Mulet, embeurée de fenouil et jeunes oignons, olives noires, palourdes et jus à l’oeuf et au curcuma

MULET, EMBEUREE DE FENOUIL ET JEUNES OIGNONS, OLIVES NOIRES, PALOURDES ET JUS A l’OEUF ET AU CURCUMA

 

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Au frigo, deux fenouils, des olives noires (j’en ai toujours), une belle botte de jeunes oignons (mais de celles avec des vrais beaux baby-oignons au bout, pas les moignons habituels), des coques, des oeufs. Un bon début de plat.

Puis sur l’étal du poissonnier, du mulet. Non pas le mamifère à quatres pâtes, n’est-ce-pas Gill, il s’agit bien d’un poisson, nommé Harder en néerlandais. Le poisson qui donne les oeufs, que l’on utilise pour réaliser un vrai de vrai tarama d’origine. Je n’en avais jamais cuisiné et après la dégustation de ce soir, je ne regrette pas du tout. Très sympa, ce poisson. Celà change des habituels et celà ouvre les possibilitées.

Je me suis mis en cuisine en freestyle complèt. Une base de recette en tête, pas de notes, pas de plan 100% pré-établi et pas mal de changements de cap pendant la réalisation.

Au final un truc jouissif, que nous avons tous les deux adoré.

 

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INGREDIENTS (2P)

  • 1 MULET DE +- 800 G POIDS BRUT
  • 2 FENOUILS
  • 1 BELLE BOTTE DE JEUNES OIGNONS BLANCS (ICI JE PARLE D’UNE BOTTE AVEC DES VRAIS OIGNONS AU BOUT, PAS DES FOETUS D’OIGNONS), ENVIRON UNE DOUZAINE
  • HUILE D’OLIVE
  • FLEUR DE SEL, POIVRE BLANC DU MOULIN
  • 100 G BEURRE
  • 8 CL D’IZARRA
  • 8 CL DE VIN BLANC SEC + 15 CL VIN BLANC SEC
  • 18 OLIVES NOIRES
  • 500 G PALOURDES (POIDS BRUT)
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 1/2 PIMENT THAI ROUGE
  • 1 BRANCHE DE CELERI (DE PREFERENCE UNE JEUNE) VERT
  • LA VERDURE DE 2 FENOUILS
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • UNE BONNE PINCEE DE CURCUMA
  • 2 JAUNES D’OEUF
  • 1 LICHETTE DE CREME 33% MG

 

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PREPARATION

Le fenouil

Eminder finement les oignons.

Couper la base des fenouils. Oter la couche extérieure du fenouil. Oter les tiges en récupérant la verdure.

Couper maintenant les fenouils en deux de haut en bas et oter la base dure.

Emincer finement les fenouils.

Couper les olives en rondelles.

Faire fondre, sur petit feu, le beurre dans une grande poêle ou dans un wok.

Ajouter l’oignon, saler et poivrer, couvrir et laisser fondre doucement cet oignon dans le beurre.

Ajouter alors le fenouil, mélanger, saler et poivrer et laisser fondre maintenant le fenouil, toujours à couvert.

Après quelques minutes, déglacer avec l’izarra. Laisser évaporer la majeure partie.

Déglacer maintenant avec le vin blanc et poursuivre, à couvert, la cuisson du fenouil.

Au final, nous voulons une texture fondante sur l’oignon et le fenouil, avec une toute légère coloration.

En fin de cuisson, rectifier l’assaisonnement et ajouter la majeure partie des olives.

Les palourdes et la sauce

Bien nettoyer les palourdes en les laissant tremper dans plusieures eaux, additionnées de gros sel. Il faut en exraire un maximum de sable.

Emincer finement l’ail.

Couper grossièrement la verdure du fenouil et la tige de céleri vert.

Oter les graines d’un piment thaï, le couper en deux, puis encore une fois en deux. N’utiliser que la moitié de ce piment.

Dans un peu d’huile d’olive chaude, faire revenir pendant une petite minute, le piment, l’ail, le vert de fenouil, le céleri, du poivre noir du moulin et le curcuma.

Ajouter les palourdes et déglacer avec 15 cl de vin blanc. Couvrir et laisser s’ouvrir les coques. Oter les coques de la casserole et les réserver. Afin des les réchauffer, juste avant le dressage, les placer pendant quelques minutes, sur la tombée de fenouil, sous le couvercle de la poêle ou du wok.

Passer le jus de cuisson à travers un tamis fin afin de ne garder que le liquide. Faire réduire se liquide jusqu’à ce que vous n’avez plus que 4-5 cuillères à soupe.

Dans un petit poêlon, mettre les deux jaunes d’oeufs. Verser dessus en filet le jus de cuisson chaud en tournant avec un fouet.

Replacer le poêlon sur petit feu, ajouter un petit filet de crème. Réchauffer, sans laisser bouillir, en émulisonnant avec le fouet afin de faire épaissir la sauce.

Le mulet

Chauffer le four à 60°C et y réchauffer les assiettes.

Sortir le poisson du frigo une heure avant la cuisson afin de l’amener à température ambiante.

Lever les deux filets du poisson.

Couper chaque filet en deux.

Faire chauffer un peu d’huile d’olive dans une poêle.

Saler et poivrer les filets côté chair.

Placer les filets de poisson, côté chair sur l’huile d’olive chaude et faire cuire pendant 45 secondes.

Retourner les filets et poursuivre la cuisson afin d’obtenir une peau croustillante.

Lorsque le poisson est cuit, y déposer quelques rondelles d’olive noire, puis réserver pendant quelques minutes au four chaud, en attendant de finaliser les autres éléments et de dresser une partie de la recette dans l’assiette.

Dressage

Dans des assiettes creuses, déposer un peu de préparation au fenouil. Dresser sur le tout, quelques palourdes.

Déposer un morceau de filet de mulet, ajouter un peu de fleur de sel.

Entourer, en versant sur les palourdes, de sauce.

 

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Bon Appétit!

 

 

Asperges vertes au beurre de citronelle « comme Passard », seiche au chorizo, porc ibérique et sauce à l’orange

ASPERGES VERTES AU BEURRE DE CITRONELLE « COMME PASSARD », SEICHE AU CHORIZO, PORC IBERIQUE ET SAUCE A L’ORANGE

 

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Il y a quelques jours, je vois à plusieures reprises une cuisson bien particulière de l’asperge (verte ou blanche), une cuisson au beurre mais à la verticale, les asperges étant ficeller en botte mais enfermé dans du papier sulfurisé. L’idée est de réaliser un beurre clarifié, qui s’aromatise pendant la cuisson et avec lequel on vient constamment, pendant 2h30, napper les asperges. La chaleur montante cuit les asperges avec au final une texture confite dans le bas, une texture mi-cuite au centre et une texture crue mais chaude sur la pointe. Le beurre en descendant le long des asperges, apporte un peu de chaleur sur le haut des asperges et emporte les arômes de citronelle, de laurier et d’oseille avec lui et s’aromatise.

Cette façon de cuire l’asperge, on la doit au maître des légumes, le chef français Alain Passard du restaurant L’Arpège à Paris.

J’étais intrigué et je voulais tester cette cuisson à mon tour. J’ai donc imaginé la recette qui suit, car je voulais intégrér cette cuisson de l’asperge dans un plat complèt pour le soir. Mercredi, la veille du 1e mai, je n’avais pas encore de recette, ni de liste de courses. J’ai donc pris selon mes envies et le lendemain matin, je me suis décidé sur les accords et je suis resté sur le médaillon de porc ibérique, la seiche, l’orange, le chorizo et l’asperge, le tout assez bien assaisonné à la citronelle.

Gustativement, les accords étaient vraiment à notre goût. La sauce à l’orange, le beurre de citronelle et le chorizo, liaient bien les trois autres éléments (asperge verte, porc et seiche) entre-eux. La cuisson de la seiche était réussie, la cuisson de la viande également. Concernant la seiche, mon quadrillage n’était pas top, je n’avais pas osé marquer assez et certains morceaux sont donc resté sans le dessin qu’on obtient après cuisson.

Quand à l’asperge? Je n’ai, selon moi, pas réussi mon coup à 100%. Le beurre restant après cuisson était magnifiquement parfumé à la citronelle et au zeste de citron vert, j’ai adoré ça. Ma botte n’était au départ pas assez ficelée, car en milieu de cuisson, certaines asperges commençaient à glisser. J’ai eu après les 2h30 de cuisson, un bas d’asperge très mou, celà dépassait le stade du confisage, un centre d’asperge ok et une pointe crue mais pas du tout chaude. J’ai du mal gérér la chaleur, la cuisson. Est-ce le fait que ma casserole n’était pas assez haute (mais si j’avais pris une plus haute, comment faire pour napper à chaque fois de beurre, car c’était déjà compliqué maintenant), est-ce du à la cuisson au gaz qui permet peut-être moins facilement de gérér au degré près cette température hyperimportante, est-ce du à un nappage au beurre pas assez soutenu (pourtant environ toutes les 6-7 minutes). J’espère un jour avoir les réponses à ces questions et retenter le coup.

Mais cette cuisson vaut néanmoins la peine, ne fut ce que pour le beurre que l’on obtient au final.

En tout cas, nous avions 3 médaillons, une douzaine d’asperges, deux seiches, et il ne reste rien après le repas. Toujours bon signe.

Le dressage est un dressage pour un repas complèt le soir en famille. Pour une présentation plus chouette, plus gastronomique, il y avait lieu de plus concentré les différents éléments au centre de l’assiette, de faire plus une unité que l’éparpillement comme je l’ai fait ici. Pas toujours évident de réaliser des beaux dressages dans le cadre familial. Surtout avec des cuisson basse température et sans lampes pour réchauffer les plats. Ma cuisine est une cuisine qui se mange premièrement et le beauté du dressage, je l’avoue, passe donc en second plan.

Voici la recette. Elle est longue. Ne vous y mettez donc pas un soir en semaine lorsque vous rentrez à 18 heures du boulot. Il faut débuter avec la mise en place vers 16h-16h30.

Au final cette recette s’éloigne assez fort de l’esprit ‘légumes’ de la cuisine de Passard, il y a tout de même pas mal de terre et mer dans la mienne. Mais j’ai trouvé un bel équilibre avec l’asperge.

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INGREDIENTS (2P)

Pour les asperges

  • 1 BOTTE D’ASPERGES VERTES (FONCTIONNE AUSSI AVEC DES BLANCHES, DES VIOLETTES) DE BELLE EPAISSEUR, ICI ASPERGES DE HESBAYE DE CHEZ REGALYS
  • 75 G BEURRE SALE
  • QUELQUES FEUILLES DE LAURIER
  • LE ZESTE D’UN CITRON VERT
  • 3 BATONS DE CITRONELLE
  • 4 TIGES DE MELISSE CITRONELLE
  • 6 BELLES FEUILLES D’OSEILLE SANGUINE
  • POIVRE DE SECHOUAN
  • FLEUR DE SEL

Pour la seiche

  • 2 SEICHES (ON DOIT POUVOIR Y DECOUPER 6 BEAUX CARRES DE SEICHE PAR SEICHE)
  • 40 G ECHALOTES
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 1 1/2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 15 CL VIN BLANC
  • 50 G CHORIZO
  • SEL, POIVRE
  • JUS DE CITRON VERT

Pour les médaillons de porc ibérico et la sauce

  • 3 MEDAILLONS DE PORC IBERIQUE
  • HUILE D’OLIVE
  • BEURRE
  • SEL, POIVRE
  • 2 GROSSES ORANGES A JUS (EVENTUELLEMENT DES SANGUINES)
  • 1 TIGE DE CITRONELLE
  • 1 JAUNE D’OEUF
  • 1 ECHALOTE
  • 40 G BEURRE
  • 1/2 C.A.T. SUCRE DE CANNE
  • 1/2 C.A.C. VINAIGRE DE MIEL
  • 1/2 C.A.C. MIEL
  • SEL MALDON

 

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PREPARATION

Pour les asperges (Alain Passard)

Eplucher les asperges à l’économe sur leur base. Casser l’extrémitée dure.

Former une botte et la stabiliser avec du papier sulfurisé, puis bien ficeler le tout très séré avec de la ficelle de cuisine.

En confectionnant la botte, insérer entre les asperges le mélange de laurier, zestes de citron vert, bâtons de citronelle (coupés en morceaux dans la longueur), oseille sanguine et melisse citronelle.

En confectionnant la botte, faire en sorte que la base de chaque asperge puisse toucher le fond de la casserole.

En confectionnant la botte, placer les asperges les plus grosses sur les côtés, les plus fines au centre.

 

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Clarifier le beurre salé.

A feu très doux, faire chauffer légèrement le beurre dans une casserole assez haute, en cuivre ou à fond épais.

Y déposer la botte d’asperges à la verticale.

Pendant deux bonnes heures, laisser monter la chaleur dans le fût d’asperge en l’arrosant régulièrement à la cuillère avec le beurre de cuisson (environ toutes les 6-8 minutes).

Il faut veiller à ce que ce dernier reste blond, voire légèrement noisette, mais pas d’avantage.

 

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Servir les asperges, nappées de leur beurre de cuisson.

Parsemer les asperges de fleur de sel et de poivre de séchouan.

Il faut obtenir un agréable dégradé de cuisson : le bourgeon de l’asperge doit être cru et chaud, le corps croquand-fondant et le talon légèrement caramélisé et confit.

Pour les seiches

Récuperer les tentacules des seiches.

Bien nettoyer les blancs de seiche en éliminant la fine membrane qui les recouvrent. Les couper en deux et enlever également la fine membrane à l’intérieur. Rincer les blancs de seiche et les sècher avec du papier absorbant. Découper des rectangles dans les blancs de seiche, puis quadriller les rectangles en surface, en faisant attention de ne pas couper trop profondement.

Faire revenir doucement les échalotes hachées et l’ail émincé avec l’huile d’olive.

Ajouter les rectangles de seiches et les faire dorer pendant 3 minutes à feu vif.

Mouiller avec le vin, laisser évaporer de moitié, saler et poivrer.

Baisser le feu, ajouter le chorizo coupé en petits dés, couvrir et cuire 8 minutes environ.

En fin de cuisson, ajouter un filet de citron vert.

Réserver les seiches au chaud.

Pour les médaillons de porc ibérique et la sauce

Sortir la viande une heure avant la cuisson.

Préchauffer le four à 75°C en position dessus-dessous.

Y placer les assiettes, la saucière et un plat.

Enduire les médaillons d’huile d’olive et les saler.

Faire saisir les médaillons dans une poêle très chaude pendant 1 min 30 (45 secondes par face).

Les placer dans le plat préchauffé, côte à côte, les saler des deux côtés avec du sel maldon. Ajouter un morceau de beurre sur chaque médaillon.

Mettre le plat au four pendant environ 1 heure 15 et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la température à coeur de 65° est atteinte. Vous pouvez pour controler celà, piquer un thermomètre sonde au centre d’un des médaillons.

Couper les médaillons en quatres tranches horizontales.

Eteindre le four, ouvrir la porte du four. Vous pouvez terminer les autres éléments de la recette, la viande peut ainsi rester environ 30 minutes sans perdre de chaleur ni en prendre en plus.

Pour la sauce

Presser les oranges, émincer l’échalote et la citronelle.

Dans un petit poêlon, verser le jus d’orange, ajouter la tige de citronelle émincée très finement ainsi que l’échalote ciselée finement également. Ajouter une demi c.à.t. de sucre de canne.

Laisser réduire pendant 20 minutes à petit feu.

Ajouter une demi c.à.c. de vinaigre de miel et le miel après 10 minutes de réduction.

Dès que la sauce à pris une belle consistance et qu’il ne reste plus que quelques c.à.s. de sauce, la filtrer pour en ôter échalotes et citronelle.

Dans un autre poêlon, placer le jaune d’oeuf cru, puis verser dessus la réduction chaude, mélanger au fouet. Chauffer un rien sur feu faible ou au bain-marie et monter la préparation au beurre froid coupé en petits dés hors du feu. Garder chaud.

A ce stade, la sauce ne peut plus bouillir.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Dressage

Les assiettes doivent être bien chaudes.

Dresser harmonieusement les asperges vertes, les tranches de porc, la seiche, les dés de chorizo, le beurre de cuisson des asperges sur les asperges (important) et la sauce à l’orange bien réduite et émulisonnée.

 

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Bon Appétit!

 

Orphie, pommes de terre-petits pois-jeunes oignons-coppa

ORPHIE, POMMES DE TERRE-PETITS POIS-JEUNES OIGNONS-COPPA

 

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En mai, et qu’en mai, nous trouvons un poisson étrange sur les étals des poissonneries belges, l’orphie (geep en néerlandais), aussi communéement appelé ‘poisson de mai’ en Belgique et en Hollande. Le nom latin est Belone Belone et il a beaucoup d’autres noms en français: aiguillette, aiguille, bécassine de mer, poisson cornu, poisson-vince, lance de Neptune. En patois flamand on l’appelle aussi Sneppe.

Il s’agit d’un poisson migrateur qui passe en Mèr du Nord que de fin avril à début juin, la raison pour laquelle on l’appelle ici poisson de mai.

Mais l’appellation ‘Meivis, poisson de Mai’ est une erreur. Le vrai poisson de Mai etait l’Alose (Elft en NL, Alosa Alosa). Il s’agit d’un tout autre poisson, beaucoup plus imposant, lequel se retrouvait avant en mai dans l’escault et le rupel. C’était un poisson à chair très grasse et très gouteux, mais il avait un grand inconvénient: plein de petites arètes très piquantes et difficiles à enlever. Il avait un goût magnifique, mais la difficulté de le nettoyer et sa raréfaction, l’ont fait disparaître des étals. Commercialement, il fallait un autre poisson de mai, et voilà l’Oprhie.

C’est un poisson serpintiforme qui possède un long bec armé de fines dents très acérées. Il a la particularité d’avoir des arètes de couleur verte, ce qui facilité le néttoyage. Il porte des écailles dont l’éclat à la lumière va de l’argent au vert irisé. Il peut atteindre une taille adulte entre 50 et 80 cm.

J’avais déjà cuisiné ce poisson l’année passée et j’avais utilisé un laquage. Ce laquage, je l’ai repris mais je l’ai punché avec une réduction de rhubarbe afin d’apporter une belle acidité, compensée cependant avec un peu plus de miel que dans la version précédente.

Je n’ai utilisé que les filets (que je me suis amusé à lever comme un grand), car même si les arètes sont vertes et que l’on peut donc facilement les enlever, ce n’est jamais très sympa de devoir chipoter dans un poisson laqué.

Comme accompagnement, j’ai réalisé, inspiré en partie par Chef Anton, une sorte de jardinière de pommes de terre, petits pois, jeunes oignons et coppa.

Quelques petites imperfections, mais globalement très très satisfait du rendu. Le laquage avait la bonne épaisseur et le goût était vraiment comme je me l’imaginais. Un goût franc et très parfumé, compensé par la jardinière tout en douceur et en volupté.

L’ajout de rhubarbe quasi crue dans la jardinière apporte vraiment un plus. Les petites touches d’acidité qu’on amène ainsi dans le plat, compensant le gras de la coppa et de l’huile de cuisson, j’ai vraiment beaucoup aimé. J’aurais du en mettre un peu plus, mais déjà rectifié dans la recette.

 

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INGREDIENTS (2P)

Pour les pommes de terre

  • 750 G DE POMMES DE TERRE CHARLOTTE
  • 4 CL D’HUILE D’OLIVE
  • 70 G BEURRE
  • 1 GOUSSE D’AIL ROSE
  • SEL, POIVRE NOIR DU MOULIN
  • 30 CL FOND DE VOLAILLE
  • 5 OIGNONS NOUVEAUX EN BOTTE (AVEC UN BEL OIGNON AU BOUT)
  • 50 G COPPA
  • 200 G PETITS POIS (POIDS ECOSSE)
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • 1 TIGE DE RHUBARBE

Pour les orphies

  • 2 ORPHIES
  • 20 G GINGEMBRE
  • 50 G SAUCE SOJA
  • 50 G MIRIN
  • 3 C.A.S. MIEL D’ACCACIA
  • 1 TIGE DE CITRONELLE EMINCEE FINEMENT
  • 200 G RHUBARBE
  • 35 CL DE BOUILLON DE VOLAILLE
  • 6 C.A.S. CIDRE BRUT
  • 1/2 C.A.S. VINAIGRE BALSAMIQUE
  • 1 PINCEE DE PIMENT EN POUDRE

 

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PREPARATION

Les légumes

Ecosser les petits pois et les faire blanchir dans de l’eau bouillante salée pendant 5 minutes.

Les égouter et immédiatement laisser refroidir dans de l’eau glacée. Réserver.

 

Emincer 5 oignons nouveaux en botte en fines lamelles.

Les faire revenir dans 30 g de beurre à la poêle et les faire dorer.

A mi-cuisson, ajouter la coppa, coupé en lanières et poursuivre la cuisson.

Assaisonner avec un rien de poivre.

Réserver.

 

Nettoyer la tige de rhubarbe, peler la rhubarbe et oter tous les fils. Couper la rhubarbe en trois-quatres morceaux, couper alors en petite brunoise et faire blanchir dans de l’eau bouillante salée pendant 30 secondes.

Refroidir dans de l’eau glaçée afin de stopper la cuisson.

 

Peler et laver les pommes de terre.

Les tailler en brunoise de 3 mm de côté.

Mettre dans un poêle bien chaude, l’huile d’olive et le beurre.

Y faire sauter les pommes de terre pendant 5 minutes avec la gousse d’ail en chemise mais écrasée.

Assaisonner avec du poivre et du sel.

Déglacer avec le fond de volaille.

Ajouter une branche de thym.

Laisser mijoter à petit feu pendant 5 minutes.

 

Ajouter les oignons et le jambon cru aux pommes de terre et poursuivre la cuisson encore quelques minutes. Laisser réduire le fond.

Ajouter en fin de cuisson les petits pois et la rhubarbe et ne plus cuire trop longtemps afin de ne pas perdre la belle couleur verte des petits pois et de garder de la structure sur la rhubarbe.

Les orphies

Faire revenir pendant 8 minutes, 200 g de rhubarbe, coupé en brunoise, dans le mélange 20 cl de fond de volaille-cidre brut-vinaigre balsamique.

Mixer la préparation et la passer à travers un chinois pour ne récupérer que le jus.

Reduire de moitié et assaisoner en poivre et en sel. Ajouter 2 c.à.s. de miel et rectifier en goûtant selon votre goût perso. On doit absolument encore avoir l’acidité, mais il doit être agréable.

Mélanger tous les ingrédients de la sauce de laquage: réduction de rhubarbe, sauce soja, mirin, 1 c.à.s. de miel, piment, gingembre, citronelle;

Faire réduire de moitié le mélange afin qu’il devienne légèrement sirupeux. Passer à travers un chinois pour ôter les petits morceaux. Réserver au chaud.

Lever les filets d’orphie en gardant la peau. Enlever les arètes centrales. Les détailler en morceaux plus petits et les faire revenir brièvement dans un peu d’huile d’olive dans une poêle chaude anti-adhésive, côté peau. Saler et poivrer légèrement.

Lorsque le poisson est bien doré côté peau, le retourner et ajouter un peu de sauce de laquage à la brosse en silicone.

Poursuivre la cuisson, le poisson aura ainsi une belle couche de laquage.

Dressage

Dans une assiette creuse, dresser la préparation de légumes.

Poser dessus quelques morceaux d’Orphie bien laqués.

Entourer la préparation avec un filet de sauce de laquage à la rhubarbe.

 

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Bon Appétit!

Asperges à la flamande (à la malinoise)

ASPERGES A LA FLAMANDE (A LA MALINOISE)

 

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Un classique de notre plat pays, mais en version un rien différente.

Généralement on a un oeuf surcuit, accompagné d’un beurre liquide et gras.

J’ai préféré cuire mes oeufs mollet, faire une légère émulsion du jaune avec le beurre, puis seulement ajouter le blanc, que je n’ai pas écrasé en trop petits morceaux, afin de garder de la structure.

Question de goût.

 

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INGREDIENTS (1P)

  • 5 ASPERGES BLANCHES DE MALINES, GROS CALIBRE AAA (plus de 2,8 cm d’épaisseur)
  • SEL, POIVRE NOIR
  • 1/2 CITRON
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 1 SUCRE
  • 2L D’EAU
  • BEURRE
  • MUSCADE
  • 5 OEUFS
  • LE JUS D’UN CITRON
  • 2 C.A.S. PERSIL FRISE HACHE
  • 80 G BEURRE SALE
  • SEL, POIVRE
  • VINAIGRE (POUR LA CUISSON DES OEUFS)

 

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Cuisson des asperges

Peler les asperges de la tête vers la queue avec un économe en débutant à 3-4 cm de la pointe et faites celà à plat. Il est plus facile de couper les asperges sur un plan de travail, celà évite de les casser en deux.

Casser la base dure et les couper à peu près toutes à la même longueur (à peu près 5 à 10 cm de leur base, en fonction de leur fraicheur).

Faire cuire 2L d’eau avec les pelures et les bases des asperges coupées en brunoise, ceci pendant 30 minutes à partir de l’ébullition. Passer le bouillon d’asperges à travers un chinois et laisser refroidir.

Laver les asperges sous un jet d’eau et les égouter. Les ficeler éventuellement avec du fil ménager ou avec un brin de ciboulette préalablement blanchi dans de l’eau bouillante.

Dans une petite casserole spéciale pour la cuisson des asperges, porter l’eau de cuisson des pelures d’asperges à ébullition avec un demi citron épluché, le laurier, du sel, du sucre et du beurre. Placer les asperges dans l’eau pas encore en ébullition (donc dès le début), tête vers le haut (en les laissant dépasser de l’eau) et laisser cuire environ 10-15 minutes (en fonction de l’épaisseur), quelques minutes de plus que l’ébullition, puis éteindre le feu.

(Le sucre dans l’eau de cuisson va les rafermir, le beurre et le citron permettent de garder la belle couleur blanche)

Egouter les asperges et les débarasser sur une assiette. Les réserver.

Quelques minutes avant le dressage, faire chauffer un peu de beurre dans une poêle et y poêler les asperges de tous les côtés pendant quelques minutes (en controlant la cuisson). Saler, poivrer. Ajouter une pointe de muscade.

 

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Suite

Chauffer les assiettes.

Faire cuire les oeufs dans de l’eau bouillante, additionée d’un filet de vinaigre, pendant 5-6 minutes, cuisson mollet. Les sortir de l’eau et les laisser refroidir dans de l’eau froide.

Réaliser un beurre clarifié avec le beurre salé.

Récupérer d’un côté le jaune d’oeuf et de l’autre le blanc.

Mélanger précautionneusement les jaunes d’oeufs avec le beurre fondu, le jus de citron et le persil. Le jaune d’oeuf encore coulant va lier le beurre. Rectifier en sel et poivrer. Ajouter un peu de muscade.

Ajouter maintenant les blancs d’oeufs écrasés légèrement à la fourchette.

ACCOMPAGNEMENT VIN

Un vin blanc très fruité mais sec, qui peut modérer la minéralité, de tempérer l’amertume de l’asperge. P.e. un Muscat Sec d’Alscace, du Languedoc ou du Roussilon.

 

Bon Appétit!

 

 

Risotto aux artichauts poivrade, morilles et asperges vertes, éffiloché croustillant de coquelet au basilic thaï

RISOTTO AUX ARTCHAUTS POIVRADE, MORILLES ET ASPERGES VERTES, EFFILOCHE CROUSTILLANT DE COQUELET AU BASILIC THAI

 

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Encore un risotto, mais oui, mais oui. Nous adorons celà et c’est une préparation qui laisse beaucoup de liberté au niveau des possibilitées, même si celà reste confiné dans un carcan technique très carré.

La liberté de création est souvent issu du hasard, comme aujourd’hui. Des artichauts, j’en avais, pour le moment j’en ai presque tout le temps. Il me restait aussi quatres belles morilles et une copine m’avait donné 4 asperges vertes. Artichaut-asperge-morille, aucun soucis, ça matche.

Afin de jouer sur les contrastes, comme il me restait de la chair de coquelet que j’avais patiemment récupéré sur les deux carcasses d’il y a quelques jours, j’ai ajouté au dressage un effiloché croquant de coquelet, boosté (mais pas assez, je rectifie dans la recette) de basilic thaï.

Le basilic thaï est tout comme son cousin le basilic sacré, assez proche de l’estragon et de l’anis. Et l’anisé fonctionne très bien avec l’artichaut.

Afin de donner plus de goût au risotto, j’ai réalisé dabord des artichauts façon barigoule et j’ai fait réduire le jus de cuisson, que j’ai également, à côté du bouillon de volaille, utilisé pour mouiller le riz.

Nous avons trouvé celà extra.

