur ‘Béchanou’ en action dans leur cuisine:

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– Pommes, sauce carambar: une vraie découverte pour moi ici. La sauce, réalisé avec des carambars au chocolat, un délice. Je vais refaire.

Tout celà accompagné de vins blancs et rouges du pays.

Après avoir bien marché, mangé et rigolé toute la soirée, nous allons nous coucher (beaucoup plus tôt que d’hab pour moi) et tombons rapidement dans les bras de morphée. Un premier jour très réussi.

A bientôt pour la partie 2,

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Gratin de Christophines


GRATIN DE CHRISTOPHINES (CHAYOTTES, CHOUCHOUS)

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Il y a quelques jours, je me baladais avec madame sur le marché du samedi à Périgeux (dans le Périgord). Je me délectais des beaux étals de légumes, des légumes qui avaient une vraie tronche de saison, de terroir et d’authenticité. Ils n’avaient pas tous une forme parfaite, ni une couleur parfaite, mais ils avaient au moins l’air vrai.

Comme toujours, je guétais le moindre fruit où légume que soit je ne connaissais pas, soit que je ne trouvais pas facilement chez nous à Bruxelles. Après avoir flâché sur quelques rutabagas et quelques racines de persil, j’ai aperçu des légumes où des fruits d’un vert assez pâle et d’une forme que je connaissais pas du tout. Après en avoir demandé le nom au maraîcher, il s’avérait qu’il s’aggisait de chouchous ou christophines ou chayotes. Je ne connaissais pas du tout et j’ai donc immédiatemment acheté deux exemplaires, afin de les cuisiner à mon retour à Bruxelles. Il semblerait que ce légume soit cultivé en Gironde et dans le Périgord.

Avant de vous livrer la recette assez traditionelle (comme je ne connaissais pas, je n’ai pas éssayé d’être trop innovant pour une première rencontre), quelques explications sur ce légume:

La CHAYOTE (Ile de la Réunion) ou CHAYOTTE (Sechium Edule), appelée aussi CHRISTOPHINE (Antilles françaises, Guyane) en souvenir de Christophe Colomb, CHOUCHOU (Réunion, Île Maurice, Chine, Vietnam), CHOUCHOUTE (Nouvelle Calédonie, Polynésie française) ou encore MIRLITON en Haïti, est une plante vivace de la famille des cucurbitacées, cultivée sous climats chauds comme plante potagère pour son fruit comestible à maturité.

Le mot ‘chayote’ vient de l’espagnol chayote qui vient lui-même du mot nahuatl (Aztèque) chayotli, qui désigne le fruit.

Elle a une saveur douce, peu marquée. Elle a la peau très fine, de couleur jaune-vert clair à crème, quand elle est a maturité. Il ne faut alors pas la peler.

Elle est diurétique, faible en calories (environ 12 kcal aux 100g), riche en eau (90%). Elle contient pas mal de potassium, du cuivre, du magnésium et de la vitamine C (deux fois plus que ses cousins, le concombre et la courgette) et B6, ainsi que l’acide folique.

Il existe 4 variétés importantes: la christophine musqué, la petite et la grosse christophine, la petite christophine verte et la christophine calebasse.

Et voici la recette:

 

INGREDIENTS (2P)

  • 2 CHAYOTES
  • 4 TRANCHES FINES DE BACON FUME
  • 1 OIGNON
  • 4 JEUNES OIGNONS (CIVES)
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • UN VERRE DE PERSIL HACHE
  • LES FEUILLES DE 4 BRANCHES DE THYM
  • HUILE D’OLIVE
  • BEURRE DE FERME
  • BECHAMEL : 3 C.A.S. BEURRE + 3 C.A.S. FARINE + LAIT ENTIER
  • CHAPELURE
  • GRUYERE
  • SEL, POIVRE, MUSCADE
  • PIMENT DOUX FUME (OU PIMENT D’ESPELETTE, PIMENT OISEAU SELON VOTRE GOUT)

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PREPARATION

Laver les chayottes. Les couper en deux dans le sens de la longueur et en enlever la graine.

Cuire les chayottes à l’eau bouillante bien salée pendant 30 minutes. Après cette 1/2 heure, controler si la cuisson est complète en piquant dans la chair avec une brochette, un couteau où un autre objet pointu. Regarder également si la peau est déjà cuite, car celà dépend du degré de maturité du fruit.

Bien égoutter les chayottes et laisser refroidir. Récuperer la chair des chayottes en faisant gaffe de ne pas casser la peau qui devra rester intacte car on s’en servira pour farcir.

Réduire la chair en purée et réserver.

Pendant ce temps, faites revenir longuement dans un peu de beurre dans une poêle anti-adhésive, le bacon coupé en petits morceaux, les oignons émincés, le persil plat haché, l’ail râpé et le thym. Poivrez et saler à votre goût.

Enlever cette préparation de la poêle et réserver dans un bol en rajoutant de la muscade et du piment.

Réaliser une béchamel en réalisant dabord un roux avec le beurre et la farine, puis en rajoutant le lait jusqu’à consistance voulue.

Mélanger la purée de chayottes, le mélange d’oignons et la béchamel.

Préchauffez le four à 200°C.

Placer les demi chayottes dans un plat allant au four, préalablement légèrement huilé. Remplir les demi chayottes avec le mélange. Placer le reste du mélange tout autour des chayottes afin de bien les caller.

Mélanger du gruyère et de la chapelure maison. Parsemer ce mélange sur la totalité de la surface du plat. Terminer par quelques noix de beurre et placer sous le grill pendant 10 bonnes minutes.

Accompagner ce gratin par exemple avec un bon filet d’agneau cuit dans un mélange de beurre et d’huile d’olive avec quelques branches de romarin.

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Bon Appétit!

Coquillages au safran

COQUILLAGES AU SAFRAN

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Aujourd’hui, pas trop le temps de cuisiner: boulot boulot boulot, puis file file file, puis courses courses courses, caisse caisse caisse et puis à la maison dictée dictée dictée avec le fiston. J’avais prévu un plat, mais en dernière minute et afin de ne pas devoir manger à 22 heures, nous avons changés nos projets et pendant que je m’occupais de la grammaire du fiston, mon épouse nous a fait un classique de la casa, que je n’avais bizarrement pas encore mis sur mon blog.

Recette toute simple, mais ceux qui aiment le safran, devraient aimer. Mais attention, c’est assez copieux.

On a refait la recette ce 04/09/2021 et c’est toujours aussi bon. J’ai ajouté quelques photos avec des farfalle, les coquillages n’étaient pas en assortiment. Mes précédentes photos avec les pâtes en forme de coquillage étaient de très mauvaise qualité. Une petite remarque : un safran n’est pas l’autre, il faut donc bien doser selon la qualité/puissance du safran. 

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INGREDIENTS (2-3P)

  • 500 G PATES EN FORME DE COQUILLAGE OU PATES GNOCCHI (à défaut farfalle p.e.)
  • 125 G DE JAMBON CUIT
  • 250 G DE CREME LIQUIDE
  • 1 BONNE PINCEE DE FILAMENTS DE SAFRAN (SELON VOTRE GOUT)
  • 2 JAUNES D’OEUFS
  • 40 G BEURRE
  • 1 C A S CERFEUIL CISELE
  • 50 G PARMESAN RAPE
  • SEL, POIVRE
  • UN PEU D’EAU DE CUISSON DES PÂTES

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PREPARATION

Cuire les pâtes comme indiqué sur le paquet, dans de l’eau bouillante salée. 

Faire tremper le safran pendant 5 min dans un petit fond d’eau bouillante.

Hacher le jambon au couteau, le plus finement possible.

Faire fondre le beurre dans une casserole assez grande pour contenir les pâtes et y faire dorer le jambon, 5 min environ, à feu doux pour ne pas brûler le beurre.

Au bout de ce temps, ajouter la crème dans la casserole, avec l’eau au safran. Augmenter la flamme et, lorsque la crème bout, saler et poivrer. Faire réduire d’environ un tiers, ce qui demendra 8 à 10 minutes.

Lorsque les pâtes sont cuites « al dente », les égoutter (en gardant une louche d’eau de cuisson) et les verser dans la casserole dans laquelle bout la crème.  Les mélanger délicatement afin qu’elles s’en imprègnent bien, pendant 1 minute, puis éteindre le feu.

Dans un bol, mélanger rapidement les jaunes d’oeufs avec le parmesan et le cerfeuil, en battant à la fourchette. Y ajouter un rien d’eau des pâtes afin de détendre l’ensemble. Puis verser le tout dans la casserole en incorporant vivement, mais délicatement, le mélange aux pâtes.

Verser le tout dans un plat de service et porter à table sans attendre.

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Bon Appétit!

Skrei de Norvège, choux blanc et sauce au cidre

SKREI DE NORVEGE, CHOUX BLANC ET SAUCE AU CIDRE

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Un bon plat de saison (du skrei, du chou blanc), un clin d’oeil pour Fabienne et sa Norvège et un petit coucou aux Normands et leur bon cidre.

Le skrei, pour ceux qui ne connaissent pas:

C’est du cabillaud, mais pas n’importe quel cabillaud.

De janvier à mars, lors de la période du frai, le Skrei se dirige vers des zones de frai très spécifiques, comme il le fait depuis des siècles ou plus….. Il arrive par millions d’individus de la partie arctique de la mer de Barents pour rejoindre les eaux chaudes de sa naissance, autour des îles norvégienne de Loffoten. Au cours de son périple dans le dédale des fjords norvégiens, son alimentation se modifie, se nourrissant en abondance de capelans, des petits saumons et de krill. Il développe alors une chair ferme, blanche comme la neige des glaciers et très gouteuse.

Depuis des sciècles, les pêcheurs des Iles Loffoten, partent donc en hiver à la chasse du skrei. La pêche du skrei connait une réglementation très stricte et seul les bateaux accrédités peuvent le pêcher pendant une durée bien déterminée et seulement entre 6 heures du matin et 6 heures du soir.

Le nom ‘skrei’ vient du norvégien ‘skreid’, ce qui signifie nomade.

La délicatesse de sa chair, d’une finesse et d’une blancheur remarquable, fait du Skrei un poisson exceptionnel. Même son foie, ses oeufs et sa langue sont eux-mêmes considérées comme des mets très raffinés. C’est pour ces raisons que le Skrei a eu l’honneur d’être sélectionné en 1997 comme ‘Poisson Officiel’ de la célèbre compétition gastronomique internationale du Bocuse d’Or.

Dans le cadre d’une démarche de qualité, l’industrie de la Pêche Norvégienne a mis en place un label officiel garantissant l’authenticité et la fraîcheur « Prémium » des Skrei de Norvège commercialisés en Europe. Ce label garantit:

– L’apparence impeccable d’un poisson sorti vivant de la mer et conditionné le jour-même de la pêche.

– Une chaîne de froid parfaitement maîtrisée

– Une parfaite traçabilité

Seuls les authentiques « Skrei de Norvège » peuvent alors porter ce label sur la première nageoire, garantissant ainsi toutes les qualités.

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INGREDIENTS (3P)

  • 1/2 CHOU BLANC
  • 500GR DE FILETS DE SKREI AVEC LA PEAU (PRIS DANS LA QUEUE)
  • 80GR BEURRE SALE (25GR + 15GR)
  • 30CL CIDRE SEC
  • 2 A 3 C.A.S. CREME LIQUIDE
  • POIVRE, SEL
  • PERSIL PLAT

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PREPARATION

Couper finement les feuilles de chou. Les cuire ‘al dente’ à la vapeur. Il faut encore du croquant mais celà doit tout de même être agréable. Les poivrer légèrement.

Colorer les filets de skrei poivrés et salés au beurre noisette.

Laisser réduire le cidre afin d’obtenir un sirop légér. Rajoutez la crème et assaisonnez de poivre et de sel. Enlever la poêle du feu et finir la sauce avec le restant du beurre bien froid et coupé en petits cubes.

Mélanger la sauce et le chou égoutté dans un bol. Rectifier l’assaisonement.

Servir le chou, surmonté du filet de skrei. Saupoudré d’un peu de persil plat haché.

Accompagner éventuellement d’une bonne purée maison.

ACCORD VIN :

Riesling sec d’Alsace

Si il y a une chose dans ma vie que je ne regreterai jamais……

LE DEUXIEME SALON DU BLOG CULINAIRE A SOISSONS (2009)

Effectivement, on peut, dans une vie de 42 ans, regretter pas mal de choses. On peut regretter les paroles trop vite et impulsivement sorties. On peut regretter de ne pas avoir su découvrir sa vraie passion à 18 ans. On peut regretter certaines amourettes qui n’en valaient vraiment pas la peine. On peut regretter de ne pas avoir passé plus de temps avec certaines personnes aujourdhui disparues. On peut regretter que les journées sont vraiment trop courtes. On peut regretter comme moi que l’on a parfois vraiment besoin de someil.

Mais il y a au moins une chose que je ne regretterai jamais et c’est d’avoir été présent lors du premier Salon du Blog Culinaire à Soissons en 2008. Quelle fête ce fût. Quand je me concentre vraiment bien j’arrive encore toujours à me transporter dans cette liesse gastro-amicale de Soissons. Quelques regrets néanmoins: je n’avais pas participé en tant que cuistot et je n’ai vraiment pas pris assez le temps pour rencontrer les passionés présents là-bas.

En 2009 je serai (si dieu, je veux dire Chef Damien, le veut bien) également derrière les fourneaux et je vais éssayer de vraiment prendre mon temps pour rencontrer d’autres passionés.

Si vous voulez éviter les regrets de ne pas cuisiner à Soissons ou simplement de ne pas être présent en tant que spectateur ou amateur de bonne cuisine, vite, vite, cliquez sur le lien ci-dessous. Vous y trouverez toutes les informations nécessaires.

 

A bientôt à Soissons,

Courge musquée de provence au miel, aux épices et au four

COURGE MUSQUEE DE PROVENCE AU MIEL, AUX EPICES ET AU FOUR

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Une belle courge est tombée il y a peu dans mon escarcelle. Depuis quelques semaines elle attend patiemment dans le surgélateur le moment que je daigne lui donner un peu d’attention. Et ce week-end j’ai senti qu’elle s’impatientait vraiment et qu’il fallait que je la cuisine.

Dans le magazine Elle à table de février je suis tombé sur la recette qu’il me fallait, une recette de Valérie Lhomme. En plus, elle accompagnera merveilleusement bien un restant de rôti de porc qu’il nous reste d’hier. Le plat devrait être délicieux également avec un bon poulet fermier rôti.

Pour accompagner cette préparation, quelques ‘plattes de florenville’ (pommes de terre), cuites à l’eau, puis terminés au beurre et saupoudré de sel marin et de poivre concassé.

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INGREDIENTS (4P)

  • 1,5KG DE COURGE MUSQUEE DE PROVENCE (GIRAUMONT)
  • 100GR MIEL LIQUIDE (DE SARRASIN)
  • 80GR BEURRE SALE
  • 1/2 C.A.C. DE CANNELLE EN POUDRE (DE CEYLAN)
  • 1/4 C.A.C. DE NOIX DE MUSCADE FRAICHEMENT RAPEE
  • 1 BONNE PINCEE DE CLOU DE GIROFLE MOULU
  • 1/2 C.A.C. GRAINES CORIANDRE

PREPARATION

Préchauffez le four à 180°. Lavez, épépinez, puis coupez la courge en morceaux d’environ 4 cm de côté. Il ne faut pas ôter la peau.

Faites fondre le beurre avec les épices et le miel.

Posez les morceaux de courge sur la tôle du four, côté peau contre la tôle. Arrosez-les du mélange au beurre et au miel et enfournez pendant 40 minutes environ (comme ma courge était déjà pelée quand je l’ai reçue, je l’ai cuite au four dans un plat en terre cuite).

Laissez confire les morceaux de courge jusqu’à ce qu’ils deviennent transparents.

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Bon Appétit!

Rôti de porc caramélisé, choux de Bruxelles en croûte torrefié, sauce aux marrons

ROTI DE PORC CARAMELISE, CHOUX DE BRUXELLES EN CROUTE TORREFIE, SAUCE AUX MARRONS

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Ou le plat de la dernière chance pour faire aimer les choux de Bruxelles à mon épouse; un des seuls légumes qu’elle n’aime pas du tout. La dernière fois que j’en avais préparé, elle était presque tombée en syncope.

C’est tout de même dommage pour une bruxelloise de ne pas aimer ce légume qui était déjà cultivé chez nous il y a plus de 600 ans. De plus, il contient plein de vitamine C (quatre choux de bruxelles contiennent l’équivalent d’une orange de bonne taille), ce qui est très utile pour la saison. Mais bon, les gens qui aiment vraiment tout, c’est rare.

Dans la recette que j’avais imaginé, j’avais mis toutes les chances de mon côté, j’avais vraiment tout fait pour attenuer un maximum l’amertume et le goût fort de ce légume. Tous les meilleurs trucs y sont passés.

Mais……. verdict implacable de madame: « Cuisiné comme celà, je sais déjà les avaler, mais je n’aime vraiment pas. Par contre, j’adore la sauce et je veux bien encore un peu de ce petit mélange toréfié. » Donc……….. désomais je n’en ferai plus que pour moi tout seul. Tant pis!

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INGREDIENTS (4P)

Pour les choux de Bruxelles:

  • 500GR DE CHOUX DE BRUXELLES (Choisissez toujours les choux de Bruxelles les plus petits, idéalement de la taille d’un gros pouce. Ils doivent toujours être bien fermes et être bien fermés. Ils sont meilleurs après les premières gelées.)
  • 2DL DE BOUILLON DE LEGUMES
  • 2DL DE BOUILLON DE POULET
  • UN PEU D’EAU
  • 2 C.A.S. BICARBONATE DE SOUDE
  • 2 CLOUS DE GIROFLE
  • 1 TRANCHE DE PAIN RASSIS
  • SEL, POIVRE
  • MUSCADE
  • 30GR BEURRE
  • 80GR DE LARD FUME EN LARDONS
  • 2 FINES TRANCHES DE LARDO DI COLONATA
  • 60GR DE NOIX
  • 60GR D’AMANDES
  • 40GR PIGNONS DE PIN
  • HUILE DE NOIX

Pour le rôti de Porc:

  • 800GR ROTI DE PORC
  • 1 CAROTTE
  • 1/2 OIGNON MOYEN
  • 2 ECHALOTES
  • SAINDOUX
  • 2 FEUILLES DE LAURIER
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • QUELQUES BRANCHES DE THYM
  • 1 BRANCHE DE ROMARIN
  • 4 FEUILLES DE SAUGE
  • DEUX C.A.S. DE JUS DE CITRON
  • DEUX C.A.S. DE MIEL LIQUIDE
  • POIVRE, SEL
  • MUSCADE
  • +- 30CL DE JUS DE VEAU
  • PERSIL PLAT HACHE
  • SEL DE MER
  • POIVRE DU MOULIN

Pour la sauce:

  • LE JUS DE CUISSON

  • 8 MARRONS PRECUITS

  • CREME LIQUIDE (SELON VOTRE GOUT)

  •  

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PREPARATION

Des choux de Bruxelles:

Enlever les feuilles extérieures des choux de Bruxelles, les laver et inciser le dessous des choux de Bruxelles (ceci diminue l’odeur si typique des choux de Bruxelles et les rend plus digestes.

Les placer dans de l’eau froide salée, additionée de 2 c.à.s. de bicarbonate de soude, mettre su feu moyen. Dès que l’ébullition est atteinte, enlever les choux de Bruxelles et les rincer sous l’eau froide.


Puis, les cuire à point (12 à 15 minutes) dans un mélange bouillant de bouillon de légumes et de poulet, additioné d’un peu d’eau, dans laquelle vous placerez deux clous de girofle et une tranche de pain rassis.
Les égoutter et les rincer rapidement sous l’eau froide.

Hacher les noix. Torréfier les pignons et les amandes, hachées grossièrement, dans une poêle anti-adhésive. Y rajouter les noix. Réserver au chaud.

Faire revenir le lard fumé et le lardo dans une poêle jusqu’à légér brunissement. Rajouter un peu de beurre et mettre sur feu moyen. Y placer les choux de Bruxelles. Assaisonner en sel, poivre et muscade. Laisser cuire quelques minutes ainsi.

Rajouter le mélange torréfié et poursuivre quelques minutes la cuisson en ajoutant à mis parcours un beau filet d’huile de noix.
Bien mélanger le tout et faire revenir un court instant dans la poêle.

Du rôti de porc:

Faire chauffer un peu de saindoux dans un poêlon et y brunir la viande sur toutes les faces.
Sortir la viande du poêlon et réserver.

Couper la carotte, les échalottes et l’oignon grossièrement et les rajouter dans la graisse de cuisson.

Rajouter les feuilles de laurier, l’ail, le thym, le romarin et la sauge et faites revenir quelques
instants le tout.

Jetter alors la graisse de cuisson, mais garder les arômates. Y verser le jus de veau. Mélanger en raclant bien le fond du poêlon avec une spatule en bois.

Préchauffer le four à 200°C.

Verser le tout dans un plat à four et y placer le rôti, enduit d’un mélange de jus de citron et de miel.
Laisser cuire la viande pendant environ 20 minutes.
De temps en temps, verser un peu de jus de cuisson sur la viande.
Après 20 minutes, parsemez d’un peu de gros sel de mer et de poivre du moulin.
Baisser alors la température à 180° et laisser cuire encore 20 minutes.

Si la viande brunit trop, couvrir le plat d’une feuille d’alluminium.
Si la viande ne caramélise pas assez vite, placer quelques minutes sous le grill.
Il faut que le jus de cuisson soit réduit environ de moitié.

Sortir la viande du four, l’envelopper d’allu et laisser reposer pendant 10 minutes, afin que les sucs contenu dans la viande se répendent bien dans toute la pièce.

De la sauce:

Verser le jus de cuisson dans un petit poêlon et faites le encore réduire un peu, puis passer le jus.

Rectifier l’assaisonnement si nécessaire. Rajouter 8 marrons précuits et écrasés dans le jus de cuisson, ainsi que de la crème liquide (j’ai mis environ 10cl). Porter à ébullition et laisser cuire 5 minutes. Puis passer le mixeur plongeant dans la sauce.

Au moment de servir, rajouter un peu de persil plat haché finement dans la sauce.

Bon Appétit!

 

Soyez des gastronomes conscients

SOYEZ DES GASTRONOMES CONSCIENTS

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Le message qui suit, je l’avais déjà fait passer sur mon blog, mais aujourd’hui je réitère:

Comme vous, je raffole de thon rouge. C’est effectivement un met exquis. Il m’est arrivé plusieures fois de le cuisiner et de m’en délecter au restaurant. Mais depuis plus d’un an, je le boude, même si celà est avec beaucoup de difficulté. C’est une réelle bagare entre mes deux émisphères à chaque fois que je passe devant une poissonerie ou que je retrouve cette merveille sur un menu dans un restaurant. Un hémisphère qui hurle, mais oui prends en, celà ne changera rien à la situation si tu n’en mange pas, tout seul tu ne peux rien faire, il y a des millions de chinois et de japonnais qui en mangent toutes les semaines. Puis l’autre hémisphère qui répond: montre l’exemple, comment pourrais-tu te regarder dans le miroir après en sachant ce que tu viens de faire. Une vraie guerre je vous dis.

Mais c’est finalement décidé: je ne mangerai plus de thon rouge et si je me laisse quand même tenter un jour, ce sera maximum une seule fois par an.

Non, non, je ne rigole pas. Savez-vous que sur la liste des espèces en voie de disparition, le thon rouge se retrouve sur la première place avec une chute de 90% des réserves mondiales. Il se trouve en compagnie des grand singes comme le gorille, l’ourang outang et le bonobo. Pour les singes, je ne penses pas que nous pouvons faire grand’chose à notre niveau, mais pour le thon rouge, c’est une autre situation. Si demain, tout le monde refuse d’en manger, les restaurateurs ne le metront plus sur la carte, les poissonniers n’en vendront plus, …. Et je sais, il y a d’autres pays plus grand consomateur de ce poisson et tant qu’eux ne changent pas leur habitude…. Mais bon, soyons tout de même des gastronomes conscients et un minimum écologique et refusons de manger un animal en voie d’extinction.

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Bonne Soirée,

Restaurant La Brouette Bis

RESTAURANT LA BROUETTE BIS

Ce restaurant, je vous en ai déjà parlé ICI J’y suis retourné ce vendredi, invité par un de nos prestataires de service et encore une fois, je dis bravo au patron de ce restaurant où l’on se sens vraiment chez soi.

Le patron, qui officie également en salle est un passioné. Il vous explique les accords mets-vin avec verve et vous montre avec beaucoup d’enthousiasme des photos prises sur un marché truffier quelques semaines avant, sur lesquelles il pose fièrement avec sa prise du jour (au moins 30 truffes de toutes les tailles) afin de prouver qu’il cuisine bien la vrai tuber melanosporum, la truffe noire.

Comme d’habitude, le rapport-qualité prix pour le menu trois services avec vin adaptés était toujours aussi bon: 35€ sans les vins avec supplément de 4€ pour l’entrée et 4€ pour le plat (normal quand on prend des truffes, du ris de veau, …).

Sur les 6 ou 7 fois que j’ai déjà été mangé chez lui, ce n’était pas vraiment le meilleur passage, mais c’était tout de même de très haut niveau.

L’apéro était très bon avec un Crément du Jura et de l’aspérule. Belle découverte pour moi et je voudrais bien tester celà chez moi. Les mises en bouche étaient plus banales que d’habitude et je dois vous avouer que je ne me rappele plus très bien ce que j’ai mangé, ce qui veut dire que je n’ai pas été surpris.

En entrée j’ai opté pour une poêlée de Saint-Jacques et salsifis à la truffe de Tricastin. Comme nous étions deux à prendre cette entrée et que les deux autres convives avaient pris un ravioli de homard, soupe safran aux mini légumes, le patron a été obligé de nous servir deux vins blanc différents: un montlouis (même type de vin que le vouvray, cépage chenin) et un viognier du sud de la France. Nous avons pus tester l’accord met-vin en goûtant les deux vins. Il est clair que le viognier allait tout de même mieux avec les coquilles que le chenin, qui avait une attaque trop brutale par rapport aux coquilles, aux truffes et aux salsifis. En ce qui concerne le plat, la cuisson des coquilles, qui avaient une très belle épaisseur et une bonne fraîcheur, était parfaite. L’accord salsifis-coquilles, j’ai adoré, je pense même que je le préfère aux asperges. Par contre, j’étais un peu déçu au niveau truffe. La râpée de truffes était vraiment trop fine pour bien apprécier le goût. Il y avait aussi un peu trop de sauce et e l’ai trouver une pointe trop lourde par rapport à la finesse de la truffe. L’ensemble m’a vraiment goûté, mais je pense que la truffe et la coquille méritaient quelque chose de plus subtile comme sauce pour les mettre en valeur. Mais tout de même, très bon.

Puis le plat: Ris de veau poêlés sur épinards et chou-fleur à la graine de moutarde. Au niveau des accords, c’était très bien. La préparation de chou fleur m’a particulièrement plue. Les ris de veau n’étaient pas mal, mais je les préfère un peu plus applatis et plus brunis. Le vin qui accompagnait ce plat, à base de Grenache et de Carrignan était superbe, mais j’en ai oublie le nom. Nous avons terminé la bouteille avec le fromage. Les fromages proposés étaient de qualité supérieure et présentés sur un charriot. Le choix était énorme.

Ce restaurant reste une valeur sure pour moi et je compte bien encore y aller souvent.

Bonne Soirée,

 

La Truffe

 LA TRUFFE

Tout le monde connaît la truffe, mais beaucoup ne connaissent pas ‘vraiment’ ce diamant noir (comme le disait Brillat-Savarin) que Mère Nature nous offre si mysterieusement, la plupart ne l’ont même jamais goûté, voir approché. Et la plupart des gens (même dans nos pays industrialisés) ne savent pas trop d’où il vient, ni comment il arrive sur les étals de luxe.

Je vais essayer de balayer la question et de remédier quelque peu aux lacunes. Je suis d’autant plus motivé, que je pars ce vendredi 13/02 pour une virée truffière de quatre jours au cœur du Périgord. Au programme: repas gastronomique périgourdin, cavage de truffes et achat de truffes sur un marché spécialisé. Je vous ferai part de mes aventures au Périgord plus tard, revenons à nos truffes.

La truffe était déjà très appréciée par les grecs et les romains, qui lui attribuaient des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques. En Europe de l’ouest, on se méfiait d’elle car on estimait que c’était une manifestation du diable. Mais, elle avait un vrai succès chez les nobles dès la Renaissance et connut son plus grand succès sous le règne de Louis XIV. 
        
La truffe noire n’a pas toujours été le produit très coûteux et luxueux qu’il est devenu de nos jours. Vers 1900, on en récoltait en France jusqu’un millier de tonnes par an. On en farçait les poulets ou on l’utilisait par exemple pour faire une décoration en forme de cœur sur un pâté. Un siècle plus tard, on doit se contenter de 30 à 50 tonnes. Et l’année passée, seulement 15 tonnes fûrent récoltées.

La truffe a un parfum unique, très envoûtant et peristant. Une flagrance qu’on reconnaît immédiatemment. 15 à 20 grammes suffisent pour aromatiser une assiette. Brillat-Savarin (encore lui) disait « qu’elle rend les femmes plus douces et les hommes plus entreprenants ». Ce n’est pas pour rien que le Marquis de Sade, Casanova et Madame de Pompadour (la mâitresse de Louis XV) en redemandaient.

Les truffes sont des champignons symbiotiques, en forme de tubercule, qui ne peuvent se développer qu’en liaison avec un arbre. Il faut qu’à certains moments de leur vie, que leur mycélium s’associe aux racines d’un partenaire végétal pour échanger des substances nutritives. Chêne vert, chêne blanc, noisetier, charme, tilleul sont les partenaires les plus fréquents des truffes de nos régions. Le champignon se sert de substances organiques de l’arbre et en contrepartie il permet à l’arbre d’utiliser le mycélium de la truffe et ses ramifications pour aller chercher de l’eau et des nutriments plus profondément dans le sol.

La truffe vie à 100% sous terre, il faut donc la trouver et la détérer. Il faut trois mois pour une truffe afin d’arriver à maturité.

Le premier paysan truffier en France était probablement Joseph Talon de Saint-Saturnin-lès-Apt en Provence. En 1811 il plantait des chênes sur les pans rocheux de sa commune. Après six ans de patience, il obtenait sa première récolte de truffes. Année après année sa récolte augmentait. Le cousin de Talon créa après la première plantation truffière en couplant des chênes à des spores de tuber déjà existantes. C’était le début de l’histoire truffière française florissante.

 

Il y a différentes variétées de truffes, il y a truffe et truffe: Il existe sur la terre plus de 200 variétées de truffes, dont 32 en Europe. Mais que quelques unes, une vingtaine, sont commestibles.

        TUBER AESTIVUM VITTADINI

Aussi appelé truffe d’été, truffe de la St-Jean ou truffe blanche. En Italie on l’appele scorzone.

Elle arrive à maturité dans les jours les plus chauds de l’année et se ramasse donc du 1èr mai au 30 septembre pour la France mais ne s’achève qu’au 30 novembre en Italie.
Elle est loin de posséder l’arôme et la saveur de la truffe noire et sa structure est plus grossière. 
        
On la récolte dans la même région que la truffe noire dont elle a la même couleur, mais la peau est beaucoup plus irrégulière et la chair est blanche vers le beige et sans goût.

Les préparations à base de truffes de ce genre ne peuvent normalement pas se considérer comme ‘truffées’.  Les restaurants qui ne présisent pas ‘truffe d’été’ sur leur carte sont passibles d’un amande importante.

On l’utilise de préférence pour décorer une salade, dans la préparation du beurre de truffe, d’une crème glacée ou d’une omelette. Il est cependant primordial de ne pas la cuire, car elle perderait aussitôt tout son goût.

C’est un produit au prix surfait qui a déjà joué plus d’un mauvais tour au consommateur crédule. Mais avec 240€ à 360€/kg c’est tout de même beauco
up moins chèr que la noire et la blanche.

La truffe blanche se trouve plutôt dans les parages des peupliers, des saules et des tilleuls.

Son parfum est, au début de la saison, proche de la noisette. Il évolue ensuite vers des nuances de champignons des bois, pour se muer, à la fin de la saison, en senteurs d’humus et de terre.

 

        TUBER BRUMALE

Ou truffe d’automne ou de Bourgogne, parfois aussi qualifiée de musquée. Elle est moins cotée que la truffe noire mais c’est un bon comestible.

Elle est plutôt brune à l’intérieur.

        TUBER MELANOSPORUM

Ou truffe noire, truffe du Périgord ou encore truffe d’hiver. C’est le célèbre diamant noir des gastronomes. C’est la variété la plus estimée.

Sa chair est d’un beau noir veiné de blanc, un peu comme un bon morceau de steak irlandais ou charolais peut l’être.

Elles sont déjà vendues dès le 14 novembre, mais elles sont meilleures de mi-janvier à mi-mars.

La truffe noire est la seule truffe qui peut être cuite, ce qui n’est par exemple pas le cas avec la truffe blanche du Piémont. Mais idéalement il ne faut pas la cuire, juste la chauffer et idéalement en contact avec un autre aliment chaud, autrement elle perd tout son côté croquant. Et on peut biensûr la déguster crue.

Le prix d’une truffe noire en 2008 était de 1.200 à 1.600 euro le kilo. Une truffe fait environ 35 grammes, ce qui vous fera à peu près 40 à 50 euro la truffe. Mais avec cette truffe vous pouvez préparer et aromatiser un plat pour 4 personnes, voir plus.

La truffe noire du Vaucluse (villages de Saumane, Carpantras, Lacoste, Mazan) est très réputée et représente 80% de la production française. Les marchés truffiers de Richerenches, Carpentras et Aups sont les plus réputés. On trouve cependant également cette truffe en Espagne, Italie et Europe de l’Est.

Pour l’odeur de la truffe, difficilement descriptible, il faut penser entr’autre au clou de girofle, la canelle, la cardamome, le poivre de Tasmanie, de l’ail, un peu de rose et de lilas et un terre forestière bien humide en automne.

 

Cette truffe a été domestiquée par l’homme:

La plupart du temps, on a greffé à la racine d’un chêne ou d’un noisetier, un morceau de truffe. Après cinq ou six ans, si tout va bien, un rond de sorcière se forme. On appele celà également un brûlé. Un grand cercle sans végétation tout autour de l’arbre. Surtout ne pas toucher, retourner, intervenir. Moins l’homme s’approche de cette ‘culture’ qui n’en est pas vraiment une, mieux c’est. Le rond de sorcière est un bon signe. Cinq ans plus tard encore, un chien y flairera certainement la truffe.

Le meilleur moment pour cueillir la truffe est au changement de lune, en janvier. C’est en début d’année qu’il faut la cuisiner, pas à Noël où au Nouvel An. Et les truffes sont comparables à un millésime, il y a des bonnes et des mauvaises années. C’est un ingrédient aussi très vivant. Son odeur peut changer d’une heure à l’autre.

        TUBER MAGNATUM PICO

Ou truffe blanche du Pièmont (nord-ouest de l’Italie), truffe alba (blanche) ou acqualanga.

On le trouve également dans les Abruzes et en Ombrië. 
Il y a en a recemment aussi en Hongrie, Istrie, Slovenie et Serbie.

La truffe blanche, la ou la noire aime le soleil, la chaleur et la sècheresse, adore l’humidité et l’ombre des vallées.

Sa couleur varie d’un blanc crémeux veiné de rose pâle à des teintes rappelant le maron glacé.

Elle est trois fois plus coûteuse qu la truffe noire, car plus rare. C’est la truffe la plus chère du monde (3.300€/Kg en 2008).

Elle est tellement aromatique, que quelques grammes suffisent.

Très élégante par ses arômes minéraux aériens d’hydrocarbures, végétaux comme celui de l’ail et de l’oignon et animaux comme celui d’un fromage de chèvre corsé ou un parmesan. Elle présente également des notes miellées. Elle pèse entre 5 grammes et 3 kilos.

Elle ne peut être consommée que crue car cuite elle perd 100% de son goût. Elle s’ajoute donc toujours qu’au dernier moment sur un plat chaud, juste avant de servir. En Italie on la consomme dans la simplicité: avec des fines pâtes fraîches, sur un risotto ou sur un tartare de veau servi sans autre cond
iment que cette fameuse truffe.

On trouve la truffe blanche d’octobre à décembre.

On doit faire attention de ne pas la confondre avec la truffe d’été.

La truffe blanche reste un champignon sauvage et capricieux, sensible aux aléas climatiques. Le Centro Nazionale Studi Tartufo a beau essayer depuis plusieures dizaines d’années, de développer des truffières, ces travaux n’ont hélas jamais dépassé la phase expérimentale.

        TUBER UNCINATUM

Ou truffe grise de Haute-Marne.

Elle est moins prestigieuse, mais elle peut également séduire les gourmets. 
Pourvue de qualités gustatives qui lui permettent de transformer la moindre brouillade d’œufs en mets d’exception, elle a une autre avantage: un prix très abordable de 10 fois moins chère que la truffe noire.

On en trouve aussi en Belgique d’octobre à décembre.

        TRUFFE ROUGE

Ce n’est rien d’autre qu’une truffe noire qui n’a pas atteint sa maturité et qui ne dégage aucun parfum.

Elle est extraite du sol et vendue par des chasseurs peu scrupuleux.

        LES NON COMESTIBLES

Certaines espèces de truffes sont impropres à la consommation et peuvent même être toxiques. Il faut se méfier par exemple du tuber excavatum vitt, chiromyces meandriformis et autres tuber rufum pico, surtout si vous n’êtes pas certain de la compétence ou de l’honnêteté du vendeur.

        CONTREFACONS

Le problème avec la truffe, c’est que cela rapporte de l’argent et que dèslors il y a de l’escroquerie. Il y a donc des contrefaçons. Des producteurs japonais et chinois et des vendeurs allemands écoulent des ‘truffes’ qui, extérieurement, ressemblent aux vraies mais qui n’en sont pas. La tuber himalayensis chinoise est une ‘vraie’ truffe qui ne conserve malheureusement son parfum typique que dans les premiers jours de son existence hors du sol.

        PRODUITS DERIVES

On hésite parfois a acheter une truffe à cause de son prix élevé. Il y a naturellement des produits dérivés qui peuvent donner un terrible goût à vos préparations: huile, vinaigre, moutarde, pelures, brisures, jus…. Ici aussi, faites attention aux contrefaçons, aux produits à base de truffes moins goûteuses comme la truffe d’été, on peut souvent être déçu. Et puis souvent vous n’avez même pas un soupçon de vraie truffe dans le produit en question.
       

N’achetez surtout jamais de truffes entières en conserve ou en bocaux, 99% de chance qu’il s’agit de contrefaçons.

Au niveau des huiles et jus de truffes il faut tout de même savoir que vous n’aurez jamais du 100%.  Le vrai jus de truffe est plus honereux que de la truffe entière et c’est logique. Vous achetez en fait du sirop de soja auquel est ajouté un tout petit peu de jus de truffe.
       

Et l’huile de truffe, cela n’existe pas vraiment, car les truffes ne contiennent pas d’huile. Mais de l’huile parfumée avec des copeaux de truffe, cela existe par contre, mais c’est très chèr également. Ce que les consomateurs achètent en magasin est en fait de l’huile dans laquelle on a fait passer rapidement du butane (oui le gaz) et cela donne une illusion olfactique de truffe. Mais il n’y a pas un millième de gramme de truffe dedans.