 

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INGREDIENTS (4P)

Artichauts barigoule

  • 6 PETITS ARTICHAUTS VIOLETS
  • 1 OIGNON BLANC MOYEN ou 1 DEMI GRAND
  • 1,5 CAROTTES
  • 75 G DE TALON OU PARURES DE JAMBON CRU (ici Bayonne) 
  • 3 GOUSSES D’AIL
  • 1/2 BRANCHE DE CELERI
  • 1/2 VERT DE POIREAU
  • 1 BRINS DE THYM
  • 1 PETITE FEUILLE DE LAURIER
  • 1/2 BRIN DE ROMARIN
  • LE ZESTE D’UNE ORANGE NON-TRAITEE
  • 15 CL VIN BLANC SEC
  • 20 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • JUS D’UN 1/4 CITRON
  • SEL, POIVRE
  • 2 BRINS DE PERSIL
  • 1 C.A.C. GRAINES DE CORIANDRE
  • 1 CITRON POUR L’EAU DES ARTICHAUTS
  • HUILE D’OLIVE EXTRA VIERGE

Autres ingrédients

  • 3 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE (vous pouvez également utiliser du beurre comme dans le nord de l’Italie)
  • 2 ECHALOTTES EMINCEES
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 4 ASPERGES VERTES
  • 250GR RIZ CARNAROLI OU ARBORIO (ce qui donne au final 625gr de riz cuit)
  • 15 CL VIN BLANC SEC
  • 1 L BOUILLON DE VOLAILLE
  • LE JUS DE BARIGOULE
  • SEL, POIVRE
  • 25GR BEURRE
  • 50GR PARMESAN
  • QUELQUES GOUTTES DE VINAIGRE DE VIN
  • RESTES DE COQUELET ROTI
  • 20 FEUILLES DE BASILIC THAI OU DE BASILIC SACRE
  • CITRON

 

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PREPARATION

Artichauts barigoule

Ciseler finement oignon, carotte, jambon cru, ail, céleri et poireau.

Laver et égoutter les artichauts, couper les queues à 4 cm de la base et en citroner le bout.

En partant du bout de la queue, éplucher celle-ci vers l’artichaut. Citroner.

Avec un couteau, tailler les feuilles extérieures en faisant tourner l’artichaut sur lui-même de manière à ne conserver que la partie la plus tendre du coeur. Citroner.

Ensuite, couper la partie supérieure des artichauts pour éliminer la partie dure des feuilles tout en gardant le coeur violet. Citroner.

Tremper les artichauts dans de l’eau légèrement citronée afin qu’ils gardent leur couleur.

Couper les artichauts en deux dans le sens de la longueur et retirer le foin du coeur.

Recouper éventuellement les artichauts encore une fois en deux.

Dans une cocotte, les faire suer 3 à 4 minutes dans l’huile d’olive bien chaude.

Ajouter alors l’oignon, l’ail, la carotte, le poireau, le céleri et le jambon aux artichauts et faire suer le tout pendant 4 minutes supplémentaires, à couvert et sur feu moyen.

Ajouter maintenant les aromates (thym, laurier, romarin, persil, coriandre, zeste d’orange), le vin blanc, le bouillon de volaille, le jus de citron, sel et poivre.

Laisser cuire l’ensemble à ébullition 6 minutes à couvert.

Egoutter immédiatement, récuperer les artichauts que vous allez reserver et filtrer le jus de cuisson, puis le faire réduire de 3/4. Réserver le jus de cuisson.

 

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Effiloché de coquelet croustillant

Récuperer la chair qui reste sur quelques coquelets rôtis que vous avez cuisiné la veille, bon truc pour ne rien jetter.

Faire revenir la chair éffilochée dans un rien d’huile à la poêle anti-adhésive. Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel. Arroser d’un filet de jus de citron.

On veut ici une viande un peu croustillante.

Réserver au chaud.

Juste avant de servir, émincer les feuilles de basilic thaï et les ajouter à la viande, mélanger le tout.

 

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Suite de la recette

Peler l’échalotte et l’émincer. Peler et émincer l’ail.

Peler les asperges vertes sur la base, ôter la base trop dure, éliminer les feuilles dures sur les asperges. Les faire cuire à l’anglaise pendant 4-5 minutes. Terminer la cuisson à la poêle dans un peu d’huile d’olive, assaisonnés de poivre et de sel. Réserver.

Cuire les morilles à l’huile d’olive à la poêle. Saler, poivrer. Les couper en quatre dans la longueur et réserver.

Lorsque les asperges sont refroidies, couper les têtes, puis couper la tige en deux dans la longeur et en morceaux de +- 8 cm en longueur.

Faire chauffer le bouillon de volaille dans une casserole et maintenir chaud. Il est très important que le bouillon que l’on ajoute au risotto ait à peu près la même température que celui-ci, afin de garder une cuisson continue à la même température.

Faire chauffer l’huile d’olive dans un poêlon, de préférence à fond épais, ou comme moi dans un wok. Y ajouter l’échalotte et faire revenir pendant quelques minutes à petit feu. Il faut que l’échalote blondisse. Ajouter l’ail. Poursuivre la cuisson à petit feu pendant 5 minutes, sans faire brûler.

Puis, ajouter le riz dans la poêle et tourner pendant quelques minutes avec une cuillère en bois afin de bien enrober chaque grain de riz d’huile et qu’il soit bien nacré. Il faut poursuivre jusqu’à ce que le riz ‘chante’. Puis, monter le feu.

Arroser le riz de vin blanc et laisser cuire jusqu’à ce que le riz ait absorbé tout le liquide.

Ajouter alors une bonne louche de bouillon de volaille chaud. Laisser cuire en remuant de temps en temps jusqu’à absorption totale du liquide. Ajouter une nouvelle louche et procéder de la même façon. Poursuivre ainsi jusqu’à ce que la cuisson est al dente (il faut de temps en temps goûter un petit grain de riz). Il faut compter environ 20 minutes de cuisson.

Ajouter le jus de barigoule après 10 minutes, les artichauts, les morilles et les asperges vertes après 15 minutes, pour les réchauffer un peu.

Saler et poivrer le risotto. Ajouter le beurre pour donner un peu de brillance au risotto et le parmesan. Y mélanger quelques gouttes de vinaigre de vin rouge afin d’éclaircir le risotto.

Finir avec un trait d’huile d’olive et dresser sur assiette, avec l’éffiloché de coquelet croustillant dessus.

 

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Bon Appétit!

Penne, pesto ail des ours, romanesco, tomate confite

PENNE, PESTO AIL DES OURS, ROMANESCO, TOMATE CONFITE

 

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Afin d’utiliser l’ail des ours de mon jardin et du talus des copines, un bon pesto ce soir. Et pour changer un peu, aussi du chou romanesco et un tout petit peu de tomate confite.

Un plat simple, rapide, idéal pour en semaine.

 

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INGREDIENTS (4P)

Le pesto d’ail des ours

  • 60 G FEUILLES D’AIL DES OURS
  • 20 G PIGNONS DE PIN
  • 20 BELLES FEUILLES DE BASILIC
  • 5 CL D’HUILE DE COLZA
  • 5 CL D’HUILE D’OLIVE
  • 5 G DE SEL
  • 40 G PARMESAN
  • UN PEU DE POIVRE DU MOULIN

Les pâtes

  • 350 G PENNE
  • 400 G CHOU ROMANESCO (ENVIRON 1 CHOU)
  • SEL
  • 35 G TOMATE CONFITE
  • 2 C.A.S. RICOTTA
  • 2 C.A.S. PIGNONS DE PIN TORREFIES
  • COPEAUX DE PARMESAN
  • HUILE D’OLIVE

 

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PREPARATION

Le pesto d’ail des ours

Bien laver les feuilles d’ail des ours dans plusieures eaux, puis égouter. Dans les feuilles les plus grandes, ôter la nervure centrale. Couper finement l’ail des ours.

Réaliser un pesto en mixant les différents ingrédients et en montant à l’huile.

Suite

Cuire les pâtes al dente dans une grande quantitée d’eau salée (ici 3L500). Garder un peu d’eau de cuisson.

Cuire les sommités de chou romanesco al dente (12 minutes environ), à la vapeur, au dessus de l’eau bouillante salée.

Quand ils sont cuits, les faire revenir quelques minutes à la poêle dans un peu d’huile d’olive avec poivre et sel. Ajouter les tomates confites émincées et bien mélanger le tout pendant quelques minutes. Déglacer le tout avec une louche d’eau de cuisson des pâtes et la ricotta.

Mélanger les pâtes, égoutés rapidement, avec la préparation de  chou romanesco.

Ajouter maintenant le pesto, mélanger.

Dresser sur les assiettes, ajouter quelques pignons de pin et un peu de parmesan en copeaux. Finir avec un trait d’huile d’olive.

 

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Bon Appétit!

 

Restaurant L’Eau Vive : première visite, 21/04/2014

RESTAURANT L’EAU VIVE : PREMIERE VISITE, 21/04/2014

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Celà faisait déjà plusieures semaines que sur le calendrier familial, la date du 21/04 était indiquée comme importante, plusieures semaines que mes meilleurs amis me préparent une belle surprise pour mon anniversaire, plusieures semaines que ma Sabine, qui est naturellement au courant de tout et dans la confidence la plus totale, garde les lèvres sérrées et ne me donne aucun indice.

A la longue, j’ai tout de même capté certains trucs. Quand on vous demande ce que vous allez mettre le 21/04 comme vêtements, déjà plusieurs jours à l’avance, qu’on vous parle de belle chemise, de costume etc etc. Quand on vous dit que les amis passent à la maison vers 10h30 et que l’on n’a pas prévu de cuisiner et que généralement on passe à table vers les 12h15-12h30, on comprend petit à petit qu’on va aller manger dans un périmètre de +- 100 km autour de Bruxelles.

Après en roulant, on élimine dabord Gand, Courtrai, Anvers, Malines, Louvain, Liège et on concentre les idées sur Namur et les allentours, on se trompe, on ne trouve pas, et ce n’est que quand on voit à 1,5 km du restaurant, la plaque ‘L’Eau Vive’ (restaurant **), qu’on comprend.

L’Eau Vive et Chef Résimont, je connaissais de réputation, de télé, de magazine, de génération W, mais je n’avais pas encore eu l’occasion d’y passer pour déguster la cuisine. J’étais donc très content de ce choix et de ce très beau cadeau d’anniv.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Lorsque nous arrivons, il fait beau et on s’installe à une table à l’extérieur, avec vue sur la petite cascade d’eau vive très sympatique. Accueuil très spontané de madame, puis un peu plus tard par le Chef qui passe rapidement de table en table pour un petit contact avec les clients. On est aussi très très rassuré de la qualité du restaurant, lorsque l’on voit arriver Giovanni Bruno et son épouse (Sensa Nome). Si un grand chef Bruxellois se déplace vers Arbre, ce n’est pas pour rien, n’est-ce-pas.

Nous prenons donc un verre de bulles (choix entre 4 propositions), pour moi un Champagne Bérèche Brut très plaisant, sous un beau soleil.

Deux amuses accompagnent ce verre, une tartelette avec un espuma très légér de parmesan, et une gaufrette farcie de brandade de cabillaud aux olives, brandade très pure, pas trop salée avec à fond le goût du poisson en bouche et juste un soupçon d’olive. C’est léger tout ça, ça ouvre gentillement l’appétit, sans brusquer.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Nous passons à l’intérieur, dans la veranda, qui fait au moins la moitié de la salle du restaurant. Un verre de Roquefin, 100% Rolle, Languedoc (vermentino en Corse), vin des plus intéressants.

Arrive aussi le bon pain maison, qui nous accompagnera tout au long du repas:

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Une troisième amuse arrive, un maquereau mariné, oeuf mimosa et roquette. Pas de grosse surprise, mais très sympa comme amuse.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

La quatrième amuse, est celle qui m’a plu (et pas à moi seulement) le plus: crème et glace de petits pois, écume de bacon. Un goût très pur de petit pois frais, beaucoup de fraicheur à peine mise en rélief par cette écume très très légèrement fumée. Quelques petits morceaux d’oignon bien caramélises dessus. Grand dans la simplicité. Une mise en bouche que j’aimerai bien refaire chez moi. Premier coup de coeur.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

La cinquième mise en bouche était faite pour me plaire. Des accords classiques certes, aucun inconnu, mais toujours un plaisir à retrouver et très bien exécuté: éffiloché de queue de boeuf, espuma de carottes, jus à l’orange.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Il était temps pour la première entrée. Je reste un peu déconcerté entre l’énnoncé du plat et le plat dressé. Ennoncé: Turbot – Minestrone – Coquillages – Dashi. Plat dressé : Turbot – Bouillon Dashi – Asperges – Champignons – Passepierre. L’ensemble était très bon, un dashi comme j’aime avec ce légér petit goût fumé qui relève tout. Un beau croquant avec l’asperges blanche et une frivolité avec les champignons et le passepierre. De plus, cuisson nickel sur le poisson, qui était bien marqué sur le dessus et pas surcuit, juste comme il le faut. Par contre, le fait de ne pas retrouver les éléments d’un énnoncé dans un plat, avec surtout, l’attente et l’espérance des coquillages, que j’adore, est une source pour moi de frustration. Je n’ai pas spécialement retrouvé les éléments de ministrone, ni de goût de coquillage dans ce plat.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Le choix du vin m’a semblé, sur ce plat, un peu hors accord. Nous avions le même vin depuis les amuses et ici le dashi écrasait compètement, pour moi, le rolle. Le vin perdait toute la subtilité aromatique quand on buvait immédiatemment après une cuillère de dashi.

Il se mariait, selon moi, mieux avec la deuxième entrée, avec laquelle il était également servi.

Deuxième entrée donc, Matelote de rouget barbet, aïoli d’oursin, oignons des cévennes, rattes écrasées. Et un deuxième coup de coeur, dont j’ai malheureusement oublie de prendre la photo (effet du vin ou de l’émotion?). Un rouget cuit à la perfection, un duo de sauces légères, subtiles, tout en nuance, avec un oursin, pour mon goût perso, un rien trop discrèt, l’oignon des cévennes qui apportait la note sucrée et les rattes écrasées à l’huile citronée. Bel équilibre sur ce plat, jouissif, nous avons raclés l’assiettes jusqu’à la dernière goûte.

Pour nous faire patienter avant le prochain plat, on nous apporte un délicieux petit pain au parmesan.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Après ces deux entrées légères, on arrive sur du plus costaud avec un premier plat autour du foie gras : Foie gras de canard poêlé, rhubarbe, citron confit, pain d’épice et réduction de pinot noir. J’ai adoré! Cuisson du foie gras incroyablement bonne avec ce croutage sur les faces et ce moêlleux qui se tenait superbien en son centre. Un superposition de citron confit, de rhubarbe, de pain d’épices et de foie gras, à manger à chaque fois en bouchée complète, entouré de cette réduction de vin rouge. Une merveille. L’épaisseur du foie gras était en totale harmonie avec l’épaisseur du pain d’épices et la quantitée de citron confit et de rhubarbe. Il y avait un rappel d’épices  (à pain d’épice) sur le foie gras, juste ce qu’il fallait. Très grande maitrise sur ce plat. Mon préféré du menu.

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Avec le foie gras, un Riesling d’Alsace, Kitterle, qui était parfait avec l’ensemble.

Arrivent les beaux couteaux Laguiole, présage d’une bonne viande à découper.

 

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Deuxième plat, plat de résistance : Agneau de lait de l’Aveyron, truffes, céleri rave, asperges de Lauris. Sur ce plat, j’ai un peu eu la même déception que sur le plat de turbot. L’ensemble était très très bon avec une cuisson de l’agneau parfaite encore une fois et un jus magnifique et bien concentré en goût. Un bon petit coulis d’ail des ours également. Par contre, je n’ai pas du tout retrouvé de truffe, qui parait-il se trouvait dans le céleri remoulade. Je voyais bien quelques petits points noir comme on peut retrouver des points de vanille dans une glace à la vanille, mais il n’y avait aucune truffe présente en bouche.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Le vin qui accompagnait ce plat, un Buzet, Le Pech Abusé 2006, s’alliait parfaitement bien au plat. Un vin très animal, très sur le fauve, sur le cuir, un rien fumé même, mais tout celà en nuances.

Nous avions ensuite le choix entre des pré-desserts autour de la betterave ou de la violette, ou le plateau de fromages affinés par Jacquy Canghe et de producteurs locaux. Comme il y avait de toute façon encore un dessert après, je me suis décidé pour les bons fromages de Jacquy avec entrautre le Villé et un très bon Stilton. Je me suis fait plaisir également avec un peu de burrata, additionné d’huile d’olive, de fleur de sel et de poivre noir du moulin.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

restaurant,l'eau vive,résimont

Ce que je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout compris, c’est le choix des assiettes pour dresser le fromage. Des assiettes très surchargés en dessins et alors le piment???? Pourquoi le piment avec le fromage? Je verais plutot cette assiette dans une brasserie pour servir le chorizo et le jambon Basque. Je ne comprends pas? Et je n’ai pas du tout aimé cette vaisselle, contrairement à tous les autres contenants du service. C’est étrange comme choix.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Les fromages étaient accompagné d’un Fitou ‘Cadette’, Domaine des Milles Vignes.

Puis vint le dessert, servi en deux parties, autour de la fraise, la verveine et le chocolat blanc. Je n’ai pas pris de photo (merdum, oubli) de la deuxième partie de ce dessert, une verrine avec dans le fond une gelée de verveine, surmonté de glace au yaourt et de fraises. Cette gelée était très bonne, pour moi un rien trop collée cependant. Le dessert dans sa globalité était vraiment très fin, pas trop sucré et terminait agréablement ce beau menu. En fait, pour moi, il s’aggissait plus de deux desserts en un, qu’un seul dessert, car lorsqu’on sert les préparation ainsi séparées, je n’arrive jamais à bien associer les deux éléments. Mais celà m’allait très bien ainsi.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Avant le café et le plateau de migniardises, encore un petit cadeau, une superbe crème de café à la cassonade. Et j’étais bien content que ma petite femme n’aime pas le café, j’en ai eu deux pour le prix d’un seul.

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Pour finir, café et migniardises:

 

restaurant,l'eau vive,résimont

 

Donc, globalement, plus que satisfait gustativement. Parfois un peu déçu sur les énnoncés des plats par rapport à ce qu’il y avait dans l’assiette, mais tout était bien bon. Les cuissons des poissons et des viandes sont supermaitrisés, rien à dire, les jus et sauces sont top. Une cuisine qui peut plaire à ceux et celles qui aiment les bases classiques, mais aussi à ceux qui aiment l’aventure et le renouveau. Il y avait entre les deux, un bel équilibre.

Les vins étaient très bons, avec un bémol sur l’accord du vin blanc avec le dashi. Par contre, la sommelière avait l’air vraiment très stressée et courait d’une table à l’autre. Elle était obligé d’aller très vite dans l’explication des vins, car elle devait à côté de ça trop s’occuper du suivi du stock en salle, des vidanges, de reservir le vin, etc etc. Elle avait selon moi trop à faire pour une personne avec le nombre de clients à table. J’aurais souhaité avoir un énnoncé des vins et de leurs caractéristiques un peu plus posé et moins dans cette urgence que l’on ressentait.

En tout cas, une table ou je remettrai volontiers les pieds pour un deuxième éssai.

Bonne Journée,

 

 

 

Pigeon en croûte de sel de café, nems de cuisses confites ‘punchés ketjap-café-keffir’, betteraves rôties, pommade de choufleur rôti à la chicorée, crunch de chicorée, coulis ketjap manis-café-keffir et jus vinaigré au foies

PIGEON EN CROUTE DE SEL DE CAFE, NEMS DE CUISSES CONFITES ‘PUNCHES KETJAP-CAFE-KEFFIR’, BETTERAVES ROTIES, POMMADE DE CHOUFLEUR ROTI A LA CHICOREE, CRUNCH DE CHICOREE, COULIS KETJAP MANIS-CAFE-KEFFIR ET JUS VINAIGRE AUX FOIES

 

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Des semaines et des semaines que cette recette trottait dans ma tête, d’ébauche en ébauche, d’accords en accords. Je voulais travailler le pigeon, mais sur des accords que j’affectionne.

Au départ, un petit souvenir d’enfance, mais qui perdure encore aujourd’hui: le plaisir de la bonne tasse de café, le matin, le midi, le soir…. Un élément indissociable de ce temps sans soucis, sans tracas, le duo madame cafetière dans laquelle coulait le café et monsieur thermos qui n’était jamais avare de son nectar reconfortant. C’est peut-être encore toujours la raison de mon addiction à la cafeïne, ce réconfort qui nous ramène vers l’enfance sans tracas, loin de tout le brouhaha de la vie trépidente du quadra. Je repense avec beaucoup de nostalgie à ces moments de douceur ou nous étions, papa, maman, nani (ma grand-mère maternelle) et moi, ensemble devant une bonne jatte de café à la chicorée, au lait et au sucre.

Il y aura donc du café et de la chicorée dans ma recette. Le pigeon supportera bien ce goût prononcé.

Il me fallait un contrepoid à cette douce amertume, j’ai pensé à la betterave. Bien que ce ne soit pas la betterave sucrière, dont sont issus les morceaux de sucre pour le café, c’est quand même une betterave et celà évoque tout de même. Un bon goût terreux, mais compensé par le vinaigre de xères.

Je voulais un deuxième légume, qui fasse un peu le lien entre le café, présent dans la cuisson du pigeon, dans le sirop et la chirorée présente dans le petit crunch. Des bons petits chouxfleurs de Malines, travaillés avec de la chicorée et torriéfiés (grillés) au four, pour rappeler le côté torréfié du café.

Pour terminer, en apportant encore plus de punch, un jus de pigeon, liè avec une préparation vinaigrée à base des foies de pigeon et monté au beurre.

Le sirop café-ketjap manis-keffir apporte encore plus de punch à l’ensemble.

Les pigeons (débarassés des cuisses et des ailes) ont été farcis de grains de café et cuit en croûte de sel-café.

Un petit crunch chicorée-chapelure accompagne le plat. On peut y tremper les morceaux de betterave pour apporter la touche amère à la bouchée.

Verdicts:

1. Les accords pigeon-café-chicorée-choufleur-betterave, ça fonction vachement bien.

2. Cuisson des poitrines des pigeons en crôute de sel-café: cuisson rosée nickel, goût café présent discrètement mais est-ce en raison des grains de café à l’intérieur du pigeon ou de la croûte café-sel? J’opterai plutot pour les grains à l’intérieur du pigeon. Donc la prochaine fois, simplement croûte de sel basique.

3. Pommade de choufleur très à mon goût.

4. Betteraves: ma façon de les cuisiner habituellement, comme j’aime.

5. Crunch chapelure-chicorée : sympa pour tremper les morceaux de betterave, faut aimer l’amertume.

6. Sirop café-ketjap manis-keffir : apport très intéressant, mais à diminuer en force de café (fait dans la recette déjà). Sabine (qui n’aime pas du tout le café), n’aimait pas, trop fort pour elle.

7. Sauce : très gouteuse.

8. Nems : la farce était trop liquide et donc, nems pas assez croquants et un des deux avait persé. J’ai adapté dans la recette pour la prochaine fois. Visuel de merde concernant les nems.

Recette perfectible mais je suis content du résultat et des accords.

Pas beaucoup de couleurs, ni de verdure, je sais, mais ils n’avaient vraiment rien à y foutre cette fois. Je suis resté sur les couleurs café, café crème, mokka, dans le thème quoi.

 

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INGREDIENTS (2-4P SELON ENTREE OU PLAT)

Pour les betteraves

  • 3 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • UNE BOTTE DE PETITES BETTERAVES ROUGES
  • 25 CL DE FOND BLANC DE VOLAILLE
  • 4 C.A.S. VINAIGRE DE XERES
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • GROS SEL
  • SEL, POIVRE

Pour le pommade de choufleur

  • 2 PETITS CHOUXFLEURS DE MALINES
  • HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE
  • 25 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • 8 CL CREME 40% MG
  • 8 CL CREME EPAISSE
  • 50 G BEURRE
  • MUSCADE
  • 1 C.A.C. CHICOREE EN POUDRE

Pour le coulis café-ketjap-keffir (Ingrid Neven, Pazzo, Anvers)

  • 10 CL KETJAP MANIS
  • 1 C.A.S. FEUILLES DE KEFFIR HACHEES (en vente en pots dans les rayons asiatiques)
  • 4 CL ESPRESSO LEGER
  • 1 C.A.S. D’HUILE DE SESAME

Pour le pigeon

  • 2 PIGEONS (D’ANJOU)
  • 1 PAQUET DE CAFE EN GRAINS DE BONNE QUALITE
  • SEL, POIVRE
  • 2 KG GROS SEL DE GUERANDE
  • 4 BLANCS D’OEUFS + 1 BLANC D’OEUF
  • 1 L GRAISSE D’OIE
  • 1 PETIT OIGNON
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 5 G BAIES GENIEVRE
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • 2 FEUILLES DE RIZ
  • 8 G BEURRE
  • 10 G FARINE
  • 10 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • SEL, POIVRE
  • HUILE POUR FRITURE
  • 4 C.A.C. DE COULIS CAFE-KETJAP MANIS-KEFFIR

Pour le crunch de chicoré (Tim Boury, Boury, Roeselare)

  • 20 G CHAPELURE MAISON
  • 5 G CHICORE MOULU

Pour le jus

  • 6 AILES DE VOLAILLE
  • 4 AILES DE PIGEON
  • HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE
  • 40 G CAROTTES
  • 30 G OIGNONS + 20 G OIGNONS
  • 15 G CELERI VERT
  • 15 G POIREAU
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • 1 GOUSSE D’AIL + 10 G D’AIL
  • 2 FEUILLES DE SAUGE
  • 5 CL COGNAC
  • 5 CL PORTO
  • 30 CL FOND DE VOLAILLE
  • LES FOIES DES PIGEONS
  • 30 G VINAIGRE DE VIN ROUGE
  • 20 G VINAIGRE DE XERES
  • BEURRE

 

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PREPARATION

Pour le crunch de chicoré

Mélanger la chapelure avec la chicoré.

Pour les betteraves

Faire préchauffer le four à 200°C.

Sur une plaque du four, verser une bonne quantitée de gros sel. Découper une fine tranche du dessous des betteraves non-épluchées et déposer les betteraves debout sur le gros sel.

Faire ainsi rôtir les betteraves pendant 30 minutes (environ, celà dépend de la taille).

Sortir les betteraves, les laisser refroidir. Peler les betteraves.

Couper les betteraves en quatre ou en huit en fonction de la taille.

Faire chauffer l’huile d’olive dans une sauteuse et y faire revenir les betteraves pendant 1 à 2 minutes. Saler et poivrer. Ajouter un peu de piment d’espelette.

Déglacer avec le fond blanc de volaille.

Cuire pendant minimum une quinzaine de minutes à feu moyen, jusqu’à évaporation complète du liquide.

A la fin de la cuisson, ajouter le vinaigre de xères.

Réserver chaud.

Pour la pommade de choufleur

Préchauffer le four à 220°C.

Couper les chouxfleurs en tranches épaisses d’environ 1 cm.

Les placer sur un papier de cuisson sur une plaque de telle façon que les morceaux ne se chevauchent pas.

Arroser légèrement d’huile d’olive, saler et poivrer.

Laisser ainsi griller les morceaux pendant 20 minutes environ.

 

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Récuper les morceaux, les couper éventuellement en plus petits morceaux et les mettre dans une casserole avec le bouillon et la crème liquide.

Ajouter la chicorée.

Porter doucement à ébullition, diminuer le feu et poursuivre la cuisson pendant 15 minutes.

Quand les morceaux de choufleur sont bien tendres, mixer le tout au blender en plusieures fois en ajoutant le beurre petit à petit et la crème épaisse.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Passer la préparation à travers un tamis, verser dans un petit poêlon et à feu très doux, poursuivre la cuisson jusqu’à évaporation idéale de l’eau et consistance de pommade souhaitée.

Pour le coulis

Mélanger le ketjap manis, le café tiède, le keffir et l’huile de sésame et laisser réduire à petit feu pendant 30 minutes.

Passer à travers un tamis, poursuivre éventuellement la réduction, puis réserver au frigo. Ce condiment ce servira froid.

Pour le pigeon

Prelever les foies du pigeon.

Prelever les ailes des pigeons.

Les cuisses (la veille)

Prelever les cuisses des pigeons. Les flamber si nécessaire.

Réserver les cuisses dans du gros sel pendant une heure, les rincer et les éponger.

Préchauffer le four à 85C.

Colorer légèrement les cuisses à la graisse d’oie dans une poêle bien chaude. Saler, poivrer.

Ajouter l’oignons et l’ail émincés, ainsi que les baies de genièvre et poursuivre la cuisson pendant quelques minutes.

Ajouter maintenant la graisse d’oie, préalablement portée à 80°C.

Ajouter une belle branche de thym.

Faire confire les cuisses à basse température, pendant 3 heures. Il ne faut pas plus qu’un légér frémissement.

 

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Les laisser refroidir.

Récupérer la chair des cuisses, couper finement et réserver.

Les filets

Mixer grossièrement les grains de café.

Colorer les pigeons à l’huile d’olive sur toutes les faces.

Bien poivrer les pigeons à l’extérieur et à l’intérieur.

Remplir les pigeons avec les grains de café.

Bien fermer les pigeons afin que lors de la cuisson en croûte de sel, le sel ne pénètre pas à l’intérieur.

Battre les blancs d’oeufs légèrement avec une fourchette.

Réaliser une croûte de sel en mélangéant le sel avec le blanc d’oeuf battu.