        TRUFFES BELGES

Rudi De Volder, chef du restaurant ‘t Convent à Reninge en Flandre Occidentale, a planté par passion, en 1994, une plantation truffière de chênes. Et depuis quelques années sont petit cochon truffier, sortait des truffes de sa terre. Truffes qu’il sert bien-sûr dans son restaurant. Le cochon a été depuis 2008 remplacé par des chiens, car il mangeait trop de truffes.

LE CHIEN TRUFFIER

Tout dabord, ce n’est plus que devant les cameras des télévisions, que les truffes se cherchent encore avec des cochons. Il est vrai que les ancètres de nos cochons domestiqués recherchaient des truffes et des glands depuis des millénaires, celà simplement pour survivre dans la nature.

Pour les chiens c’est différents. Génétiquement un chien n’aime pas les champignons et les truffes. C’est donc un avantage, car avec les cochons il fallait être rapide, autreme
nt le cochon avalait la truffe.

De plus, un chien est plus facile à transporter et se dresse beaucoup plus aisément qu’un cochon. Leur odorat est de 10.000 à 1.000.000 de fois plus développé que le nôtre.

En ce qui concerne les meilleures races de chiens truffiers, les avis divèrgent. En Italie on préfère le Lagotto Romagnolo (famille du terrier Irlandais) et le caniche. En France on lui préfère le teckel.

Un bon chien truffier coûte entre 2000 et 3000 euros. C’est beaucoup, mais c’est vite amorti également. Revers de la médaille: il arrive qu’on en vole où qu’un concurrent les empoisonne.

ACHETER UNE TRUFFE

Il faut faire attention aux arnaques lorsqu’on achète des truffes sur les marchés en France. Il faut veiller aux points suivants:

– Les truffes ne présentent pas des trous qui ont été remplis de terre pour en augmenter le poids.

– Les truffes ont partout la même odeur agréable.

– Les truffes n’ont pas été passées à la farine de maïs pour avoir une plus belle couleur.

– Les truffes ne sont pas recomposées à partir de morceaux plus petits.

– Les truffes sont bien mûres

CONSERVATION

Pour conserver leur parfum, les truffes sont souvent vendues encore entourées de terre et de sable. 
Une truffe fraîche se brosse (sous un filet d’eau seulement si elle est très terreuse et après il faut soigneusement la sécher) juste avant la préparation.

On peut la garder plusieurs jours dans un récipient hermétique avec des œufs et/où du riz à risotto. 
Après une bonne semaine elles perdent leurs arômes et mollissent, puis pourrissent et deviennent non comestibles. Les œufs et le riz prennent alors le goût et le parfum de la truffe. 
Il faut aérer chaque jour le bocal et essuyer la truffe avec du papier absorbant afin qu’elle ne moisisse pas. 

Elle se concerve également dans un tissu humide ou un papier de cuisine dans un bocal en verre fermé et à une température de 3° à 6°C.
        
On peut aussi la conserver au congélateur bien enveloppée dans deux épaisseurs d’aluminium et un sac en plastique. Elle se conservera ainsi pendant 6 mois. Mais il faudra la râper dans l’étât surgelé si vous ne voulez pas obtenir quelque chose de pappeux.

En ce qui concerne la truffe d’été, il ne faut jamais la conserver dans un bocal fermé, car elle dégagerait une odeur d’acétone.

Voilà les amis, avec toute cette sciènce en poche, me voilà fin prêt pour partir à la découverte du monde de la truffe dans le Périgord.

A bientôt,

       

Soupe de patates douces au cumin et taleggio

SOUPE DE PATATES DOUCES AU CUMIN ET TALEGGIO

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Ce soir, une petite commande de madame, que je me suis empressé de réaliser: la soupe de patates douces. J’étais moi-même assez curieux du résultat que celà pouvait avoir.

J’ai donc fouiné un peu dans mes livres de recettes, dans mes fardes de recettes et sur le net, afin de faire, comme souvent, mon petit melting pot de la chose. Il y avait du choix, des centaines de possibilitées allant du très épicé vers le peu épicé. J’ai choisis de rester assez sobre au niveau épices afin de profiter un maximum du goût de la patate douce.

Voici le résultat:

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INGREDIENTS (2 a 4P)

  • 250GR CHAMPIGNONS BRUNS COUPES EN TRANCHETTES
  • 6 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 OIGNON ROUGE EMINCE
  • 1 TIGE DE CELERI AVEC LES FEUILLES, EMINCE GROSSIEREMENT
  • 800GR DE PATATES DOUCES COUPES GROSSIEREMENT
  • 1 C.A.C. DE GRAINES DE CUMIN
  • 1L DE BOUILLON OU DE FOND LEGER DE POULET
  • 1/2L DE BOUILLON OU DE FOND LEGER DE LEGUMES
  • 3 POIGNEES DE JEUNES POUSSES D’EPINARDS
  • 100GR DE TALEGGIO (FROMAGE ITALIEN)
  • SEL, POIVRE
  • UNE PETITE POIGNEE DE GRAINES DE SESAME

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PREPARATION

Faire revenir les champignons dans 3 c.à.s. d’huile d’olive. Assaisonner de sel et de poivre et réserver.

Faire revenir l’oignon et le céleri dans 3 c.à.s. d’huile d’olive, sans brunir.

Y ajouter les patates douces et les graines du cumin. Faire revenir quelques minutes, puis mouiller avec les bouillons.

Continuer la cuisson jusqu’à ce que les patates, oignon et céleri sont bien cuits. Puis bien mixer la soupe avec le mixeur plongeant.

Rajouter les épinards, les portobelli et les graines de sésame. Rectifier l’assaisonnement en sel et en poivre.

Servir la soupe avec des petits dés de taleggio.

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Bon Appétit!

RESTAURANTS : LE CORIANDRE A WATERMAEL-BOITSFORT

RESTAURANT LE CORIANDRE A WATERMAEL-BOITSFORT

J’ai fais une grosse folie hier: combiner un repas gastronomique de quatre services à midi avec un deuxième repas gastronomique de quatre services le soir. C’est un peu le hasard des agendas. J’adore manger des bonnes choses, mais deux repas ainsi, ce n’est vraiment pas le bon plan.

Mais heureusement, le diner du soir m’a fait découvrir un restaurant et un chef superbe. J’avais peur après le diner du midi, de ne plus pouvoir avaler une seule miette, mais les mets proposés étaient exquis et d’une très grande subtilité et délicatesse. J’en ai encore les saveurs en bouche. Tout différents du repas de midi, qui fût très bon, mais beaucoup trop lourd, avec trop d’ingrédients et des trop grosses portions sur l’assiette. Il y avait tellement d’éléments dans les différentes assiettes proposées, que je ne sais même plus énumérer ce que j’ai mangé. Par contre, le repas du soir, il est, après une bonne nuit de sommeil, encore très clair dans mon esprit.

J’avais reçu deux chèques d’une valeur de 50 euros, valable dans un des restaurants belges faisant partie des ‘Jeunes Restaurateurs d’Europe’, et nous avons choisis de tester le restaurant ‘Le Coriandre’, situé à Watermael-Boitsfort (Agglomération Bruxelloise), tout près de la Forêt de Soignes.

Dans la cuisine, Damien Vanderhoeven, réalise des plats très épurés, autour de produits d’excepion et avec des touches d’épices et d’herbes très subtilement dosées. Les mets qui arrivent sur l’assiette sont des vrais petits tableaux. Assez minimalistes dans leur présentation, mais avec un maximum de saveur. Nous avons adoré tout simplement le menu proposé du début à la fin. Toutes les assiettes sont retournées en cuisine complètement vides et raclées avec les bons petits pains maison. On ne devait presque plus les lavés.

C’est certain, j’y retournerai rapidement. J’ai vraiment senti la passion chez ce chef. Il aime vraiment faire plaisir aux clients. C’est une cuisine généreuse, non pas dans la quantité, mais dans la reflexion et la qualité dans le plat. Une cuisine loin des modes et de l’appat du gain, loin des chichis et des tralalas (comme le disait Jacques Kother dans une interview au sujet de ce resto), une cuisine respectueuse du client avec en plus un rapport qualité prix excellent. Bizarre que ce resto, qui existe tout de même depuis 10 ans, n’a pas encore reçu d’étoile au Michelin.

Le menu découverte de ce vendredi soir (52€ + 19€ avec vins adaptés + 4€ supplément pour le fromage : avec l’apéro, sans café et avec seulement supplément vin pour moi et de l’eau plate pour madame, nous en avions pour 145€ pour 2):

1. Quelques dégustations: une préparation, sur cuillère, de volaille et d’oignons rouges, un velouté de chicons, un crème de foie gras, une préparation de skrei et une crème d’oeufs aux crevettes grises et petits feuilletés façon grisini

Les différentes mises-en-bouche étaient excellentes, mais jouant tout de même sur la sécurité au niveau des compositions. Le velouté de chicons était un concentré de goût, terriblement éfficace. J’étais heureux aussi de trouver du skrei sur la palette de dégustations, car c’est la pleine saison et c’est un poisson fabuleux. Le reste était très bon. J’ai moins bien aimé la crème de foie gras, mais le chef n’y est pour rien, je ne suis apparemment pas trop fan des crèmes et crèmes brûlées de foie gras, que je trouve vite écoeurantes. Mais comme la portion était assez petite, celà passait bien.

2. Jus de carotte, orange & gingembre réduit….. pour assaisonner des tranchettes de bar de ligne; salade de jeunes pousses.

Du bar de ligne en carpaccio, je n’en avais jamais dégusté. C’est superbe. Et je ne vous dis pas avec le petit jus réduit et la salade de jeunes pousses. Une vraie merveille. Un grand hola pour cette première entrée. Nous avons tous les deux râclés nos assiettes avec la fourchette, puis le couteau et puis le pain pour terminer. Nous n’avons tout de même pas osé lècher l’assiette, mais on en avait bien envie.

3. Des coquilles Saint-Jacques d’Erquy grillées; purée de choux rave, miettes de lard séché, gouttes de persil plat

Une autre merveille qui a connu le même sort que la première entrée. Les coquilles étaient délicieuses et très fraîches. La purée de choux rave, un ravissement. C’est un légume que je ne connais pas assez bien et que j’ai hâte à découvrir plus amplement. Je ne sais pas ce qu’il avait mis dans la purée, mais il y avait une légère touche sucrée qui était excellente avec la coquille. Puis le croquant d’un lard séché comme il le faut, émiétté comme un crumble et le concentré vert du persil plat. Miam Miam. Du grand art.

4. Le filet de porc du pays Basque cuit à basse température; des oignons rouges caramélisés, navet cuit longuement, noisettes grillées & crème d’huile d’olive.

Une cuisson du porc parfaite, des accompagnements très très goûteux et la petite touche de noisettes grillées. Notre fourchette se baladait avec beaucoup de satisfaction de la viande vers les noisettes en passant par la crème d’huile d’olive. La perfection, ce plat.

5. Plateau de fromages pour moi. Dessert pour madame: tuiles au sucre démérara; sorbet fromage blanc, riz au lait & ananas confit aux épices.

Je ne peux pas dire grand’chose sur le dessert car je n’y ai pas goûté. Par contre, les fromages étaient affinés et de qualité comme il le faut dans ce type de restaurant. Et en plus, présentés sur un chariot. J’adore!

Le vins avec ce menu:

– Coteaux du Vendômois Tradition 2007, Domaine Brazilier, vin de Loire, 100% Chenin

– Coteaux du Languedoc Sauvagines 2007, Hautes Terres de Comberousse, cépages 3/4 Grenache blanc et 1/4 Rolle

– Côtes du Roussillon Peca Peca 2006 La Pie Rouge, Syrah-Carrignan-Grenache

Avec le dessert :

– Vouvray Moelleux Gourmandise 2005, Sébastien Brunet (supplément 6 euro)

Une adress donc &agr
ave; retenir:

 

  • LE CORIANDRE
  • RUE MIDDELBOURG 21
  • 1170 WATERMAEL-BOITSFORT
  • 02/672.45.65
  • www.lecoriandre.be
  • La cuisine est ouverte de 12 heures à 13 heures 30 et de 19 heures à 21h30, les jours de fermeture = samedi midi, dimanche et lundi.

Saumon grillé à l’Italienne, purée de cresson et de salade de Blé, germes de betteraves et câprons

SAUMON GRILLE A L’ITALIENNE, PUREE DE CRESSON ET DE SALADE DE BLE COURTE, GERMES DE BETTERAVES ET CAPRONS

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Après un vendredi très très gastronomique et assez gargantuesque en ce qui concerne l’ingurgitation de solide et de liquide, j’avais envie aujourd’hui de ne pas trop faire dans la lourdeur. Un recette assez estivale pour la période de l’année, associée à de la verdure avec le cresson et la salade de blé courte.

Je me suis inspiré de différentes recettes, dont une publié dans ‘De verse italiaanse keuken, Vetman Uitgevers’.

Vous pouvez réaliser la même recette avec de l’espadon.

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INGREDIENTS

Pour la purée:

  • 500GR DE POMMES DE TERRE A CHAIR FARINEUSE
  • 1 BOTTE DE CRESSON
  • 1 BOTTE (150GR) DE SALADE DE BLE COURTE
  • 5 C.A.S. BOMBEES DE CREME FRAICHE BATTUE
  • SEL, POIVRE
  • HUILE D’OLIVE

Pour le saumon:

  • 1 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 2 C.A.S. JUS DE CITRON
  • 1/2 PIMENT ROUGE ESPAGNOL (SANS LES GRAINES) HACHE
  • 2 FILETS DE SAUMON AVEC PEAU DE +- 200GR
  • L’ECORCE D’UN CITRON, HACHE GROSSIEREMENT
  • 1 GOUSSE D’AIL, HACHE GROSSIEREMENT
  • 2 1/2 C.A.S. DE CAPRES, EGOUTTES ET HACHES GROSSIEREMENT
  • 10 OLIVES NOIRES DENOYAUTEES ET HACHES GROSSIEREMENT
  • 1 C.A.S. DE MENTHE HACHEE
  • HUILE D’OLIVE EXTRA VIERGE
  • SEL GRIS DE L’ILE DE RE
  • POIVRE SANJO
  • POIVRE DE CAYENNE

Pour finir la déco:

  • 8 CAPRONS AVEC TIGE
  • UN PEU DE GERMES DE BETTERAVES

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PREPARATION

Pour la purée:

Faire cuire les pommes de terre dans de l’eau bouillante salée.

Laver et nettoyer le cresson et la salade de blé. Faire blanchir pendant 1 minute dans de l’eau bouillante salée. Puis égoutter et verser dans un bol contenant de l’eau froide et des glaçons afin d’arrêter la cuisson.

Mixer le cresson et la salade de blé.

Battre un peu de crème liquide en crème fraîche pas trop ferme.

Ecraser les pommes de terre, y ajouter la verdure, la crème fraîche. Y ajouter un peu de poivre et d’huile d’olive. Bien mélanger le tout et réserver à chaud.

Pour le saumon:

Mélanger l’huile d’olive, le piment rouge et le jus de citron dans un plat pas trop profond. Y placer les filets de saumon, les tourner de temps en temps et les laisser au minimum 15 minutes à mariner.

Mélanger pour la garniture l’écorce de citron (préalablement blanchie dans l’eau bouillante pendant 2 minutes), l’ail, les câpres, ls olives et la menthe.

Chauffer une poêle à griller à fond. Y placer les filets de saumon côté chair pendant 1,5 minutes. Les retourner côté peau. Saler au sel gris et poivrer au poivre sanjo. Rajouter un peu de poivre de cayenne. Rajouter dans la poêle le restant de la marinade. Couvrir les filets de saumon avec la décoration. On peut également mettre un peu du mélange de décoration dans la poêle (les condiments dans la poêle vont devenir légèrement croquants, ce qui apporte un plus au plat dans l’assiette). Poursuivre la cuisson 3 à 4 minutes. En fonction de l’épaisseur du saumon, il faudra encore prolonger un peu où pas. Un peu avant de terminer la cuisson, verser encore un peu d’huile d’olive sur les saumons.

Dresser dans l’assiette: la purée en utilisant un carré en inox, le saumon avec sa garniture dessus, une petite boule de germes de betterave. Décorer tout autour avec l’huile de cuisson dans laquelle se baladent encore quelques condiments, et terminez par 4 câprons.

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Bon Appétit!

L’Oca du Perou

L’OCA DU PEROU

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Il y a déjà plusieures semaines, je faisais quelques courses dans une des épiceries les plus fines de Bruxelles, Rob, et dans le rayon des fruits et légumes je suis tombé nez à nez avec un drôle de tubercule rouge-rose que je n’avais encore jamais rencontré. Sur l’étiquette je lisais le nom, oca du Perou, ce qui ne me disait guère plus.

Mais, curieux comme je suis, je décidais tout de même d’acheter 400gr de ce tubercule curieux.

Depuis j’ai lu un peu à son sujet sur le net. Voici un petit résumé:

L’oca du Perou est une plante potagère qui produit des tubercules oblongs de 3 à 5 cm avec des yeux marqués de différentes couleurs suivant la variété (jaune, blanc, rose, violet).

Son nom latin est OXALIS CRENATA ou TUBEROSUS MOLINA (famille des Oxalidacées). On l’appelle en français la TRUFETTE ACIDE. D’autres noms vernaculaires sont oca d’Amérique, urelle tubéreuse et bitter oca.

Il est originaire du Perou et de la Bolivie.

L’histoire en a décidé différemment, mais il s’est fallu de peu ou nous mangions ce tubercule journalièrement. En effet, lors de la grande famine au XIX siècle en Irlande, famine qui fît 1.000.000 de morts, suite à une épidémie de mildiou dévastratrice et qui avait atteint toutes les cultures de pomme de terre, l’oca, introduit en Grande Bretagne en 1829, fut envisagé pour la remplacer. Mais la rentabilité de ce tubercule étant trop faible, on abondonna le projet. D’autres tubercules furent éssayés comme la capucine tubureuse et l’ullucus. Mais ils étaient également trop faibles en rendement. Heureusement, on trouva une parade au mildiou avec le cuivre.

L’oca a une haute teneur en amidon et contient aussi des minerais, et acides organiques (oxalates). Il est par conséquent légèrement acide au goût.

J’ai utilisé ce tubercule ce mercredi dans une préparation, en mariage avec la sole et la vanille (entr’autre).

Bien à vous,

Tresse de sole en papilotte, sauce à la vanille, purée de choux fleur au brie, oca du Perou, radis noirs et rouges

TRESSE DE SOLE EN PAPILOTTE, SAUCE A LA VANILLE, PUREE DE CHOUX FLEUR AU BRIE, OCAS DU PEROU, RADIS NOIRS ET ROUGES

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Comment suis je venu à faire cette recette que voilà.

Premièrement, ayant regarde assez régulièrement l’émission ‘un diner presque parfait’, je suis tombé de temps en temps soit sur une recette qui me plaisait bien, soit sur une présentation originale. C’est ainsi que je découvris la bonne idée de présenter des solles en tresse. L’idée est de Lorette du blog ‘A la table de L’ http://alatabledel.canalblog.com/archives/menus/index.html

Je suis donc parti de cette idée, mais avec une cuisson en papilotte avec rajout de citron vert pour apporter un peu d’acidité.

J’ai également gardé sa préparation de sauce à la vanille, mais j’ai remplacé la crème par 1/2 crème et 1/2 lait de coco et j’ai utilisé du Gewurztraminer comme vin de cuisson. Pourquoi le Gewurztraminer. Parce que je voulais tester le Food Pairing et le Gewurztraminer se marie selon les concepteur de ce nouvel outil gastronomique, très bien avec la sole, mais aussi avec la vanille.

Deuxièmement, 400gr d’ocas du Perou que j’avais acheté il y a déjà un petit temps et qui heureusement se portaient encore toujours à merveille dans le bac à légumes de mon frigo.