Placer une partie du gros sel dans le fond d’un plat. Y placer les pigeons. Les recouvrir maintenant du restant de gros sel en tassant bien autour des deux pigeons. Il faut vraiment que celà soit bien étanche.

Préchauffer le four à 240°C.

Y faire cuire les pigeons en croûte de sel pendant environ 20 minutes pour une cuisson rosée.

Laisser reposer encore 15 minutes dans la croûte avant de récupérer les pigeons.

Prélever les filets de pigeon.

Les cuisses, suite

Dans un petit poêlon, réaliser un roux avec 8 g de beurre et 10 g de farine.

Mouiller le roux avec le fond de volaille (pigeon si vous en avez) et poursuivre la cuisson.

Ajouter les 4 c.à.c. de coulis de café et poursuivre la réduction.

Mélanger la chair des cuisses avec un peu de cette réduction, juste assez pour lier la chair. Gouter et rectifier l’assaisonnement en sel si nécessaire.

Laisser refroidir.

Tremper les feuilles de riz dans de l’eau tiède afin de les ramolir. Bien les sècher sur un essuie afin d’éliminer l’eau et y répartir le mélange.

Rouler les feuilles de riz et les coller avec un peu de blanc d’oeuf.

Passer à la friture dans un wok, juste avant de servir et frire à 170°C jusqu’à coloration.

Découper les springrolls précautioneusement pour un beau dressage (ce que je n’ai pas osé faire, vu que ma farce était trop liquide).

Le jus

Hacher grossièrement les ailes de pigeon et de volaille.

Réaliser un mirepoix avec les légumes.

Faire revenir les ailes de pigeon et de volaille dans un peu d’huile d’olive avec un mirepoix de carotte, oignon, céleri et poireau.

Ajouter le thym, le laurier, l’ail émincé et deux feuilles de sauge.

Faire revenir encore quelques minutes, afin de bien colorer le fond de la casserole et les légumes.

Déglacer avec le porto et le cognac, puis avec un fond de volaille. Gratter les sucs.

Poursuivre la cuisson à petit feu pendant environ 20 minutes.

Passer au chinois afin de ne récupérer que le liquide. Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel. Réserver.

Hacher finement les foies de pigeon.

Faire revenir les 10 g d’ail haché et les 20 g d’oignon émincé dans un peu d’huile bien chaude.

Ajouter les foies et cuire très rapidement.

Déglacer avec les vinaigres et laisser réduire.

Y ajouter maintenant, hors feu, le jus encore chaud.

Monter légèrement au beurre bien froid.

Dresser tout celà à votre convenance.

 

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Bon Appétit!

 

 

 

Jardinière de primeurs barigoule, punché au xères et l’ail des ours

JARDINIERE DE PRIMEURS BARIGOULE, PUNCHE AU XERES ET L’AIL DES OURS

 

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Encore une base de recette de Philippe Van den Bulck. Décidemment, et je ne fais pas express pourtant. On doit être attiré par les mêmes produits et préparations.

J’ai modifié la recette en cuisinant les artichauts à la barigoule et j’ai utilisé ce jus de barigoule, monté au beurre, pour lier l’ensemble.

Je n’ai pas utilisé de truffe noire, je n’en avais pas envie. J’ai par contre ajouté de l’ail des ours, car j’en ai dans le jardin et il faut l’utiliser avant que ce ne soit trop tard.

J’ai également ajouté du bon jambon cru de chez Eric Ospital, afin de ne pas viré végé à 100%. Un rien de bidoche, c’est tout de même bon, surtout quand c’est de la bidoche de cette qualité là.

J’ai aussi zappé les haricots, par contre j’ai ajouté des jeunes navets et des petits pois.

Pour finir, j’y ai apporté mes petites touches perso et celà fait un plat assez différent tout compte fait du plat qui m’a inspiré à le faire.

Sabine a adoré, nous avons fini le jus à la cuillère, c’est dire.

 

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INGREDIENTS (2P COMME PLAT UNIQUE)

Artichauts barigoule

  • 4 PETITS ARTICHAUTS VIOLETS
  • 1 OIGNON BLANC MOYEN
  • 1,5 CAROTTES
  • 75 G DE TALON OU PARURES DE JAMBON CRU
  • 3 GOUSSES D’AIL
  • 1/2 BRANCHE DE CELERI
  • 1/2 VERT DE POIREAU
  • 1 BRINS DE THYM
  • 1 PETITE FEUILLE DE LAURIER
  • 1/2 BRIN DE ROMARIN
  • LE ZESTE D’UNE ORANGE NON-TRAITEE
  • 15 CL VIN BLANC SEC
  • 20 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • JUS D’UN 1/4 CITRON
  • SEL, POIVRE
  • 2 BRINS DE PERSIL
  • 1 C.A.C. GRAINES DE CORIANDRE
  • 1 CITRON POUR L’EAU DES ARTICHAUTS
  • HUILE D’OLIVE EXTRA VIERGE

Autres ingrédients

  • 8 JEUNES CAROTTES EN BOTTE
  • 12 RADIS BIEN FERMES
  • 8 JEUNES OIGNONS (AVEC LE BOUT BIEN ROND)
  • 6 ASPERGES VERTES
  • 4 JEUNES NAVETS
  • 150 G PETITS POIS FRAIS (POIDS NET)
  • 3 BELLES FEUILLES D’AIL DES OURS
  • 1 L BOUILLON DE LEGUMES MAISON
  • 1 C.A.C. DE VINAIGRE DE XERES
  • 80 G BEURRE DE FERME NON-SALE, COUPE EN PETITS CUBES
  • POIVRE NOIR DU MOULIN, SEL MARIN
  • HUILE D’OLIVE
  • 1 BELLE TRANCHE DE JAMBON CRU (ici Eric Ospital)
  • 25 CL FOND DE VOLAILLE
  • 1 SUCRE
  • 4 MORILLES

 

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PREPARATION

Les artichauts en barigoule

Ciseler finement oignon, carotte, jambon cru, ail, céleri et poireau.

Laver et égoutter les artichauts, couper les queues à 4 cm de la base et en citroner le bout.

En partant du bout de la queue, éplucher celle-ci vers l’artichaut. Citroner.

Avec un couteau, tailler les feuilles extérieures en faisant tourner l’artichaut sur lui-même de manière à ne conserver que la partie la plus tendre du coeur. Citroner.

Ensuite, couper la partie supérieure des artichauts pour éliminer la partie dure des feuilles tout en gardant le coeur violet. Citroner.

Tremper les artichauts dans de l’eau légèrement citronée afin qu’ils gardent leur couleur.

Couper les artichauts en deux dans le sens de la longueur et retirer le foin du coeur.

Recouper éventuellement les artichauts encore une fois en deux.

Dans une cocotte, les faire suer 3 à 4 minutes dans l’huile d’olive bien chaude.

Ajouter alors l’oignon, l’ail, la carotte, le poireau, le céleri et le jambon aux artichauts et faire suer le tout pendant 4 minutes supplémentaires, à couvert et sur feu moyen.

Ajouter maintenant les aromates (thym, laurier, romarin, persil, coriandre, zeste d’orange), le vin blanc, le bouillon de volaille, le jus de citron, sel et poivre.

Laisser cuire l’ensemble à ébullition 6 minutes à couvert.

Egoutter immédiatement, récuperer les artichauts que vous allez reserver et filtrer le jus de cuisson, puis le faire réduire de 3/4.

Cuisson des autres légumes

Peler les carottes en gardant en partie la verdure.

Peler les asperges vertes sur la base, ôter la base trop dure, éliminer les feuilles dures sur les asperges.

Nettoyer les jeunes oignons, ôter une partie de la verdure.

Peler les navets.

Recupérer les petits pois dans les cosses.

Porter à ébullition une grande casserole avec du bouillon de légumes salé. Préparer un grand saladier avec de l’eau glacée (glaçons).

Faire cuire un à un, les différents légumes, dans ce bouillon, jusqu’à cuisson al dente. Puis les refroidir dans l’eau glacée, les égouter et les réserver dans un essui.

Recouper les navets en deux ou en quatre en fonction de leur taille. Couper les asperes en deux.

Cuisson du jambon

Couper le jambon en lanières.

Faire revenir rapidement, à petit feu, dans un peu d’huile d’olive dans une poêle, les lanières de jambon.

Réserver.

Finalisation de la sauce

Réchauffer le jus de barigoule.

Ajouter, petit à petit, le beurre froid au fouet afin d’épaissir un peu le jus de cuisson.

Y ajouter le vinaigre de xères et rectifier éventuellement l’assaisonnement en poivre et en sel.

Y réchauffer doucement les artichauts et en dernière minute, les petits pois.

Deuxième cuisson des légumes

Préchauffer les assiettes.

Faire dégorger les morilles dans une poêle avec un peu d’huile d’olive, saler et poivrer. Les égouter et les éponger dans un éssuie tout.

Les faire ensuite revenir dans un peu de beurre et réserver.

Ciseler deux belles feuilles d’ail des ours.

Réchauffer les carottes, navets, radis et asperges vertes dans le fond de volaille, un sucre, sel et poivre. Laisser en cuisson, à découvert, jusqu’à ce que quasi la totalité du liquide soit évaporé.

Dans une poêle, faire revenir dans un rien d’huile d’olive, les jeunes oignons et les marquer. Ajouter alors le jambon cru, les morilles et une louchette de jus de barigoule et réchauffer le tout. 

Verser le jus de barigoule, les artichauts, les petits pois et le contenu de la poêle de jeunes oignons, dans la cocotte de légumes. Bien mélanger le tout. Rectifier éventuellement en poivre et en sel.

Ajouter l’ail des ours ciselé juste avant le dressage.

Dresser harmonieusement sans oublier le bon jus de cuisson.

 

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Bon Appétit!

 

 

 

 

Veau poché façon carpaccio, émulsion d’olives vertes et basilic

VEAU POCHE FACON CARPACCIO, EMULSION D’OLIVES VERTES ET BASILIC

 

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Encore une recette du magazine ‘Culinaire Ambiance’, recette de la main de Philippe Van den Bulck, dont j’aime particulièrement les idées.

Recette sympa, réalisation pas parfaite. Mon émulsion ne l’était vraiment pas assez, mais j’ai adapté la bonne marché à suivre pour améliorer celà. Quand au veau, trop cuit pour moi, pas assez rosé. J’ai également modifié un rien la recette pour améliorer ce point.

La forme de mon filet de veau n’était pas génial également, difficile à travailler en belles tranches, mais je n’ai pas eu le choix.

Après la dégustation, il va vous rester de l’émulsion. A utiliser dans une vinaigrette avec une salade p.e.

 

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INGREDIENTS (2-3P, 4P COMME ENTREE)

Bouillon de pochage

  • 1 FILET DE VEAU DE +- 500 G
  • 2 CAROTTES
  • 1 POIREAU
  • 1 OIGNON
  • 4 GOUSSES D’AIL
  • 1 C.A.C. GRAINS DE POIVRE
  • 1/2 CITRON
  • 40 CL VIN BLANC SEC
  • EAU
  • BOUQUET GARNI AVEC DU THYM, LAURIER ET TIGES DE PERSIL (FRAIS TOUT CA)

Garniture et émulsion

  • 1 OEUF
  • 15 CL D’HUILE D’OLIVE
  • 1 BOTTE DE BASILIC (ENVIRON 25-30 FEUILLES)
  • 1 GOUSSE D’AIL RAPEE
  • 1 C.A.C. RAIFORT EN PATE
  • 12 OLIVES VERTES DENOYAUTEES
  • JUS D’UN 1/2 CITRON
  • 1 C.A.S. CIBOULETTE
  • ROQUETTE
  • 8 OLIVES VERTES, COUPEES EN RONDELLES
  • POIVRE VERT EN GRAINS EN SAUMURE
  • POIVRE NOIR, SEL
  • FLEUR DE SEL

 

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PREPARATION

Marinade (la veille au soir)

Couper l’oignon en rondelles, écraser les gousses d’ail non-pelées, couper les carottes et le poireau grossièrement.

Placer le morceau de veau dans un plat et répartir les légumes dessus. Ajouter le bouquet garni. Ajouter les grains de poivre.

Verser alors le vin blanc dessus et laisser mariner toute une nuit.

Juste avant d’aller dormir, retourner la viande et mélanger le tout.

Laisser mariner jusqu’au lendemain.

Pôchage (J1 le matin)

Sortir la viande de sa marinade. Emballer la viande dans une étamine et bien la ficeler. Celà donnera une texture plus ferme à la viande, ce qui facilitera le découpage en fines tranches plus tard.

Verser la marinade avec les légumes et condiments dans une casserole haute et pas trop large. Placer la viande dans la casserole et couvrir à hauteur avec de l’eau.

Porter lentement à 85°C et laisser pocher à cette température pendant 30 minutes, en veillant bien de ne pas dépasser les 85°C.

Sortir la viande après ce laps de temps. Oter la casserole du feu.

Quand le bouillon de pôchage est à nouveau redéscendu à 70°C, y replacer la viande et laisser refroidir la viande dans son bouillon.

Lorsque le bouillon est tiède, mettre le tout au frigo jusqu’au soir.

Finition (J1 au soir)

Quelques heures avant de dresser, mettre les assiettes au frigo.

Découper la viande en très fines tranches.

Préparer la ciboulette, la roquette, les rondelles d’olives, les grains de poivre vert.

Mixer l’oeuf avec le raifort, l’ail, les olives, le jus de citron, 1/3 de l’huile d’olive et le basilic.

Transvaser tout, en filtrant à travers un tamis, dans un cul de poule.

Ajouter maintenant petit à petit le reste d’huile d’olive en fouettant.

Assaisonner en poivre et en sel.

Dresser la viande sur les assiettes.

A l’aide d’un pinceau en silicone, mouiller la viande légèrement avec un rien de bouillon de pôchage. Assaisonner avec de la fleur de sel et du poivre noir du moulin.

A l’aide d’une cuillère, napper d’émulsion.

Décorer avec les olives, les grains de poivre vert, la roquette et la ciboulette.

 

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Bon Appétit!

 

 

 

Cocotte de volaille à l’orientale

COCOTTE DE VOLAILLE A L’ORIENTALE

 

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Samedi soir comme plat principal, je m’étais laissé tenter par cette recette, parue dans le magazine Masterchef n°3, recette dont le visuel m’avait déjà fait saliver à plusieures reprises en feuilletant ce magazine.

Recette de Philippe Gobet, directeur des écoles Lenôtre.

Le plat est un peu un mix entre le couscous et la tajine et nous avons vraiment beaucoup aimé, les invités aussi.

Ne vous laissez pas surprendre par la quantitée d’épices. Prévoyez d’en avoir en suffisance et n’ayez pas peur des quantitées, elles sont normales.

Si vous multipliez les quantitées de viande et de légumes par deux, il ne faudra prendre qu’une fois et demi la quantitée d’huile, d’épices et d’herbes. Par contre, il vous faudra un peu plus de bouillon pour la cuisson et doubler le vinaigre, le citron confit et la tomate.

 

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INGREDIENTS (4P)

Pour la marinade à l’oriêntale

  • 15 G D’AIL FRAIS
  • 10 CL D’HUILE D’OLIVE
  • 15 G PAPRIKA DOUX
  • 4 G GINGEMBRE EN POUDRE
  • 20 G CUMIN EN POUDRE
  • 3 C.A.S. VINAIGRE DE VIN ROUGE
  • 1/2 CITRON CONFIT
  • 15 G CONCENTRE DE TOMATES
  • 40 G CORIANDRE (TIGES ET FEUILLES)
  • 30 G PERSIL PLAT (TIGES FINES ET FEUILLES)
  • 2-3 DOSES DE SAFRAN
  • 10 G CORIANDRE EN POUDRE

La volaille

  • 1 POULET FERMIER DE 1,5 KG OU 4 CUISSES SI VOUS PREFEREZ
  • SEL, POIVRE DU MOULIN

Légumes

  • 200 G CAROTTES
  • 250 G COURGETTES
  • 100 G NAVETS
  • 150 G POMMES DE TERRE GRENAILLE
  • 1/2 CITRON CONFIT
  • 20 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • CORIANDRE FRAICHE
  • ABRICOTS SECS OU DATTES SECHES
  • AMANDES EFFILEES

 

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PREPARATION

Découper le poulet en huit morceaux. Réserver.

Eplucher les gousses d’ail, les dégermer et les hacher finement.

Ciseler le persil et la coriandre et tailler le citron confit en julienne.

Faire chauffer légèrement l’ail haché dans l’huile d’olive.

Hors feu, ajouter le paprika, le gingembre, le cumin et le coriandre en poudre.

Déglacer au vinaigre de vin rouge.

Ajouter la julienne de citron confit, le concentré de tomates, le safran et les herbes.

Placer les morceaux de poulet dans un plat et les courvir de la marinade. Bien frotter la marinade sur les morceaux de poulet sur tous les côtés. Réserver pendant 1 heure dans cette marinade.

Retirer la volaille, ôter les morceaux d’ail et d’herbes qui collent sur les morceaux. Réserver la marinade.

Bien faire dorer les morceaux de volaille sur toutes les faces dans une cocotte. Assaisonner de poivre et de sel. Oter les morceaux de la cocotte et les réserver sous une feuille d’allu.

Pendant la marinade de la volaille, eplucher carottes, navets, pommes de terre et courgettes. Détailles les carottes, navets et courgettes en biseau (pour les courgettes, couper en quatre dans la longueur et oter le centre rempli de graines).

Couper les pommes de terre en deux dans la longueur.

Passer la marinade. Récuperer d’un côté l’huile épicée, de l’autre le hachis d’herbes et condiments.

Faire suer les légumes avec le thym dans l’huile de la marinade, pendant 5 minutes pour les carottes et les navets, 4 minutes pour les pommes de terre et 3 minutes pour les courgettes.

Assaisonner de poivre et de sel.

Ajouter le hachis de la marinade et la volaille.

Verser le bouillon de volaille dessus. Amener à ébullition. Préchauffer le four à 160°C.

Cuire en cocotte au four à 160°C pendant 1h30.

A mi-cuisson, oter la volaille, oter les légumes. Replacer la volaille, maintenant avec les légumes au-dessus. Terminer la cuisson.

Pendant ce temps, faire revenir les amandes effilées à sec dans une poêle, préparer les feuilles de coriandre et tailler le citron confit en julienne.

20 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les dattes dénoyautées.

A la fin de la cuisson, ajouter sur le dessus du plat, coriandre, citron confit et amandes effilées.

Servir à table dans la cocotte, accompagné de pain marocain ou de semoule.

Bon Appétit!

 

 

Boulettes de poulet au sésame, sauce teriyaki

BOULETTES DE POULET AU SESAME, SAUCE TERIYAKI

 

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A la recherche d’une bouchée apéritive pour mes invités du samedi soir, je tombe sur cette recette dans le magazine ‘Saveurs’ d’avril 2014. On a donc tenté la recette, non sans rencontrer quelques difficultées en cours de route par manque de technique et de matériel adequat.

Récupérer la chair sur 4 cuisses de poulet, en évitant un maximum les morceaux de gras dur, la peau, les tendons et autres petites choses innapropriées dans une farce de boulettes à la volaille qui se respecte, mixer le tout dans un petit blender ricici de 30€, qui surchauffe au moindre oppositions à ses petits couteaux et sans avoir un tamis pro pour passer cette farce, c’est galère. Mais on s’en est bien sortis avec les moyens du bord et en prenant notre temps de bien trier à la main cette farce.

Le plus important est que les boulettes ne sont pas restées très longtemps entre les verres de champagne, tout a été englouti très très rapidement et nous avons tous bien aimé, on va donc refaire ça. Mais d’ici la, j’espère avoir un bon tamis et une option kitchenaid pour mixer ce type de préparations.

 

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INGREDIENTS (15 AINE DE BOULETTES)

  • 4 BELLES CUISSES DE POULET
  • 50 G PAIN BLANC RASSIS
  • 20 CL DE LAIT
  • 1 OEUF
  • 15 FEUILLES DE BASILIC (THAI SI VOUS AVEZ)
  • 1 C.A.C. PIMENT DOUX
  • 1 C.A.C. PIMENT D’ESPELETTE
  • 4 C.A.S. GRAINES DE SESAME GRILLEES
  • 1 CM GINGEMBRE FRAIS RAPE
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • SEL, POIVRE
  • 1L BOUILLON DE VOLAILLE (DE PREFERENCE MAISON)
  • 2 C.A.S. D’HUILE DE TOURNESOL
  • 5 C.A.S. SAUCE TERIYAKI
  • 3 C.A.S. DE CHAPELURE

 

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PREPARATION

Récupérer la chair de poulet sur les cuisses. Il faut prendre son temps et éviter un maximum la peau, les tendons, les graisses durcies, … Couper les morceaux de chair au couteau le plus finement possible.

Faire tremper le pain dans le lait. Laisser quelques minutes, puis essorer.

Mélanger la chair de volaille, le pain, l’oeuf, le basilic ciselé finement, l’ail râpé, le gingembre râpé, le piment, la chapelure, sel, poivre et 2 c.à.s. de graines de sésame. Puis mixer le tout en plusieures fois.

Controler la farce sur la présence de morceaux indésirables ou passer le tout à travers un tamis en frottant sur la farce. Rectifier éventuellement l’assaisonnement.

Former des boulettes d’environ 4 cm de diamètre (le mieux est de mouiller légèrement les mains afin de bien pouvoir les rouler, car la farce est assez collante).

Les réserver pendant 30 minutes au frigo.

Faire bouillir 1l de bouillon de volaille et y faire pocher les boulettes pendant 6 à 8 minutes. Lorsqu’ils remontent à la surface elles sont cuites.

Bien égoutter les boulettes.

Dans une grande poêle antiadhésive, faire chauffer l’huile, puis y faire revenir les boulettes afin de bien les dorer.

Lorsqu’elles ont déjà une belle couleur, y ajouter une c.à.s. de sauce teriyaki et rouler les boulettes dedans. Les ôter de la poêle.

Déglacer alors la poêle avec le reste de sauce teriyaki, mélanger pendant quelques secondes, puis réserver la sauce dans un petit bol.

Présenter les boulettes, munies de petites piques en bois, la sauce et un petit bol de graines de sésame. L’idée est de tremper la boulette dans la sauce, puis dans les graines de sésame.

 

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Bon Appétit!

 

 

 

Crème de carottes, coco, yuzu, coriandre et scampi

CREME DE CAROTTES, COCO, YUZU, CORIANDRE ET SCAMPI

 

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Première entrée de samedi soir. Recette reprise dans le dernier ‘Culinaire Ambiance mars 2014’, recette de Dominique Maistriaux du restaurant ‘Le Bouchon et l’Assiette’ à Soignies.

J’ai un rien adapté à mon gôut, un peu plus corsé au niveau coriandre et adapté l’assaisonnement des scampi (qui étaient trop fades à mon goût hier soir).

J’ai également diminué la quantité pour la crème car avec la quantitée faite selon la recette pour 6 personnes, on pouvait même être 24.

J’avai aussi un peu trop réduit la crème, qui pouvait être un rien plus liquide.

Petite entrée sympa, toute en légèreté. J’ai servi 3 scampi par personne, car une deuxième entrée suivait, mais vous pouvez voir plus grand naturellement.

Penser aussi, pour un dressage plus sympa, la prochaine fois de fendre les scampi sur une partie de leur corps.

 

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INGREDIENTS (6P)

  • 18 SCAMPI (des vrais, pas des crevettes vietnamienne qu’on trouve partout maintenant)
  • 200 G CAROTTES
  • 1/2 OIGNON
  • 2 GOUSSES D’AIL TAILLE MOYENNE
  • 6 TIGES DE CORIANDRE
  • 1 C.A.C. CORIANDRE
  • 2 CM GINGEMBRE
  • SEL, POIVRE
  • 3 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.C. HUILE DE SESAME
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • FEUILLES DE CORIANDRE
  • 2 C.A.C. JUS DE YUZU (A DEFAUT CITRON VERT)

 

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PREPARATION

Décortiquer les scampi et retirer le boyau. Réserver les scampi au frigo et les carapaces et têtes au surgelateur pour une autre occasion.

Eplucher les carottes, les couper en rondelles.

Eplucher l’oignon et l’ail. Emincer l’oignon et écraser l’ail.

Râper le gingembre frais.

Retirer les feuilles de coriandre et les réserver au frais. Couper les tiges en morceaux.

Faire revenir à feu doux et sans coloration, pendant 6-7 minutes, carottes, oignons, ail, gingembre et tiges de coriandre, dans 2 c.à.s. d’huile d’olive. Saler et poivrer et ajouter la coriandre en poudre. Faire celà à couvert.

Mouiller à hauteur et laisser cuire à feu doux pendant 15 minutes.

Ajouter le lait de coco et le jus de yuzu et laisser encore cuire 20 minutes.

Mixer le tout, puis passer au chinois afin d’avoir une consistance lisse. Garder au chaud sans laisser bouillir. Rectifier l’assaisonnement en poivre, sel, coriandre et yuzu.

Réaliser un mélange avec une cuillère à soupe d’huile d’olive, l’huile de sésame, sel, poivre et piment d’espelette et y rouler les scampi.

Poêler les scampi sur les deux faces, le temps nécessaire, sans surcuisson.

Diposer les scampi dans les assiettes. Verser un peu de crème de carottes. Ajouter quelques feuilles de coriandre.

 

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Bon Appétit!

 

Asperges vertes, coppa, saumon à la vinaigrette de citronelle, pain au levain et sauce aux oeufs à la japonnaise

ASPERGES VERTES, COPPA, SAUMON A LA VINAIGRETTE DE CITRONELLE, PAIN AU LEVAIN ET SAUCE AUX OEUFS A LA JAPONNAISE

 

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Ce dimanche, il y avait du monde à table chez nous. Nos meilleurs amis, que nous n’avions plus vu depuis longtemps, enfin on se revois!

J’ai proposé quelques mises en bouches, deux petites entrées, un plat convivial et un dessert très simple et très frais (glace vanille, coulis de fraises, fraises) pour clôturer.

Une des deux entrées était un rien plus travaillé.

La base, des belles asperges vertes du pays et du bon saumon bien épais.

Les asperges ont subi une précuisson au bouillon d’asperges, puis enroulé de pancetta (pour le terre mer et l’assaisonnement), terminé à la poêle à l’huile d’olive, sel, poivre et basta.

Le saumon, cuisson à l’unilatérale, nourit en fin de cuisson de beurre, de jus de citron et un peu avant le dressage de vinaigrette à la citronelle.

Pour accompagner ce duo gagnant, des fines tranches de pain au levain, cuites au four pour apporter le croquant.

Pour terminer, une sauce aux oeufs à la japonnaise, donc à base de sauce soja (idée de Philippe Van den Bulck).

L’associations a très bien fonctionnée, les assiettes sont revenues complètement vidées. La cuisson des asperges et du saumon top, le pain au levain bien croquant. Content sur toute la ligne avec ce plat.

A la limite, diminuer un peu le soja dans la sauce pour goûter encore plus l’oeuf. Ce que j’ai déjà fait dans la recette ci-dessous. Après coup je me demande aussi si il n’est pas plus judicieux d’ajouter le beurre clarifié encore froid (mais liquide), la texture de la sauce serait plus sympa. A tester la prochaine fois.

 

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INGREDIENTS (6P)

  • 1 PAIN AU LEVAIN
  • HUILE D’OLIVE
  • 6 JAUNES D’OEUFS
  • 1 C.A.S. SAUCE SOJA
  • 3 C.A.S. JUS DE CITRON
  • 3 C.A.S. BEURRE CLARIFIE
  • 12 ASPERGES VERTES GROS CALIBRE
  • 12 TRANCHES DE COPPA
  • BOUILLON D’ASPERGES BLANCHES OU VERTES
  • 600 G DOS DE SAUMON AVEC PEAU
  • HUILE D’ARACHIDE
  • BEURRE
  • VINAIGRETTE A LA CITRONELLE (BLUE ELEPHANT)
  • SEL, POIVRE
  • JUS DE CITRON

 

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PREPARATION

Pour le pain au levain

Couper des très fines tranches de pain.

Les placer sur du papier beurre sur une plaque de four.

Arroser d’un peu d’huile d’olive.

Recouvrir de papier beurre, puis placer dessus une autre plaque.

Faire cuire au four pendant environ 15 minutes à 180°C (si le pain n’est pas assez croquant, poursuivre).

Pour la sauce aux oeufs japonnaise

Réaliser un beurre clarifié et le laisser refroidir hors du frigo.

Mélanger six jaunes d’oeufs, la sauce soja et le jus de citron.

Puis y mélanger le beurre clarifié (ici j’avais tenté le beurre clarifié tiède, mais à mon avis, froid ce serait mieux).

Pour le saumon

Sortir le saumon du frigo une heure avant cuisson pour l’amener à température ambiante.

 

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Nettoyer le morceau de saumon et le couper en 6 morceaux. Rinçer rapidement les morceaux, controler si il n’y a plus d’arètes, bien les éponger.

Faire chauffer l’huile d’arachide dans une poêle bien chaude.

Y placer les morceaux de saumon, côté peau. Laisser cuire les morceaux de saumon jusqu’à ce que vous obtenez l’effet mi-cuit souhaité. Il faut que le dessus du saumon soit légèrement tiède.

En fin de cuisson, ajouter un peu de beurre, saler, poivrer, ajouter un filet de citron et napper deux trois fois les morceaux de saumon avec ce jus.

Réserver les morceaux dans un plat chaud, couvert de papier allu. La cuisson va se prolonger vers le haut.

Juste avant de servir, enduire les morceaux de saumon avec la vinaigrette à l’aide d’un pinceau en silicone.

Pour les asperges

 

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Oter les bouts durs des asperges et peler les asperges sur leur base.

Blanchir les asperges pendant 5 minutes dans du bouillon d’asperges (réalisé avec des pelures).

Placer rapidement les asperges dans de l’eau glaçée afin de bien fixer la chlorophyle.

Les egouter et les sècher sur du papier absorbant.

Entourer les asperges de coppa sur leur milieu.

 

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Faire revenir les asperges quelques minutes dans une poêle à fau très faible dans un rien d’huile d’olive, ceci afin de terminer la cuisson et de colorer la coppa.

Dresser ce beau petit monde à votre convenance.

 

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Bon Appétit!

Kombu-Dashi aux nouilles et aux légumes

KOMBU-DASHI AUX NOUILLES ET AUX LEGUMES

 

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Encore une recette de Philippe Van den Bulck, magazine Culinaire Ambiance d’avril 2014. Recette très traditionelle Japonaise.

Le Dashi est le bouillon de base dans la cuisine japonaise. Le vrai dashi est composé d’une infusion d’algue Kombu et de flocons de bonite séchée (katsuo bushi).

Dans la version de ce soir, point de bonite, uniquement du kombu, puis parfumé avec piment, ail, gingembre, oignon et terminé avec un subtil mélange de légumes crus et quasi crus.

Bon plat detox.

 

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INGREDIENTS (4 BONS BOLS)

  • 2 MORCEAUX DE KOMBU
  • 100G DE NOUILLES DE RIZ
  • 2 OIGNONS NOUVEAUX
  • 150 G POUSSES DE SOJA
  • 1/2 PAKSOI (OU CHOU CHINOIS)
  • 150 G SHI-MEN-JI (LENTINS DU HETRE) ET SHIITAKE (on peut mettre des enoki aussi)
  • 1 PETIT PIMENT VERT
  • 1 MORCEAU DE GINGEMBRE DE 3 CM
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 2 C.A.S. SAUCE SOJA
  • 2 C.A.S. D’HUILE DE SOJA
  • UNE POIGNEE DE CORIANDRE

 

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PREPARATION

Mettre le kombu et quatres shiitake, coupés en lanières, dans 1 litre d’eau et faire bouillir au départ d’un petit feu.

Eteindre le feu et laisser infuser le kombu encore 25 minutes dans cette eau.

Faire cuire les nouilles de riz dans de l’eau suivant les indications sur le paquet.

Egouter les nouilles.

Oter le kombu et les shiitake du bouillon, réserver le bouillon et couper un des deux morceaux de kombu en fine julienne.

Emincer finement le gingembre et l’ail.

Couper les jeunes oignons et le piment en rondelles. Oter les graines du piment.

Couper le paksoi en lanières d’un cm.

Faire revenir le gingembre, les jeunes oignons, le piment et l’ail environ 1 minute dans l’huile de soja dans une poêle large et profonde.

Ajouter alors le kombu-dashi (bouillon) et la sauce soja et porter à ébullition.

Ajouter les pousses de soja, le paksoi et laisser bouillir pendant une minute.

Ajouter alors les nouilles de riz, les shiitake, les shi-me-ji et la julienne de kombu.

Ajouter la moitié de la coriandre dans le bouillon et mélanger.

Répartir la soupe dans des bols.

Terminer les bols avec le reste de coriandre haché.

 

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Bon Appétit!

 

Asperges blanches, crème de parmesan, crumble de noisettes-pignons, jambon cru ‘Eric Ospital’ et chocolat

ASPERGES BLANCHES, CREME DE PARMESAN, CRUMBLE DE NOISETTES-PIGNONS, JAMBON CRU ‘ERIC OSPITAL’ ET CHOCOLAT

 

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C’est la saison, et même si Sabine n’aime pas trop, je cuisinais, je cuisine et je cuisinerai les asperges blanches et vertes. En plus, elle se met petit à petit à aimer, mais pour celà je dois les cuire un rien de plus que mon goût perso. J’adore quand ça croque encore, elle préfère quand c’est plus mou. On éssaye de trouver un juste milieu.

Cette fois je suis parti en mode foodpairing a fond sur un premier accord asperge blanche-parmesan, puis sur un deuxième asperges blanche-jambon cru, sur un trio asperges blanches-parmesan-noisette et pour finir sur une touche plus osée de chocolat, qui fonctionne bien avec l’asperge, avec la noisette et aussi avec des fromages forts en gout comme du parmesan.

Le résultat était conforme à ce que je m’imaginais, j’ai adoré, elle à bien aimé aussi. Le jambon apporte la touche de gras et de salé enivrant en plus. Le chocolat est un rien sousdosé, il ne ressortait pas assez. La prochaine fois, osons y mettre plus, peut-être en utilisant des plus gros copeaux. En tout cas, rien ne jure, aucun ingrédient ne bouscule un autre, le dosage (en dehors du chocolat) était parfait à mon goût perso.

Personellement je suis aux anges, car j’arrive de mieux en mieux à transposer mes goûts personnels dans mes assiettes, avec un dressage qui me ressemble, des accords qui me font vibrer.

 

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INGREDIENTS (2P)

Les asperges

  • 8 ASPERGES BLANCHES DE MALINES, GROS CALIBRE
  • SEL, POIVRE NOIR
  • 1/2 CITRON
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 1 SUCRE
  • 2L D’EAU
  • BEURRE
  • CHOCOLAT NOIR (ICI PERU 67%)

Le crumble

  • 15 G BEURRE POMMADE
  • 50 G PANKO (CHAPELURE JAPONNAISE)
  • 75 G NOISETTES (BLANCHES ET SANS PEAUX) GRILLEES
  • 25 G PIGNONS DE PIN

La crème de parmesan

  • 130 G PARMESAN
  • 20 CL CREME LIQUIDE 40% MG
  • 15 G BEURRE
  • POIVRE NOIR DU MOULIN

Le jambon

  • 2/3 TRANCHE DE JAMBON ‘OSPITAL’ DE +- 1/2 CM D’EPAISSEUR
  • UN RIEN DE BEURRE

 

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PREPARATION

Le crumble

Hacher moyennement les noisettes et les pignons. Mélanger au panko, puis du bout des doigts, y mélanger le beurre.

Répartir le mélange sur une plaque de cuisson et placer au four préchauffé à 175°C.

Faire dorer le crumble.

Laisser refroidir et mixer.

Si le mélange après mixage, n’est pas encore assez sec, remettre au four le temps qu’il faut mais à 120°C.

Laisser refroidir à nouveau. Réserver.

 

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Les asperges

Peler les asperges de la tête vers la queue avec un économe en débutant à 3-4 cm de la pointe et faites celà à plat. Il est plus facile de couper les asperges sur un plan de travail, celà évite de les casser en deux.

Casser la base dure et les couper à peu près toutes à la même longueur (à peu près 5 à 10 cm de leur base, en fonction de leur fraicheur).

Faire cuire 2L d’eau avec les pelures et les bases des asperges coupées en brunoise, ceci pendant 30 minutes à partir de l’ébullition. Passer le bouillon d’asperges à travers un chinois et laisser refroidir.

Laver les asperges sous un jet d’eau et les égouter. Les ficeler éventuellement avec du fil ménager ou avec un brin de ciboulette préalablement blanchi dans de l’eau bouillante.

Dans une petite casserole spéciale pour la cuisson des asperges, porter l’eau de cuisson des pelures d’asperges à ébullition avec un demi citron épluché, le laurier, du sel, du sucre et du beurre. Placer les asperges dans l’eau pas encore en ébullition (donc dès le début), tête vers le haut (en les laissant dépasser de l’eau) et laisser cuire environ 10 minutes (en fonction de l’épaisseur), quelques minutes de plus que l’ébullition, puis éteindre le feu.

(Le sucre dans l’eau de cuisson va les rafermir, le beurre et le citron permettent de garder la belle couleur blanche)

Egouter les asperges et les débarasser sur une assiette. Les réserver.

Couper chaque asperge en morceaux de taille égale.

Quelques minutes avant le dressage, faire chauffer un peu de beurre dans une poêle et y poêler les asperges de tous les côtés pendant quelques minutes (en controlant la cuisson). Saler, poivrer et nourir avec du beurre frais en fin de cuisson.

Le jambon

Couper le jambon en lanières de 1/2 cm de large.

Dans un petit poêlon, faire fondre un rien de beurre et y poêler brièvement les lanières de jambon des deux côtés, le tout à petit feu, juste pour chauffer un peu et pour faire sortir le gras.

La crème de parmesan

Faire bouillir de l’eau dans une petite casserole.

Dessus, disposer un cul de poule (non en contact avec l’eau).

Y faire chauffer la crème.

Ajouter alors petit à petit le parmesan et laisser fondre le fromage en tournant doucement avec un fouet.

Ajouter le beurre et poivrer.

Quand la crème est bien lisse, passer au dressage des assiettes.

Finition/dressage

Sur des assiettes chaudes, dresser les morceaux d’asperges.

Répartir les lanières de jambon sur les asperges.

Verser un rien de sauce sur chaque bout d’asperge.

Répartir le crumble de noisettes-pignons un peu partout sur l’assiette.

Terminer en râppant le chocolat noir sur les asperges.

 

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Bon Appétit!

Roussette laquée, artichauts, oseille sanguine et feuilles de bette

ROUSETTE LAQUEE, ARTICHAUTS, OSEILLE SANGUINE ET FEUILLES DE BETTE

 

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Au marché ce dimanche, je passe, comment à chaque fois, attentivement devant la poissonnerie qui nous vient tout droit de la mer du nord et je vois du ‘hondshaai’. Ben, voilà un truc que je n’ai pas encore cuisiné. Et comme je ne veux pas mourir idiot et que celà ne coûte en plus presque rien (2€ et quelques pour deux bêtes), je prends.

Je demande à la poissonière comment on dit en français et elle me dit ‘anguille de mer’. Vu l’aspect du produit, j’ai un doute. Doute que wikipedia me confirme. Il ne s’agit pas d’anguille de mer, mais de roussette, un espèce de petit requin tout en longueur.

Me voilà à la maison avec cette roussette et aucune idée comment la cuisiner, comment l’accompagner. Je passe en revue la totalité des recettes présentes sur google et pas grandchose m’attire de prime abord. Beaucoup de cuisson en court-bouillon, beaucoup de poissons noyés sous la sauce, beaucoup de matelottes, de cocottes et j’avais plutot envie de travailler le produit sans trop y toucher.

Je me suis néanmoins arrêté sur une recette du chef Kobe Desramaults, chef Flamand qui apporte pas mal de belles idées dans ses assiettes. Une cuisson simple et un laquage qui me séduit, que je retravaille un rien à mon goût en apportant une pointe de soja, un peu de piment d’espelette, un rien de cannelle et de la coriandre.

Pour accompagner ce poisson, je me suis rabattu sur quelque chose que j’adore et que j’affectionne beaucoup, l’artichaut à la barigoule. J’utilise également le jus dans le plat. Puis j’apporte une première touche avec une crème d’artichaut. Une deuxième avec des jeunes pousses d’oseille sanguine. Un peu de couleur avec des jeunes tiges de bettes rouges. Et pour apporter un peu de mâche en plus, quelques feuilles de paksoi.

Nous avons bien aimé ce plat, mais il doit encore être retravaillé pour être vraiment nickel. La cuisson du poisson, avec 1,5 minutes de chaque côté et 10 minutes au four à 120°C, n’était pas réussie complètement. Pour les morceaux les plus fins, c’était bon, pour les parties plus grosses, la cuisson n’était pas complète et la chair ne se détachait donc pas assez facilement de l’arète centrale. J’ai adapté dans le texte pour un prochain éssai. Le laquage par contre était sublime, il apportait pas mal d’arômes à ce poisson qui en a besoin, mais tout en équilibre.

Les artichauts en barigoule et leur jus, ainsi que la crème d’artichauts, tout ce qu’on aime. Rien à dire. Le paksoi, sympa, il apporte de la texture et du relief dans l’assiette, mais la tige n’est pas toujours facile à couper. Les feuilles d’oseille, je les ai ajouté trop tôt dans la barigoule. Quand aux tiges de bettes rouges, visuellement sympa, mais gustativement très banal.

Au final, tout de même assez satisfait du résultat, certes améliorable.

 

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INGREDIENTS (2P)

Pour la roussette (inspiration Kobe Desramaults – In De Wulf)

  • 400 G ROUSSETTE
  • 8 C.A.S. VINAIGRE DE VIN ROUGE
  • 4 C.A.S. MIEL
  • 20 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • 1 C.A.C. SAUCE SOJA
  • 2 ANIS ETOILE
  • 1 PINCEE DE CANNELLE
  • 1 C.A.T. DE GRAINES D’ANIS
  • 1 C.A.T. DE GRAINES DE FENOUIL
  • 1 C.A.T. DE GRAINS DE CORIANDRE CONCASSES
  • 1/2 C.A.T. DE GRAINS DE POIVRE NOIR CONCASSES
  • HUILE DE COLZA
  • UNE PINCEE DE PIMENT D’ESPELETTE

Pour les artichauts

  • 3 ARTICHAUTS ITALIENS
  • 1 OIGNON BLANC MOYEN
  • 1,5 CAROTTES
  • 75 G DE TALON OU PARURES DE JAMBON CRU (ici Lard de jambon)
  • 3 GOUSSES D’AIL
  • 1/2 BRANCHE DE CELERI
  • 1/2 VERT DE POIREAU
  • 1 BRINS DE THYM
  • 1 PETITE FEUILLE DE LAURIER
  • 1/2 BRIN DE ROMARIN
  • LE ZESTE D’UNE ORANGE NON-TRAITEE
  • 15 CL VIN BLANC SEC
  • 20 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • JUS D’UN 1/4 CITRON + UN PEU POUR LA FINITION
  • SEL, POIVRE
  • 2 BRINS DE PERSIL
  • 1 C.A.C. GRAINES DE CORIANDRE
  • 1 CITRON POUR L’EAU DES ARTICHAUTS
  • HUILE D’OLIVE EXTRA VIERGE
  • CREME

Divers

  • 8 FEUILLES D’OSEILLE SANGUINE
  • 8 FEUILLES DE BETTE ROUGES
  • 2 FEUILLES DE PAKSOI
  • HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE
  • HUILE DE SESAME

 

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PREPARATION

Pour la roussette

Sortir la roussette du frais, une heure avant la cuisson pour l’amener à température ambiante.

Couper la roussette en morceaux de taille égale.

Rincer les morceaux afin d’éliminer toute trace de sang.  Bien éponger les morceaux.

Mélanger le vinaigre de vin rouge, le miel, le bouillon, le soja, la cannelle, le piment d’espelette, l’anis étoilé, le poivre noir, les graines d’anis, les graines de fenouil et les grains de coriandre.

Réduire ce mélange à consistance sirop. Réserver.

Saisir et colorer rapidement (environ 1 min 30 sur chaque face) la roussette des deux côtés dans de l’huile de colza. Prolonger la cuisson de 30 secondes sur chaque face pour les morceaux les plus épais.

Terminer la cuisson au four à 125°C, pendant 12 minutes.

Laquer le poisson avec une brosse en silicone en début de cuisson, à mi-cuisson et en fin de cuisson sur assiette.

Terminer avec un peu de fleur de sel.

Pour les artichauts

Ciseler finement oignon, carotte, jambon cru, ail, céleri et poireau.

Laver et égoutter les artichauts, couper les queues à 4 cm de la base et en citroner le bout.

En partant du bout de la queue, éplucher celle-ci vers l’artichaut. Citroner.

Avec un couteau, tailler les feuilles extérieures en faisant tourner l’artichaut sur lui-même de manière à ne conserver que la partie la plus tendre du coeur. Cirtoner.

Ensuite, couper la partie supérieure des artichauts pour éliminer la partie dure des feuilles tout en gardant le coeur. Citroner.

Tremper les artichauts dans de l’eau légèrement citronée afin qu’ils gardent leur couleur.

Couper les artichauts en deux dans le sens de la longueur et retirer le foin du coeur.

Recouper les artichauts encore une fois en deux, puis à nouveau, chaque morceau en deux jusqu’à ce que celà vous convienne.

Dans une cocotte, les faire suer 3 minutes dans l’huile d’olive bien chaude.

Ajouter alors l’oignon, l’ail, la carotte, le poireau, le céleri et le jambon aux artichauts et faire suer le tout pendant 4 minutes supplémentaires.

Ajouter maintenant les aromates (thym, laurier, romarin, persil, coriandre, zeste d’orange), le vin blanc, le bouillon de volaille, le jus de citron, sel et poivre.

Laisser cuire l’ensemble à ébullition 6 minutes à couvert.

Egoutter immédiatement, filtrer le jus de cuisson et le faire réduire de 3/4.

Au moment de servir, réchauffer brièvement 2/3 des artichauts dans leur jus de cuisson.

L’autre 1/3 des artichauts, les mixer avec de l’huile d’olive, de la crème et un peu de jus de citron si nécessaire. Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Finition

Laver les feuilles d’oseille et les réserver sur du papier de cuisine.

Faire blanchir les feuilles de bettes pendant 30 secondes dans l’eau bouillante. Rafraichir dans de l’eau glacée. Egouter et réserver sur du papier absorbant.

Faire revenir les feuilles de paskoi dans un mélange d’huile d’olive et d’huile de sésame, saler et poivrer.

Juste avant de dresser, ajouter les feuilles d’oseille et les feuilles de bettes sur le paksoi afin de les réchauffer un rien.

Dresser harmonieusement.

 

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Bon Appétit!

 

Concombre gratiné à la feta, sauce yaourt-menthe

CONCOMBRE GRATINE A LA FETA, SAUCE YAOURT-MENTHE

 

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Envie de légèretée aujourd’hui, journée detox. Mais bon, avec du goût tout de même.

La recette vient tout droit du magazine ‘Culinaire Ambiance’ et est de la main de Philippe Van den Bulck, dont j’aime beaucoup les recettes dans lesquelles les légumes sont toujours au centre. Ce n’est pas la première fois que je lui pique des idées.

J’ai quasiment pas adapté la recette. Il me restait des fèves des marais, j’en ai donc profité pour les utiliser, elles apportent encore plus de couleur verte si jolie et encore plus de texture.

Philippe avait réalisé la recette avec des mini concombres, je n’en avais pas, j’ai donc utilisé un concombre tradi et j’ai adapté la recette en fonction.

J’ai aussi adapté les quantitées, car nous avons mangé à deux ce plat comme plat unique ce soir, alos que chez Philippe, celà faisait plutot entrée.

Nous avons beaucoup aimé et il n’en reste pas une miette.

 

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INGREDIENTS (2P)

  • 1 CONCOMBRE (IDEALEMENT, SI VOUS EN TROUVEZ, 4 MINI CONCOMBRES)
  • 200 G FETA
  • 8 C.A.S. PANKO (CHAPELURE JAPONNAISE)
  • LES FEUILLES DE 5-6 BRANCHES DE THYM
  • 3 GOUSSES D’AIL, FINEMENT RAPEES
  • 200 G YAOURT GREC ENTIER
  • 1 CITRON
  • 20 CL HUILE DE PEPINS DE RAISIN
  • 1 PETITE BOTTE DE MENTHE (6 TIGES ENVIRON)
  • 4 C.A.S. PIGNONS DE PIN
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • POIVRE DU MOULIN, SEL DE MER
  • POURPIER OU CRESSON POUR LA FINITION

 

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PREPARATION

Faire blanchir très très brièvement, les feuilles de menthe, dans de l’eau bouillante.

Les refroidir immédiatemment dans de l’eau glacée.

Les égouter et presser la menthe dans la main afin d’en ôter le maximum d’eau.

Mixer la menthe avec un peu de sel et l’huile de pépins de raisin.

Verser ce mélange dans un petit poêlon et porter à 80°C. Laisser infuser ainsi à température constante pendant 20 minutes.

Réserver l’huile dans un petit bocal.

Blanchir les fèves pendant 5 minutes dans de l’eau bouillante. Les égouter et les refroidir dans de l’eau glacée. Oter la seconde pelicule qui les recouvre.

Juste avant de dresser, faire revenir les fèves dans un peu de beurre, saler et poivrer. Puis récupérer les fèves sans le beurre de cuisson.

Blanchir le ou les concombres brièvement (environ 4 min pour le tradi) dans de l’eau bouillante salée et laisser refroidir dans de l’eau glacée.

Couper le(s) concombre(s) en deux en longueur et oter la partie de la chair comportant les graines.

Emietter la feta, mélanger la feta avec le panko, le thym, le zeste de citron, l’ail et l’huile d’olive. Assaisonner de poivre et de sel.

Farcir le(s) concombre(s) avec ce mélange et les placer dans un plat à four.

Préchauffer le four en position grill.

Faire griller les pignons à sec.

Mélanger le yaourt avec un peu de jus de citron, du sel et du poivre. Il faut obtenir une texture lisse et nappante.

Gratiner le(s) concombre(s) sous le grill.

Dresser harmonieusement le concombre grillé, le yaourt, les fèves et les pignons. Puis répartir un peu d’huile de menthe dessus et décorer avec quelques feuilles de pourpier ou de cresson.

 

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Bon Appétit!

 

Beurre d’ail des ours

BEURRE D’AIL DES OURS

Que faire pour conserver l’ail des ours, afin d’en profiter plus longtemps, et autrement que le traditionnel pesto d’ail des ours.

Ben, du beurre pardis.

Ce n’est même pas une recette, c’est tout con.

INGREDIENTS

  • 250 G BEURRE DE FERME
  • UNE BONNE PINCEE DE SEL (OU UTILISER DU BEURRE DEMI-SEL)
  • 50 G DE FEUILLES D’AIL DES OURS

PREPARATION

Bien laver les feuilles d’ail des ours. Les égoutter.

Amener le beurre à pommade, afin de  bien pouvoir le mélanger avec l’ail des ours.

Emincer finement les feuilles au couteau.

Mélanger beurre, sel et ail des ours avec une fourchette et travailler en un appareil bien homogène.

Emballer la préparation dans du cellophane et former un boudin. Laisser durcir le beurre au frigo ou au surgélateur si c’est pour beaucoup plus tard.

Bon Appétit!

Risotto aux asperges blanches, coppa, mimolette vieille et poutargue

RISOTTO AUX ASPERGES BLANCHES, COPPA, MIMOLETTE VIEILLE ET POUTARGUE

 

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Parfois il est vraiment conseillé de suivre ses instincts en cuisine, de tenter le coup quand les idées loufoques viennent à vous. Parfois il est bien d’écouter le petit créateur qui sommeile en chacun de nous et qui souvent vous dit n’importe quoi, mais qui parfois sait de quoi il parle.

Le plat que je nous ai concocté ce soir m’a complètement soufflé, j’ai tout simplement adoré. Un accord des plus heureux, une exécution nickel, content donc à 100%. Et vu mon autoëxigence personelle, ce n’est pas rien. Si j’avais eu le plaisir d’avoir mon propre resto, un plat qui aurait trouvé son chemin vers la carte ou vers un menu, c’est certain.

Et comme de plus en plus souvent, beaucoup de hasard dans ce plat. Je range mes surgélateurs et les frigo’s ce weekend et je retrouve un demi paquet de poutargue + il me restait 6 grosses asperges blanches + une belle coppa chez l’italien au marché + riz à risotto dont j’ai toujours au moins deux paquets dans l’armoire + stock de bouillon d’asperges au surgel + stock de mimolette vieille. Je n’ai rien du acheter en plus pour réaliser ce plat, ce qui est en soi très jouissif aussi. 

Voici la recette, qui est un peu longue car il faut dabord réaliser un bouillon d’asperges corsé, mais facile à réaliser.

 

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INGREDIENTS (2P)

  • 6 A 7 ASPERGES BLANCHES AAA, c.à.d. du plus gros calibre
  • 1L 500 BOUILLON D’ASPERGES (réalisé avec des pelures et bases d’asperges de plats ultérieurs)
  • 200 G RIZ ARBORIO ou CARNAROLI
  • 1/2 CITRON
  • 1 SUCRE
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • 60 G BEURRE
  • BEURRE CLARIFIE
  • 1 ECHALOTE
  • 15 CL NOILLY PRAT
  • POIVRE, SEL
  • BEAU MORCEAU DE POUTARGUE
  • 50 G MIMOLETTE
  • 2 C.A.S. FOND DE VOLAILLE DESHYDRATE
  • 3 TRANCHES D’UN 1/2 CM DE COPPA

 

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PREPARATION

Préparation du bouillon clair d’asperges (idéalement déjà réalisé à l’avance lorsqu’on utilise des asperges pour p.e. à la sauce hollandais, mousseline, flamande…

Eplucher les asperges de la tête vers la queue avec un économe en débutant à 3-4 cm de la pointe et couper à peu près à 5-10 cm de leur base (en fonction de leur fraicheur). Effectuer celà en maintenant les asperges bien à plat sur le plan de travail (celà évitera qu’elles ne cassent). Garder les épluchures et les bases, que vous aller couper en plus petits morceaux. Laver les asperges à l’eau courante et les ficeler en bottilon avec du fil ménager ou avec un brin de ciboulette préalablement blanchi dans de l’eau bouillante.

Faire cuire 2L d’eau avec les pelures et les bases d’asperges pendant 30 mintes. Si vous avez déjà du bouillon d’asperges, utiliser ce bouillon à la place de l’eau, vous ne pouvez que le corser en goût.  Si vous avez gardé des pelures d’asperges au surgélateur, ajoutez-les, tout ce qui peut renforcer le gout asperge dans le bouillon est le bienvenu.

Pré-cuisson des asperges

Dans une petite casserole spéciale pour la cuisson des asperges, porter le bouillon d’asperges à ébullition avec un demi citron épluché, un peu de sel, un sucre et le laurier.

Placer les asperges dans l’eau pas encore en ébullition, tête vers le haut (en la laissant dépasser de l’eau) et laisser cuire environ 10 minutes à partir de l’ébullition, puis éteindre le feu.

Laisser les asperges dans cette eau chaude jusqu’à ce qu’ils sont à point (environ 5 minutes devraient suffire, mais c’est en fonction de leur épaisseur). Il faut qu’elles gardent un beau croquant. Les égoutter, trancher les pointes à 3cm et les réserver. Couper le reste des tiges en petits morceaux et réserver sur une assiette.

Réserver le bouillon de cuisson des asperges pour réaliser le risotto. Garder chaud.

Faire revenir les pointes des asperges dans un peu de beurre à petit feu dans une poêle. Saler et poivrer. Garder chaud.

La coppa

Couper les tranches de coppa en lardons et les faire revenir à l’huile d’olive dans une poêle. Nous voulons ici une belle coloration sans assècher trop la coppa.

Le risotto

Peler et émincer l’échalote.

Râper la poutargue.

Râper la mimolette.

Faire chauffer le bouillon d’asperges dans une casserole et maintenir au chaud. Ajouter 2 c.à.c. de fond de volaille en poudre afin de corser un rien.

Il est très important que le bouillon qu’on ajouté au risotto ait à peu près la même température que celui-ci, afin de garder une cuisson continue à la même température.

Faire chauffer un peu de beurre clarifié dans un poêlon ou un wok. Y ajouter l’échalotte et faire revenir pendant quelques minutes à petit feu. Il faut que l’échalote blondisse.

Puis, ajouter le riz dans la poêle et tourner pendant quelques minutes avec une cuillère en bois afin de bien enrober chaque grain de riz de matière grasse et qu’il soit bien nacré. Il faut poursuivre jusqu’à ce que le riz ‘chante’. Puis monter le feu.

Déglacer au noilly prat et laisser évaporer complètement.

Ajouter alors, une bonne loche de bouillon chaud. Laisser cuire en remuant de temps en temps jusqu’à absorption totale du liquide. Ajouter une nouvelle louche et procéder de la même façon. Poursuivre ainsi jusqu’à ce que la cuisson est al dente (il faut de temps en temps goûter un petit grain de riz). Il faut compter environ 20 à 25 minutes de cuisson.

A mi-cuisson, ajouter la coppa.

A la fin de la cuisson (5 minutes avant), ajouter les petits morceaux d’asperges (pas les pointes).

Saler, poivrer, ajouter une partie de la poutargue.

Ajouter le beurre pour donner un peu de brillance au risotto et la mimolette.

Si le risotto vous semble trop sec, ajouter une toute petite louche de bouillon d’asperges. Récupérer le restant de bouillon d’asperges pour une utilisation ultérieure.

Couvrir le risotto pendant 5 minutes avant de servir.

Goûter et rectifier l’assaisonnement.

Dressage

Verser un peu de risotto dans des assiettes creuses.

Disposer quelques pointes d’asperges sur le dessus.

Saupoudrer généreusement de poutargue.

 

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Bon Appétit!