Troisièmement, j’ai été voir encore d’un peu plus près le fameux Food Pairing et j’ai découvert que 1) La sole se mariait bien avec le chou fleur, que 2) La vanille et la sole se mariaient bien avec le fromage brie. Comme le chou fleur est un légume qui se marie également bien avec le fromage, j’ai imaginé pour faire le lien entre le chou fleur, la vanille et la sole, de réaliser une purée de chou fleur au brie.

Quatrièmement, afin d’apporter un peu de croquant et de piquant, j’ai voulu y associer les radis rouges et radis noirs, qui avaient également l’avantage de donner une belle finition au niveau des couleurs pour ce plat.

Le résultat était au-delà de mes espérances. C’était très très bon et le mariage des différents éléments était parfait. J’ai juste trouvé que la prochaine fois, une rondelle de citron vert serait suffisant dans la papilotte. Deuxio, comme je n’avais pas deux soles de la même taille, difficile de réaliser des belles tresses, mais je garde l’idée vraiment sympatique des tresses.

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INGREDIENTS (2P)

  • 6 FILETS DE SOLE LEVEES PAR LE POISSONNIER
  • 1/2 CITRON VERT
  • 1 ECHALOTE
  • 15 CL CREME LIQUIDE
  • 10 CL LAIT COCO
  • 25CL GEWURZTRAMINER
  • 50GR BEURRE
  • 2 GOUSSES DE VANILLE
  • SEL, POIVRE DU MOULIN

  • 400GR D’OCA DU PEROU
  • BEURRE
  • HUILE NEUTRE

  • 6 RADIS ROUGES
  • UN PETIT MORCEAU DE RADIS NOIR
  • HUILE D’OLIVE AU CITRON
  • 10GR BEURRE
  • 1/2 C.A.S. SUCRE

  • 1 PETIT CHOUX FLEUR BIO
  • 1/2 L LAIT
  • 12 CL D’EAU
  • 100 GR DE BRIE DE MEAUX
  • SEL, POIVRE, MUSCADE

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PREPARATION

La Sauce

Peler et hacher l’échalote et l’étuver doucement sans la laisser colorer dans 30gr de beurre.

Verser le vin blanc.

Fendre en deux les gousses de vanille et gratter les graines. Ajouter les graines et les gousses dans le vin blanc et laisser bouillir doucement pour faire réduire au 3/4.

Ajouter la crème et le lait de coco et laisser bouillir pour obtenir une sauce onctueuse.

Assaisonner légèrement de sel et de poivre et réserver au chaud.

La Sole

Sur le plan de travail, mettre les filets de sole par 3 et former des tresses. Fixer les extrémités avec des piques en bois.

Déposer les tresses sur une double feuille d’alluminium et badigeonner avec 20gr de beurre fondu. Saler et poivrer. Nappez avec une c.à.s. de sauce à la vanille. Placez sur chaque tresse, deux rondelles de citron vert. Refermer les feuilles d’alluminium en papilotte. Enfourner à 210°C pour environ 10 minutes.

Avant de servir, enlever les piques en bois.

Les oca du Perou

Laver les oca et les faire blanchir pendant à peu près 5 minutes dans de l’eau bouillante salée.

Les mettre dans un torchon avec du gros sel et les frotter l’un contre l’autre afin d’enlever le plus posssible les peaux;

Les faire revenir à la poêle dans un mélange de beurre et d’huile et un peu de poivre, ceci pendant une quainzaine de minutes.

Le chou fleur au brie

Prelever les fleurettes du chou et les rincer sous l’eau froide.

Porter le lait et l’eau à ébullition avec un peu de sel. Y placer les fleurettes de chou fleur et les laisser cuire pendant à peu près 20 minutes. Il ne faut pas le surcUire, il faut que celà reste encore un peu croquant.

Egoutter les fleurettes et les mixer avec un peu du lait de cuisson.

Rajouter le brie, coupé en petits morceaux et bien l’amalgamer dans la purée encore chaude. Rectifier l’assaisonnement en sel, poivre et muscade.

Les radis noir

Eplucher le morceau de radis noir et tailler 6 rectangles de 3,5cm sur 1cm et pas trop épais.

Faire cuire les rectangles de radis dans de l’huile d’olive au citron pendant 1 à 2 minutes

Les radis rouges

Eliminer les fanes et les racines des radis. Chauffer le beurre dans la poêle, ajouter les radis et le sucre.

Faire cuire 10 minutes à feu moyen en remuant de temps en temps pour les caraméliser légèrement. Saler et poivrer. Garder au chaud.

Dressage

Déposer les tresses sur une assiette. Décorer des gousses de vanille et arroser de sauce à la vanille. Placez sur l’assiette quelques morceaux d’oca du Perou. De l’autre côté, placez en alternance les radis rouges et noirs. Terminez par un beau trait de purée de chou fleur au brie.

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Bon Appétit!

Les crêpes traditionelles

LES CREPES TRADITIONELLES

Vous n’allez pas me croire. En dehors des crêpes réalisées dernièrement pour le concours 750gr, je n’avais encore jamais réalisé de pâte à crêpes. Chez nous à la maison, soit c’est madame qui en fait, soit c’est des achetés toutes faites. Je sais, je sais….

Mais pourquoi donc est-ce-que je ne me suis jamais lancé dans la confection des crêpes? Je ne suis pas psychologue, mais je me demande si quelques souvenirs d’enfance n’y sont pas pour quelque chose.

Les crêpes pour moi, celà a été longtemps un met réservé à une journée bien précise de l’année, le restant de l’année nada, rien du tout, pas de crêpes. Une fois par an (je ne sais plus vraiment en lien avec quoi, mais c’est en lien avec une des fêtes religieuses catholiques, soit en honneur d’une où l’autre Sainte pour laquelle il y avait chaque année une procession dans la commune de Grand-Bigard) nous étions invités chez tante Rosa. On y allait quasiment chaque dimanche avec mes parents et ma grand-mère. Rosa était la jeune soeur de ma grand-mère et son fils, Jean, est mon parrain. Mais donc, une fois par an on s’y retrouvait avec toute la famille, pour manger des crêpes. Et ma grand-mère étant l’avant-dernière d’une famille de plus de 10 enfants, celà faisait parfois pas mal de monde, avec les maris, femmes, enfants, ……

Et les crêpes de tante Rosa et de nani Martha (ma grand-mère), c’était quelque chose. Il y avait quelque chose de secret, de réligieux dans cette confection des crêpes, en tout cas pour le jeune garçon que j’étais, qui ne connaissait pas encore grand’chose à la cuisine à cette époque. 

Tout dabord, tout ce passait dans une arrière cuisine, portes fermées, qu’entre femmes. Pas question qu’un homme rentre dans l’antre des faiseuses de crêpes. Et les enfants, je ne vous dis pas, certainement pas. Celà débutait par la confection d’une potion magique, qu’on couvrait d’un essuie de cuisine propre et qu’on mettais à côté du radiateur. Et il ne fallait surtout pas faire de bruit, ni faire du courent d’air, ni courir, il ne fallait pas que la pâte retombe. Il regnait donc un grand silence pendant plusieures heures et de temps en temps, une des dames soulevait l’essuie (pas question pour les hommes et les enfants d’y jetter un coup d’oeil, la pâte pourrait retomber) encore une fois régligeusement et disait aux autres: non, pas encore. Et celà plusieures fois, jusqu’au moment où c’était bon et pouvait commencer la cuisson des crêpes.

Bon je dis cuisson, mais je devrais dire pré-cuisson. Pré-cuisson de centaines de crêpes, moitié natures, moitié avec des pommes. Toutes les crêpes étaient bien empilées sur des assiettes, attendant d’être réchauffées.

Le moment que nous (les enfants) aimions tous, c’était les rattages des premières crêpes. On pouvait alors (si on avait de la chance, car il y avait pas mal d’intéressés) déjà goûter un bout de crêpe.

Après toute cette attente, venait le repas du soir: crêpes, sucre, café. Toujours un délice. Je me souviens d’une année où j’en avais mangé plus que vingt. Je ne sais toujours pas comment j’ai réussi celà, car c’était des belles crêpes, de taille assez conséquentes.

Des beaux souvenirs, mais avec toute cette théatralisation autour des crêpes, moi je n’ai jamais vraiment osé me lancer. Il fallait que celà change. J’ai donc fait des crêpes maison aujourd’hui, spécialement pour le filston qui m’en avait réclamé.

Verdict: un peu trop peu de sucre dans la pâte, un peu trop de jaune d’oeuf dans la pâte, les crêpes manquaient un peu de moelleux, mais pour une première fois ce n’était pas mal. Erwan en a mangé 3, Gaëlle également, Sabine 2 et moi 3. Celà ne devait donc ps être degeu. J’ai déjà apporté quelques modifications à la recette depuis et donc à retester.

Par contre, les photos ce sera pour une autre fois, j’ai complètement oublié dans le feu de l’action. 🙂

INGREDIENTS

  • 250GR FARINE DE FROMENT
  • UNE PINCEE DE SEL (+- 5GR)
  • 30GR DE SUCRE SEMOULE FIN
  • 5 A 6 GOUTTES D’EXTRAIT DE VANILLE
  • 4 OEUFS
  • 500ML LAIT
  • 120ML BIERE PILS (ARTISANALE, BIO) -> celà relève bien le goût de la pâte et la rend plus légère (on peut en mettre plus selon le goût, mais il faut alors diminuer le lait)
  • 60GR BEURRE SANS SEL
  • 10GR LEVURE

PREPARATION

Mélangez la levure avec 50ml de lait tiède. Laisser le mélange reposer pendant 5 minutes jusque quand il mousse légèrement.

Mélanger dans un grand bol, la farine tamisée, le sel et le sucre.

Creusez un puit au centre et versez-y les oeufs battus, la levure disoutte ainsi que les gouttes d’extrait de vanille.

Mélangez les oeufs et la farine au fouet en incorporant petit à petit la farine en partant du centre.

Ajoutez alors le lait tiède (40°) et la bière et mélangez jusqu’à obtention d’une pâte souple en sans grumeaux.

Finalement, ajoutez-y le beurre fondu et clarifié.

Rajoutez un peu d’eau tiède si la pâte vous parait trop épaisse. Il faut obtenir une pâte d’une consistance ressemblant à une crème liquide 40%MG.

Couvrez et laissez reposer la pâte pendant deux heures dans un endroit chaud (afin que la pâte monte), couvert d’un linge propre, avant de commencer la confection des crêpes. Il faut que la pâte double de volume.

Faire cuire les crêpes dans une poêle à crêpes légèrement huilée. N’oubliez pas de retourner la crêpe et de cuire encore 1 minute la deuxième face.

Chez nous, elle est servie avec du sucre brun clair, qu’on appelle chez nous ‘Kinnekessuiker’ ou ‘sucre des enfants’. En France je suppose que c’est cassonade blonde.

Garder les crêpes chaudes:

Couvrir une casserole remplie d’eau bouillante d’une assiette plate sur laquelle vous placerez un petit plat retourné. Y empiler les crêpes et les recouvrir avec une assiette profonde retournée.

Autre possibilité, dans un four chaud &agrav
e; 100°C.

Garder les crêpes:

Emplilés sur une assiette et entouré de film plastic, on peut les garder au frigo pendant au moins 10 jours. Et au surgélateur vous pouvez bien les garder pendant un mois.

Bon Appétit!

Les Cutes Peures, dessert Liègeois

LES CUTES PEURES

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Les cutes peures, avant de débuter mon blog de cuisine, je n’en avais jamais entendu parler, même en murmure. C’est une recette de dessert traditionel Liègeois, qui existe probablement sous une forme assez simimaire, en dehors de Liège, mais je n’en avais jamais goûté. Le beau-père de mon épouse, un pur produit Bruxellois sur plusieures générations, connaissait bien ce dessert. Sa maman faisait régulièrement ce plat, pourtant elle n’était pas Liègeoise.

Je suppose que le dessert en question était beaucoup plus connu hors des frontières Liègeoises il y a quelques générations, mais maintenant il ne subsiste vraiment que dans la région Liègeoise.

J’avais déjà lu des posts au sujet de ce dessert chez Philou (http://un-cuisinier-chez-vous.over-blog.com/), et celà m’avais déjà tenté à l’époque. Une publication récente de Fabienne (http://savoureusesaveur.over-blog.com/article-26934514.html) m’a finalement fait franchir le pas.

Je ne vous mets pas toute l’explication concernant l’historique de cette recette et des traditions qui y sont liées, Fabienne et Philou ont déjà amplement traité ce sujet.

La recette est mon mélange maison des recettes de Philou, Fabienne et quelques autres sur le net. Nous avons dégusté les Cutes Peures avec une boule de glace vanille, de la crème chantilly maison et un restant de crème épicée (voir ma recette de milles-feuille de crèpes). J’ai donc été encore plus loin dans la gourmandise que Fabienne, qui proposait soit la glace, soit la chantilly, voir les deux pour les gourmands.

Les poires traditionelles pour cette recette, les St Rémy, je n’en ai pas trouvé. A la place, j’ai utilisé des petites Wildemans, très gouteuses dans ce plat.

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Et alors? Nous avons vraiment beaucoup apprécié ce dessert plein de saveurs. Certainement à refaire un jour.

Et ce qui est sympa également, c’est de récuperer le sirop et de le faire réduire encore plus, jusqu’à consistance très sirupeuse. Vous pouvez en napper des crêpes, des tartines, de la brioche. C’est ce que j’ai fait en soirée: des crêpes nappées du sirop de Cutes Peures. Miam Miam.

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INGREDIENTS (6 A 8 POIRES)

  • 50GR BEURRE SANS SEL
  • 15CL D’EAU
  • 15CL DE VIN ROUGE (ICI UN COTES DE ROUSILLON, BIEN EPICE)
  • 1 C.A.S. BOMBEE DE SIROP DE LIEGE
  • 1 C.A.C. CANNELLE
  • 50GR SUCRE SEMOULE
  • 50GR SUCRE CASSONADE BRUNE
  • LE JUS D’UN CITRON
  • 1 CLOU DE GIROFLE
  • UN BOUT D’ECORCE D’ORANGE
  • UNE RASADE DE PEKET
  • 1/2 CITRON

PREPARATION

Faire fondre le beurre dans une petite marmite.

Y Verser l’eau, le vin, puis tous les autres ingrédients. Bien laisser réduire pendant une dizaine de minutes.

Peler les poires en gardant la tige. Frotter les poires avec le demi citron.

Les placer dans un plat allant au four (ne pas prendre un plat trop grand, car il faut idéalement que les poires restent debout dans le plat).

Versez dessus le sirop légèrement réduit. Placez au four à 180°C pendant 1h à 1h30 en fonction de la taille des poires. Il faut arroser régulièrement les poires de sirop pendant la cuisson. Le but est de laquer et de confire les poires. Afin de déterminer le degré de cuisson vous pouvez toujours après une heure les piquer jusqu’au coeur afin de voir au en est la cuisson.

Placez les poires dans une assiette, nappés de sirop, accompagné d’une boule de glace vanille et/où de chantilly sucrée. Comme déjà signalé, j’avais placé quand à moi les poires sur un peu de crème épicée.

Bon Appétit!

 

Soupe à l’oignon entre collègues de travail/Ajuinsoep à la Belge

SOUPE A L’OIGNON A LA BELGE/AJUINSOEP OP ZIJN BELGISCH

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Certains entre vous le savent, d’autres pas, mais je gère une équipe de vente de 8 promoteurs, équipe de vente qui visite les grandes surfaces Belges partie Flandre et Bruxelles.

Aujourd’hui était le jour de la première réunion de vente et j’avais décidé (celà m’arrive de temps en temps, la dernière fois c’était Lasagne) de cuisiner quelque chose de bon pour cette équipe de joyeux lurons, pour cette équipe de vente qui est plein de motivation, de cohésion d’équipe, un réel plaisir pour travailler avec eux. Et donc un réel plaisir aussi de cuisiner pour eux.

Cette fois mon envie m’a porté vers la fameuse soupe à l’oignon. Il y avait déjà un petit temps que je n’en avais plus refaite.

Me voilà le mercredi soir avec 3kg d’oignons, 15 grosses pommes de terre, 1,5L de vin blanc, 3 verres de cognac, 4L de bouillon, 2L de fond, pour terminer aux aurores avec une casserole de 8L de soupe à l’oignon.

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Et ce midi, nous avons dégusté cette soupe tous ensemble, accompagné d’un bon Faugères. Accompagné également de croûtons maison à l’ail et au thym frais et d’un mélange de gruyère et de comté.

Et les 8L? Eh ben, y a plus rien. 8L de potage, 2 pains en croûtons et au moins 1kg de fromage. Et tout celà à 10. C’est presque gargantuesque. Ils ont donc bien aimé cette soupe bien costaude, tout de même très masculine (car beaucoup de cognac), à refaire donc.

Pour la recette de la soupe: http://passion-cuisine.skynetblogs.be/post/6372148/SOUPEAL’OIGNON

Pour la recette des croûtons: http://passion-cuisine.skynetblogs.be/post/5451686/CROUTONS

Afin de respecter ma promesse envers mes promoteurs, qui sont tous néerlandophones, voici la version de la recette en néerlandais:

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INGREDIENTEN

  • 500GR GELE AJUIN + 250GR ROSE AJUINEN VAN ROSCOFF IN SCHIJFJES
  • 1 GOEDE SOEPLEPEL BLOEM
  • ZOUT, PEPER, MUSKAATNOOT
  • 2 A 3 GROTE AARDAPPELEN
  • MENGELING GRUYERE/COMTE (VOLGENS SMAAK)
  • 1/2 GLAS COGNAC
  • 30GR BOTER
  • 1L RUNDSBOUILLON
  • 1/2L RUNDSFOND
  • 37CL DROGE WITTE WIJN
  • 2 EIGELEN

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BEREIDING

De 500gr in brunoise gesneden ajuin in warme boter stoven en lichtjes aanbranden. Er de bloem over strooien en verder laten schroeien (maar niet te hevig).

Er de wijn en de helft van de cognac over gieten. Zout, peper en nootmuskaat toevoegen. 10 minuten laten inkoken.

Daarna de rundfond en de rundbouillon toevoegen. Van het vuur nemen en 2 eigelen toevoegen. De aardappelen (in kleine blokjes gesneden) toevoegen. Proeven en zout en peper toevoegen volgens smaak.

45 minuten laten koken, daarna de soep met een staafmixer zo glad mogelijk maken.

De andere helft van de cognac toevoegen en opnieuw eventueel zout, peper en muskaatnoot toevoegen indien nodig.

De roze ajuinschijfjes in boter bruin stoven en bij de soep voegen.

Leg een beetje van het kaasmengsel in de borden en overgiet met de zeer warme soep, werk af met home made croûtons.

Bon Appétit!

Smakelijk Eten!

Je teste vos recettes: Cailles au massepain et aux chicons

CAILLES AU MASSEPAIN ET AUX CHICONS

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Il y a quelques mois, Philou (http://un-cuisinier-chez-vous.over-blog.com/), me parlait de l’accord chicon (endive) – massepain. Je n’ai pas adhéré immédiatemment, pourquoi je ne le sais pas. Je trouvais celà bizarre, pourtant en réfléchissant bien chicon-amande celà va très bien ensemble.

La semaine passée, Roland (http://lacuisineliegeoise.skynetblogs.be/) me faisait le plaisir de tester une de mes recettes, le stoemp Bruxellois. Je lui promis à mon tour de réaliser une de ses recettes à lui. En parcourant son blog, je suis tombé sur une recette mariant le chicon et le massepain. A nouveau, me suis-je dis. Il fallait que j’éssaye celà.

Nous avons donc mangé ce plat ce soir. Et ce fût un diner très goûteux. Mon épouse, qui n’aime pas trop tout ce qui est amère, et qui a parfois du mal avec les chicons, a adoré la sauce et elle à repris au moins trois fois. Il ne restait plus rien dans le poêlon. 5 chicons à deux, c’est pas mal comme résultat. Recette certainement à refaire. Merci Philou, merci Roland!