 

Casarecce, fèves des marais, artichauts italiens, oignon rouge et crème de pecorino

CASARECCE, FEVES DES MARAIS, ARTICHAUTS ITALIENS, OIGNON ROUGE ET CREME DE PECORINO

 

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Dans le magazine ‘Njam’ d’avril-mai 2014, la première recette (il y en a plusieures) à avoir titillé mes papilles gustatives virtuellement est un plat de pâtes de Peppe Giacomazza. Premier coup de foudre, car il y a des casarecce et que j’adore la texture de ses pâtes. Deuxième coup de foudre, car je suis fan des artichauts. Puis le truc qui m’a fait basculler complètement, une crème de pecorino pour napper les pasta. Je n’avais jamais tenté ça et ça me parlait graaaf comme on dit en jeeuuns.

Le résultat était conforme à l’idée que j’en avais, superbon, jouissif, nous avons vidés nos 400g de pasta à deux et madame a déjà pris une option sur une deuxième fois, c’est dire. Merci donc à Peppe pour les bonnes recettes.

 

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INGREDIENTS (2P)

  • 400 G CASARECCE
  • 1 GOUSSE D’AIL EMINCEE
  • 50 G BEURRE
  • 1 OIGNON ROUGE MOYEN, COUPE EN DEUX, PUIS COUPE EN FINES LAMELLES
  • 200 G PECORINO
  • 100 G FEVES DES MARAIS (POIDS ECOSSE)
  • 300 G ARTICHAUT ITALIEN EN JULIENNE
  • HUILE D’OLIVE
  • CITRON
  • PERSIL PLAT OU FRISE
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • SEL
  • EAU

 

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PREPARATION

Emincer l’ail et l’oignon rouge.

Ecosser les fèves et les blanchir 5 minutes dans de l’eau bouillante salée, les égouter et les laisser refroidir dans de l’eau bien froide. Enlever la deuxième peau et réserver.

Hacher finement le persil.

Tourner les artichauts et les réserver dans de l’eau bien citronée afin d’éviter qu’ils noircissent outre mesure.

Préparer un bain marie: sur une petite casserole d’eau, placer un cul de poule. Dans le cul de poule, mettre le fromage râpé, un peu d’eau, le beurre et un filet d’huile d’olive. Faire fondre le fromage sur faible ébullition de l’eau. Quand le fromage est bien fondu, mélanger dabord avec un fouet, puis avec un mixeur plongeant afin d’obtenir une crème lisse. Ajouter de l’eau si nécessaire. Il faut vraiment obtenir une crème bien nappante et lisse.

Faire cuire les pâtes al dente dans une grande quantitée d’eau salée (11-12 minutes). Egouter en gardant un peu d’eau de cuisson.

Dans un poêle haute et large, voir un wok, faire revenir sur petit feu, l’oignon rouge et l’ail. Lorsque l’oignon et tendre, ajouter les artichauts, coupés en julienne. Faire revenir les artichauts pendant 5 minutes.

Ajouter un peu d’eau de cuisson, ainsi que les fèves des marais. Poursuivre la cuisson pendant 2 minutes.

Hors feu, ajouter les pâtes et la crème de pecorino. Poivrer et ajouter le persil. Bien mélanger le tout et servir immédiatement.

 

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Bon Appétit!

 

 

Jets de houblon, oeuf mollet écrasé, cresson et coppa

JETS DE HOUBLON, OEUF MOLLET ECRASE, CRESSON ET COPPA

 

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Il me restait encore un peu de jets de houblon au frigo, bien emballé dans un essuie mouillé et entouré de film plastique (comme me l’avait conseillé la productrice). Il me restait aussi des oeufs et de la coppa. Ca peut faire une sympatique entrée avant les asperges. On reste sur la saison, sur le printemps qui pousse la porte de l’hiver.

 

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INGREDIENTS (2P)

  • 80-100 G JETS DE HOUBLON
  • CITRON
  • CREME
  • SEL, POIVRE, MUSCADE
  • FEUILLES DE CRESSON DE FONTAINE
  • 6 TRANCHES DE COPPA
  • 4 OEUFS

 

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PREPARATION

Prélever une quainzaine de feuilles moyennes sur le cresson.

Faire cuire les tranches de coppa à sec dans une poêle pendant quelques minutes. Laisser refroidir et couper en lanières.

Nettoyer les jets de houblon en coupant les bases légèrement noircies (2e jour après achat, c’est normal). Réserver les jets de houblon dans un bol avec un peu de jus de citron.

Faire bouillir l’eau pour la cuisson des jets.

Dans un tout petit poêlon, faire cuire la crème avec sel, poivre et muscade afin de l’épaissir.

Faire cuire les oeufs pendant 5 minutes dans de l’eau bouillante salée. Les réserver dans de l’eau bien froide. Les peler et les écraser avec un peu de sel, de poivre et un filet de jus de citron.

Faire blanchir les jets de houblon pendant 2 minutes à l’eau bouillante salée. Egouter et réserver dans de l’eau bien froide. Egouter à nouveau.

Mélanger les jets de houblon à la crème tiède.

Dresser les assiettes profondes: une couche d’oeuf mollet écrasé, dessus quelques feuilles de cresson et des lanières de coppa, dessus les jets de houblon et terminer la déco par quelques feuilles de cresson.

 

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Bon Appétit!

 

Asperges Blanches, saumon à l’unilatérale et bearnaise

ASPERGES BLANCHES, SAUMON A L’UNILATERALE ET BEARNAISE

 

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Hier j’ai cuisiné mes premières asperges blanches de l’année. Si seulement Sabine aimait autant le goût des asperges que moi, ils seraient chaque semaine à ma table. J’adore l’asperge quand elle a encore son croquant et qu’elle est juteuse à la fois, gorgée par son propre bouillon de pelures d’asperges.

Cette fois, j’y ai associé un bon filet de saumon Orkney, cuit à l’unilaterale, et une bearnaise maison faite traditionellement avec un bon gastrique.

Certains éléments de la recette peuvent être réalisés un peu à l’avance: le gastrique, le bouillon de pelures d’asperges, même la béarnaise jusqu’à un certain stade et la cuisson à l’anglaise des asperges.

 

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INGREDIENTS (2P)

Pour les asperges

  • 6 GROSSES ASPERGES BLANCHES
  • 2L D’EAU
  • UN 1/2 CITRON
  • 1 FEUILLE DE LAURIER
  • SEL
  • BEURRE
  • 1 SUCRE
  • POIVRE NOIR DU MOULIN

Pour la béarnaise

  • 220 G BEURRE CLARIFIE
  • 4 JAUNES D’OEUFS (5 SI ILS SONT PETITS)
  • 2 C.A.S. D’EAU
  • 1 FILET DE CITRON (OPTIONNEL)
  • 1 C.A.S. D’ESTRAGON POUR LA FINITION
  • 1 C.A.S. CERFEUIL POUR LA FINITION

Pour le gastrique

  • 10 CL VINAIGRE VIEUX DE VIN ROUGE, ASSEZ FORT OU DU VINAIGRE BLANC A L’ESTRAGON
  • 3 ECHALOTES GRISES, HACHEES
  • 1 GOUSSE D’AIL (FACULTATIF)
  • 2 C.A.S. D’ESTRAGON FRAIS CONCASSE (TIGES Y COMPRIS) = environ 1/4 botte
  • 2 C.A.S. CERFEUIL
  • 4 G DE POIVRE NOIR CONCASSE EN MIGNONETTE
  • SEL FIN
  • PINCEE DE CAYENNE
  • 1 BRANCHE DE THYM (FACULTATIF)
  • 1/2 FEUILLE DE LAURIER (FACULTATIF)
  • 10 CL VIN BLANC SEC
  • JUS DE CITRON

Pour le saumon

  • 300 A 350 G DOS DE SAUMON AVEC PEAU, ICI ORKNEY
  • HUILE D’ARACHIDE OU D’OLIVE
  • BEURRE
  • SEL, POIVRE
  • JUS DE CITRON

 

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PREPARATION

Pour les asperges

Peler les asperges de la tête vers la queue avec un économe en débutant à 3-4 cm de la pointe et faites celà à plat. Il est plus facile de couper les asperges sur un plan de travail, celà évite de les casser en deux.

Casser la base dure et les couper à peu près toutes à la même longueur (à peu près 5 à 10 cm de leur base, en fonction de leur fraicheur).

Faire cuire 2L d’eau avec les pelures et les bases des asperges coupées en brunoise, ceci pendant 30 minutes à partir de l’ébullition. Passer le bouillon d’asperges à travers un chinois et laisser refroidir.

Laver les asperges sous un jet d’eau et les égouter. Les ficeler éventuellement avec du fil ménager ou avec un brin de ciboulette préalablement blanchi dans de l’eau bouillante.

Dans une petite casserole spéciale pour la cuisson des asperges, porter l’eau de cuisson des pelures d’asperges à ébullition avec un demi citron épluché, le laurier, du sel, du sucre et du beurre. Placer les asperges dans l’eau pas encore en ébullition (donc dès le début), tête vers le haut (en les laissant dépasser de l’eau) et laisser cuire environ 10 à 15 minutes (en fonction de l’épaisseur), quelques minutes de plus que l’ébullition, puis éteindre le feu.

(Le sucre dans l’eau de cuisson va les rafermir, le beurre et le citron permettent de garder la belle couleur blanche).

Egouter les asperges et les débarasser sur une assiette. Les réserver.

Quelques minutes avant le dressage, faire chauffer un peu de beurre dans une poêle et y poêler les asperges de tous les côtés pendant quelques minutes (en controlant la cuisson). Saler, poivrer et nourir avec du beurre frais en fin de cuisson.

Pour la bearnaise (à faire à l’avance, certainement la gastrique)

Beurre clarifié

Découper le beurre en petits morceaux.

Mettre le beurre à clarifier dans un petit récipient au bain-marie, sans y toucher. Laisser fondre doucement.

Décanter le beurre lorsqu’il est clarifié, c.à.d. retirer le dépôt blanchâtre (caséine) qui surnage en surface et récuperer la matière grasse (au centre), sans racler le fond, car le petit-lait s’y sera déposé.

Maintenir au chaud.

Au niveau de la proportion jaunes-beurre, je me suis basé sur 55g par jaune d’oeuf. Dans les différentes recettes que j’avais étudié de béarnaise, celà oscille entre 125g (ce qui est vraiment de trop selon moi et 43g (ce qui est un peu trop juste). Souvent cela se situe autour des 60g, mais je préfère avoir un peu moins le goût du beurre).

Gastrique

La base acide de la béarnaise peut se faire à l’avance et se conserve très bien au réfrigérateur.

Préparer dabord tous les ingrédients. Ciseler les échalotes et hacher grossièrement les herbes fraiches en gardant bien sur une partie de l’estragon et du cerfeuil pour la finition de la sauce.

Faire bouillir dans une petite casserole en fonte émaillée, le vinaigre avec les échalotes hachées, le cerfeuil, l’estragon, le poivre en mignonette, un peu de sel, le thym, le laurier, l’ail, le poivre de cayenne et le vin blanc.

Effectuer cette opération à feu doux.

Lorsque le vinaigre est tombé à la valeur de 1/4 du liquide initial, on laisse refroidir et infuser à couvert hors feu. Puis, on passe au chinois en appuyant bien avec le dos d’une cuillère, afin d’extraire le maximum de liquide et d’arôme.

Sabayon

Clarifier les oeufs (ne garder que les jaunes).

Ne pas faire celà trop à l’avance en laissant les oeufs trainer:

Comme toutes les préparations à base d’oeufs mi-cuits ou sans cuisson, cette préparation représente un milieu favorable au développement microbien. Vous serez donc particulièrement attentif à la propreté du matériel utilisé et vous ne conserverez pas les excédents. La raison également pour une clarification des oeufs à la dernière minute.

Placer le ‘cul de poule’ contenant votre réduction de vinaigre dans une casserole d’eau froide, sans que le ‘cul’ ne touche l’eau.

Ajouter les jaunes et un tout petit peu de beurre clarifié et remuer bien le tout. Ajouter 2 c.à.s. d’eau froide.

Faire chauffer au bain-marie en fouettant énergiquement en décrivant un hit dans le ‘cul de poule’.

Ceci a pour but d’incorporer un maximum d’air dans les jaunes pendant qu’ils cuisent.

Le sabayon doit augmenter de volume et prendre une consistance crémeuse et légèrement onctueuse.

Retirer de la cuisson dès que le sabayon est à température (60°) et que chaque coup de fouet laisse entrevoir le fond du cul de poule.

Utiliser un cul de poule de taille approprié à la quantitée de sauce. Si le récipient est trop grand il entrainera une coagulation des oeufs trop rapide.

Finalisation de la sauce

Ajouter alors, hors feu, lentement, le beurre clarifié encore chaud-tiède. Ceci sans cesser de battre avce le fouet.

Ajouter l’assaisonnement en sel et en poivre de cayenne.

Ajouter éventuellement un petit filet de citron.

Si la sauce épaissit trop vite, ajouter un peu d’eau tiède.

Ajouter au dernier moment, le cerfeuil et l’estragon frais haché finement.

Réserver au bain-marie à température assez basse (40-5°°C) afin encore une fois, limiter la prolifération microbienne. Vous pouvez la couvrir d’un film plastique.

Servir la sauce tiède.

Le saumon

Sortir le saumon du frigo une heure avant cuisson pour l’amener à température ambiante.

Nettoyer le morceau de saumon et le couper en deux beaux morceaux.

Rincer rapidement les morceaux, controler si il n’y a plus d’arêtes, bien l’éponger.

Faire chauffer l’huile d’arachide ou d’olive dans une poêle bien chaude.

Y placer les morceaux de saumon, côté peau.

Laisser cuire les morceaux de saumon pendant 2 minutes sur feu vif et poursuivra la cuisson sur feu moyen jusqu’à ce que vous obtenez l’effet mi-cuit souhaité. Il faut que le dessus du saumon soit légèrement tiède.

En fin de cuisson, ajouter un peu de beurre, saler, poivrer et ajouter également un filet de citron. Napper deux à trois fois les morceaux de saumon avec ce jus de cuisson.

Réserver les morceaux dans un plat chaud, couvert de papier allu. La cuisson va se prolonger vers le haut.

Dresser tout ce beau monde harmonieusement.

 

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Bon Appétit!

 

 

 

Velouté (légèrement bisqué) de pommes de terre à la truite fûmée, coulis de cresson, jets de houblon, crevettes grises et oeuf pôché

VELOUTE (LEGEREMENT BISQUE) DE POMMES DE TERRE A LA TRUITE FUMEE, COULIS DE CRESSON, JETS DE HOUBLON, CREVETTES GRISES ET OEUF POCHE

 

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Ce mardi, j’étais dans la belle région du Westhoek, dans le cadre de mon travail. Le Westhoek, une belle région qui sent encore bon le produit de terroir. Il y a la par exemple la bonne Trapiste Westvleteren et la brasserie Watou, il y a aussi les asperges des dunes et un produit tout à fait typique historiquement de cette région, mais fortement en baisse de production, le jet de houblon.

Comme c’est la pleine saison, je ne pouvais pas quitter le Westhoek, sans mes 250 g de jets. J’ai donc tenté le coup et j’ai appelé vers 13h30, un des 8 producteurs encore actifs sur la région, ‘t Hoppecruyt (Provenplein 69, Proven, 057/30.05.98, www.hoppecruyt.be). La réponse était telle que j’aime: mais biensur monsieur, nous allons en couper cet après-midi et dès 16 heures vous pouvez passer les prendre.

En fin de journée, j’ai donc été sur place et j’ai été agréablement reçu par la dame des lieux. Nous avons discuttés une vingtaine de minutes autour du produit, sa production, les problèmes liés entrautre au fait que vu que les gros brasseurs (bon méritent-ils le nom) comme Interbrew n’achètent plus de houblon mais utilisent un remplacement chimique, les producteurs de houblon sur la Belgique et en Alsace, étaient en diminution constante, et celà a donc aussi une conséquence sur la production de jets de houblon. Nous avons aussi parlé cuisine naturellement. Imaginez-vous qu’il mangent tous les jours des jets de houblon, le soir devant la télé, comme le consomateur lambda mange des chips.

Pour la recette autour du jet de houblon, j’étais parti sur une idée de base assez classique : pomme de terre – oeuf – jet de houblon et fumé. Mais je voulais un peu sortir des sentiers battus. Pour les jets de houblon, pas de soucis, cuisson classique et très courte. Pour les oeufs pôchés, technique classique sans chichis et esbrouffe de Chef Simon.

Pour la pomme de terre, je suis parti d’une base un peu vichysoise, mais en incorporant quelques éléments peu classiques. J’ai ajouté un rien de fumet de crustacé, afin de relever le goût et de faire un petit rappel avec les crevettes grises utilisées dans la recette. J’ai ai aussi ajouté le goût fumé que je voulais, mais que je voulais subtil et loin du traditionnel saumon fûmé. J’ai opté pour de la truite saumonée fûmée (de façon naturelle), que j’ai fait infuser dans la crème, puis que j’ai mixé à cette crème avant de passer le tout au tamis.

Afin d’apporter un peu de couleur et de fraicheur, j’ai terminé l’assiette avec un coulis de cresson de fontaine.

Je suis content de ma réalisation. Au niveau des dosages dans l’assiette, on pourait améliorer. Ici je me suis fait plaisir avec cette préparation comme plat principal, mais celà irait probablement mieux en entrée, une entrée permettant de mettre autant de jets mais un peu moins de velouté, qui ici prenait un peu trop le pas.

 

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INGREDIENTS (2P)

Les jets de houblon

  • 250 G JETS DE HOUBLON
  • LE JUS D’UN CITRON
  • SEL, POIVRE, MUSCADE
  • BEURRE
  • CREME 40% MG

Le velouté

  • 500 G POMMES DE TERRE FARINEUSES (BINTJES p.e.)
  • 50 G BLANC DE POIREAU
  • 50 G OIGNONS
  • 50 G CELERI BLANC
  • 100 G TRUITE SAUMONEE FUMEE (MATHONET GABRIEL, MALMEDY)
  • 40 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • 15 CL CREME 40% MG
  • 5 CL CREME EPAISSE
  • SEL, POIVRE
  • 1 BONNE C.A.S. FOND DE CRUSTACE
  • BEURRE

Le coulis

  • UNE BOTTE DE CRESSON
  • CREME
  • EAU
  • XANTHANE

Les oeufs et les crevettes

  • 2 OEUFS
  • 5 CL VINAIGRE
  • 1 C.A.C. SEL
  • 125 G CREVETTES GRISES (POIDS NET)

 

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PREPARATION

Le coulis

Faire cuire les feuilles de cresson pendant quelques minutes dans de l’eau salée bien bouillante.

Egouter et placer immédiatemment dans de l’eau glaçée afin de fixer la chlorophyle.

Mixer dans un petit blender avec un peu d’eau froide et de la crème.

Passer à travers un tamis fin et faire réduire un rien dans un petit poêlon.

Coller avec un peu de xanthane.

Transvaser dans une bouteille poussoir et garder dans de l’eau chaude.

Le velouté

Emincer finement les oignons, le blanc de poireau et le céleri.

Faire revenir les légumes pendant 5 minutes dans un rien de beurre.

Ajouter les pommes de terre (épluchées et coupés en dés) et mouiller avec le bouillon de volaille, allongé d’un peu d’eau. Laisser cuire doucement pendant 40 minutes.

Passer le potage au moulin à légumes, puis au chinois.

Reverser le potage dans une casserole, assaisonner en poivre et en sel.  Mixer encore un peu avec un mixeur plongeant.

Couper la truite fumée en petite brunoise.

Faire chauffer la crème et y laisser macérér la truite pendant 10 minutes.

Mixer cette crème et la passer à travers un tamis.

Ajouter la crème, la crème épaisse et le fond de crustacé au bouillon de pommes de terre. Poursuivre la cuisson sans faire bouillir.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

 

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Les oeufs et les crevettes (pochage Chef Simon)

Peler les crevettes et les réserver au frais.

Porter à frémissement, 1 L d’eau avec 5 cl de vinaigre blanc et 1 c.à.c. de sel.

Casser les oeufs dans un petit bol (pocher les oeufs un par un pour plus de sécurité).

Pencher la tasse et laisser s’écouler une langue de blanc d’oeuf dans l’eau frémissante.

Verser le reste de l’oeuf sur le blanc en cours de coagulation.

Le blanc va se replier sur lui-même. Le laisser coaguler superficielement.

S’aider d’une spatule ou de deux cuillères pour ramener le blanc sur lui même et emprisonner le jaune.

Laisser cuire doucement.

A l’aide d’une écumoire, sortir l’oeuf. Le blanc doit être ferme.

Le plonger dans de l’eau froide, puis ébarber l’oeuf (oter les parties blanches qui se détachent) pour une plus belle présentation.

Les plonger quelques secondes dans de l’eau chaude avant dressage. Egouter.

Les jets de houblon

Nettoyer les jets de houblon en cassant la partie postérieure du jet (si nécessaire, ce qui n’était pas mon cas, tellement ils étaient frais).

Laisser saisir les jets dans du jus de citron, puis les cuire al dente dans une eau salée pendant à peu près 2 minutes.

Les égouter et les refroidir dans un bain d’eau glacée.

Colorer les jets de houblon, juste avant de servir, dans un peu de beurre et les assaisonner de poivre, de muscade et de sel.

Ajouter un peu de crème liquide et laisser épaissir pendant quelques secondes.

 

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Dressage

Dans une assiette profonde, verser une louche de velouté de pommes de terre. Autour dresser un filet de coulis de cresson, au centre, placer les jets de houblon et dessus l’oeuf pôché. Autour disposer les crevettes grises bien fraîches.

Bon Appétit!

Wraps au fromage frais ail et fines herbes, salade iceberg, avocat, coriandre

WRAPS AU FROMAGE FRAIS AIL ET FINES HERBES, SALADE ICEBERG, AVOCAT, CORIANDRE

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Début de semaine, une recette très simple de wraps. Une recette qui vient de ma copine Karine et qui la tient de je ne sais qui ou je ne sais ou, mais que nous avions bien aimé lors d’un buffet dont nous avons le secret.

Je voulais quelque chose rapide à préparer, quelque chose frais mais tout de même suffisant pour un repas du soir.

J’ai juste ajouté un peu de coriandre, car j’aime bien celà en combinaison avec l’avocat.

INGREDIENTS (2 WRAPS)

  • 2 TORTILLAS
  • 1 POTS DE FROMAGE FRAIS A L’AIL ET FINES HERBES
  • 1/2 SALADE ICEBERG
  • 1 AVOCAT ASSEZ MURS
  • SEL, POIVRE
  • UNE DEMI BOTTE DE CORIANDRE
  • HUILE DE TOURNESOL
  • VINAIGRE DE RIZ
  • RAIFORT OU WASABI
  • SEL, POIVRE

PREPARATION

Couper la salade iceberg en morceaux, puis émincer grossièrement. Saler et poivrer.

Peler les avocats et les couper en tranches.

Oter les feuilles de branches de coriandre.

Mélanger l’huile de tournesol, le vinaigre de riz et le raifort/wasabi, saler et poivrer (à votre goût perso).

Tartiner les tortilla (non chauffées) avec 1/3 de pot de fromage aux fines herbes et ail.

Dessus, disposer, en une rangée, la salade iceberg, puis l’avocat en fines tranches qui se chevauchent.

Asperger avec un peu de vinaigrette.

Disposer maintenant la coriandre.

Rouler les tortilla bien sérées et ne pas hésiter à presser un peu le rouleau terminé afin que tout colle bien à l’intérieur.

Couper les bouts en biseau pour que ce soit plus net.

Emballer dans du papier fraicheur ou du film alimentaire et garder au frais jusqu’à la dégustation.

Servir avec la vinaigrette, dans laquelle on pourra tremper le wrap.

Bon appétit!

Faux-filet de Blonde d’Aquitaine (génisse), textures d’oignons et d’échalotes, sauce à l’ail noir, ail des ours et croûtons de pommes de terre

FAUX-FILET DE BLONDE D’AQUITAINE (GENISSE), TEXTURES D’OIGNONS, SAUCE A L’AIL NOIR, AIL DES OURS ET CROUTONS DE POMME DE TERRE

 

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Marrant des fois, comme une recette se révèle, s’offre presque à vous, au grez des coïncidences et des accords qui se font en associant différents influx nerveux reçus dans le courant de la journée.

Dabord il y a cette superbe émission le samedi matin sur Vivacité, émission qui me met de bonne humeur à chaque fois et qui m’apprend encore régulièrement des choses. Il y a peu j’avais utilisé la moitié de ma gousse d’ail noir et je n’avais pas été trop convaincu du résultat. Ce samedi, Candice parlait justement de l’ail noir et j’ai suivi son idée de base et j’ai travaillé autour et le résultat était divin. Au moment même, j’ai mis ça dans le coin de mon cerveau, loin de m’imaginer que déjà le jour suivant je testerai la chose.

Samedi midi, on se balade, Sabine et moi, sur la place de Jette et dans la vitrine du boucher Cortoos, je vois du faux-filet de Blonde d’Aquitaine et je n’hésites pas. Faut savoir que sur Bruxelles (en tout cas dans mon quartier populaire), en dehors de steak irlandais, de steak argentin et d’un rien de limousin, c’est 99% de BBB sans goût et sans âme. Alors on n’hésites jamais à la vue d’un peu d’exotisme rumineux.

Faux-filet et ail noir, mais yes, why not?

On poursuit notre balade et je visite deux étals de maraichers. Et rien ne m’inspire vraiment en combinaison de cette belle pièce de viande et de l’ail.

Puis, un flash. Pourquoi se compliquer la vie, mettons cette bonne viande en valeur et travaillons autour uniquement avec des produits simples de tous les jours, l’ail, l’oignon et la pomme de terre.

Je venais de bouquiner un peu le jour avant et j’avais vu quelques préparations autour de l’oignon et de l’échalote. Bonne idée, travailler autour des différentes possibilitées de l’oignon et de l’échalote.

En même temps, je me suis souvenu de mon ail des ours, emballé dans son papier de cuisine humide dans mon frigo. On va intégrer celà aussi.

On apporte un peu de texture encore avec des dès de pommes de terre, revenus à la poêle.

La viande, je ne voulais pas la brusquer, donc quelques minutes de chaque côté à la poêle et finition en basse température au four.

Au final, un plat qui me ressemble, un plat que j’ai adoré et dont je suis satisfait à 95%. Un rien de surcuisson sur la viande et je m’y suis pris trop tôt avec les oignons grelots, mais ce ne sont vraiment que des détails. Plat réussi.

La mise en place est très longue et demande un peu d’organisation. Après, certains éléments peuvent être réalisés à 100% ou à 80% à l’avance.

 

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INGREDIENTS (2P)

Pour la viande

  • 500 G FAUX-FILET DE BLONDE D’AQUITAINE (GENISSE) EN UNE TRANCHE
  • SEL, FLEUR DE SEL
  • POIVRE NOIR DU MOULIN
  • 3 FEUILLES D’AIL DES OURS
  • BEURRE DE FERME

Pour la sauce

  • 3 GOUSSES D’AIL NOIR
  • 15 CL FOND DE VEAU BRUN
  • 15 CL DE FOND DE VOLAILLE
  • 10 CL DE SAKE
  • 1 C.A.C. SAUCE SOJA
  • 1 C.A.C. MIRIN
  • LES SUCS DE CUISSON DE LA VIANDE
  • 1 ECHALOTE
  • BEURRE

Pour les textures d’oignon

1. Pickles d’oignon rouge (recette Carl Gillain, Florent Ladeyn)

  • 1 OIGNON ROUGE
  • 25 G SUCRE SEMOULE
  • 50 G VINAIGRE BLANC
  • 5 BAISES ROSES
  • 1/2 FEUILLE DE LAURIER
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • 25 G VIN ROUGE
  • 50 G D’EAU

2. Oignons grelots (recette Seppe Nobels)

  • 8 PETITS OIGNONS GRELOTS
  • SEL
  • SUCRE IMPALPABLE

3. Poudre d’oignon (recette Olly Ceulenaere)

  • 1/2 OIGNON DE ROSCOFF

4. Crème d’oignons

  • 1 GROS OIGNON JAUNE OU PLUSIEURS PETITS
  • BEURRE
  • 1 C.A.S. VINAIGRE BALSAMIQUE
  • 1/2 L D’EAU
  • 20 G CREME LIQUIDE 40% MG
  • 2 C.A.S. FOND DE VEAU
  • SEL, POIVRE

5. Echalotes au beurre (recette Michel Bras)

  • 8 BELLES ECHALOTES
  • 100 G BEURRE DEMI-SEL
  • SEL

Pour les croûtons de pomme de terre

  • 3 GROSSES POMMES DE TERRE FARINEUSES
  • 50 G BEURRE
  • HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE, PIMENT D’ESPELETTE

 

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PREPARATION

Pour les textures d’oignon

1. Pickles d’oignon rouge (à réaliser à l’avance, même plusieurs jours avant)

Réaliser un pickles en chauffant le sucre, le vinaigre, le vin et l’eau avec les arômates.

Eplucher l’oignon rouge.

Placer l’oignon avec les autres ingrédients  dans un sachet, sous vide.

Cuire celà au bain-marie à 83°C pendant 30 minutes.

Refroidir, puis couper les oignons en morceaux et les conserver dans le pickles.

Réserver pendant 24 heures.