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INGREDIENTS (2P)

  • 3 CAILLES ENTIERES
  • 75GR MASSEPAIN
  • 19ML DE FOND DE VEAU (OU GIBIER)
  • 5 CHICONS
  • 1DL DE CREME 40%MG
  • SUCRE SEMOULE
  • EAU
  • SEL, POIVRE DU MOULIN
  • MUSCADE OU MACIS
  • QUELQUES FEUILLES DE SAUGE (4)
  • BEURRE

Accompagnement : purée maison

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PREPARATION:

Nettoyez les chicons (laver, couper le bout du chicon en croix) et faites-les étuver légèrement dans un peu de beurre. Salez, poivrez et rajoutez la muscade. Laissez cuire jusque quand les chicons sont légèrement caramélisés et que le liquide contenu dans le beurre et les chicons c’est évaporé.

Sucrez ensuite et mouillez avec un petit fond d’eau (vous rajouterez de l’eau si nécessaire en cours de cuisson). Couvrez d’une feuille aluminium et mettez les chicons à cuire sur feu doux.

Poursuivez la cuisson jusqu’à ce que les chicons soient bien cuits à point.

Pendant ce temps, faire cuire les cailles à feu vif dans un poêlon avec du beurre. Salez et poivrez. Dès que les cailles sont bien colorées, les réserver dans un plat dans un four à 150°C (à diminuer à 100°C à un certain moment).

Retirez les chicons et les réserver.

Mélangez le fond de veau (gibier) au jus de cuisson des chicons et laissez réduire de moitié. Faites-y fondre ensuite le massepain coupé en petits dés. Ajoutez ensuite la crème liquide et laissez prendre un petit bouillon.

Remettez les chicons dans la sauce et réchauffez doucement 30 secondes. Rajoutez les feuilles de sauge émincées grossièrement.

Servez le tout, accompagné de purée maison.

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Bon Appétit!

Mille-feuilles de crêpes au sarrasin et à la chataigne, sirop de Kriek Girardin et Physalis, crème fraiche épicée et tuile aux cerises

MILLE-FEUILLES DE CREPES AU SARRASIN ET A LA CHATAIGNE, SIROP DE KRIEK GIRARDIN ET PHYSALIS, CREME FRAICHE EPICEE ET TUILE AUX CERISES

Je n’ai encore jamais participé aux concours de 750gr, mais quand Chef Damien vous le demande si gentillement, comme il peut le faire (n’est-ce-pas Mamina), on ne peut pas refuser. Voici le lien, si vous vous sentez également d’ataque. Vous avez encore jusqu’au 31/01 pour poster votre recette.

http://www.recettes-de-crepes.com/

La crêpe s

De plus, le thème, les gaufres et les crèpes, c’est un thème que je ne pouvais, en bon Belge, pas râter.

Je me suis donc creusé les méninges afin de venir avec quelque chose d’original et de goûteux.

Je suis parti d’une sauce qui accompagnait un magret de canard au repas du nouvel an, où plutôt un sirop devrais-je dire. Il était à base de physalis, vin moelleux et bière (Orval). Et c’était excellentissime. J’ai gardé la base, mais j’ai modifié les ingrédients, diminué certaines proportions et augmenté d’autres. J’ai voulu gardé l’acidité du physalis, mais la diminué tout de même en rajoutant des cerises du Nord. La bière Orval, trop amère pour les crèpes, je l’ai remplacée par de la Kriek Girardin, la meilleure Kriek de Belgique pour moi. Elle est à la fois sucrée, acide et amère, une merveille et je rêvais de l’utiliser plus en cuisine. Puis j’y ai ajouté également du sirop d’érable, pas présent dans la recette originale.

Le sirop m’a immédiatement donné l’idée d’un mille-feuilles de crêpes. J’ai imaginé utiliser des farines un peu plus typées pour s’alliér à ce sirop puissant: la farine de sarrasin et la farine de chataîgne.

Beaucoup de goût, beaucoup de puissance. Il me fallait quelque chose de plus doux et de léger pour accompagner celà: une crème moelleuse, onctueuse. Mais avec du caractère. Je l’ai donc épicée subtilement mais pleinement.

Pour finir la décoration, à part un peu de sucre glace, j’ai imaginé avec celà des tuiles de cerises du nord, qui apportent non seulement du croquant à l’ensemble, mais également un rappel du goût de la cerise et une touche un peu plus sucrée.

Voilà, il ne restait plus qu’a réaliser ce que j’avais imaginé. C’est chose faite aujourd’hui. J’espère que le jury pourra apprécier.

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INGREDIENTS

Pour les crêpes:

  • 175GR D’OEUFS ENTIERS
  • 200ML D’EAU MINERALE DE QUALITE
  • 175ML DE LAIT ECREME
  • 100GR FARINE DE SARRASIN
  • 50GR FARINE FROMENT T45 OU PLUS
  • 25GR FARINE CHATAIGNE
  • 50GR BEURRE ALLEGE
  • 0,8GR SEL
  • HUILE POUR LA CUISSON DES CREPES A LA POELE (CHECK GRAISSE DE CANARD)
  • SUCRE GLACE

Pour le sirop de Kriek et de Physallis (inspiré par Clément Petitjean):

  • 5DL D’EAU
  • 12GR DE SIROP DE CANNE
  • 8GR DE SIROP D’ERABLE
  • 4,5 CL DE PEKET
  • 2,5 DL DE VIN BLANC MOELLEUX (ICI JURANCON)
  • 140GR DE PHYSALIS
  • 60GR DE CERISES DU NORD AU SIROP
  • UNE BOUTEILLE DE KRIEK GIRARDIN

Pour la crème fraîche épicée (largement inspiré par www.1001femmes.eu, mais mis à ma sauce):

  • 25 CL LAIT ENTIER
  • 1 BATON DE CANNELLE
  • 1 ETOILE DE BADIANE
  • 1 CLOU DE GIROFLE
  • 1 PINCEE DE MUSCADE
  • 1 PINCEE DE POIVRE
  • 3 BAIES DE GENIEVRE
  • 1/2 BATON DE VANILLE
  • 1 PINCEE DE CHICOREE
  • 1 CARDAMOME VERTE
  • 3 JAUNES D’OEUFS
  • 60GR SUCRE SEMOULE
  • 25GR FECULE DE MAIS
  • 4 C.A.S. CREME CHANTILLY MAISON (FAITE AVEC DE LA CREME 40MG)

Pour les tuiles aux cerises

  • 15 GR COULIS DE CERISES : BASE 100GR CERISES DU NORD EN BOCAL (FRAIS EN SAISON) + 20GR SUCRE + 1 C.A.C. LIQUEUR DE CERISES (KIRSCH OU AUTRE)
  • 10 GR BEURRE
  • 7 GR FARINE
  • 25 GR SUCRE GLACE

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PREPARATION

1. Le sirop:

Mixez tous les ingrédients sauf la bière, puis portez à ébullition. Laissez infuser 30 minutes. Passez alors au chinois.

Ajoutez la bière au jus obtenu. Faites réduire jusqu’à obtention d’un beau sirop bien épais. Ici, la réduction a pris 3 heures au total à très petit feu.

Réservez au frais.

2. Base de la crème:

Portez le lait à ébullition avec les différentes épices et laissez infuser le tout pendant une vingtaine de minutes.

Faites rebouillir le lait après cette infusion, après avoir ôté la cannelle, badiane, baies de genièvre, vanille, girofle et cardamome.

Fouettez bien les jaunes d’oeufs avec le sucre, jusqu’à blanchissement du mélange.

Faites bouillir de l’eau en vue d’un bain marie.

Incorporez dans les oeufs, la fécule de maïs, puis le lait bouillant tout doucement en continuant à battre le fouet.

Reversez tout dans un bol en inox et posez-le sur le bain-marie frémissant. Fouettez légèrement jusqu’à reprise de l’ébullition.

Faites
épaissir le mélange 2 à 3 minutes, voir plus, sur feu très doux, toujours en continuant de remuer.

Versez dans un bol et laissez tièdir en mélangeant de temps en temps afin d’éviter la formation d’une peau à la surface.

Couvrez et gardez au frais jusqu’au moment du montage final.

3. Pâte à crèpes:

Versez le mélange de farines dans un bol assez large et creusez un puits au centre.

Versez-y les oeufs bien battus, le sel et le beurre clarifié.

Mélangez tout au fouet en partant du centre et en incorporant le mélange de farine petit à petit.

Après vous rajouterez le mélange d’eau et de lait écrémé, en continuant à battre vigoureusement avec le fouet afin d’obtenir une pâte bien lisse et homogène et afin d’éviter les grumeaux.

Si il reste des petits grumeaux, passez un coup de mixeur plongeant dans le mélange.

Mettez cette pâte, en la tapissant d’un film alimentaire transparant, pendant 2 heures au frais.

En la sortant du frigo, rajoutez éventuellement un peu d’eau si vous trouvez la pâte trop épaisse.

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4. Base des tuiles:

Faire un coulis de cerises: mettre les cerises dans une casserole et faire cuire environ 15 minutes. Puis mixer et ajouter sucre et liqueur. Réserver au frais.

Mélanger le beurre pommade avec le sucre glace tamisé. Puis y incorporer le coulis de cerises et la farine tamisée. Bien mélanger le tout.

Laisser l’appareil reposer au frais au frigo.

Préchauffer le four à 150°C.

Déposer des plottes d’appareil sur une feuille de papier sulfurisé ou un silpat, sur une plaque ou une grille de four en espaçant bien, et laisser cuire pendant 10 à 15 minutes (selon le four). Enlever la paque du four dès que les tuiles sont cuites et encore bien colorées.

Dès que les tuiles sont un peu refroidies et durcies (pas trop), leur donner une belle forme en les travaillant sur un support arrondi (rouleau à pâtisserie par exemple).

Réservez dans une boîte hermetique.

5. Faire les crêpes:

Enduisez une bonne poêle antiadhésive à crêpes d’huile. Faites ceci avec un morceau de papier de cuisine que vous imbibez d’huile. Il faudra le faire régulièrement en cours de cuisson des crêpes.

Faites bien chauffer la poêle ainsi sur le feu. Quand la poêle est bien chaude, versez-y une belle louche de pâte et répartissez immédiatement la pâte sur la totalité de la surface de la poêle avec une bonne spatule.

Quand la crêpe est bien cuite d’un côté, retournez-la avec une spatule et continuez la cuisson pendant 1 minute maximum sur l’autre face.

Faites de même pour les autres crêpes et empilez-les les unes sur les autres, recouvert d’une assiette ou d’un papier allu, ceci afin d’éviter qu’elles ne désèchent.

6. Finition de la crème:

Battre de la crème liquide 40% MG en chantilly, sans rajoute de sucre.

Rajoutez 4 c.à.s. bombées de cette chantilly bien montée à la crème.

7. Montage:

Avec une carré en inox, prélevez 15 petits carrés de crèpes. Superposez-les en tapissant chaque petit carré préalablement d’un peu de sirop. Le 5e et le 10e petit carré sera également saupoudré d’un peu de sucre glace.

Nappez l’assiette autour de ce mille-feuilles avec des traits de crème épicée. Décorez le mille-feuilles d’un morceau de tuile aux cerises et terminez par un peu de sucre glace sur le dessus du mille-feuilles et sur l’assiette.

 

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Bon Appétit!

 

Confit épicé de poulet aux fruits secs, purée au bouquet des moines

CONFIT EPICE DE POULET AUX FRUITS SECS, PUREE AU BOUQUET DES MOINES

Il n’y a pas qu’en politique qu’existe le compromis à la Belge. celà arrive également dans ma cuisine. Et oui!

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Mon épouse avait une grande envie d’épices et d’herbes. Moi, j’avais envie, en me remémorant un poulet confit à la bière que j’avais fais il y a quelques mois, à du poulet confit. Et j’avais également une envie irrésistible de Bouquet de Moines (un fromage de la région de Liège), aidé dans celà par une recette postée cette semaine par Roland sur son blog http://lacuisineliegeoise.skynetblogs.be/: des croquettes au Bouquet des Moines.

En feuilletant dans le dernier ‘Elle à table’, j’ai trouvé la recette qu’il me fallait pour aujourd’hui. Et je l’ai servie avec une purée au Bouquet des Moines, comme celle déjà faite ICI

Le plat était terrible et s’accordait bien avec la purée. On peut également servir ce plat avec de la semoule, de la polenta ou du bon pain marocain. Je vois moins ce plat avec des pommes de terre nature où du riz. Je me suis reservi 3x, madame au moins 5x, c’est vous dire.

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Voici la recette:

INGREDIENTS (3P)

  • 3 CUISSES DE POULET (EVENTUELLEMENT COUPEES EN DEUX)
  • 1 BON MORCEAU DE GINGEMBRE FRAIS
  • 1 BELLE BOTTE DE CORIANDRE
  • 1 BOUQUET GARNI SAUGE-THYM-PERSIL (BRANCHES)
  • 1 C.A.C. RASE DE CANNELLE EN POUDRE
  • 1 C.A.C. RASE DE CURCUMA EN POUDRE
  • 1 C.A.C. RASE DE CUMIN EN POUDRE
  • 1 C.A.C. RASE DE 4 OU 5 EPICES EN POUDRE
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 250GR DE PRUNEAUX DENOYAUTES
  • 250GR D’ABRICOTS SECS
  • 100GR DE RAISINS SECS
  • HUILE D’OLIVE
  • POIVRE DU MOULIN
  • SEL MARIN (ILE DE RE POUR MOI)
  • 25CL FOND DE VEAU
  • 25CL BOUILLON OU FOND DE VOLAILLE

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PREPARATION

Allumez le four à 180°C. Dans une cocotte allant au four, faites revenir le poulet dans un peu d’huile d’olive de tous les côtés. Il faut que la peau soit bien dorée.

Ajoutez l’ail écrasé, le gingembre râpé, les épices, la moitié de la coriandre ciselée, le bouquet garni, salez, poivrez et versez le fond de veau et le fond de volaille.

Mettez au four pendant 30 minutes.

Après, ajoutez les fruits secs et poursuivez la cuisson pendant 20 minutes.

Ajoutez le reste de la coriandre juste avant de servir.

Bon Appétit!

Maquereau grillé, cornes de gatte, salade d’avocats, concombre et roquette, dressing de yaourt au basilic

MAQUEREAU GRILLE, CORNES DE GATTE, SALADE D’AVOCAT, CONCOMBRE ET ROQUETTE, DRESSING DE YAOURT AU BASILIC

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 On continue dans la légèreté aujourd’hui avec un poisson assez peu présent sur nos tables habituellement, mais qui mérite le détour: le maquereau. C’est un poisson assez gras et fort de goût. Alors pour l’accompagner, de la fraîcheur avec le concombre, la roquette et le yaourt, mais aussi du goût avec l’avocat et le basilic. Le tout mis en valeur par l’acidité de la lime et le poivre sanjo. Et puis, comme il me restait encore des bonnes cornes de gatte, je les ai mis comme accompagnement, simplement assaisoné de sel au basilic (merci Marie-France).

La recette est largement inspirée d’une recette que j’avais trouvée l’année passée dans Ambiance. J’ai modifié l’assaisonnement et j’ai remplacé la feuille de loumpia par les cornes de gatte.

Ce plat nous a vraiment bien plu et les accords sont parfaits. Le petit croquant de la peau de maquereau (dans la recette initiale on enlevait la peau) est un plus.

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INGREDIENTS (2P)

  • 2 MAQUEREAUX (4 FILETS)
  • 1 LIME
  • 1 AVOCAT
  • 1 BELLE POIGNEE DE ROQUETTE
  • 1 CONCOMBRE
  • 1 BELLE PORTION DE FEUILLES DE BASILIC
  • 250ML YAHOURT
  • 8 CL HUILE D’OLIVE EXTRA VIERGE
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • POIVRE DU MOULIN (KERALA)
  • SEL DE TABLE
  • SEL AU BASILIC
  • POIVRE SANJO
  • SEL MARIN
  • 6 CORNES DE GATTE

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PREPARATION

Levez les filets de maquereau en gardant la peau. Eliminez les arètes, éventuellement à l’aide d’une pince. Lavez les filets et sèchez-les sur du papier absorbant. Coupez chaque filet en 3 où 4 morceaux, légèrement en biais.

Pelez l’avocat et coupez sa chair en petits cubes. Lavez le concombre et enlevez la moitié de la peau, en alternance. Coupez-le en deux et enlevez les graines. Coupez le concombre en petits cubes. Mélangez l’avocat et le concombre.

Mélangez au blender, les feuilles de basilic, l’ail râpé et l’huile. Assaisonnez légèrement en poivre du moulin et sel de table.

Rajoutez le jus de lime au mélange de concombre et avocat et rajoutez-y 2 à 3 c.à.s. de mélange de basilic. Rectifiez l’assaisonement en sel (avec du sel marin) et en poivre. Enfin, rajoutez-y la roquette (en éliminant les tiges).

Faites cuire les cornes de gatte dans de l’eau bouillante, légèrement salée. Une fois cuites, gardez les au chaud dans un four à 60°.

Battez légèrement le yahourt, puis rajoutez-y une petite rasade d’huile d’olive. Assaisonez en sel marin et poivre du moulin (Kerala).

Faites griller les morceaux de maquereau, côté peau, dans un poêle grill bien chaude avec un filet d’huile d’olive. Il faut que la chair du dessus soit encore légèrement rose et que la peau soit croquante.

Mélangez le yahourt avec le reste d’huile au basilic, mais délicatement, afin de garder un effet marbré.

Dressez sur l’assiette: salade, surmonté de quelques morceaux de maquereau, en alternant côté peau et côté chair. Parsemez d’un peu de poivre sanjo. Puis, au milieu, placez les pommes de terre, coupés en rondelles et assaisonnées de sel au basilic. Puis, finalement, terminez l’assiette d’un beau trait de yahourt au basilic.

Bon Appétit!

Wontons de poulet dans leur consommé

WONTONS DE POULET DANS LEUR CONSOMME

Beaucoup de légèreté pour le repas de ce soir, un bon petit bouillon pour donner un petit peu de repos à mon estomac, mis à rude épreuve depuis ce dimanche. Une petite gastro est passée par chez moi et je m’en remets doucement. Mais je dois vous avouer que je n’ai pas trop envie de manger ni de cuisiner pour le moment. Donc, restons simples.

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Nous avons bien appréciés ce petit bouillon plein de saveurs subtiles.

INGREDIENTS (4 A 6P)

  • 1 BLANC DE POIREAU
  • 1 CAROTTE
  • 10 GR GINGEMBRE FRAIS
  • 8 DL FOND DE VOLAILLE (MAISON OU DE QUALITE, P.E. LAMBERT)
  • 1/2 L D’EAU
  • POIVRE, SEL
  • 240 GR HACHE DE POULET
  • 1 C.A.C. HUILE DE SESAME
  • 1 C.A.C. SAKE (A DEFAUT DU SHERRY BIEN SEC)
  • 16 FEUILLES WONTON (FEUILLES A RAVIOLES CHINOISES)

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PREPARATION

Préparer les wonton:

Mélangez le haché, du sel, du poivre, l’huile de sésame et le saké.

Remplissez-en les feuilles wonton: mettre +- 15gr de farce au centre et plier en triangle. Puis bien tasser en pressant bien dans sa main et en éliminant l’air entre les deux parties de la feuille.

Préparer la julienne:

Lavez le poireau et la carotte et couper en tronçons de 5cm, puis en fine jullienne.

Préparer la suite:

Râper le gingembre à la râpe microplane (à défaut, couper en rondelles et passer dans un presse-ail).

Porter le fond de volaille et l’eau à ébullition. Y blanchir la fine julienne de carottes pendant 2 minutes. Puis, rajouter la julienne de poireaux et faire cuire à feu doux 2 minutes de plus.

Y rajouter le gingembre, du sel et du poivre.

Y faire cuire pendant 3 minutes les wontons.

Servir le consommé au wontons bien bouillant.

Bon Appétit!

La galette des rois

LA GALETTE DES ROIS version traditionelle

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Depuis le temps que je voulais réaliser cette galette des rois, je m’y suis enfin décidé. Je voulais au moins une fois dans ma vie, l’avoir faite, pâte feuilletée maison y comprise.

Je ne suis pas parti de rien. J’ai compulsé quelques 15aine de recettes afin de trouver le bon dosage au niveau des ingrédients, de la pâte feuilletée et des temps de cuissons + les petits trucs pris à gauche et à droite. J’ai donc fais mon petit mélange maison des 15 recettes que j’avais gardé au fil des années dans mes classeurs. La base de la farce (crème d’amandes + crème patissière), je l’ai très très largement reprise de Mr. Pierre Hermé, dont le Larousse des Dessert m’a fait de l’oeil chez Carrefour cette semaine.

Il y a biensûr beaucoup de variantes. En Belgique et dans le Nord de la France on fait la galette des rois avec de la pâte feuilletée nature ou garnie de crème d’amande, de frangipane. Dans le Loiret on appelle une tarte similaire, un Pithivier et dans le sud de la France on réalise les tartes avec des pâtes à pain ou à brioche enrichies de fruits confits, parfumées de fleur d’oranger er cuites en couronne. Mais, la fève, on la retrouve partout.

Voici quelques recettes récentes des copains et copines:

* Doria et une galette amandes-pommes : http://lacuisinededoria.over-blog.com/article-26419048.html

* Apolina et une galette à la pistache :

http://bombay-bruxelles.blogspot.com/2009/01/ma-galette-des-rois-la-pistache.html

* Micky et une belle galette traditionelle :

http://mickymath.over-blog.com/article-26343824.html

* Tiuscha et une galette à l’italienne avec du citron et de praliné:

http://saveurpassion.over-blog.com/article-26409826.html

VERDICT : Je suis satisfait à 90% de ma recette. Il y a quelques points à améliorer encore:

1. Trop peu de sel dans la pâte feuilletée. J’ai donc augmenté de 5gr à 8gr pour la prochaine fois.

2. Sucre de glaçage trop épais, donc traces blanches sur le dessus de la galette, ce que je ne trouve pas rès joli.

3. La cuisson: belle crôute, farce d’amandes très très bonne, mais entre la croûte et la farce, la pâte n’avait pas assez monté et donc le feuilleté n’y était pas à 100%. J’avais mis 25 minutes à 220°, puis avec feuille d’allu sur le dessus, 10 minutes à 180°. Je vais la prochaine fois, mettre la galette pendant 40 minutes à 175°, en augmentant vers la fin si celà est nécessaire. Il faut vous dire que mon four, qui n’a plus de chaleur tournante, n’est vraiment pas un cadeau pour ce type de recettes. Donc soit, je fais comme ci-dessus, soit j’attends le nouveau four.

4. Ne pas hésiter à faire le décor sur le dessus de la pâte avec la pointe du couteau au lieu de le faire avec le dos du couteau (on ne voit rien).

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INGREDIENTS (Pour 1 galette de la taille d’une assiette)

Pour le feuilletage:

  • 275GR DE FARINE TYPE 55 OU PLUS CAR ELLE EST FAIBLE EN GLUTEN ET DONNERA AINSI UNE DETREMPE MOINS ELASTIQUE
  • 185GR DE BEURRE DOUX DE GRANDE QUALITE
  • 17 CL D’EAU
  • 1 PINCEE DE SEL FIN (+- 8GR)
  • 1/2 C.A.S. VINAIGRE BLANC

Pour la farce:

  • 2 OEUFS
  • 70GR DE BEURRE
  • 85GR DE SUCRE SEMOULE FIN 
  • 80GR DE POUDRE D’AMANDE
  • 1 PINCEE DE SEL
  • 12,5GR MELANGE 50/50 FARINE/MAIZENA
  • 1/2 C.A.S. RHUM BRUN
  • 1 GOUTTE D’AMANDE AMERE

Pour la crème pâtissière:

  • 10 CL DE LAIT ENTIER
  • 20 GR DE SUCRE SEMOULE
  • 1/4 GOUSSE DE VANILLE (OUVERTE AU MILIEU)
  • 1 JAUNE D’OEUF
  • 5 GR MAIZENA
  • 6 GR BEURRE

Pour la dorure:

  • 1 OEUF
  • 1 PINCEE DE SEL
  • 1 PINCEE DE SUCRE

Pour le sirop:

  • 5 CL D’EAU
  • 50 GR DE SUCRE
  • QUELQUES GOUTTES DE FLEUR D’ORANGER

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PREPARATION

Faire la farce de crème d’amande ou de frangipane:

Fouetter vigoureusement le sucre et le beurre ramolli. Quand le mélange blanchit, incorporer la poudre d’amande et la pincée de sel.

Travailler le mélange afin qu’il devienne le plus homogène possible.

Travailler la préparation à l’aide d’une cuillère en bois en ajoutant l’oeuf.

Incorporer la farine, l’amande amère et le rhum.

Couvrir et réserver au réfrigérateur.

Faire la crème pâtissière:

Faire bouillir le lait avec le quart de gousse de vanille fendue en deux. A la fin, vous récuperez les grains de vanille dans les gousses et vous les mélangez au lait. Fouetter le jaune d’oeuf et les sucres jusqu’à blanchissement.

Ajouter la maïzena, puis le lait.

Reverser dans la casserole et faire épaissir 1 minute en fouettant, puis laisser refroidir. Quand c’est tiède, rajouter le beurre. Réserver.

Mélanger cette préparation à la crème d’amandes. Réserver une heure au frigo, ce qui la rendra plus ferme et plus facile à travailler lors du montage de la tarte.

Avant d’utiliser cette farce, il faudra la sortir du frigo. Elle doit être à température ambiante afin de ne pas déchirer la pâte lorsqu’on l’étale.

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Faire la pâte feuilletée:

1. Préparer la détrempe:

Passez la farine au tamis.

Mettez 275gr de farine dans un grand saladier. Faites un puits (fontaine) au milieu, versez-y l’eau, ajoutez une pincée de sel et le vinaigre et mélangez du bout des doigts sans insister pour ne pas donner de l’élasticité à la pâte. Ramasser la pâte en boule, la couvrir et la laisser reposer 1 heure au frais.

2. Incorporation du beurre:

Travailler le beurre assez mou dans un papier film et lui donner la forme d’un carré de 10 à 14 cm de côté et 1 à 2 cm d’épaisseur. Réservez au réfrigérateur.

Inciser la boule de pâte en croix en formant quatre oreilles.

Etaler les oreilles de la pâte en formant un grand rectangle et enfermer le beurre dans la pâte et rabattre les oreilles de pâte comme une enveloppe.

Mettre 15 minutes au froid.

3. 1er tour:

Farinez le plan de travail.

Sortez la pâte du réfrigérateur et étalez-la avec un rouleau à pâtisserie jusqu’à ce qu’elle ait la taille d’un cahier ouvert (à peu près 30 cm).

Otez l’excédent de farine avec une brosse.

Pliez-la pâte en trois comme un livre fermé avec la reliure sur la gauche, faites-la pivoter d’un quart de tour, étalez-la à nouveau, repliez-la en trois, farinez-la légèrement et mettez-la (emballé) au réfrigérateur pour 2 heures.

4. Le 2e tour:

Reprendre la pâte, la disposer sur le plan de travail, ouverture en bas, étaler de nouveau sur 30 cm et suivez la même procédure que lors du 1e tour. Mettez à nouveau au frais pour 1 heure.

5. Le 3e et 4e tour:

Recommencer l’opération 2 fois en réservant à chaque fois 40 minutes  au frigo après le 2e tour (ici donc après le 4e tour).

6. Le 5e et 6e tour:

Même opération que lors du 3e et 4e.

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Faire le sirop:

Faire bouillir l’eau et le sucre (en gardant assez liquide), puis laisser refroidir. Rajouter quelques gouttes de fleur d’oranger.

Finition de la pâte:

Sortez la pâte du réfrigérateur (on peut la garder dans du papier allu au frigo pendant une semaine et beaucoup plus longtemps encore au surgélateur).

Etalez la pâte jusqu’à ce qu’elle ait la taille de deux assiettes posées l’une à côté de l’autre et l’épaisseur d’à peu près 3mm.

Posez une assiette retournée sur la pâte, découpez tout autour avec un couteau, recommencez une deuxième fois. Vous obtenez 2 ronds parfaits de pâte. Essayez de former un rond un petit peu plus grand que l’autre.

Finition de la galette:

Sortez la crème d’amande du réfrigérateur et étalez en une fine couche sur l’abaisse de pâte la plus petite et, ceci, jusqu’à 2 cm du bord.

Avec la quantitée faites selon les recettes ci-dessus, vous en avez un peu de trop. Vous pourez utiliser les restes pour une autre utilisation.

Vous pouvez, si vous le désirez, y incérer une fève.

Cassez 1 oeuf dans un bol et, avec une fourchette, battez-le en omelette.

Trempez un pinceau dans l’oeuf battu et peignez le bord de la pâte qui n’est pas recouvert de crème d’amandes. Evitez en faisant celà, les coulées d’oeufs car elles empêcheront la pâte de gonfler harmonieusement pendant la cuisson. Posez la deuxième abaisse de pâte dessus et, avec les doigts, soudez bien les deux bords l’un à l’autre (l’oeuf battu servant de ciment).

Mettez la galette ainsi pour 30 minutes au frigo.

Retourner la galette sur une tôle à patisserie mouillée. Chiquetter (entailler) le pourtour à intervalles de 1cm avec la pointe d’un couteau.

Battre le restant de l’oeuf avec 1/2 c.à.s. d’eau, sel et sucre.

Faites un petit trou au milieu de la galette (pour éviter qu’elle ne gonfle), enduisez d’oeuf battu et, avec la pointe du couteau, faites une décoration en étoile, en rosace ou en quadrillage régulier. Placez au frais pour 15 minutes.

Avant de mettre au four, dorer une deuxième fois avec le mélange d’oeuf.

Mettre  la galette à four préchauffé à 175°, pour 40 minutes, en augmentant à 200°C, voir 220°C si nécessaire. Si le dessus devient trop doré, couvrez le dessus avec un papier d’alu pour l’empêcher de dorer trop vite (celà depend un peu du four).

Badigeonnez la galette de sirop, repasser un instant très court au four pour fixer le brillant. Sortir du four et laisser refroidir sur une grille.

P.S. : Le feuilletage peut être réalisé la veille, et les galettes congelées non cuites et non dorées, tout simplement protégées par un film.

P.S. : Idéalement, il faudrait travailler le feuilletage sur un marbre. A défaut, une table en bois farinée peut faire l’affaire. Dans tous les cas, la température de la pièce doit être fraîche. Eviter d’allumer le four ou de faire d’autres cuissons, et en saison chaude, travailler de préférence le matin.

P.S. : Pour renforcer le goût on peut
parfumer la crème d’amande avec 1 à 2 gouttes d’extrait d’amandes amères ou encore 1 c.à.c. d’eau de fleur d’oranger.

P.S. : Si vous utilisez de la pâte feuilletée surgelée, pensez à la faire dégeler à température ambiante et à la partager en 2 morceaux de 250gr.

P.S. : La crème d’amandes peut être préparée 3 à 4 jours à l’avance et conservée au frais dans un récipient hermétique.

P.S. : Pour un dessert plus complèt, vous pouvez l’accompagner d’un peu de crème anglaise.

VERSION BIS : REMPLACER LA POUDRE D’AMANDES PAR DES NOISETTES EN POUDRE

VERSION TER : REMPLACER LA POUDRE D’AMANDES PAR DE LA PISTACHE EN POUDRE

Bon Appétit!

ACCORD VIN :

Un champagne serait parfait avec de préférence un assemblage à base de chardonnay, ce qui va très bien avec les notes beurrées et les amandes.

Autres suggestions: un barsac blanc moelleux, un crémant d’Alsace, un Muscat de Rivesaltes.

Pâte feuilletée

PATE FEUILLETEE

J’ai réalisé hier ma première pâte feuilletée maison. Celà en vue de réaliser ce matin une Galette des Rois. Je sais, c’était la semaine passée, mais je n’étais pas prêt. Et puis, je m’en fous un peu de la date, tant que c’est bon.

Mais je ne saurais que tout à l’heure si ma pâte feuilletée est réussie et si la galette est bonne.

Voici la recette et le mode d’emploi de ma pâte feuilletée, pour laquelle je me suis basé sur un nombre considérable de recettes différentes.

INGREDIENTS

  • 275GR DE FARINE TYPE 55 OU PLUS CAR ELLE EST FAIBLE EN GLUTEN ET DONNERA AINSI UNE DETREMPE MOINS ELASTIQUE
  • 185GR DE BEURRE DOUX DE GRANDE QUALITE
  • 17 CL D’EAU
  • 1 PINCEE DE SEL FIN (+- 8GR)
  • 1/2 C.A.S. VINAIGRE BLANC

PREPARATION

Préparer la détrempe:

Passez la farine au tamis.

Mettez 275gr de farine dans un grand saladier. Faites un puits (fontaine) au milieu, versez-y l’eau, ajoutez une pincée de sel et le vinaigre et mélangez du bout des doigts sans insister pour ne pas donner de l’élasticité à la pâte. Ramasser la pâte en boule, la couvrir et la laisser reposer 1 heure au frais.

Incorporation du beurre:

Travailler le beurre assez mou dans un papier film et lui donner la forme d’un carré de 10 à 14 cm de côté et 1 à 2 cm d’épaisseur. Réservez au réfrigérateur.

Inciser la boule de pâte en croix en formant quatre oreilles.

Etaler les oreilles de la pâte en formant un grand rectangle et enfermer le beurre dans la pâte et rabattre les oreilles de pâte comme une enveloppe.

Mettre 15 minutes au froid.

1er tour:

Farinez le plan de travail.

Sortez la pâte du réfrigérateur et étalez-la avec un rouleau à pâtisserie jusqu’à ce qu’elle ait la taille d’un cahier ouvert (à peu près 30 cm).

Otez l’excédent de farine avec une brosse.

Pliez-la pâte en trois comme un livre fermé avec la reliure sur la gauche, faites-la pivoter d’un quart de tour, étalez-la à nouveau, repliez-la en trois, farinez-la légèrement et mettez-la (emballé) au réfrigérateur pour 2 heures.

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Le 2e tour:

Reprendre la pâte, la disposer sur le plan de travail, ouverture en bas, étaler de nouveau sur 30 cm et suivez la même procédure que lors du 1e tour. Mettez à nouveau au frais pour 1 heure.

Le 3e et 4e tour:

Recommencer l’opération 2 fois en réservant à chaque fois 40 minutes au frigo après le 2e tour (ici donc après le 4e tour).

Le 5e et 6e tour:

Même opération que lors du 3e et 4e.

Finition de la pâte:

Sortez la pâte du réfrigérateur (on peut la garder dans du papier allu au frigo pendant une semaine et beaucoup plus longtemps encore au surgélateur), étalez-là au rouleau, pliez-la en trois.

Etalez la pâte à nouveau et façonner les éléments dont vous avez besoin.

P.S. : Idéalement, il faudrait travailler le feuilletage sur un marbre. A défaut, une table en bois farinée peut faire l’affaire. Dans tous les cas, la température de la pièce doit être fraîche. Eviter d’allumer le four ou de faire d’autres cuissons, et en saison chaude, travailler de préférence le matin.

P.S. : Si vous utilisez de la pâte feuilletée surgelée, pensez à la faire dégeler à température ambiante et à la partager en 2 morceaux de 250gr.

Bon Appétit!

Poulet Sauté ‘Bonne Maman’

POULET SAUTE ‘BONNE MAMAN’

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Cette semaine je continue sur ma lancée des plats dits ‘terroir’. Aujourd’hui il ne s’agit pas de mon bon terroir Bruxellois, ni Belge tout court, mais d’une recette typiquement Française.

Je ne sais plus d’ou je la tiens, car elle est depuis des années et des années dans ma farde de recettes approuvées (entretemps se sont plusieures fardes). Nous avons toujours bien aimé cette recette toute simple. Un de mes jambons favoris (bayonne) et une de mes herbes favorites (estragon) y jouent un beau rôle.

Ne me demandez pas d’ou vient le nom ‘Bonne Maman’, je n’en ai aucune idée.

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INGREDIENTS (4P)

  • 1KG200 POULET EN MORCEAUX (CUISSES, BLANCS) (LABEL ROUGE OU DIRECTEMENT DU PETIT FERMIER DU COIN)
  • 100GR BEURRE (60GR + 40GR)
  • 150GR JAMBON DE BAYONNE EN 2 TRANCHES
  • 6 OIGNONS
  • 1 CITRON
  • 1 C.A.DESSERT CERFEUIL HACHE
  • 1 C.A.DESSERT ESTRAGON HACHE (PAS TROP)
  • 1 VERRE DE VIN BLANC SEC
  • 500GR CHAMPIGNONS PARIS
  • SEL, POIVRE
  • UN PEU DE CREME LIQUIDE (FACULTATIF)

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PREPARATION

Prélevez le gras du jambon et hachez-le. Coupez le maigre en dés.

Faites chauffer 60gr de beurre dans une grande sauteuse avec le gras du jambon. Faites-y revenir à feu vif les morceaux de poulet.

Ajoutez les dés de jambon et les oignons hachés. Salez et poivrez. Puis, remuez vivement le tout. Laissez prendre pendant une dizaine de minutes.

Mouillez avec le vin blanc. Couvrez et laissez cuire à feu doux pendant 1h20min.

Nettoyez les champignons et faites-les sauter à la poêle dans le restant du beurre, une 20 aine de minutes à feu moyen. Salez et poivrez.

Ajoutez à la sauce de cuisson les herbes hachées et le jus du citron. Faites bouillir 2 minutes. Ajoutez les champignons chauds dans le plat.

Rajoutez éventuellement un peu de crème liquide et faites bouillir quelques minutes. Rectifiez l’assaisonnement.

Mélangez bien et servez soit avec du pain, du riz, des pâtes ou des pommes de terre.

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Bon Appétit!

 

Stoemp ‘à la Bruxelloise’

STOEMP ‘A LA BRUXELLOISE’

J’ai déjà publié à plusieures reprises des recettes de stoemps (potées): épinards, carottes, choux-rouges… mais jusqu’à présent, j’avais omis de vous mettre la recette du Roi de tous les stoemps: le stoemp à la Bruxelloise, qui se réalise avec 6 légumes différents. C’est un délice et vous pouvez, si vous êtes de passage sur Bruxelles, le trouver dans certains établissements. Mais ce n’est certainement pas un piège à touristes et tellement plus Bruxellois que le moules frites.

Voici la recette (qui est aussi intéressante à garder sous la main quand vous avez des restes):

INGREDIENTS

  • 200GR D’OIGNONS
  • 250GR DE CHOUX VERT
  • 150GR CAROTTES
  • 50GR CELERI BLANC
  • 150GR POIREAUX
  • 250GR CHOUX DE BRUXELLES

Les poids sont les poids des légumes une fois lavés, pelés, néttoyés.

  • 50GR BEURRE
  • 1L FOND DE POULET MAISON
  • BOUQUET GARNI
  • 500GR POMMES DE TERRE
  • SEL, POIVRE

Au choix

  • LARD
  • SAUCISSE DE PORC
  • BOUDIN BLANC ET/OU NOIR

PREPARATION

Coupés tous les légumes en morceaux (pas trop gros, pas trop petits). Coupez les choux de Bruxelles en deux.

Laissez fondre le beurre dans un poêlon. Faites suer les légumes pendant environ 10 minutes sur feu doux en mélangeant régulièrement à la spatule.