2. Oignons grelots (à faire en dernier lieu, mais on peut les blanchir à l’avance)

Faire cuire les petits oignons pendant 2 minutes, sans les peler, dans de l’eau bouillante salée.

Les rafraîchir dans de l’eau glacée.

Les couper en deux.

Les saupoudrer d’un peu de sucre et les griller, sans matière grasse, dans une poêle anti-adhésive.

Garder chaud.

3. Poudre d’oignon (à réaliser à l’avance)

Emincer finement l’oignon.

Le laisser sècher dans un four à 80°C.

Mixer l’oignon en poudre lorsqu’il est vraiment bien sèché.

4. Crème d’oignons (à réaliser à l’avance, juste réchauffer)

Eplucher l’oignon et l’émincer finement.

Faire dorer l’oignon dans un peu de beurre.

Déglacer au vinaigre balsamique et mouiller avec l’eau. Laisser réduire jusqu’à évaporation de quasi tout le liquide.

Ajouter la crème et le fond, rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Mixer le mélange dans un petit blender.

Passer à travers un tamis fin.

Rectifier l’assaisonnement, poursuivre la réduction jusqu’à texture souhaitée et réserver à chaud.

5. Echalotes au beurre (à faire à l’avance et à réchauffer juste avant le dressage)

Eplucher les échalotes.

Les blanchir pendant 10 minutes à l’eau bouillante salée.

Dans un petit poêlon de dimension appropriée, glisser le beurre et les échalotes.

Conduire un confisage pendant une grosse heure environ.

Réserver au chaud. Garder également le beurre de confisage.

Pour les croûtons de pomme de terre (à faire à l’avance, réchauffer au four pendant le repos de la viande)

Peler et laver les pommes de terre.

Couper les pommes de terre en cubes moyens.

Faire cuire les cubes de pomme de terre pendant 10 minutes dans de l’eau bouillante salée.

Egouter.

Faire fondre le beurre avec l’huile d’olive dans une poêle large.

Y ajouter les cubes de pomme de terre, saler, poivrer et bien faire dorer les cubes.

En fin de cuisson, saupoudrer de piment d’espelette.

Pour la viande

Sortir la viande une bonne heure avant la cuisson, afin de porter à température ambiante.

Bien faire chauffer une poêle adhésive.

Ajouter du beurre dans la poêle.

Placer un plat à four dans le four.

Faire préchauffer un four à 80°C avec le plat vide dedans.

Saisir le faux-filet pendant 5 minutes au total (2,5 sur chaque face) afin de bien colorer la viande. Pendant la cuisson, ajouter un peu de beurre afin de baisser la température de cuisson et de nourrir la viande avec.

 

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Saler et poivrer la viande sur les deux faces.

Placer maintenant le morceau de faux-filet dans le plat et poursuivre la cuisson à basse température pendant environ 1 heure 30. Il faut obtenir une cuisson à coeur de 53°C.

Jetter le gras de cuisson et déglacer la poêle avec un filet d’eau, gratter les sucs et réserver ce jus de cuisson pour la sauce.

Laisser reposer la viande pendant 5 minutes dans une double couche d’allu.

Hacher finement les feuilles d’ail des ours.

Lors du dressage, ajouter encore un rien de fleur de sel sur la viande et déposer dessus l’ail des ours émincé.

Pour la sauce (réaliser en partie à l’avance)

Faire revenir l’échalote, émincée finement, dans un peu de beurre dans un petit poêlon.

Lorsque l’échalote et bien translucide et tendre, déglacer avec le saké et laisser réduire à sec.

Pendant ce temps, peler les gousses d’ail noir et les écraser au mortier afin d’obtenir une pâte.

Ajouter maintenant les fonds de volaille et de veau, ainsi que le jus de cuisson. Ajouter également la sauce soja, le mirin et l’ail noir.

Laisser réduire le mélange sur petit feu et à 2/3. Lorsque le mélange a bien réduit et que l’odeur d’ail se dégage, passer le tout à travers un tamis. Remettre à réduire encore un peu, rectifier l’assaisonnement et monter la sauce légèrement au beurre.

Dresser tout ça sans trop stresser et à votre convenance. 🙂

 

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Bon Appétit!

Gratin de céleri vert à la coppa

GRATIN DE CELERI VERT A LA COPPA

 

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Lorsque Philippe Radelet postait ce plat sur Facebook, je me suis dit, mais oui, mais oui, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt. J’adore les chicons au gratin, le choufleur au gratin, le fenouil au gratin, donc le céleri vert aussi naturellement.

En plus, j’en ai toujours à la maison, mais parfois je n’ai besoin que d’une ou deux tiges et le reste décrépit quand je ne fais pas attention. Ce gratin est alors une bonne idée, une bonne option.

Par contre, ce n’est pas certain que j’en fasse régulièrement. Moi j’aime beaucoup, mais ni les enfants ni la chère et tendre sont fans du céleri vert lorsqu’il est l’élément principal du plat. Ils ont donc assez bien boudés le plat, se contentant des pommes de terre nappées de sauce mornay gratinée, me laissant les bouts de céleri. Dommage.

J’ai repris la recette de Philippe, mais j’y ai apporter quelques variations, en fonction de mes restes de frigo, c.à.d. lardons et coppa.

Ce gratin est à servir avec une bonne purée ou des pommes de terre nature.

 

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INGREDIENTS (4P)

  • 800 G CELERI VERT (LES TIGES SANS LES FEUILLES, LES PETITES TIGES ET LE PIED)
  • 125 G LARDONS FUMES
  • 125 G COPPA
  • BECHAMEL : 85 G BEURRE / 85 G FARINE / 1L LAIT / SEL, POIVRE, MUSCADE
  • 300 G GRUYERE RAPE
  • BEURRE

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PREPARATION

La béchamel

Peser très précisément 85 g de farine et 85 g de beurre.

Si vous voulez une sauce plus légère, vous pouvez remplacer la moitié de la farine par un même poids en maïzena.

Tailler le beurre ramoli en dés.

Faire fondre le beurre dans une petite casserole à fond épais, sur feu très doux. Remuer constamment avec un fouet afin d’éviter au beurre de colorer et de brûler.

Ajouter la farine en pluie et en un coup, aussitôt que le beurre est fondu, toujours en fouettant énergiquement sur feu doux pour obtenir une préparation homogène et sans coloration. Ne négliger pas le bord de la casserole.

Laisser cuire ce roux blanc pendant 8 minutes sur feu doux afin de torréfier la farine.

Au début, le roux va avoir une apparence hétérogène, mais à un certain moment il va blanchir et s’homogénéiser, c’est alor qu’il est cuit.

Assaisonner de trois fines pincées de sel et d’une de poivre. Râper une demi-cuillèrée à café de noix de muscade sur le roux.

Baisser le feu et incorporer un litre de lait froid, tout juste sorti du frigo.

Faites celà en fouettant afin d’empècher la sauce d’attacher au fond de la casserole.

Augmenter la source de chaleur et porter à ébullition en fouettant sans arrêt et en raclant régulièrement le bord.

Une fois cette ébullition atteinte, baisser la source de chaleur et vanner la sauce à la spatule pendant encore 5 minutes. Il faut vanner sans arrêt jusqu’à la fin de la cuisson afin d’éviter qu’une peau se forme en surface.

Goûter et rectifier l’assaisonnement une fois que la béchamel est lisse et qu’elle nappe la cuillère.

Le gratin

Bien laver les branches de céleri. Effilandrer un maximum les tiges. Couper les tiges en tronçons et couper les plus gros morceaux encore une fois en deux dans le sens de la longueur.

Faire bouillir une grande casserole d’eau salée (2 c.à.c. par litre d’eau).

Y faire blanchir les tronçons de céleri pendant environ 15 minutes.

Les égoutter et les plonger dans l’eau froide afin de stopper la cuisson. Essorer le céleri une fois refroidi.

Préchauffer le four à 180°C.

Faire revenir les lardons à sec dans une petite poêle, réserver.

Couper la coppa en lanières assez fines, puis chaque lanière en deux.

Préparer la béchamel comme expliqué ci-dessus.

Ajouter les lardons dans la béchamel, puis juste avant d’enfourner le plat, le fromage.

Bien mélanger le tout.

Dans un plat à four, placer les tronçons de céleri en une belle couche.

Dessus, répartir les morceaux de coppa.

Verser la sauce mornay sur le céleri, puis parsemer du reste de fromage sur le dessus.

Disposer des petites noisettes de beurre sur la préparation.

Enfourner pendant 30 minutes en augmentant la température vers la fin à 210°C afin d’obtenir un beau gratin.

 

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Bon Appétit!

Sauce Béchamel

SAUCE BECHAMEL

Cette base manquait tout de même sur ce blog.

J’ai réalisé la semaine passée, un bon gratin de céleri vert (merci le gratin.be) et même si une béchamel, ce n’est pas compliqué du tout et une des bases les plus connues et importantes en cuisine, certains et certaines la ratent, celà vaut donc la peine d’en parler ici.

INGREDIENTS

  • 85 G BEURRE

  • 85 G FARINE

  • 1 L LAIT FROID

  • SEL, POIVRE, MUSCADE

PREPARATION

Peser très précisément 85 g de farine et 85 g de beurre.

Si vous voulez une sauce plus légère, vous pouvez remplacer la moitié de la farine par un même poids en maïzena.

Tailler le beurre ramoli en dés.

Faire fondre le beurre dans une petite casserole à fond épais, sur feu très doux. Remuer constamment avec un fouet afin d’éviter au beurre de colorer et de brûler.

Ajouter la farine en pluie et en un coup, aussitôt que le beurre est fondu, toujours en fouettant énergiquement sur feu doux pour obtenir une préparation homogène et sans coloration. Ne négliger pas le bord de la casserole.

Laisser cuire ce roux blanc pendant 8 minutes sur feu doux afin de torréfier la farine.

Au début, le roux va avoir une apparence hétérogène, mais à un certain moment il va blanchir et s’homogénéiser, c’est alor qu’il est cuit.

Assaisonner de trois fines pincées de sel et d’une de poivre. Râper une demi-cuillèrée à café de noix de muscade sur le roux.

Baisser le feu et incorporer un litre de lait froid, tout juste sorti du frigo.

Faites celà en fouettant afin d’empècher la sauce d’attacher au fond de la casserole.

Augmenter la source de chaleur et porter à ébullition en fouettant sans arrêt et en raclant régulièrement le bord.

Une fois cette ébullition atteinte, baisser la source de chaleur et vanner la sauce à la spatule pendant encore 5 minutes. Il faut vanner sans arrêt jusqu’à la fin de la cuisson afin d’éviter qu’une peau se forme en surface.

Goûter et rectifier l’assaisonnement une fois que la béchamel est lisse et qu’elle nappe la cuillère.

Bon gratin!

Aiguillettes de canard, sauce au sirop de mandarines, basmati aux légumes du fond du frigo

CUISINE DES RESTES : AIGUILLETTES DE CANARD, SAUCE AU SIROP DE MANDARINES, BASMATI AUX LEGUMES DU FOND DU FRIGO

 

Canard, Basmati, Riz, Sauce au sirop de mandarines, amandes éffilées, 5 épices, piment d'espelette, broccoli, petits pois, salade romaine, betterave chiogga, patate douce, champignons de Paris, bouillon de volaille,

 

Aujourd’hui je me suis fixé l’objectif de ne pas faire de courses pour le repas du soir. On va faire avec ce qu’on a encore dans les armoires, dans le surgel et dans le frigo.

Premièrement, deux paquets d’aiguillettes de canard, que j’avais surgelé il y a quelques mois. Hop décongélation.

Deuxièmement, une petite casserole de sauce au sirop de mandarines, rescapée de notre bonne bouffe du dimanche avec les cousins et les cousines. Juste assez pou laquer un rien les aiguillettes pendant la cuisson et pour faire office d’une petite sauce sympa.

Regardons dans le bac à légumes. Il y a encore un peu de tout, même de trop pour un plat, c’est dire. On prend 10 champignons de Paris proche du suicide, 2/3 de tête de broccoli, 2/3 de betterave chiogga (une grosse, j’ai de la chance), un gros morceau de patate douce et on récupère une bonne poignée de salade romaine, pas utilisée dans la salade dimanche. Ah, j’oubliais, une bonne poignée de petits pois dégelés.

On prend du poivre, du sel, un peu de bouillon de volaille, du 5 épices, du piment d’espelette et une bouteille d’eau minérale.

Et puis dans le placard, le basmati (j’en ai toujours). Et puis un restant d’amandes éffilées déjà torréfiées. C’est pour la finition.

On aurait pu encore y ajouter ail et oignons, une branche de thym, mais je suis resté sobre.

Voici la recette, qui était bien bonne. Une bonne cuisine ménagère, sans fleurs, sans petits points de couleur et sans fioritures excessives.

 

Canard, Basmati, Riz, Sauce au sirop de mandarines, amandes éffilées, 5 épices, piment d'espelette, broccoli, petits pois, salade romaine, betterave chiogga, patate douce, champignons de Paris, bouillon de volaille,

 

INGREDIENTS (2P)

  • 12 AIGUILLETTES DE CANARD
  • SEL, POIVRE, PIMENT D’ESPELETTE
  • HUILE D’OLIVE
  • SAUCE AU SIROP DE MANDARINES EPICE (rescapé de la recette du weekend) (RECETTE ICI : http://passion-cuisine.skynetblogs.be/tag/sirop+de+mandarines)
  • 2 VERRES DE RIZ BASMATI
  • 1 BONNE POIGNEE D’AMANDES EFFILEES TORREFIEES A SEC
  • 5 EPICES
  • 1 PATATE DOUCE
  • 1 BETTERAVE CHIOGGA
  • UNE BONNE POIGNEE DE PETITS POIS
  • UNE BONNE POIGNEE DE SALADE ROMAINE, COUPEE EN GROS MORCEAUX
  • 10 CHAMPIGNONS DE PARIS
  • BOUILLON DE VOLAILLE
  • 2/3 DE TETE DE BROCCOLI
  • UN SUCRE

 

Canard, Basmati, Riz, Sauce au sirop de mandarines, amandes éffilées, 5 épices, piment d'espelette, broccoli, petits pois, salade romaine, betterave chiogga, patate douce, champignons de Paris, bouillon de volaille,

 

PREPARATION

Peler la patate douce. La couper en cubes. Faire revenir les cubes dans un peu d’huile d’olive, saler, poivrer. Ajouter un peu de piment d’espelette et de 5 épices. Après quelques minutes, ajouter un peu de bouillon de volaille. Couvrir et faire cuire al dente jusque quand la poêle et sèche.

Peler la betterave et la couper en cubes. Faire revenir les cubes dans un poêlon dans un peu d’huile d’olive, saler, poivrer et ajouter un peu de 5 épices. Après 5 minutes, ajouter un sucre et un peu de bouillon de volaille. Couvrir et poursuivre la cuisson jusqu’à cuisson al dente.

Blanchir les petits pois pendant quelques minutes. Egouter et réserver.

Faire revenir les champignons salés et poivrés dans un peu d’huile d’olive dans une petite poêle. Réserver.

Blanchir les sommités de broccoli dans un peu d’eau bouillante salée. Egouter et réserver dans de l’eau froide pour stopper la cuisson.

Faire revenir la salade dans une poêle avec un peu d’huile d’olive, sel, poivre et bouillon de volaille. Réduire à sec. Réserver.

Faire cuire le riz, l’égouter.

Mélanger les différents légumes et le restant de leurs jus de cuisson dans une casserole, ajouter un rien de bouillon et réchauffer doucement sans brusquer. Rectifier l’assaisonnement.

Réchauffer la sauce.

Faire griller les aiguillettes salées et poivrées des deux côtés. En cours de cuisson, napper d’un peu de sauce et les nourrir avec cette sauce.

Mélanger les légumes et le riz.

Dresser le riz, dessus des aiguillettes, un peu de sauce et terminer avec les amandes éffilées.

 

Canard, Basmati, Riz, Sauce au sirop de mandarines, amandes éffilées, 5 épices, piment d'espelette, broccoli, petits pois, salade romaine, betterave chiogga, patate douce, champignons de Paris, bouillon de volaille,

 

Bon Appétit!

 

Grand’O meets Cava Fresh

GRAND’O MEETS CAVA FRESH

Je ne suis pas un habitué des cocktails. Généralement je me contente d’un JB Coca ou d’un Sherry Dry, voir du champagne, du cava ou en été une bonne sangria maison. Etant jeune il y avait Pina Colada, Cuba Libre et plus tard Mocchito et variantes, mais celà s’arrète là.

Ce dimanche pour mes invités, j’avais envie de réaliser un cocktail, changer les habitudes.

J’avais plusieures recettes de Grand’O, un cocktail à base de Grand Marnier, mais je n’avais pas trop envie de réaliser un cocktail avec de l’eau pétillante. Un autre cocktail, à base de Gran Marnier avec cava et jus de fruits de la passion me tentait aussi. Bon on va mixer les deux idées, on vera bien.

Au final, un cocktail bien frais, pas trop sucré, effet limonade désaltérante mais vicieuse. Faudrait pas en boire 3 d’affilée au risque de….

Pour la photo, il faudra s’armer de patience, je n’ai pas eu l’idée d’en faire un dimanche.

INGREDIENTS

  • 4 CL GRAND MARNIER
  • 4 CL JUS D’ORANGE
  • 2 CL JUS DE CITRON
  • 2 CL JUS DE FRUITS DE LA PASSION
  • 1 CL DE SIROP DE SUCRE DE CANNE
  • 6 CL CAVA
  • 5 GLACONS

PREPARATION

Verser le Grand Marnier, puis le jus d’orange, le jus de citron, le sucre de canne, le jus de fruits de la passion et enfin le cava bien froid.

Remplir de glaçons, décorer d’une tranche d’orange et servir.

Santé!

Tapenade rouge aux tomates séchées

TAPENDADE ROUGE AUX TOMATES CONFITES

 

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Il y a quelques mois, lors d’un chouette buffet entre ami(e)s, Françoise nous avait régalé avec une excellente tapenade rouge. La recette, elle l’avait trouvée sur le net, sur le site Marmiton. J’avais vraiment beaucoup aimé.

J’ai refais cette tapenade pour l’apéro de demain. Elle a eu son succès unanime, tout comme quand Françoise nous l’avait fait.

On l’adore cette tapenade.

 

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INGREDIENTS (8P)

  • 90 G OLIVES VERTES DENOYAUTEES
  • 110 G TOMATES CERISES CONFITES (EN BOCAL)
  • 80 G PIGNONS DE PIN
  • 35 G CAPRES AU VINAIGRE EGOUTTEES
  • 1 TRANCHE DE PAIN DE MIE SANS CROUTE
  • 3 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 1/2 A 2 C.A.S. VINAIGRE
  • 1 GOUSSE D’AIL RAPEE
  • 1/2 C.A.C. POIVRE
  • 1 C.A.C. FENOUIL EN POUDRE

 

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PREPARATION

Rincer les olives.

Imbiber le pain de mie avec de l’huile d’olive.

Torréfier les pignons à sec.

Passer au mixeur, les tomates coupées en petits morceaux, les olives, l’ail râpé, les câpres, 2/3 des pignons et le pain de mie.

Bien mélanger en ajoutant l’huile, le vinaigre, poivre et fenouil.

Ajouter le reste de pignons de pin et mélanger. Ils apporteront un croquant sympa.

Mettre au frais. Le mélange peut se conserver pendant 8 à 10 jours ainsi.

Déguster sur des petits toasts, brushette ou des morceaux de fougasse.

Bon Appétit!

Dos d’églefin, stoemp aux légumes de poule-au-pot et beurre blanc

DOS D’EGLEFIN, STOEMP AUX LEGUMES DE POULE-AU-POT ET BEURRE BLANC

 

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Vous voyez bien, ma cuisine n’est pas toujours compliquée, tendance ou dressée au carré. Parfois elle est simple, terroir, tradition et dressée à la bonne franquette aussi.

Mercredi soir j’avais eu la bonne idée de récupérer les différents légumes restant dans le bouillon de la poule-au-pot pour en faire autre chose. Comme bon bruxellois, jeudi matin j’ai eu envie d’un stoemp, des bonnes bintjes écrasées avec le restant de carotte, poireau, céleri et oignon, un peu de bouillon, un peu de lait et du bon beurre.

Avec quoi? Pourquoi pas un bon morceau de poisson et pour changer des cabillaud, sole, plie, turbot, barbue, bar, saumon, omble, maquereau habituels, j’opte pour un dos d’églefin, un poisson que je n’avais même jamais cuisiné.

Pour lier le tout avec beaucoup de gourmandise, un bon beurre blanc. Rien d’autre, pas de décorum, pas de superflu, 3 éléments sur assiette.

Et que ce fût bon, les légumes cuites dans le bouillon, la sauce bien nappante, l’églefin qui apporte sa chouette structure (chair plus ferme que le cabillaud) et son doré gourmand. On a raffolé de l’assiette. Et l’églefin se retrouvera encore à ma table, très intéressant ce poisson.

 

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INGREDIENTS (2P)

  • UN DOS D’EGLEFIN DE 350 A 400 G
  • SEL, POIVRE
  • BEAUCOUP DE BEURRE DONT 200 G POUR LA SAUCE
  • POMMES DE TERRE FARINEUSES, IDEALEMENT ‘BINTJES’
  • MUSCADE, PIMENT D’ESPELETTE
  • LAIT
  • RESTANT DE LEGUMES DE POULE AU POT (Voir recette d’hier), c.à.d. carottes, poireaux, céleri, oignons
  • 3 ECHALOTES
  • 15 CL NOILLY PRAT
  • 15 CL FUMET DE POISSON
  • 10 CL CREME

 

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PREPARATION

La sauce (base Chef Simon)

Mettre les échalotes ciselées, le fumet et le noilly prat dans une casserole moyenne.

Laisser réduire à petit feu jusqu’à ce que les échalotes soient transparantes. Il faut qu’il y ait la moitiée de liquide de départ afin que l’émulsion se fasse.

Crèmer et ajouter un rien de piment d’espelette.

Laisser à nouveau réduire le mélange en le portant à petite ébullition.

Ajouter ensuite une partie du beurre en morceaux et émulsionner au fouet en maintenant une petite ébulition.

Continuer à intégrer le beurre. Assaisonner et passer au chinois lorsque vous remarquez les signes d’une reprise d’une petite ébulition (effet vapeur).

Conserver au bain marie tiède (sans production de chaleur) jusqu’au dressage.

Le stoemp

Faire réchauffer doucement les légumes, coupés en plus petits morceaux, dans un peu de reste de bouillon de poule-au-pot.

Chauffer un rien de lait et préparer du bon beurre, coupé en petits morceaux et conservé au frigo.

Faire cuire les pommes de terre dans de l’eau bouillante bien salée. Une fois cuites, égouter et sécher les pommes de terre sur petit feu.

Réaliser la purée en écrasant les pommes de terre, ajouter un peu de lait pour lier, puis le bon beurre. Ajouter maintenant les légumes, bien mélanger. Rectifier l’assaisonnement en muscade et en poivre. Ajouter encore un peu de beurre selon votre goût perso. Réserver au chaud.

Le poisson

Bien rinçer le poisson sous l’eau courante. L’éponger complètement.

Bien saler et poivrer le poisson sur toutes les faces. Le passer légèrement dans la farine et en tapotter l’excédent.

Faire fondre un bon morceau de beurre dans une poêle. Quand le beurre colore légèrement, y placer le poisson et faire cuire pendant 4 minutes sur chaque face. Pendant la cuisson, ajouter un peu de beurre de temps en temps afin de diminuer la chaleur lorsque le beurre devient trop brun et nourrir constamment le poisson avec ce beurre noisette.

Dresser à votre convenance.

 

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Bon Appétit!

Crème de chou-fleur à l’huile de noisette, effilochée de poule-au-pot, jus d’herbes acidulé et oeuf mollet

CREME DE CHOU-FLEUR A L’HUILE DE NOISETTE, EFILOCHEE DE POULE-AU-POT, JUS D’HERBES ACIDULE ET OEUF MOLLET

 

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Cette semaine est assez speed au niveau travail et familial et je n’ai pas eu vraiment le temps de réfléchir beaucoup au programme dinatoire de la semaine.

Mercredi matin je feuillette quelques magazines et dans le ‘Saveurs’ d’avril, je vois une recette qui me parle, un éffiloché de poule-au-pot sur un velouté de chou-fleur, le tout travaillé autour de l’huile de noisette. Et sur la page juste à côté, une recette avec un oeuf mollet. Voilà, une bonne idée, on va mixer les deux.

Afin d’apporter un peu de couleur et un peu d’acidité, j’ai ajouté finalement un jus d’herbes avec du pourpier, du cresson de fontaine, du persil et de l’oseille. Mais je n’avais mis que 10 feuilles d’oseille et un peu trop de pourpier. J’ai depuis adapté la recette.

 

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INGREDIENTS

  • 1 POULE OU UN BON POULET BIEN GRAS
  • 1 CHOU-FLEUR OU 2 PETITS DE MALINES
  • 4 CAROTTES
  • 2 POIREAUX
  • 2 BRANCHES DE CELERI
  • 2 OIGNONS BOTTE ou 2 BOTTES DE JEUNES OIGNONS
  • 1 OIGNON PIQUE DE 4 CLOUS DE GIROFLE
  • 10 CL CREME LIQUIDE
  • 5 C.A.S. D’HUILE DE NOISETTE
  • 3 FEUILLES DE LAURIER
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • SEL, POIVRE NOIR DU MOULIN
  • 4 OEUFS FERMIERS
  • 1/2 BOTTE DE POURPIER
  • 1/2 BOTTE DE CRESSON DE FONTAINE
  • 6 TIGES DE PERSIL
  • 20 FEUILLES D’OSEILLE
  • UN PETIT MORCEAU DE BEURRE
  • SEL, POIVRE, MUSCADE, PIMENT D’ESPELETTE
  • UN PEU DE CREME LIQUIDE POUR AVEC LES HERBES
  • UN PEU DE GOMME XANTHANE
  • EPICES TANDOORI

 

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PREPARATION

Poule au pot

Nettoyer les poireaux, peler les carottes, nettoyer le céleri et en ôter les fils.

Couper tout en tronçons.

Ciseler 1 oignon botte.

Ficeler ensemble poireaux, céleri, thym et laurier.

Couper le poulet ou la poule en morceaux.

Faire chauffer 2 c.à.s. d’huile de noisette et faire fondre l’oignon botte ciselé pendant 2 minutes.

Ajouter maintenant les morceaux de poule, faire colorer 2 mn sur chaque face.

Incorporer les tronçons de carottes et l’oignon piqué de clous de girofle.

Couvrir d’eau à hauteur, ajouter le ficelage de légumes et de condiments. Saler et poivrer généreusement.

Faire cuire à frémissement pendant 1 heure 30, à couvert.

Oter le poulet et l’éffilocher.

Garder le bouillon chaud.

Choufleur

Couper le(s) choufleur(s) en morceaux moyens.

Pendant ce temps, faire fondre 2 c.à.s. d’huile de noisette dans une casserole.

Emincer un oignon botte et le faire blondir pendant 2 minutes.

Ajouter les morceaux de choufleur et remuer pendant 2 minutes.

Prelever 2 louches de bouillon de poule dans la cocotte, verser sur le chou-fleur et compléter d’eau à hauteur.

Ajouter une feuille de laurier, sel et poivre. Assaisonner en épices tandoori.

Couvrir et laisser cuire pendant 25 minutes.

Oter le laurier et mixer le chou-fleur avec un mixeur plongeant, en ajoutant la crème liquide et du bouillon de cuisson jusqu’à l’obtention d’une consistance veloutée, entre soupe et purée.

Ajouter un trait d’huile de noisette et rectifier l’assaisonnement.

Réchauffer doucement juste avant le dressage.

Le jus vert

Laver le persil, le pourpier, le cresson et l’oseille.

Dans une petite casserole, faire fondre un peu de beurre. Y faire revenir pendant quelques minutes le pourpier et le cresson.

Oter du feu.

Ajouter le persil, l’oseille. Assaisonner de sel, poivre, muscade et piment d’espelette. Mixer le tout dans un petit blender avec un rien de bouillon de volaille et un rien de xanthane.

Passer à travers une passoire fine et lier, avant de servir, avec un rien de crème préchauffée.

Oeuf mollet

Porter une casserole d’eau à ébullition et y plonger les oeufs pendant 5 minutes.

Les rafraichir dans de l’eau bien froide.

Les écaler en les faisant rouler sur le plan de travail pour détacher la coquille.

Dressage

Servir le velouté de chou-fleur bien chaud, parsemé de poule-au-pot effilochée et de légumes.

Autour couler un peu de jus d’herbes.

Poser un oeuf mollet dessus.

 

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Bon Appétit

Restaurant Bouchery : visite de février 2014

 

 

RESTAURANT BOUCHERY : VISITE DE FEVRIER 2014

A force d’en entendre dire que du bien autour de moi et non seulement de grands gourmets et gourmands, mais également de Chefs amis, que j’ai fini par succomber à l’appel et hier soir, avec ma chère et tendre, nous nous sommes fait plaisir chez Damien Bouchery, le chef et l’âme du restaurant.