Rajoutez le fond de poulet et le bouquet garni, salez et poivrez. Portez à ébulliton sur feu fort, couvrez avec le couvercle, diminuez la puissance du feu et laissez cuire 30 minutes.

Couper les pommes de terre et les cuire pendant 20 minutes à couvert dans de l’eau salée.

Quand tout est cuit, égoutter les légumes et les pommes de terre et mélanger en écrasant légèrement. Il faut un beau mélange, mais essayez de garder un peu de texture et donc de morceaux. Rajoutez un peu du jus de cuisson des légumes si le stoemp est trop épais.

Si vous le mangez avec du lard: faire cuire le lard (coupé en morceaux) sans matière grasse à la poêle, puis le mélanger avec sa graisse de cuisson au stoemp. Un délice. C’est ainsi que je le préfère.

Rectifiez l’assaisonnement juste avant de servir.

Bon Appétit!

Melanzane e zucchine alla parmigiana (d’hiver)

MELANZANE E ZUCCHINE ALLA PARMIGIANA (D’HIVER) (AUBERGINES ET COURGETTES A LA PARMIGIANA)

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Après les excès de truffes, de coquilles, de gibier, de bar, de petit-gris, de foie gras….. nous aussi, nous avons envie de choses plus simples et surtout de légumes.

Alors, ce soir, un antipasti classique Italien du sud de l’Italie (Mezzogiorno) que nous avons dégusté en plat, sans autre accompagnement, ni de viande, ni de poisson, ni de féculents.

Je me suis basé sur différentes recettes du même type trouvé dans mes livres de recettes, magazines divers et sur le net. Entre-autre la recette d’aubergines à la parmegiana d’Epicurien et celle de Lorena D’annunzio (In Bocca Al Logo), qui donne quelques bons trucs et astuces pour réaliser ce plat.

La recette au final n’est pas la véritable, car normalement on alterne également les couches avec des couches de tomates fraîches ou de coulis. Ici, le coulis est présenté à part, car ce n’est pas vraiment la saison des tomates fraîches.

Puis, je ne sais pas si c’est le fait d’avoir recommencé à travailler, l’énervement face à dame Rove d’Amplago et ses actions peu louables ou bien, plus probablement le fait d’avoir une bouteille de vin rouge de 75cl, alors qu’il n’en fallait que 25ml dans le plat (et donc, on se sert, on se sert), soit je n’en sais rien, mais c’est abominable, mais j’ai complètement oublié de mettre la mozzarella. C’est fou, non? C’était pourtant bien bon ainsi, alors je ne vous dis pas avec la mozzarella. Donc, les photos, c’est sans mozza. La prochaine fois j’en refais avec mozza et je republie des photos.

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INGREDIENTS (3 P)

  • 300GR D’AUBERGINES
  • 300GR DE COURGETTES
  • 3 TOMATES OU EQUIVALENT DE 3 TOMATES PELEES EN BOITE D’UNE BONNE MARQUE
  • 10CL DE LAIT
  • 1 A 2 BOULES DE MOZZARELLA DE BUFFLONE
  • 4 OEUFS
  • 100GR PARMESAN
  • 1/2 OIGNON
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • FARINE
  • 1 C.A.C. ORIGAN SEC
  • 2 A 3 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 25ML DE VIN ROUGE LEGER
  • 1/2 C.A.S. CONCENTRE DE TOMATES
  • SEL, POIVRE DU MOULIN
  • GROS SEL
  • 6 C.A.S. PERSIL PLAT
  • 1 C.A.C. SUCRE BRUN
  • QUELQUES FEUILLES DE BASILIC

PREPARATION

Préparez les légumes:

Eliminez les extrémités des aubergines et des courgettes.

Taillez-les en lamelles de 2 mm avec la mandoline, ceci dans le sens de la longueur.

Placez les tranches d’aubergines et de courgettes en alternance dans une grande passoire et ajoutez entre chaque couche un tout petit peu de sel marin. Couvrez la passoire d’une assiette, qui touche la dernière couche de légumes. Puis déposez dessus un poids. Celà réduit le temps de dégorgage des légumes. Laissez dégorger pendant 1 heure afin qu’un maximum d’eau s’échappe des légumes.

Essorez chaque tranche à la main, puis essuyez-les sur du papier absorbant.

Farinez les tranches de chaque côté, mais en enlevant l’excédent (ceci permet lors de la cuisson que les tranches ne se gorgent pas d’huile et facilite la cuisson). Faites celà juste avant de les cuire, pas trop à l’avance, car la farine aura tendance à coller.

Faites chauffer un grill en fonte, huilez-le légèrement et faites-y cuire pendant 5 minutes les aubergines et les courgettes en les retournant à mi-cuisson. Rajoutez un peu d’huile sur le gril lorsque celà s’avère nécessaire. Entre chaque fournée, disposez les tranches de légumes dans un plat sur du papier absorbant et en intercalant chaque fois une feuille de papier absorbant entre les couches d’aubergines. Si vous voulez gagner du temps, utilisez comme moi, simultanéement 3 poêles, idéalement des poêles grill.

Préparez le coulis:

Pelez, épépinez et concassez les tomates (hors saison comme maintenant, prenez des tomates pelées en boîte que vous concassez).

Emincez le persil.

Dans une casserole, faites dorer l’oignon, le persil et l’ail hachés avec une c.à.s. d’huile d’olive. Ajoutez-y les tomates, le concentré de tomates, le vin, le sucre, du sel et du poivre, ainsi que l’origan.

Laissez mijoter la préparation de tomates à découvert pendant 1 petite heure sur feu doux. Il faut que la sauce soit bien épaisse. Si elle l’est trop, rajoutez un peu de vin ou de bouillon de poulet.

Avant de servir, rajoutez le basilic émincé.

Préparez les autres ingrédients:

Débitez au couteau, la mozzarella en fines rondelles.

Battez les oeufs avec le lait, du sel, du poivre et 50gr de parmesan.

Allumez le four sur 210°C (th 7).

Finalisation:

Remplissez un petit plat huilé, de couches de légumes et de mozzarella. Salez (très très légèrement) et poivrez au fur et à mesure les différentes couches. Après chaque couche d’aubergines et de courgettes, versez un peu de crème aux oeufs, puis placez de la mozzarela.

Couvrez à la fin de crème aux oeufs et parsemez du reste de parmesan.

Enfournez la préparation pendant 30 minutes.

Démoulez le parmigiana sur un plat nappé de sauce tomate.

ACCORD VIN:

Un rosé D.O.C. Salice Salentino à base de raisins Negroamaro et Malvasie

Un blanc D.O.C. Colli Bolognesi (Emilia-Romagna) à base de raisins Pignoletto

Un rouge Paliaretto (Umbria)

Bon Appétit!

Je teste vos recettes: Les petits biscuits de Paprikas

BISCUITS SABLES FESTIFS (PAPRIKAS)

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Madame passion-cuisine, j’ai nomé Sabine, est vraiment décidée à prendre la partie sucrée en main dans notre cuisine. C’est vrai que je suis un peu plus porté sur le salé. On se complète donc bien.

Juste après Soissons (salon du blog culinaire 2008) et grace à Soissons, j’ai fait connaissance avec un beau blog de cuisine, celui de Paprikas. Si vous ne connaissez pas, allez-y, il y a des belles choses là-bas: http://www.paprikas.fr/ Peu de temps après moi, mon épouse est allé y jetter un coup d’oeil, un peu à l’affut de la moindre patissserie. Et elle a été gâtée. Une recette a immédiatemment fait l’unanimité chez nous: les biscuits festifs, des petits bisuits cannelés, décorés au chocolat, au coco, …. Fallait qu’on (je rectfie: qu’elle) essaye.

Ceci est naturellement un copier-coller mes chèrs écaviens pieds nickelés, mais je le clâme haut et fort: LA RECETTE EST CELLE DE PAPRIKAS. Loin de moi, l’idée de dire que c’est la nôtre, comme le font malheureusement certains et certaines, n’est-ce-pas dame Rove, n’est-ce-pas Koukiri? Je n’ai pas besoin de faire semblant que toutes les recettes publiées ici sortent à 100% de mon imagination débridée. Honneur donc à l’auteur et j’espère que dorenavent, tout le monde en fera de même. Et encore plus qu’avant!!!

Voici la recette:

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INGREDIENTS

  • 300GR DE FARINE
  • 1 SACHET DE LEVURE CHIMIQUE
  • 125GR DE BEURRE
  • 65GR DE SUCRE
  • 6CL DE JUS D’ORANGE FRAIS
  • 7CL D’HUILE DE TOURNESOL
  • 1 C.A.S. NOIX DE COCO RAPEE

Pour la décoration:

  • CHOCOLAT NOIR
  • NOIX DE COCO
  • PRALINE (PRALIN)
  • ……

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PREPARATION

Préchauffez le four à 180°C.

Dans un grand saladier, travaillez le beurre et le sucre à la main. Puis, ajoutez la noix de coco, le jus d’orange, l’huile de tournesol et la levure chimique.

Bien mélangez le tout, puis ajouter petit à petit la farine, jusqu’à formation d’un beau pâton.

Après, il faut travailler la pâte doucement et tendrement, juste le temps de la ramasser, mais sans la pétrir ou la malaxer trop fortement.

Prendre une poche à douille cannelée et mettre une partie de la pâte dans la poche. Façonner des petits bâtonnets sur une plaque de cuisson recouvert de papier sulfurisé.

Mettez au four et laissez cuire pendant 20 minutes ou jusqu’à obtention d’une couleur dorée, pas brûlée.

Laissez refroidir, puis passez à la décoration:

Faites fondre du chocolat noir au bain marie, puis plongez la tête des biscuits dans le chocolat et déposez-les sur une surface recouverte de papier sulfurisé le temps que le chocolat durcisse. Une partie des biscuits trempés dans le chocolat, vous les trempez immédiatemment dans soit du coco râpé, soit du pralin bien concassé, à voir dans de la pistache, des zestes d’orange, ….. Il y a des possibilitées illimitées. Déposez-les ensuite également sur du papier sulfurisé.

Les biscuits devraient se conserver deux semaines dans une boîte hermétique, mais à mon avis celà ne durera pas si longtemps.

J’en ai déjà mangé 4-5 et c’est délicieux. Une pâte vraiment très légère et gouteuse. Belle recette miss Paprikas.

Bon Appétit!

Les petits ramequins au fromage de ma maman

RAMEQUINS AU FROMAGE DE ‘MAMAN’

Depuis que j’ai 6 ans, j’ai toujours vu ma maman réalisé des petits ramequins au fromage maison. Ils sont d’une simplicité déconcertante, mais vraiment très très bons.

Je vous mets la recette aujourd’hui, car nous avons mangé des restes du repas de fin d’année, des restes de surgélateur et un bon gigot d’agneau à l’ail ce midi chez mami. Je n’ai donc rien de neuf à poster. Et alors, direction placard et fardes à recettes (recettes que je note depuis des années et qui attendent patièmment à être publiées, comme chez mon ami Philou). Et donc, pas de photo cette fois. Dès que j’en fais, je rajouterai la photo, c’est promis.

INGREDIENTS

  • 100GR FARINE
  • 100GR BEURRE (MOU)
  • 100GR GRUYERE DE BONNE QUALITE
  • 1/2 L LAIT ENTIER
  • 3 JAUNES D’OEUFS
  • POIVRE, SEL, BLANC D’OEUF
  • PAIN
  • PERSIL PLAT

PREPARATION

Ecrasez les 3 jaunes d’oeufs, le beurre et la farine à la fourchette.

Mettez le mélange sur le feu avec le lait, du sel et du poivre et tournez jusqu’à ce que ce soit bien épaissit.

Enlevez du feu et ajoutez le gruyère. Mélangez bien et laissez refroidir ensuite.

Pendant ce temps, découpez à l’aide d’un verre de bière, des formes rondes dans des tartines de pain blanc.

Mettez une bonne boule de mélange sur les ronds de pain.

Badigeonnez les ramequins (le pain avec le mélange de fromage dessus) de blanc d’oeuf et mettez à la friteuse à 190°C.

Avant de servir, faites frire un peu de persil et rajoutez le persil sur le dessus du ramequin.

Bon Appétit!

Nouvel An 2008 Plat 9 : Pastilla au chocolat des mille et une nuits

NOUVEL AN 2008 PLAT 9 : PASTILLA AU CHOCOLAT DES MILLE ET UNE NUITS

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Nous avons terminé ce repas du réveillon du Nouvel An avec un dessert au chocolat, mais qui reste sur les mêmes notes que le reste du repas avec beaucoup de fruits et d’épices.

Le repas c’est très très bien déroulé, tout le monde à apprécié en général ce que j’ai cuisiné. Pas trop de stress en cuisine, pas de rattages. Des assiettes généralement bien vides qui revenaient en cuisine. Et heureusement, une équipe de choc pour la mise en place et la vaiselle.

Je suis donc satisfait de ma soirée, content que celà se termine, mais également d’attaque pour recommencer le plus vite posssible. C’est vrai que j’ai passé une bonne partie de la soirée en cuisine, mais comme c’était une cuisine ouverte sur la salle à manger et que les convives se baladaient souvent dans la cuisine, je n’ai vraiment pas de problème avec celà. Je préfère nettement cuisiner que de rester assis toute la soirée à table.

La recette du dessert vient du magazine ‘Cuisine Gourmande Décembre 2008/Janvier 2009’ et la recette de coulis d’abricots maison, je l’ai trouvée sur le blog www.gustave.tv (gustave du gout et des couleurs).

Ce dessert clôture merveilleusement ma première année de blog de cuisine (j’avais débuté pendant les fêtes 2007) et j’espère encore vous mettre l’eau à la bouche en 2009. Merci pour votre fidélité à mes bulletins.

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INGREDIENTS (6P)

Pour le coulis d’abricot

  • 500GR D’ABRICOTS
  • 75 GR SUCRE CRISTALLISE
  • 1/2 CITRON

Pour la pastilla au chocolat

  • 120GR DE CHOCOLAT NOIR VALRHONA 61%
  • 6 FEUILLES DE BRIK
  • 125GR DE BEURRE MOU
  • 1 PETIT OEUF + 1 JAUNE
  • 20GR DE SUCRE
  • 50GR DE FIGUES SECHES MOELLEUSES
  • 50GR DE RAISINS SECS
  • 50GR D’ABRICOTS SECS MOELLEUX
  • 50GR DE DATTES DENOYAUTEES
  • 25GR DE PISTACHES D’IRAN+ 10GR POUR LE DECOR
  • 1/4 DE C.A.C. DE RAS-EL-HANOUT
  • 1 PINCEE DE SEL

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PREPARATION

Faire le coulis d’abricots:

Préchauffez le four à 180°C pendant 10 minutes.

Lavez les abricots sous le robinet d’eau fraîche, séchez-les, coupez-les en deux et dénoyautéz-les.

Pressez le citron et gardez le jus.

Disposez les abricots dans un plat à gratin, arrosez-les de jus de citron. Saupoudrez le sucre dessus. Enfournez pour 20 minutes.

Au bout de ce temps retirez le plat du four et laissez refroidir.

Quand les abricots sont tièdes ou froids, prélevez la pulpe de chaque fruit à l’aide d’une petite cuillère et versez-la dans une jatte (jetez la peau). Ajoutez-le jus de cuisson et mixez à l’aide d’un mixeur plongeant.

Gardez le coulis au frais au frigo.

!!!! Consommez ce coulis d’abricot rapidement (dans la journée ou le lendemain) sinon au contact de l’air (même dans une boîte hermétique) il s’oxydera et brunira légèrement.

!!!! Pour contrer ce phénomène d’oxydation, protégez le coulis d’abricot de film alimentaire en filmant ‘au contact’.

Faites la pastilla:

Faire fondre le chocolat au bain-marie. Hors du feu, ajouter 75gr de beurre en dés et le ras-el-hanout. Mélanger pour lisser.

Dans un bol, battre l’oeuf avec le jaune et le sucre. Incorporer le chocolat fondu. Verser dans 6 formes carés ou rectangulaires en silicone. Congeler minimum 1 heure.

Entre-temps, poêler les fruits secs, taillés en dés et assaisonnés de sel, et les pistaches dans 20gr de beurre. Laisser tièdir.

Allumer le four à th. 7 (210°C). Etaler les feuilles de brik sur le plan de travail, démouler un palet de chocolat au centre de chaque et couvrir de fruits secs. Refermer les pastillas en pliant les bords. Les poser sur une plaque couverte de papier cuisson.

Badigeonner les pastillas avec le reste de beurre fondu. Les faire dorer 7-8 minutes au four.

Servir les pastillas sur des assiettes nappées de coulis d’abricots, parsemées d’une pluie de pistaches concassées.

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ACCORD VIN

Selon le magazine : un jurançon moelleux en parfait accord avec les fruits secs et la puissance des épices;

J’étais parti sur un Madeire où un Moscatel portugais. Mais Eric Boschmann, chez qui j’ai été cherché le vin de dessert, m’a convaincu d’essayer un Porto Blanc: Quinta da Peca, Porto single quinta, fine white

Bon Appétit!

Nouvel An 2008 Plat 8 : Magret de canard fumé, cornes de gattes confites et infusion d’orval

NOUVEL AN 2008 PLAT 8 : MAGRET DE CANARD FUME, CORNES DE GATTES CONFITES ET INFUSION D’ORVAL

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Après les 4 mises en bouche, les 2 entrées et un premier plat avec du Bar, place au plat de Magret de Canard (si vous venez en cours de route, n’oubliez pas d’aller jetter un coup d’oeil dans les posts précédents).

La recette est de la main du Clément Petitjean du restaurant ‘La Grappe d’Or’ à Torgny. J’ai trouvé sa recette, avec quelques variations, dans deux magazines: ‘Weekend Le Vif Hors-Série 101 Recettes Créatives et Gourmandes Made in Belgium’ et ‘Nest Spécial Saveurs 10 Chefs Cuisinent nos Produits Régionaux 100 Recettes Belges Automne 2008’.

Pour cette recette, il me fallait un fumoir, afin de fumer les magrets brièvement, sur place, avant de les poêler. Heureusement cette chère Anne, venait d’en acheter un. J’ai donc pû lui préter. Et je dois dire, qu’après avoir goûté le résultat, je vais probablement investir en 2009 dans cet ustencile de cuisine, qui permet pas mal de choses.

En ce qui concerne les magrets, ils provenaient du même endroit que mon foie gras (vous vous rappelez, la 6e recette de la soirée), production artisanale et locale. La viande était superbe de goût et la qualité du gras était magistrale.

Je vous conseille également vivement la réduction de bière d’Orval, Vin Blanc Moelleux et Physalis. En très belle découverte pour moi.

Au final, un des plats qui m’ont le plus plus de la soirée. Dommage que ma Sabine n’aime pas trop les goûts fumés. Dans la recette initiale on fait fumer que 3 minutes. Je trouvais celà court et j’ai fait fumé 15 minutes. Tout le monde à beaucoup aimé ainsi, mais peut-être que pour ma petite femme, 3 minutes aurait été mieux.

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INGREDIENTS (4P)

  • 2 MAGRETS DE CANARD AVEC LA PEAU

Pour fumer le canard

  • 50GR DE SCIURE DE HETRE
  • 1 BATON DE CANNELLE
  • 2 CLOUS DE GIROFLE
  • 2 ETOILES DE BADIANE
  • 5 BAIES DE GENEVRIER

Pour les pommes de terre confites

  • 4 CORNES DE GATTE
  • 2 DL DE GRAISSE DE CANARD

Pour l’infusion d’Orval

  • 5 DL D’EAU
  • 20GR DE SIROP DE CANNE
  • 4,5 CL D’EAU DE VIE BLANCHE
  • 2,5 DL DE VIN BLANC MOEULLEUX
  • 200GR DE PHYSALIS
  • 33CL DE BIERE D’ORVAL

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PREPARATION

Pour fumer le canard:

Utiliser un fumoir de pêcheur et y déposer la sciure de hêtre avec la cannelle, les clous de girofle, la badiane et les baies. Mettre le canard à fumer durant 3 minutes puis retirer. Cuire ensuite le magret dans une poêle sans matière grasse et sur la peau (en la quadrillant préalablement). Réserver au chaud puis escaloper en tranches.

Pour les gattes confites:

Laisser les pommes de terre avec leur peau et les couper en quatre dans le sens de la longueur. Les laver et les sécher soigneusement. Couvrir de graisse de canard et laisser confrire durant 40 minutes sans dépasser les 80°C. Retirer de la graisse. Réserver.

Pour l’infusion d’Orval:

Mixez tous les ingrédients, puis portez à ébullition. Laissez infuser 30 minutes. Passez alors au chinois. Ajoutez la trappiste au jus obtenu. Faites réduire jusqu’à obtenion d’un beau sirop.

Dressage:

Au moment de servir, colorer les cornes de gattes confites dans une poêle bien chaude.

Disposer 3 rectangles de pommes de terre confites au centre d’une assiette. Placer quelques tranches de magret escalopées par-dessus.

Décorer l’assiette de quelques beaux traits de sirop d’Orval.

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Bon Appétit!

ACCORD VIN :

J’avais ici aussi quelques conseils de Sandrine et d’Eric Boschmann. Pour finir, nous avons trouvé dans la cave de mes amis, un Cabernet Syrah 2006  de Laurent Miquel de Cessenon sur Orb, Vin de Pays d’Oc, puissant et fruité. Il était excellent.

Un costières de Nîmes aurait été bien aussi. De toute façon un bon vin de sud de la France.

Nouvel An 2008 Plat 7 : Dos de bar de ligne rôti sur la peau, bettes, émulsion de curry et petite galette de parmesan

NOUVEL AN 2008 PLAT 7 : DOS DE BAR DE LIGNE ROTI SUR LA PEAU, EMULSION DE CURRY THAI, BETTES ET PETITE GALETTE DE PARMESAN

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Après (si on peut les appeler ainsi) les 4 mises en bouches et les 2 entrées, voici les 2 plats de résistance. Tout dabord un de mes poissons fétiches, le bar de ligne. Suive par une terrible recette de magret de canard.

Les deux plats m’ont vraiment subjugés. Le goût subtil du bar, marié au goût subtil du curry thaï et le citroné du poivre Sansho, un délice. Idem pour le magret, dont je vous parlerai dans le prochain billet.

La recette de bar, je l’ai trouvé dans le ‘Weekend Le Vif Express Hors Série 101 Recettes Créatives et Gourmandes Made in Belgium’ et elle est de la main de Philippe Demanet du restaurant ‘La Part des Anges’, à Ragnies. Cette recette m’a donné envie de tester son restaurant, surtout que les autres recettes reprises de lui dans ce magazine, sont toutes plus tentantes les unes que les autres.

INGREDIENTS (4P)

  • 4 FILETS DE BAR DE LIGNE DE 125GR OU 1 GRAND DE 500 A 600GR
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • HUILE D’OLIVE VIERGE EXTRA
  • 1 C.A.C. CURRY THAI (APRES, DOSER SELON SON GOUT) (VENDU EN PETITS POTS EN EPICERIE FINE, PAR EXEMPLE CHEZ ROB)
  • 70GR BEURRE
  • 2 JAUNES D’OEUFS
  • 200GR FEUILLES DE BETTES (SANS LES COTES)
  • 2 ECHALOTES FINEMENT HACHEES
  • 1 FILET D’EAU
  • SEL, POIVRE
  • POIVRE SANSHO (FACULTATIF)
  • 4 GROSSES C.A.S. DE PARMESAN
  • FLEUR DE SEL

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PREPARATION

Faire fondre dans une poêle et, si possible dans un emporte-pièce rond, 1 grosse cuillerée à soupe de parmesan râpé. Lorsqu’il forme une masse, le retourner pendant quelques secondes. Faites de même pour les 3 autres assiettes. (Vous pouvez faire celà à l’avance (j’étais obligé de le faire ici), mais ce n’est pas idéal car la galette est en refroidissant plus difficile à couper et moins croquante).

Blanchir et émincer les bettes. Faire fondre une noix de beurre avec la gousse d’ail et les échalotes. Ajouter ensuite les bettes, puis assaisonner.

Colorer le bar, côté peau, dans une poêle antiadhésive avec de l’huile d’olive. Placer ensuite dans un plat allant au four, 5 min à 185°C.

Fouetter les jaunes avec un mince filet d’eau, sur une source de chaleur. Monter au beurre puis incorporer le curry. Assaisonner et rajouter du curry selon votre goût.

Dresser la galette de parmesan sur l’assiette. Dresser dessus les bettes, puis poser par-dessus le poisson, côté peau vers le haut. Tracer un cordon de sauce autour de l’assiette. Assaisonner, en agrémentant éventuellement de fleur de sel et de poivre sansho.

!!!! N’UTILISEZ PAS COMME MOI, UNE POELE QUI ACCROCHE (VOIR PHOTO, CERTAINS MORCEAUX N’AVAIENT PLUS LA PEAU), MAIS UNE ANTI-ADHESIVE DE QUALITE. STUPIDE ERREUR DE MA PART.

Bon Appétit!

ACCORD VIN:

Eric Boschmann m’avait sympatiquement offert une bouteille de vin pour accompagner ce plat. Il m’avait prévenu que celà pouvait surprendre et m’avais donc suggéré de cacher l’étiquette et de dabord laisser goûter les convives, après avoir mis un peu de la sauce au curry en bouche. Ce que j’ai fait.

Malheureusement, 7 des 9 convives n’ont pas du tout aimé ce vin, ni l’accord. Moi, j’ai vraiment adoré, et le vin, et l’accord. Mon épouse a également apprécié.

Et le vin, quel était-il?

Il s’agit d’un Retsina Ritinitis Nobilis de Gaia estate, Grèce.

Nouvel An 2008 PLAT 6 : Foie gras grillé, sauce au pamplemousse et au miel, marmelade de fruits épicés

NOUVEL AN 2008 PLAT 6 : FOIE GRAS GRILLE, SAUCE AU PAMPLEMOUSSE ET AU MIEL, MARMELADE DE FRUITS EPICES

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Après des coquilles St-Jacques bien exotiques, nous restons dans le même registre avec ce sixième plat: des fruits, des agrumes, des épices.

Tout dabord, le foie gras, que j’avais acheté chez un producteur artisanal de Asse (pas loin de Bruxelles), était merveilleux. Il tenait bien dans la poêle et était moeulleux à souhait. Un régal.

Puis la recette, un ‘COPIER COLLER’ de chez Philou, qui nous avait fait découvrir il y a quelque temps, les belles associations de ce plat, signé Juan Mari Arzak.Après l’avoir cuisiné et dégusté, je peux vous dire que c’est du Grand Art. Recette pour moi, sublissime. Dommage que je n’aurais guère l’occasion de la refaire, car madame ‘Passion-Cuisine’, n’aime pas trop la légère amertume du pamplemousse, ni les compotées de fruits avec morceaux, en général. Dommage, mais les goûts et les couleurs……. Moi, rien qu’en y pensant, j’ai les goûts qui me reviennent en bouche. Accords parfaits, vraiment.

Je n’ai qu’un regret, les photos. J’ai du tellement allé vite en cuisine pour dresser les 9 assiettes, afin que tout arrive encore assez chaud à table, que j’ai un peu baclé le travail au niveau photos. En espérant que mes amis en ont pris des meilleurs et que je puisse les mettre sur ce blog.

La photo ci-dessus avec une présentation (moins belle) différente, car je n’avais que 8 assiettes creuses blanches et nous étions neuf.

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INGREDIENTS (4P)

  • 500GR DE FOIE GRAS CRU
  • FLEUR DE SEL
  • POIVRE NOIR DU MOULIN

  • LE JUS DE 3 PAMPLEMOUSSES ROSES
  • 3 C.A.S. MIEL LIQUIDE

  • 8 PRUNEAUX DENOYAUTES AYANT TREMPE DANS DU THE TOUTE UNE NUIT
  • 1 POMME REINETTE
  • 1 MANGUE PELEE ET DENOYAUTEE
  • 50GR D’AMANDES BLANCHIES ET HACHEES
  • 4 C.A.S. VINAIGRE DE CIDRE
  • 140GR SUCRE SEMOULE
  • 1 CLOU DE GIROFLE
  • 1 PINCEE DE NOIX DE MUSCADE
  • 1 BATON DE CANELLE
  • 1 C.A.C. DE GINGEMBRE FRAICHEMENT RAPE
  • 1 PINCEE DE SEL

PREPARATION

Verser le pamplemousse et le miel dans une poêle et faire chauffer doucement jusqu’à ce que le miel soit dissous et la sauce onctueuse mais légère.

Mettre tous les fruits coupés en gros dés dans une casserole avec le sucre, le gingembre et le sel et laisser cuire 20 min à feu doux.

Incorporer les amandes, le vinaigre, le clou de girofle, la noix de muscade et la cannelle. Continuer la cuisson une dizaine de min. Retirer le clou de girofle et le bâton de cannelle avant le service.

Découper 4 escalopes dans le foie gras à l’aide d’un couteau bien tranchant et chaud.

Mettre une poêle anti adhésive à chauffer. Faire dorer les tranches de foie gras lorsque la poêle est très chaude. Laisser 1 min de chaque côté. Assaisonner avec la fleur de sel et le poivre noir du moulin et réserver au chaud.

Dressage
Verser une cuillerée de sauce dans le creux de l’assiette. Déposer une tranche de foie gras et recouvrir de marmelade épicées.

Bon Appétit!

Nouvel An 2008 Plat 5 : Saint-Jacques au sauternes et carottes confites

NOEL 2008 PLAT 5 : SAINT-JACQUES AU SAUTERNES ET CAROTTES CONFITES

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Après cet apéro bien sympatique, en compagnie des crevettes grises, moules bouchots, cèpes, truffe, topinambours et chanterelles, passons aux deux entrées (c’est pour donner un nom à la bête, mais en fait je n’avais pas d’entrées, de plats, tout était en portion de dégustation), passons aux coquilles St Jacques (et oui, Mamina, pas de réveillon sans coquilles, n’est ce pas?), puis dans le prochain post, au foie gras.

Cette recette, je l’ai trouvée dans le magazine ‘Régal’ de décembre 2008/Janvier 2009. Elle m’avait immédiatemment séduite aux niveau des associations de saveurs (carottes, mandarine, fleur d’oranger, sauternes, jus d’orange, safran, gingembre) et sa belle palette de couleurs. Et puis, je n’avais pas encore testé les coquilles St Jacques en pochage. C’est bien différent que les coquilles saisies à la poêle, mais également très intéressant.

INGREDIENTS

Pour les carottes:

  • 500GR CAROTTES
  • 1 MANDARINE BIO (A DEFAUT CLEMENTINE BIO)
  • 1 BATON DE CANNELLE
  • 2 PETITES C.A.C. D’EAU DE FLEUR D’ORANGER
  • 1 C.A.S. HUILE
  • SEL, POIVRE

Pour les noix de saint-jacques

  • 16 NOIX DE SAINT-JACQUES DECORTIQUEES
  • 10 CL DE SAUTERNES
  • 10 CL DE JUS D’ORANGE
  • 2 GR DE SAFRAN EN STIGMATES (LA RECETTE DISAIT 5 GR, MAIS C’EST ENORME)
  • 5 GR DE GINGEMBRE FRAIS
  • 100 GR DE BEURRE

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PREPARATION

Pelez les carottes. Coupez-les en bâtonnets. Epluchez la mandarine. Taillez l’écorce en dés. Mettez les carottes et l’écorce de mandarine dans une cocotte.

Ajoutez 20cl d’eau, l’huile, le jus de la mandarine, l’eau de fleur d’oranger et la cannelle. Laissez cuire 1 heure à couvert à petits frémissements. Salez, poivrez.

Pour les saint-jacques: réunissez le jus d’orange, le sauternes, le safran et le gingembre pressé dans une sauteuse. Laissez frémir 3 à 4 minutes sur feu doux, puis infuser 5 minutes à couvert hors du feu.

Remettez la sauteuse à feu doux. Incorporez le beurre froid en petits morceaux en fouettant la sauce obtenue pour bien l’émulsionner.

Rincez et séchez les noix de saint-jacques. Déposez-les dans la sauteuse. Faites-les pocher 1 minute à feu très doux en imprimant un mouvement de va-et-vient au sautoir. Salez. Couvrez et laissez infuser 2 min hors du feu.

Servez aussitôt: placez dans le fond de l’assiette, les carottes confites. Par dessus, déposez les noix de saint-jacques et versez y un peu du mélange de pochage et récupérez certainement le safran que vous déposez au dessus des saint-jacques.

Bon Appétit!

ACCORD VIN

Un Coteaux-du-Layon selon la recette.

Mais comme il fallait marier le vin à cette recette, mais également à la recette qui suivait: une foie gras, sauce pamplemousse et fruits épicés en marmelade, il fallait autre chose.

Selon Sandrine (http://vinsetgourmandises.skynetblogs.be/), il fallait idéalement un Vouvray Demi Sec. Idée qui a bien plu à Eric Boschmann, grand connaisseur de vins et que j’ai eu le plaisir de rencontrer la veille du réveillon.

Malheureusement, mes amis, qui ont une belle cave à vins, n’avaient pas de Vouvray. Nous nous sommes donc rabattus sur un de mes vins préférés, un Pacherenc du Vich Bilh sec, cuvée Ericka du Château Laffite-Ceston, 2004. Le vin se mariait très bien avec les deux plats.

Nouvel An 2008 Plat 4 : Risotto de cèpes (funghi porcini) aux diamants noirs et divin breivage

NOUVEL AN 2008 PLAT 4 : RISOTTO DE CEPES (FUNGHI PORCINI) AUX DIAMANTS NOIRS ET DIVIN BREUVAGE

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Voici le quatrième et dernier plat, que nous avons dégusté avec l’apértif au Champagne. Après les crevettes grises, les moules bouchot et coques, les topinambours et chanterelles, place à un plat très raffiné avec dans les rôles principaux, la truffe, le champagne et le cèpe. Beau trio de fêtes!

Je me suis laissé inspiré par une recette dans le ‘Weekend Le Vif Express hors Serie 101 Recettes Festives Chics et Gourmandes + différentes expériences que j’avais déjà eu avec des risotti aux cepes et des risotti aux truffes. J’ai aussi suivi le conseil de l’ami Philou, et utilisé des cèpes déshydratés au lieu de cèpes frais (de toute façon ce n’étais plus la saison), et j’ai utilisé l’eau de trempage.

INGREDIENTS (4P)

  • 250GR RIZ ROND ‘ARBORIO’
  • 30GR TRUFFE (DE LA BONNE, PAS DE LA CHINOISE)
  • 3 ECHALOTES FINEMENT CISELEES
  • 80GR DE CEPES DESHYDRATES (EN SAISON ESSAYER MELANGE CEPES DESHYDRATES ET FRAIS)
  • 40GR BEURRE + UN PEU POUR CUISSON OIGNON ET RIZ
  • HUILE D’OLIVE POUR CUISSON DU RIZ
  • 15 CL CHAMPAGNE
  • 1,5 L BOUILLON DE VOLAILLE
  • 2 A 3 C.A.S. PARMESAN RAPE
  • SEL, POIVRE
  • 2 C.A.S. MASCARPONE

PREPARATION

Mettre les cèpes déshydratés dans un bol d’eau afin de les râmolir.

Eplucher les échalotes et émincer finement. Faire chauffer le bouillon et gardez au chaud sur très petit feu. Rapez la truffe grossièrement.

Faire fondre le beurre et l’huile d’olive dans une sauteuse. Y verser les échalotes et laisser blondir légèrement sans brunir, pendant 5 minutes. Rajoutez les riz et faire revenir à feu doux en remuant penadnt 1 à 2 minutes jusqu’à ce qu’ils soient translucides. Puis, ajouter les cèpes et faire revenir quelque temps.

Verser alors le champagne. Laisser cuire 3 minutes jusqu’à complète absorption et évaporation du liquide, puis baisser le feu au minimum et faire cuire pendant environ 30 à 40 minutes en ajoutant le bouillon chaud petit à petit sans cesser de remuer. Le liquide doit être totalement absorbé par le riz au fur et à mesure de la cuisson. Rajoutez-y également le liquide de trempage des cèpes. Rajoutez à mi-cuisson le sel et le poivre selon votre goût. Le riz doit être onctueux et crémeux. Rajoutez de l’eau si vous n’avez plus de bouillon et que vous trouvez que le riz est encore trop dur.

Quand le riz est cuit, ajouter la truffe et le beurre très froid. Rajoutez également les 2 c.à.s. de mascarpone. Mélanger et poursuivre la cuisson à feu très très doux pendant 1 à 2 minutes.

Répartir le risotto dans quatre ramequins. Parsemer de parmesan.

Préchauffer le four à 180°C. Enfourner les ramequins et les faire cuire 5 minutes, le temps de faire dorer le parmesan.

Bon Appétit!

 

Nouvel An 2008 Plat 3 : Velouté de topinambours et chanterelles à la sauge

NOUVEL AN 2008 PLAT 3 : VELOUTE DE TOPINAMBOURS ET CHANTERELLES A LA SAUGE

 

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Après les crevettes grises et les nems de moules et de coques, voici le troisième plat de la soirée, également servi avec l’apéro au champagne.

Nous avons débuté avec des produits de la mèr, le troisième et le quatrième plat sont dédiés à la terre. Avec tout d’abord un potage de topinambours et de chanterelles, suivi d’un risotto aus truffes et aux cèpes.

La recette de velouté, sort du magazine ‘Ambiance Culinaire’ de novembre 2008.

INGREDIENTS (4P)

  • 3 BELLES ECHALOTES
  • 1 GOUSSE D’AIL PELEE MAIS NON EMINCEE
  • 2 BRINS DE THYM
  • 800ML DE BOUILLON DE VOLAILLE (MAISON)
  • 500GR DE CHANTERELLES (GIROLLES OU CRETES DE COQ)
  • 350GR DE TOPINAMBOURS
  • SEL, POIVRE
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • HUILE D’OLIVE
  • 1 FILET DE VINAIGRE DE XERES
  • 4 FEUILLES DE SAUGE FRAICHE (DU JARDIN DE JOSE 🙂 )
  • 1/3 POT DE CREME LIQUIDE

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PREPARATION

Epluchez les topinambours et les tailler en demi rondelles fines. Réserver une poignée de fines rondelles pour la garniture (faites celà juste avant le service).

Brosser les champignons et couper les bouts de queues. Réserver 20 petites chanterelles pour la garniture.

Peler les échalotes et le tailler en brunoise. Le faire revenir avec les topinambours à l’huile d’olive. Lorsqu’ils sont blonds, ajouter les chanterelles et laisser quelque temps sur le feu afin que les champignons suent bien. 

Puis mouiller le tout de bouillon de volaille et de crème liquide. Porter à ébullition et ajouter le thym et l’ail. Laisser sur le feu pendant une vingtaine de minutes. Puis, laisser infuser la soupe 25 à 30 minutes. Retirer le thym et l’ail et mixer à l’aide d’un mixeur plongeant. Passer la soupe au chinois. (Avant le service, réchauffer la soupe).

Faire fondre un rien de beurre dans une poêle et faire dorer les lamelles de topinambours. Ajouter les dernières chanterelles et rissoler le tout brièvement. Déglacer avec un petit filet de vinaigre de xères. Saler et poivrer et ajouter la sauge finement ciselée.

Répartir la soupe dans des assiettes creuses ou comme moi dans des petites verrines rondes, et disposer la garniture au milieu. Saupoudrez d’un peu de piment d’espelette.

N’oubliez pas le piment d’espelette, c’est excellent avec le topinambour et celà donne vraiment la touche finale à ce potage.

Bon Appétit!