Mais en dehors de cette unanimité autour de moi, je ne connaissais pas vraiment la cuisine de Damien, pas vraiment le style, je n’avais jamais spécialement suivi celà de prêt. Donc, visite un peu à l’aveugle, en confiance.

On s’installe, on reçoit la carte et avec Sabine on est directement d’accord, allons pour le menu instant, menu de 6 ou 8 services (10 même sur le site, mais à mon avis, abandonné depuis) 100% mystère. On ne voit que le prix, pas le détail du menu. Comme le dit une des dames sympas qui nous sert à table, ‘vous ne saurez rien, c’est le mystère du début à la fin’. Bon ok, lachons prise complètement et prenons chaque plat comme un cadeau tel les paquets sous le sapin à Noël. On se dit que c’est bien ainsi et qu’en prenant un menu 8 services, on aura un meilleur apperçu global de la cuisine de Damien, qu’en ne prenant qu’entrée, plat, dessert à la carte. En plus, j’aime beaucoup le principe de plein de petits plats (pas si petits en fait) qui se suivent.

Je demande comment celà fonctionne pour le vin. Soit par bouteille, soit les vins adaptés. Mais avec une différence tout de même. ‘Je vous sers et tant que vous ne dites pas stop, je continue à apporter des vins pour chaque plat, vous souhaitez rester sur un vin un peu plus longtemps, pas de soucis, vous voulez passer un vin, pas de soucis, c’est 7,5€ le verre (qui est resservi tout de même)’. J’aime assez bien ce principe, qui donne un peu d’air aux petits buveurs, qui peut vous laisser sur un coup de coeur aussi. Mais ici aussi, on n’en saura pas plus avant de débuter le menu.

Mais dabord apéro. Bon, là, un peu déçu car j’adore le sherry dry en apéro et ils n’en ont pas. Il n’y a pas grandchose, c’est voulu ainsi par le Chef. On a le choix entre vin blanc, vin rouge, champagne, kirr, whisky, cognac et un ou deux autres trucs, mais c’est tout. Dommage je trouve personellement car mon épouse n’aime pas trop les bulles et a du se contenter d’un verre d’eau. Moi, pour finir, j’ai pris un verre de champagne Piollot 70% Pinot Noir et 30% Chardonnay, un Champagne en biodynamie très bien, très frais. Mais mon Sherry m’a manqué.

Une par une, les mises en bouches arrivent. La taille mise en bouche est respectée.

Voici la liste:

– Corne de Gatte fûmée, bullot, ciboulette chinoise : j’ai adoré celle-ci, la ciboulette chinoise apportait beaucoup à l’ensemble, ça réveille les papilles

 

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– Lentilles Beluga germées, feuille de moutarde, chou lactofermenté

– Tuile de grains de lin, foie gras, câpres de fleurs de sureau

– Tartelette de saumon mariné, caviar d’aubergine

 

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– Pain grillé, rilette de cochon maison, cornichon

J’ai beaucoup aimé le ritme dans l’arrivage des mises en bouche, car je n’aime pas trop avoir tout d’un coup et de me perdre dans les explications simultanées pour toutes les mises en bouche. Ici, parfait. Surtout avec les notes à prendre, il fallait rester attentif.

Avec tout ça, du très très bon pain maison avec du très très bon beurre maison, dont un à la bergamote. Extra, on a du se freiner de peur de ne pas savoir manger le menu 8 services.

Premier plat, plutot une entrée : Huître Gilardeau, seiche, amande de mer, le tout en escabèche avec plusieurs vinaigres, un bouillon d’algues, du céleri râve en brunoise et de l’échalote.

 

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Sympa comme tout et avec un bouillon plein de saveurs différentes, assez complexe. Le céleri apportait son croquant, mais perso je ne goutais pas vraiment le céleri dont je ne gardais que le croquant. C’est le bouillon et l’huître qui étaient mis en avant.

Avec cette première entrée, un Vin blanc, 100% Chenin, du Domaine Mosse de chez Agnès et René Mosse, un Anjou bio, nommé Magic of Juju. J’ai beaucoup apprécie ce vin et j’aurais du en demander un deuxième verre.

Deuxième entrée: Asperge blanche de Malines, coppa, émulsion de pomme de terre, jaune mollet. Une composition très classique et qui fonctionne toujours. L’asperge était cuite à la perfection et donnait tout son croquant juteux. L’émulsion était top et le petit jaune d’oeuf apportait la touche finale qu’il fallait.

 

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Nous avons vraiment beaucoup aimé. Celà m’a procuré beaucoup de plaisir et d’émotion même, car ce fût ma première blanche de l’année et j’adore ça. Bientot l’overdose chez moi.

Avec ce plat, un autre blanc, un Cour Cheverny, mais je n’ai pas trouvé l’occasion de noter les détails.

Troisième entrée : Feuilleté de fromage de chèvre maison et déclinaison d’oignons. Beaucoup de douceur dans ce plat et un feuilleté pas lourd du tout et bien croustillant, nous avons apprécie et le fait que le fromage était fait maison, apporte encore plus de plaisir gustatif.

 

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A partir de là, quelques vins rouges se sont enchainés, mais comme ils étaient en caraffe, je n’ai rien pu noter au niveau provenance et nom du domaine, mais tous soit en bio, en nature, en biodynamie etc etc. Le premier rouge, très très trouble, était vraiment très bon. Pour le deuxième, j’ai eu du mal. Gustativement ça allait mais sans plus, mais au niveau de l’odeur, didju c’était à fond le purin. Too much pour moi, même si le personnel prévenait avant. Impossible pour moi de prendre du plaisir gustativement avec cette odeur dans le nez. Ma femme avait moins de problèmes avec ça bizarrement. Bon, j’ai fini mon verre, mais….

Premier plat : Maigre – textures de topinambours – bergamote. Une merveille, le plat que j’ai préféré de tout le menu. J’ai aimé la cuisson et la texture du maigre, les touches de bergamote qui réveillaient à chaque fois mon envie d’y retourner et les trois textures de topinambour, un légume que contrairement à mes grand-mères et grand-pères, j’aime beaucoup, même si le soir venant il a des effets secondaires pas toujours faciles à gérér.

 

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Deuxième plat : Saumon d’Ecosse – Bouillon de feuilles de sousbois – chou blanc et choufleur lactofermenté. J’étais moins fan de la cuisson du saumon et du bouillon, par contre j’ai trouvé les choufleurs lactofermentés extra, ils sauvaient le plat de mon point de vue personnel. Mon épouse a par contre beaucoup aimé, surtout le bouillon. Les goûts et les couleurs. Mais les petits choufleurs lactofermentés, j’en veux encore.

 

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Après tout ça, un petit granité bien sympatique et original, un granité de reine des prés. Vraiment très bon, on a une saveur à l’entrée de bouche et une deuxième qui se superpose en longueur. Très très intéressant.

Troisième plat : Bavette de veau fumé, petit lait (maison), badane, salsifis. Le plat des découvertes en ce qui me concerne. Tout dabord, le petit lait. Je n’en avais jamais mangé en fait et j’adore ça. On avait des touches acides mais aussi bien moi que mon épouse nous y avons trouvé un petit goût léger de parmesan, ce qui a étonné le chef. Après, la badane, inconnu au bataillon chez nous. Un goût entre l’artichaut et l’asperge verte, une forme entre l’asperge verte et le salsifis. J’ai aimé, Sabine pas et c’est le chef qui a mangé la demi badane en cuisine après. Un petit coup de coeur tout de même, ce plat. Etonnant car inconnu. Une cuisson de la viande comme il le faut, tendre, juteux…

 

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OK on est arrivé après 6 plats à la fin de la partie salée. Voici les deux desserts.

Premier dessert : Compote et tranches de pomme, sorbet au lait de chèvre maison, tuile. Trop bon. D’une fraicheur et l’association fruits et lacté, c’est top pour terminer un menu. Ma Sabine l’a exprimé de la façon suivante : ‘il me reconcilie avec les desserts aux fruits’. Et venant d’une dingue de desserts au chocolat, c’est un beau compliment.

 

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Deuxième dessert : Tuile, glace et morceaux de betterave, yaourt glacé. On était fan. La glace de betterave, très très betterave sans trop de sucré ajouté, était tout simplement parfaite. Et le petit yaourt glacé qui équilibrait bien se goût térreux, top. Un dessert que perso j’ai adoré.

 

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On délivre donc du très bon aussi bien en salé, qu’en sucré.

On termine avec un café, enfin moi, car Sabine n’aime pas le café. Par contre, même sans café elle reçoit les petites miniardises qui terminent bien le repas. Le Chef avait des doutes sur notre capacité à terminé ce menu qu’il jugeait peut-être un peu copieux, mais même pas mal Chef, on en a vu d’autres. 🙂

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En dehors des goûts, des accords, des cuissons, j’ai bien aimé l’approche du Chef, d’éssayer de s’approprier le produit en réalisant du pain maison, du beurre maison, du yaourt maison, des charcuteries maison, du fromage maison etc etc. J’aime beaucoup cette démarche, qu’on retrouve heureusement de plus en plus souvent en Belgique. Celà donne une âme à une cuisine et à un lieu.

J’ai beaucoup aimé aussi le passage discrèt mais attentif du Chef en salle. Je me suis trouvé un peu con avec mon petit cahier de notes et mon appareil photo, mais bon, j’aime bien parlé des restaurants qui m’ont donné de l’émotion et j’aime surtout apprendre et en décrivant mes sensations, je m’instruis.

Deux remarques, mais qui n’ont rien à voir avec la cuisine. Nous avons trouvé les chaises en osier et surtout le dossier, assez inconfortables et selon nous le lieu mériterait des chaises avec un peu plus de douceur.

Il faudrait aussi, pour plus de facilité, envisager la possibilité de réserver en ligne. Deux coups de fils aller et deux retour pour une réservation c’est un peu beaucoup.

On y retournera certainement avec des amis dans l’année ou l’année prochaine.

Bonne Soirée

 

 

Salade de magret de canard fumé, coeur de laitue, grenade, avocat, poire et oeufs de caille, vinaigrette fruit de la passion

SALADE DE MAGRET DE CANARD FUME, COEUR DE LAITUE, GRENADE, AVOCAT, POIRE ET OEUFS DE CAILLE, VINAIGRETTE FRUIT DE LA PASSION

 

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Après le bon resto d’hier soir, et même si ce n’était pas lourd du tout, mini detox ce soir, mais detox limitée quand-même. Une belle assiette pleine de fraicheur, plein de croquant et avec plein de petits éléments qui cassent la monotonie et apporte des petites touches différentes à chaque bouchée, puis une bonne vinaigrette très sur le fruit de la passion.

Nous avons bien aimé.

 

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INGREDIENTS

  • 4 COEURS DE LAITUE ‘LITTEL GEM’
  • 1/2 GRENADE
  • 1 AVOCAT BIEN MUR
  • 8 OEUFS DE CAILLE
  • 1 POIRE CONFERENCE
  • 20 TRANCHES DE MAGRET DE CANARD FUME
  • 50 G PIGNONS DE PIN
  • 2 C.A.S. JUS DE CITRON
  • 1 C.A.S. VINAIGRE BALSAMIQUE
  • 1 C.A.S. VINAIGRETTE FRUITS DE LA PASSION
  • 5 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.S. D’HUILE DE NOIX
  • 1 C.A.C. SIROP DE GINGEMBRE
  • SEL, POIVRE
  • 2 BRINS DE PERSIL PLAT
  • FLEUR DE SEL

 

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PREPARATION

Bien laver les coeurs de laitue. Couper le bout du trognon et couper chaque coeur en quatre dans la longueur, puis en deux en largeur. Réserver dans un grand saladier.

Récupérer les graines de grenade en tappant sur la grenade avec le dos d’un grand couteau. Réserver.

Ciseler le persil plat.

Couper l’avocat en tranches, puis chaque tranche en deux. Réserver.

Cuire les oeufs de caille pendant 3 minutes à l’eau bouillante, les peler et les couper en deux. Réserver.

Peler la poire, ôter le trognon, couper la poire en quartiers, puis chaque quartier en lamelles. Réserver.

Torréfier les pignons de pin à sec dans une petite poêle. Réserver.

Préparer la vinaigrette en mélangeant le jus de citron, le vinaigre balsamique, la vinaigrette de fruits de la passion, le sirop de gingembre, l’huile de noix et l’huile d’olive. Saler et poivrer. Y mélanger les graines de grenade.

Assaisonner les coeurs de laitue avec la moitié de la vinaigrette et bien mélanger.

Dresser les assiettes:

Disposer harmonieusement coeurs de laitue, avocat, poire, oeufs de caille et tranches de magret fûmé. Assaisonner d’un peu de fleur de sel et de poivre noir du moulin.

Arroser avec le reste de vinaigrette et décorer de pignons de pin et de persil ciselé.

 

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Bon Appétit!

 

 

 

Restaurant La Paix visite de février 2014

RESTAURANT LA PAIX VISITE DE FEVRIER 2014

Je ne suis pas spécialement ce qu’on peut appeler un ‘amateur de viande’. Chez nous à la maison, pas plus de place pour la viande rouge que pour le poisson, la volaille et les légumes. Mais quand on se fait plaisir avec de la viande, nous optons pour la qualité, quit à prendre des morceaux plus petits pour compenser le prix généralement proportionnel à la qualité. Et quand j’opte pour une cuisine centrée autour de la viande, je vais chez les spécialistes, chez les sublimateurs de ce produit, ou plutot ces produits. Et David Martin du restaurant La Paix en est certainement un.

Il est minutieux dans ses choix et pousse la séléction de ses viandes le plus loin qu’il peut, se heurtant même parfois au client lambda qui ne veut décidemment pas avoir de couche de gras trop prononcée à sa côte de porc ou un boeuf trop persillé. Toute une éduction à refaire en Belgique sur ce point, ma génération et les suivantes ont été nouries d’une viande asceptisée qui avait comme seules qualitées d’avoir une belle couleur rouge claire et d’être très moëlleuse, facile à mâcher. Et pourtant, le gras est transporteur de goût et les viandes que propose David sont en qualitées gustatives loin loin devant le BBB de supermarché, consommé en Belgique à 95%.

Mais quand je me rends chez David Martin, je me fais surtout plaisir avec les parties dites ‘moins nobles’ (celà dépend comment on voit la noblesse naturellement), c.à.d. tête, pieds, cervelle, rognons, …. Généralement, je cuisine celà moins souvent chez moi et il faut les trouver en Belgique, les restaurants qui subliment ce type de produits, alors qu’en France celà coule de source.

Je ne sais plus combien de fois je suis déjà passé à table chez David Martin, mais celà doit se situer entre 10 et 15 fois et à chaque fois j’en sors heureux et à chaque fois l’un ou l’autre plat m’emballe vraiment et me laisse un souvenir en bouche avec beaucoup de longueur comme avec un bon vin.

Nous n’avons pas pris de menu, mais à la carte.

Avec l’apero, sherry comme d’hab., une bisque chaude de crabe surmonté d’une crème de café froide. Même si cette mise en bouche est très très récurente, et qu’il n’y a donc plus de mystère gustatif pour le client habitué, elle délivre toujours et toujours sa puissance et comme je suis fan de crustacés et de café, le duo me plait.

 

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

 

Une deuxième mise en bouche arrive un peu plus tard, pas directement après, pas en même temps et j’avoue que je préfère. Je ne suis pas un grand amoureux des mises en bouches qui arrivent en duo, en trio ou trop rapidement les unes après les autres. J’aime bien prendre mon temps également sur une mise en bouche, j’aime bien que chaque plat soit toujours le centre de mon intérêt.

Deuxième mise en bouche donc, une sardine cuite, speck du tyrol, bergamote, cerise de Provence sèchée sur l’arbre, grenade et premier brocciu. Très frais, sympa, un jus d’herbes terrible, bien dosé en acidité, mettant très bien en valeur le poisson. Une mise en bouche qui ouvre vraiment bien l’appétit pour la suite.

 

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

 

Comme entrée, je choisis les langoustines Bretonnes crues, bouillon tiède de langoustines dashi, huile de laurier, lard basque, laquage Japonnais au miso. Le plat arrive, à mon étonnement, sur trois assiettes. Je pensais à la lecture plutot retrouver un terre mer plus homogène, dans une assiette. Je l’ai déjà signalé dans quelques posts précédents, j’ai un peu de mal avec des dressages éparpillés sur différentes assiettes. J’ai du mal à aller d’une assiette à l’autre et généralement je mange assiette après assiette. J’ai fait part au Chef de ma difficultée avec ce type de dressage et du fait que je trouvais qu’on ne pouvait pas toujours bien comprendre dans quel ordre le Chef voyait la dégustation. David Martin prône ici la liberté et estime que chaque convive doit trouver son chemin, son choix dans la dégustation. Je comprends ce parti pris et surtout la difficulté qu’il y avait ici de mettre le tout dans une assiette, mais mon goût perso va plutôt vers cette option.

 

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

 

 

En dehors de ce point très perso, j’ai donc dabord dégusté les langoustines et le bon bouillon qui les entouraient. Après j’ai attaqué le lard basque. Superbe cuisson, superbe goût avec ce petit laquage miso dessus. Première claque sur le lard. J’ai par contre totalement oublié la compo et le nom de l’accompagnement sur la troisième assiette, preuve que ce dressage en multi-assiettes ne convient pas à mon cerveau TDAH.

Avec l’entrée nous dégustons un Givry Premier Cru Champ Nalot de chez Parize père et fils. Un vin superbe.

Après celà, le Chef nous fait plaisir avec une entrée surprise supplémentaire. David voulait absolument que je goûte ce plat et comme je n’avais pas opté pour le menu dans lequel ce plat se retrouve…. Et il a vraiment bien fait, je serais passé à côté de cette merveille pour le coup. Et j’avais aussi mon premier ‘vrai’ terre-mer en une assiette. Du pied de porc basque, truffe noire, surmonté d’un morceau de bar de ligne cuit sous salamandre, le tout recouvert d’une préparation à base de pain, d’échalote et de vinaigre balsamique de 15 ans d’âge. Que c’était bon et comme chaque ingrédient était bien dosé dans l’ensemble. La truffe discrète mais présente, le balsamique qui ne gâchait rien, le croquant très bien cuit du pied de porc. J’ai adoré ce plat, c’est dans ce type de cuisine que David excelle selon mon humble avis de cuistot amateur. Il me manquait seulement une croute un rien plus sur le croustillant du pain, mais ici c’était voulu, parti pris de David de ne pas avoir l’éffet croustillant sur le dessus.

 

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

 

On passe au plat et on reste dans la même idée du terre-mer, cette fois avec de la tête de veau et des encornets: Tête de veau au lait, encornets au four à bois, jus de crustacé. Une merveilleuse baffe, la troisième et la plus forte, tellement forte que je la sens encore. Un ensemble totalement maitrisé, une communion sublime entre les différents éléments du plat, j’adhère à 300%. Pour accompagner ce plat et pour la bonne conscience surtout de proposer aussi du légume, un side-dish, composé de bette, de borlotti et d’un gateau de pommes de terre et céleri rave. Pas absolument nécessaire sur ce plat qui tient aussi bien en solo, mais je comprends la démarche et c’était un bien agréable accompagnement.

 

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

 

Comme vin, nous sommes passés sur un grenache rouge, R&R Séléction Egoïste La Boutine du Domaine des Escaravailles.

Le dessert finalement est une Tarte au citron et sorbet citron au lait caille, tarte revisitée naturellement. Un classique qui évolue année après année et que je prends régulièrement ici.

 

Restaurant, La Paix, Anderlecht, Bruxelles, David Martin

 

On termine avec un bon petit café et une longue papotte avec David Martin au sujet de la matière première et des filières bovines et autres, et voilà une nouvelle fois un bonheur gustatif chez David Martin.

Ce n’est qu’un au-revoir.

Bonne Journée

 

 

Fregola, salsiccia finocchio, pastinaca, patata dolce e altri legumi al forno

FREGOLA, SALSICCIA FINOCCHIO, PASTINACA, PATATA DOLCE E ALTRI LEGUMI AL FORNO

 

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Dans le ‘Delicious’ de fevrier 2014, une recette a retenu mon attention. Je réalise souvent en été un plat au four avec plein de légumes du sud, du fenouil, des poivrons, des oignons rouges, le tout accompagné par des saucisses italiennes au fenouil et/ou au poivre. Et ici je tombe nez à nez avec la version hivernale de ce plat avec panais, carotte, patate douce, oignon, celeri. Et je prends et je fais et nous avons aimé.

Celà m’a permis également d’utiliser une troisième fois les bonnes fregola sardes et du coup j’ai eu envie d’italieniser le nom du plat.

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INGREDIENTS (4P)

  • 250 G PANAIS, EN CUBES DE 4 CM
  • 200 G PATATE DOUCE, EN CUBES DE 4 CM
  • 2 BRANCHES DE CELERI EN CUBES DE 3 CM
  • 1 CAROTTE JAUNE, EN MORCEAUX
  • 1 CAROTTE VIOLETTE, EN MORCEAUX
  • 2 PETITS OIGNONS ROUGES, EN PARTS
  • 3 GOUSSES D’AIL NON-PELEES
  • 1/2 C.A.T. GRAINES DE CUMIN
  • 1/2 C.A.T. CORIANDRE MOULU
  • 1 1/2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 8 SAUCISSES ITALIENNES AU FENOUIL
  • 2 TOMATES EN MORCEAUX (LA CHAIR SANS LES PEPINS ET LA PEAU)
  • 175 G FREGOLA SARDE
  • 70 CL BOUILLON DE VOLAILLE CHAUD
  • 1 C.A.T. MIEL
  • 2 C.A.S. PERSIL PLAT CISELE
  • JUS DE CITRON
  • POIVRE, SEL

 

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PREPARATION

Préparer les différents ingrédients comme indiqué ci-dessus.

Préchauffer le four à 200°C.

Mettre les différents légumes (pas les tomates), l’oignon et l’ail dans un grand plat à four. Y mélanger les différentes épices, l’huile d’olive, le sel et le poivre.

Faire griller le tout pendant 25 minutes, puis placer les saucisses dessus.

Poursuivre la cuisson pendant 25 minutes en retournant les saucisses, à mi-cuisson.

Ajouter les tomates, les fregola, le miel et bouillon bien bouillant. Bien mélanger le tout.

Poursuivre la cuisson pendant 20 à 30 minutes jusqu’à ce que les fregola sont cuits. Checker de temps en temps.

Ajouter le persil plat et un filet de jus de citron et servir.

 

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Bon Appétit!

Cabillaud confit aux herbes, épinards, sauce vierge à la grenade, purée au lait battu et beurre noisette

CABILLAUD CONFIT AUX HERBES, EPINARDS, SAUCE VIERGE A LA GRENADE, PUREE AU LAIT BATTU ET BEURRE NOISETTE

 

Cabillaud, Huile de Pépins de Raisins, Romarin, Basilic, Coriandre, Ail, Citron, Epinards, Beurre, Lait Battu, Muscade, Grenade, Jeunes Oignons, Concombre, Persil Plat

 

Il y a quelques années, j’avais testé la cuisson du cabillaud, confit dans l’huile de pépins de raisin à basse température, façon Peter Goossens. J’en avais gardé un excellent souvenir et j’ai décidé de retenter une seconde fois.

Tout comme à l’époque, j’ai accompagné le cabillaud d’une purée de bintjes au lait battu et au beurre noisette.

Avec ce bon morceau de poisson, une tombée d’épinards frais et une sauce vierge à base de grenade et de concombre, prise tout droit du magazine ‘Saveurs n° 208’.

 

Cabillaud, Huile de Pépins de Raisins, Romarin, Basilic, Coriandre, Ail, Citron, Epinards, Beurre, Lait Battu, Muscade, Grenade, Jeunes Oignons, Concombre, Persil Plat

 

INGREDIENTS (2P)

Pour le cabillaud confit

  • 380 GR DE DOS DE CABILLAUD EN UN MORCEAU (de préférence du Danois avec une chair bien blanche)
  • 75 CL D’HUILE DE PEPINS DE RAISIN
  • 150 G GROS SEL MARIN (SEL GRIS DE GUERANDE POUR MOI)
  • 1 BRANCHETTE DE ROMARIN
  • 1 GOUSSE D’AIL ECRASEE AVEC LA PAUME
  • 1 PETIT PIMENT CHILI EPEPINE ET COUPE EN DEUX
  • LE ZESTE JAUNE D’UN CITRON NON TRAITE
  • 1 TIGE DE CORIANDRE FRAICHE
  • 1 TIGE DE BASILIC FRAIS

Purée de bintjes au lait battu et beurre noisette

  • 1 KG BINTJES (POMMES DE TERRE)
  • 125 GR BEURRE
  • +- 25 CL LAIT BATTU CHAUD

Epinards et sauce vierge

  • 900 G D’EPINARDS
  • 40 G BEURRE
  • 1/2 CONCOMBRE
  • 125 G GRAINS DE GRENADE (UN PEU PLUS D’UNE DEMIE)
  • 1 CITRON
  • 4 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 3 BRINS DE CORIANDRE
  • 1 BRIN DE PERSIL PLAT
  • 1 GOUSSE D’AIL
  • 1 PETIT OIGNON NOUVEAU
  • SEL, POIVRE

 

Cabillaud, Huile de Pépins de Raisins, Romarin, Basilic, Coriandre, Ail, Citron, Epinards, Beurre, Lait Battu, Muscade, Grenade, Jeunes Oignons, Concombre, Persil Plat

 

PREPARATION

Cabillaud Confit

Enduire le cabillaud de gros sel et laisser macérer 30 minutes au frais. 

Retirer le sel et rincer longuement le poisson. Le sécher soigneusement et le poser dans un plat à four. Aromatiser avec le romarin, l’ail, le chili, le zeste de citron, la coriandre et le basilic. Recouvrir complètement le poisson d’huile et glisser le plat dans un four à 55°C. Laisser cuire environ 1 heure 30. Poursuivre la cuisson pendant 20 minutes à 70°C.

Retirer le cabillaud du four et le sortir de son huile de cuisson. Le sécher et le couper en deux.

Pour la cuisson: il est cuit lorsque les écailles de sa chair se détachent facilement. Si ce n’est pas le cas, il faut poursuivre la cuisson au four.

Purée de bintjes au lait battu et beurre noisette

Pendant le confisage du cabillaud, réaliser la purée:

Cuire les pommes de terre à point dans de l’eau bouillante salée. Bien égoutter et sécher. Réduire les pommes de terre en purée.

Faire fondre le beurre dans un poêlon et le faire brunir franchement, mais sans le noircir. Il faut qu’il soit noisette, pas charbon.

Incoporer le beurre bruni à la purée.

Ajouter le lait battu chaud à votre goût, selon le fait que vous aimez la purée plus ferme ou plus liquide.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel. Ajouter un tout petit peu de muscade, mais vraiment rien qu’un peu.

Epinards

Laver les épinards et bien les essorer.

Faire fondre le beurre dans une casserole et dès qu’il mousse, ajouter les épinards, ainsi que la gousse d’ail entière, pelée et légèrement écrasée.

Faire fondre pendant 3-5 minutes. Saler et poivrer. Réserver au chaud.

Sauce Vierge

Emincer finement l’oignon nouveau.

Rincer et épépiner le concombre, puis le détailler en petits dés.

Hacher finement la coriandre et le persil.

Mélanger la grenade, l’oignon, le concombre, les herbes ciselées, l’huile d’olive, 1 c.à.s. de jus de citron, sel et poivre et réserver au frais.

 

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Bon Appétit!

Coquilles St Jacques, poudre de pistaches, crème de chèvre, petits pois et fèves des marais à la française

COQUILLES ST JACQUES, POUDRE DE PISTACHES, CREME DE CHEVRE, PETITS POIS ET FEVES A LA FRANCAISE

 

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Dimanche passé, au marché, des fèves des marais et des petits pois frais. Pas encore la saison chez nous, mais en Italie ils en ont déjà. Je dois bien avouer après que la rentabilité n’y était pas vraiment, ni la taille des fèves et des petits pois. Je n’avais que 140g de petits pois et 70g de fèves. Bon, on a fait avec.

Première idée, des petits pois et fèves à la française.

Deuxième idée, avec des St Jacques.

Troisième idée, du chèvre frais, pas trop puissant.

Quatrième idée, de la pistache pour la mariage des couleur et pour le mariage des saveurs.

Dernière idée ou plutot astuce : comment inclure un chèvre dans une assiette avec un liquide, sans que le chèvre ne se retrouve partout dans ce liquide. On l’enroule tout simplement dans du jambon cru après l’avoir un rien traité pour. J’aurais voulu utiliser du jambon ibérique, j’en avais même acheté pour. Mais les tranches étaient trop épaisses, trop cassantes aussi. En dernière minute j’ai donc opté pour du jambon de bayonne coupé finement.

Je suis assez satisfait du résultat visuel et gustatif et ma chérie aussi. J’aurais peut-être pu réduire un rien le liquide de cuisson afin d’obtenir un jus plus épais. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir.

 

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INGREDIENTS (2P)

Pour les fèves et petits pois

  • 400 G PETITS POIS DANS LEUR COSSE (ENVIRON 150 G ECOSSE)
  • 400 G FEVES DES MARAIS DANS LEUR COSSE (ENVIRON 150 G ECOSSE)
  • LE COEUR D’UNE LAITUE
  • 6 OIGNONS GRELOTS
  • 15 CL FOND BLANC
  • SEL, POIVRE
  • 1 BRANCHE DE PERSIL AVEC TIGE
  • 1 BRANCHE DE THYM
  • 30 G BEURRE DE FERME NON-SALE
  • 1 C.A.S. DE BEURRE DE FERME (EN PETITS MORCEAUX), POUR BEURRER LES PETITS POIS AVANT DE SERVIR
  • 50 G LARD FUME EN FINS LARDONS
  • 1/2 SUCRE

Pour la crème de chèvre

  • 125 G CHEVRE FRAIS
  • 15 G DE LAIT BATTU NON SUCRE
  • UNE PINCEE DE PIMENT DE CAYENNE
  • 1/2 CITRON
  • 15 G BOUILLON DE VOLAILLE
  • 40 G CREME LIQUIDE FOUETTEE
  • SEL
  • 1/2 FEUILLE DE GELATINE
  • 2 A 4 TRANCHES DE JAMBON CRU

Pour les coquilles

  • 10 COQUILLES
  • 50 G PISTACHES
  • MYCRIO
  • POIVRE

 

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PREPARATION

Pour les petits pois et fèves

Faire blanchir les fèves écossées pendant 1 minute dans de l’eau bouillante salée.

Les rafraichir immédiatement dans de l’eau glaçée afin de fixer la couleur et stopper la cuisson.

Enlever la fine pélicule de peau qui entoure les fèves et les réserver.

Retirer les feuilles extérieures de la laitue afin de ne garder que le coeur. Laver le coeur, puis le couper grossièrement.

Marquer une croix en profondeur avec un couteau pointu sur la base des oignons épluchés, afin de réaliser une cuisson au coeur.

Blanchir les oignons pendant 5 minutes dans de l’eau frémissante, départ eau froide. Egouter.

Ecosser les petits pois et les faire cuire pendant 8 minutes dans de l’eau bouillante bien salée. Rafraichir dans de l’eau glaçée. Oter également la petite pélicule de peau qui les entoure.

Dans un wok ou cocotte assez étroit, mettre à revenir sur petit feu, les lardons et les oignons dans la moitié de beurre pendant quelques minutes.

Ajouter la laitue, le persil, le thym, le demi-sucre, une pointe de poivre et mouiller avec le fond blanc.

Couvrir le wok et faire revenir à petits bouillons pendant environ 9 minutes (il ne faut pas laisser s’échapper la vapeur, c’est ce qui va donner la concentration du goût lors de la cuisson).

Ajouter les petits pois et les fèves.

Dessus, déposer le reste du beurre en petits morceaux.

Poursuivre la cuisson pendant 6 minutes environ, les dernières minutes à découvert.

Retirer les aromates, ajouter les petits morceaux de beurre froid en faisant rouler le récipient afin de lier le jus naturellement.

Pour le chèvre

Mélanger le chèvre frais avec un peu de lait battu, un peu de jus de citron et une pincée de piment de cayenne, afin d’obtenir une crème assez lisse.

Rectifier l’assaisonnement en cayenne et en citron.

Laisser tremper la gélatine dans de l’eau froide.

Faire chauffer le bouillon de volaille et y laisser fondre la gélatine.

Ajouter le bouillon de volaille au chèvre et bien mélanger.

Battre la crème et l’ajouter également à la préparation.

Laisser prendre 15 minutes au frigo.

Couper les tranches de jambon en deux en longueur, puis en deux en largeur.

Farcir les morceaux de tranches de jambon avec la préparation au chèvre et les rouler en boudins.

Réserver au frigo.

Pour les coquilles

Réaliser une poudre de pistaches dans un petit blender.

Mélanger la poudre de pistache avec un peu de poivre.

Dans une poêle bien chaude, faire fondre un peu de Mycrio et y faire saisir les coquilles pendant 45 sec-1 min (selon leur épaisseur) par face.

Les panner d’un côté dans la poudre de pistaches.

Dressage

Dans des assiettes creuses mais larges, verser un peu de petits pois et fèves à la française.

Dresser 2 à 3 rouleaux de jambon au chèvre.

Placer maintenant harmonieusement les coquilles St Jacques, couvertes de pistache.

 

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Bon Appétit!

Involtini de veau, artichauts barigoule, conchiglie à la crème de piquillos et condiment olives-champignons

INVOLTINI DE VEAU, ARTICHAUTS BARIGOULE, CONCHIGLIE A LA CREME DE PIQUILLOS ET CONDIMENT CHAMPIGNONS-OLIVES

 

Veau, Jambon de Parme, Provolone Piquante, Ail, Persil, Parmesan, Conchiglie, Pimiente Piquillos, Tabasco, Olives Noires, Champignons, Echalotes, Piment d'Espelette, Vin Blanc Sec, Bouillon de Volaille, Coulis de Tomates, Câpres, Origan, Huile d'OLive, Pancetta, Lard au Jambon, Poireau, Céleri, Carotte, Oeuf, Moutarde, Bouillon de Légumes, Oignon Blanc, Thym, Laurier, Romarin, Orange, Citron, Graines de Coriandre

 

Dans mon frigo depuis une semaine, une belle botte d’artichauts violets, qui attandaient patiemment que je trouve le temps de m’occuper d’eux. Et comme souvent, c’est en barigoule que j’aime les cuisiner. Après, je cherche toujours comment travailler différemment autour de cet artichaut.

Première idée: des involtini de veau. Des fines tranches de veau, fourrées et roulées, puis cuites à la poêle et ici terminées au four à basse température. Pour la farce je suis parti sur du jambon de Parme, du provolone piquante et une farce persil-ail-parmesan.

Après on ajoute le jus de la barigoule, bien réduit et bien corsé, mais il me manquait tout de même encore de la sauce. J’ai donc réalisé une sauce tomatée bien concentrée à base du jus de cuisson des involtini et terminé avec des câpres et de l’origan.

Comme c’est un plat italien, je voulais des pasta, mais des pasta travaillées. L’idée des conchiglie, des grandes pâtes ouvertes à farcir me plaisait bien. J’ai tout dabord réalisé un coulis de piquillos pour mettre dans le fond, puis une préparation ail-échalote-champignons-olives noires pour placer dessus et un rien de parmesan râpé dessus dans l’assiette.

L’ensemble donne un plat bien gourmand et très puissant en goût.

Attention, il vous faudra quelques heures devant vous, mais pas mal d’éléments se préparent à l’avance heureusement.

 

Veau, Jambon de Parme, Provolone Piquante, Ail, Persil, Parmesan, Conchiglie, Pimiente Piquillos, Tabasco, Olives Noires, Champignons, Echalotes, Piment d'Espelette, Vin Blanc Sec, Bouillon de Volaille, Coulis de Tomates, Câpres, Origan, Huile d'OLive, Pancetta, Lard au Jambon, Poireau, Céleri, Carotte, Oeuf, Moutarde, Bouillon de Légumes, Oignon Blanc, Thym, Laurier, Romarin, Orange, Citron, Graines de Coriandre

 

INGREDIENTS (2P)

Pour la crème de piquillos (garder le reste au surgel pour d’autres utilisations)

  • 1 BOCAL DE PIQUILLOS
  • 1 JAUNE D’OEUF
  • 1 C.A.C. MOUTARDE DOUCE (BISTER)
  • 10 CL DE BOUILLON DE LEGUMES
  • 5 CL D’HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE
  • UNE POINTE DE TABASCO

Pour les artichauts

  • 1 OIGNON BLANC
  • 5-6 PETITS ARTICHAUTS VIOLETS
  • 1,5 CAROTTES
  • 75 G DE TALON OU PARURES DE JAMBON CRU (ici Lard de jambon)
  • 3 GOUSSES D’AIL
  • 1/2 BRANCHE DE CELERI
  • 1/2 VERT DE POIREAU
  • 1 BRINS DE THYM
  • 1 PETITE FEUILLE DE LAURIER
  • 1/2 BRIN DE ROMARIN
  • LE ZESTE D’UNE ORANGE NON-TRAITEE
  • 15 CL VIN BLANC SEC
  • 15 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • JUS D’UN 1/4 CITRON
  • SEL, POIVRE
  • 2 BRINS DE PERSIL
  • 1 C.A.C. GRAINES DE CORIANDRE
  • 1 CITRON POUR L’EAU DES ARTICHAUTS
  • HUILE D’OLIVE EXTRA VIERGE

Pour les involtini

  • 6 TRANCHES DE VEAU
  • 6 TRANCHES DE JAMBON DE PARME
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 1/4 BOTTE DE PERSIL
  • 3 C.A.S. PARMESAN RAPE
  • POIVRE
  • UN PEU D’EAU
  • QUELQUES FINES TRANCHES DE PROVOLONE
  • HUILE D’OLIVE
  • BEURRE
  • 20 CL VIN BLANC SEC
  • 1 BELLE ECHALOTE
  • 30 G PANCETTA
  • 25 CL COULIS DE TOMATES
  • 1 C.A.C. CAPRES
  • SEL, POIVRE
  • UNE POINTE D’ORIGAN

Les conchiglie

  • 20 CONCHIGLIE
  • 150 G CHAMPIGNONS DE PARIS
  • 2 ECHALOTES
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 100 G D’OLIVES NOIRES
  • SEL, POIVRE
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • 2 C.A.S. PERSIL
  • 1 C.A.S. PARMESAN

 

Veau, Jambon de Parme, Provolone Piquante, Ail, Persil, Parmesan, Conchiglie, Pimiente Piquillos, Tabasco, Olives Noires, Champignons, Echalotes, Piment d'Espelette, Vin Blanc Sec, Bouillon de Volaille, Coulis de Tomates, Câpres, Origan, Huile d'OLive, Pancetta, Lard au Jambon, Poireau, Céleri, Carotte, Oeuf, Moutarde, Bouillon de Légumes, Oignon Blanc, Thym, Laurier, Romarin, Orange, Citron, Graines de Coriandre

 

PREPARATION

Pour la crème

Bien mixer les piquillos avec le bouillon de légumes.

Dans un bol, verser le mélange bien lisse à travers un tamis.

Ajouter le jaune d’oeuf et la moutarde, saler, poivrer, ajouter quelques gouttes de tabasco.

Quand le mélange est bien homogène, monter légèrement à l’huile d’olive.

Rectifier l’assaisonnement.

Réserver au frais.

Pour les involtini

Réaliser la farce : mélanger l’ail et le persil haché finement haché avec le parmesan et un rien de poivre. Ajouter un peu d’eau afin de rendre la farce plus facile à travailler.

Sur une surface de travail très propre, étaler les tranches de veau.

Les couvrir de film plastique et, à l’aide d’un maillet de cuisine, taper moyennement sur la viande afin de la rendre plus régulière et plus fine.

Retirer le film plastique et bien assaisonner la viande de poivre et de sel.

Dessus, ajouter une fine tranche de jambon de Parme.

Y tartiner un peu de la farce.

Terminer par une fine tranche de provolone.

Rouler chaque tranche la plus serrée possible et fixer les roulades avec un ou deux cure dents, dont vous coupez les bouts.

Dans une sauteuse, faire blondir une échalote émincée et 30 g pancetta en petits morceaux dans un peu d’huile d’olive.

Après quelques minutes, ajouter les roulades et les faire rissoler en ajoutant un rien d’huile d’olive, afin qu’ils brunissent bien tout au tour (j’aurais du y aller plus).

Les sortir de la sauteuse. Les ficeler et oter les morceaux de cure dents.

Les placer dans un petit plat, déposer sur chaque roulade un morceau de beurre, saler et poivrer.

Terminer la cuisson au four à 80°C pendant 15 minutes et 5 minutes à 110°C.

Jetter une partie du gras de cuisson et déglacer la sauteuse sur feu vif avec le vin blanc en décollant les sucs à la spatule. Laisser réduire à 1/3.

Ajouter le coulis de tomates, saler et poivrer. Laisser pendant 2 minutes sur feu moyen, puis transvaser dans une plus petite casserole à travers un tamis.

Poursuivre la réduction et ajouter en fin de cuisson, quelques câpres et un peu d’origan.

Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Pour les conchiglie

Bien néttoyer les champignons en les frottant avec une petite brosse.

Emincer les échalotes, les champignons et les olives noires, en fine brunoise.

Ciseler le persil.

Raper l’ail à la microplane.

Faire sauter la brunoise de champignons dans un peu d’huile d’olive. Saler, poivrer.

Une fois que les champignons ont lachés toute leur eau, ajouter les échalotes, l’ail et les olives et faire revenir le tout quelques minutes.

Assaisonner avec du piment d’espelette et un peu de persil. Réserver chaud dans un petit bol.

En même temps, faire cuire les conchiglie al dente dans de l’eau bouillante salée.

Les gouter et les nourir avec un peu de beurre à température ambiante, bien les enrober.

Les placer dans un petit plat. Les farcir d’un peu de coulis de piquillos et de préparation champignon-olive. Réserver sur une plaque chauffante, dans un tiroir chauffant ou dans le four avec les involtini.

Pour les artichauts

Ciseler finement oignon, carotte, jambon cru, ail, céleri et poireau.

Laver et égoutter les artichauts, couper les queues à 4 cm de la base et en citroner le bout.

En partant du bout de la queue, éplucher celle-ci vers l’artichaut. Citroner.

Avec un couteau, tailler les feuilles extérieures en faisant tourner l’artichaut sur lui-même de manière à ne conserver que la partie la plus tendre du coeur. Cirtoner.

Ensuite, couper la partie supérieure des artichauts pour éliminer la partie dure des feuilles tout en gardant le coeur violet. Citroner.

Tremper les artichauts dans de l’eau légèrement citronée afin qu’ils gardent leur couleur.

Couper les artichauts en deux dans le sens de la longueur et retirer le foin du coeur.

Recouper éventuellement les artichauts encore une fois en deux.

Dans une cocotte, les faire suer 3 minutes dans l’huile d’olive bien chaude.

Ajouter alors l’oignon, l’ail, la carotte, le poireau, le céleri et le jambon aux artichauts et faire suer le tout pendant 4 minutes supplémentaires.

Ajouter maintenant les aromates (thym, laurier, romarin, persil, coriandre, zeste d’orange), le vin blanc, le bouillon de volaille, le jus de citron, sel et poivre.

Laisser cuire l’ensemble à ébullition 6 minutes à couvert.

Egoutter immédiatement, filtrer le jus de cuisson et le faire réduire de 3/4.

Au moment de servir, réchauffer brièvement les artichauts dans la sauce.

Dressage

Dans le fond de assiettes, verser une bonne cuillère de jus de cuisson des artichauts.

Dessus, dresser deux involtino, recouverts de sauce tomate aux câpres.

Dresser autour quelques artichauts et quelques conchiglie farçis.

Terminer par un rien de parmesan sur les conchiglie.

 

Veau, Jambon de Parme, Provolone Piquante, Ail, Persil, Parmesan, Conchiglie, Pimiente Piquillos, Tabasco, Olives Noires, Champignons, Echalotes, Piment d'Espelette, Vin Blanc Sec, Bouillon de Volaille, Coulis de Tomates, Câpres, Origan, Huile d'OLive, Pancetta, Lard au Jambon, Poireau, Céleri, Carotte, Oeuf, Moutarde, Bouillon de Légumes, Oignon Blanc, Thym, Laurier, Romarin, Orange, Citron, Graines de Coriandre

 

Bon Appétit!

Restaurant Aan Tafel bij Luc Bellings : première visite

RESTAURANT AAN TAFEL BIJ LUC BELLINGS : PREMIERE VISITE

Ce jeudi je me suis rendu à Hasselt pour faire connaissance avec la cuisine de Luc Bellings dans son restaurant ‘Aan Tafel Bij Luc Bellings’, restaurant 2 étoiles au Michelin.

2 étoiles oui, mais tout à fait abordable pour pas mal de budgets. Tous les jours vous pouvez y prendre le menu du marché à 45€ en trois services (all in à 75€) et le menu à thème à 100€ en quatres services dont un duo de desserts. Vous pouvez aussi opter pour le menu Aan Tafel de 85 à 115€ en 4 à 6 services, 130 à 170€ en version all in.

Personellement j’aime bien le système du all in, y compris l’apéro et le café. On sait ou on va et on n’a que peu de surprises à la fin.

On comprend très bien le nom qu’à choisi le Chef pour son restaurant, dès que l’on rentre dans la salle: cuisine ouverte et très très proche des tables, on direct effectivement que l’on vient manger chez le Chef à la maison.

Nous arrivons les premiers en salle ce jour là et déjà l’équipe termine la mise en place et nous avons le bonheur d’avoir les odeurs des cuissons et des ingrédients en prime de notre repas. Certains diront qu’une cuisine ouverte sur la salle, celà fait quand même pas mal de bruit. Bon, faut pas exagérér, quelques bruits de casseroles et de louches, de couteaux, de plancha. Vraiment, c’est minime. L’équipe est superbien rodée, je ne les ai presque pas entendu ouvrir la bouche de tout le service. Une machine bien huilée, ou chacun à sa place et très très loin du cliché du chef qui hurle et du personnel qui court dans tous les sens. Un Chef très zen, mais extrêmement concentré sur son travail, très discrèt aussi, il est arrivé en cuisine sans que l’on l’avait vu et il est parti après le dressage des desserts aussi vite et aussi discrètement.

En salle, un service avec beaucoup plus de relachement que le serieux du Chef en cuisine. Rien à dire, madame Bellings est très sympatique et le jeune personnel de salle trouvait un très bon équillibre entre le sérieux de leur job et l’humour et convivialité que j’attends également lorsque je vais au restaurant.

Un seul reproche au niveau du déroulement du repas, nous avons trouvé le rythme d’arrivage des plats un peu trop rapide et avions l’impression que tout était fait pour permettre l’équipe en fin de repas de dresser tous les desserts en même temps, ceci malgré l’heure d’arrivé et du type de menu pris. Et effectivement, tous les desserts furent servis en même temps et à la fin de notre repas, nous étions un peu éssouflés par cette vitesse et il devenait aussi très difficile de retenir et de bien capter tous les éléments des plats apportés, ce que je trouve dommage. Je trouve que dans pas mal de restaurants, l’énnoncé des plats est beaucoup trop rapide, surtout lorsqu’un plat est composé de plus de 4-5 éléments. Moi, celà m’intéresse de connaitre les détails et souvent celà me frustre. Idem parfois pour le vin. Je comprends tout à fait qu’un serveur, après la 300e fois, connait tellement son texte par coeur, qu’il est difficile de freiner son entrain, mais pour moi quelque chose à travailler dans pas mal de maisons, dont celle-ci. Mon résumé va donc parfois être incomplèt et approximatif.

Nous avons pris le menu à thème à 100€, version all in. Quel thème, je ne sais pas par contre, je n’ai pas vu de fil rouge.

Je prends un Sherry, comme souvent, les autres prennent un Champagne à la rose. Dommage que l’on n’est pas venu m’informer sur le Sherry qui je reçois. Je suis amateur, et j’aurais aimé savoir d’ou il provenait.

Avec l’apéro, 6 mises en bouche. La première est une bille croquante, remplie d’une préparation gin-tonic et à mettre en bouche avec du concombre. Sympa, la bille éclate sous une légère pression des dents et libére son liquide très frais, fraicheur encore renforcée avec le concombre. Par contre, je n’ai pas retrouvé le goût de rose que j’avais vu dans l’énnoncé.

 

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Deuxièe bouchée: un morceau de pastèque à la sangria, joliment dressé comme un bijou dans son écrin de glace. Sur le morceau de pastèque, un tartare de gamba’s cru. Sympa et très joli. Je ne me rappele par contre plus ce qu’il y avait sur de le dessus du tartare.

 

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La troisième bouchée, je l’ai adorée: des fines tuiles croquantes réalisées à base de peau de poulet, dressés dans un bol d’arachides concassés (qu’il ne fallait pas mager) et accompagné d’une mayonnaise bien citronée et renforcée par du cornichon. Parfait pour moi, j’aimerai bien réaliser ce type de tuiles à la maison. On retrouvait bien le goût de la peau du poulet, mais en version légère et la mayo était top avec.

 

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Un deuxième service de mises en bouche arrive après. Tout dabord une rilette de sole, des crevettes de Zeebruges et une sauce légère au vadouvan. Extra, j’ai raclé le fond du récipient et si j’étais chez moi…..

 

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Après, une crème de foie d’oie, gelée d’anguille, un morceau d’anguille fûmée, un gel de coings et de l’amaranthe. Ici, je suis passé à côté. J’y ai trouvé trop d’éléments que je n’ai pas vraiment retrouvé en bouche. L’anguille fûmée prenait le pas, la crème de foie d’oie était pour moi trop fade et trop peu puissante et les touches de coings et d’amaranthe passaient un peu inaperçues.

 

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Dernière mise en bouche: tête de veau, pomme de terre, oeuf de caille, cornichon et écume de ris de veau. Mise en bouche sympatique, mais je n’ai pas du tout retrouvé le goût du ris de veau dans l’écume.

 

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Mes deux mises en bouche préférées étaient les tuiles croquantes de peau de poulet et la rilette de sole.

Comme entrée, il y eût un morceau de saumon mi-cuit, aardse garnituren (difficile à traduire et je n’ai pas trouvé de traduction en français sur le site du restaurant, on va donc mal traduire par garnitures de la terre ou racines) et bearnaise réduite. Ce que j’ai bien aimé dans ce plat, tout d’abord le bel effet visuel, ensuite le fait que tout le long de la pièce de saumon, différentes petites choses apportaient un effet gustatif différents. C’était un plat mais avec de multiples sensations. Ce que j’ai moins apprécié, était la discordance entre l’énnoncé du plat qui m’apportait certaines attentes, puis le plat en lui même qui selon moi ne correspondait pas tout à fait à cet énnoncé. Tout dabord, pour moi, un saumon mi-cuit, ce n’est pas simplement un morceau de saumon que l’on travaille brièvement au chalumeau côté peau. Je m’attends à un effet plus marqué entre le cru et le cuit. Ici le saumon était cuit sur quelques millimètres seulement. Celà n’enlève en rien que le goût du saumon était très bon et que la qualité du produit y était et que le plat m’ait beaucoup plus. Après vint la béarnaise. Pour moi une béarnaise celà comporte des oeufs et du beurre, c’est nappant et il y a aussi une couleur spécifique et la présence aussi bien gustative que visuelle de l’estragon. Et quand on me dit bearnaise réduite, je suis déjà un peu surpris, car comment réduire une bearnaise? Réduction de gastrique oui, mais réduction de bearnaise? En fait, ici il s’agissait plutot d’une réduction de gastrique, c’était transparent, il y avait le goût de l’estragon et le goût vinaigré, mais je n’ai pas retrouvé l’oeuf ni le beurre. Le goût était bien, mais je ne m’attendais pas du tout à celà et du coup j’étais déçu. J’accorde beaucoup d’importance à la justesse d’une énoncé, je suis de ceux qui trouvent celà encore important. Mais je le répète, le plat était très bon, tout le monde à fini son assiette et celà laisse néanmoins un très bo souvenir.

 

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Le plat était accompagné d’un Via Terra blanc à base de Grenache blanc.

Le premier plat est un Cabillaud, pommes de terre fûmées, oursin, bouillon d’oignons brûlés, épinards, avocat.

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Très bon plat, bonne cuisson, bon jus d’oignons, belle compo. Ici aussi, l’intitulé et la promesse de l’intitulé…. Je n’ai pas du tout retrouvé l’oursin, que je me faisais pourtant un plaisir de trouver dans mon assiette.

Le plat fût accompagné d’un Bianco Aneto de la région du Douro, Portugal.

Deuxième plat : Boeuf, scorzenère, risotto d’épeautre, salade de blé, crosnes, champignons anisés, saladé de boeuf au pickles.

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La cuisson et qualité de viande était très bonne, les différents accompagnements tous bien cuisinés et complémentaires, un très bon jus aussi. Le goût du faux rizotto à l’épautre était vraiment trop bon. Par contre, je n’aime pas tellement me retrouver avec un plat en deux assiettes et devoir aller de l’un à l’autre. Je n’ai pas tellement bien compris pour quelle raison la salade de boeuf au pickles était servi à part. Pourquoi pas dans la même assiette? Quel est l’utilité de cet élément si on ne sait pas le combiner directement dans l’assiette principale?

Le plat était servi avec un très bon Bordeaux Fontpierre.

Le dessert fût un duo, d’un côté un barraquito ‘new style’, de l’autre un chocolat-caramel-bergamot-arachide. A ce stade, la combinaison du bon vin, de la rapidité du service et d’un nombre important d’éléments dans les plats, m’ont mis à rude épreuve et je n’ai plus réussi à capter tous les détails et je vous laisse donc avec les photos simplement.

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Je ne suis pas très ‘dessert’ en général et j’aime assez la simplicité en dessert, avec un goût principal autour duquel on travaille ou des classiques plus simples à décortiquer. Ici, pour moi, c’était ‘too much’. Chaque préparation pris individuellement, était bien exécutée, avait du goût, mais ensemble ce fût pour moi trop complexe, surtout en fin de repas. Je suis passé à côté des desserts.

Avec les cafés nous avons encore reçu les migniardises habituelles. Mais ici aussi, je n’ai plus eu l’energie de noter chaque détail. Il y avait, région oblige, du speculoos de Hasselt, des guimauves, … Je n’ai même pas de photo’s de tout.

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Celà reste naturellement une première expérience dans ce restaurant et une expérience tout à fait personelle d’un amateur de cuisine, sans bases professionelles. Chaque personne réagit différemment sur certaines choses qu’une autre.

En tout cas, qualité-prix à conseiller et tout était très bon et les assiettes bien vides à la fin de chaque plat.

Je vais devoir y retourner une deuxième fois afin d’élargir mon opinion sur la cuisine de Luc Bellings.

 

 

 

Restaurant Couvert Couvert Heverlee février 2014

RESTAURANT COUVERT COUVERT HEVERLEE FEVRIER 2014

Comme quasiment chaque année, je vais rendre visite aux frères Folmer dans leur restaurant ou l’épure dans le decorum est poussé à l’extrême afin de mettre l’attention le plus possible sur l’assiette et donc sur le produit.

Dans les assiettes, une même épure, un dressage qui ne suit pas les modes ni ne part dans toutes les directions. Pas d’esbrouffe exagérée, pas d’effets qui n’apportent rien de plus aux produits et des produits qui ne sont pas surtravaillés.

Une cuisine qui met le morceau de viande ou de poisson au centre, avec des très bonnes cuissons, un assaisonnement pas trop poussé qui permet une concentration maximale du goût de cette viande ou de ce poisson en bouche, une sauce peu présente, parfois un jus, et des légumes, toujours de saison, mais qui n’ont qu’une fonction, mettre encore mieux en valeur la pièce principale de l’assiette. Des cuissons qui ne brusquent pas, ne bousculent pas.

Et comme quasiment chaque année, je n’y trouve pas grandchose à redire, et pourtant je suis un difficile. Celà ne veut pas dire que je n’ai pas des petites remarques, mais ce ne sont que des remarques par rapport à un goût personnel. Les goûts et les couleurs vous savez….

Nous avons pris le menu de saison, car c’est dans ce menu que les chefs expriment le plus leurs envies du moment.

En attendant un très bon Sherry fino Gutierrez Colosia, nous recevons tout dabord des fines tranchettes de pain, saupoudrées de carvi et de sumac. C’est très discrèt mais très agréable.

 

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Après celà, trois amuses:

Une préparation avec du fenouil cru, du coco, de l’avocat, de la grenade et des coques, le tout avec une petite marinade avec un léger soupçon de soja. Préparation très fraîche en bouche et qui ouvre bien l’appétit.

Une petite gaufrette très croustillante, fourée avec de l’anguille fûmée et de la noisette. Extra, tout simplement. Et connaissant les chefs, celà ne m’étonnerai pas qu’ils fûment eux-mêmes les anguilles, c’est bien leur genre de faire un maximum ‘fait maison’.

Une petite bouchée avec du fromage ‘Oude Rijpenaer’ et des graines de lin. Fromage bien puissant, mais dans une préparation toute en légèretée. Ce qui est sympa en plus est que la gaufrette et la bouchée de fromage arrivent en duo à table et qu’on dirait comme un duo de desserts dans leur forme et présentation.

 

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Une quatrième bouchée arrive quelque temps après, c’est une crème de champignons, des lamelles de truffe, une tranche de champignon cru, le tout entouré d’un velouté de topinambours. J’aime beaucoup et j’ai adoré l’ajout de la tranche de champignon cru dans cette préparation.

 

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Et ce n’est pas terminé! En fait ce n’est pas un menu 5 services, mais là on en est déjà à un menu 10 services.

Donc cinquième mise en bouche : mousseline de pomme de terre, brandade de cabillaud et pistache. Le genre de préparations que j’aime beaucoup et qui enveloppe le palais assez longtemps pour passer l’attente de l’entrée.

 

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Comme entrée nous avions le choix entre trois huîtres Gillardeau avec une préparation de raifort et de concombre ou une entrée avec du maquereau. J’ai hésité mais j’ai fini par prendre le maquereau. Le maquereau était accompagné d’une petite sauce vinaigrée au cassis, des navets rouges et jaunes (red meat & green meat), un peu de chou rouge cru et de la citronelle. Ce que j’ai particulièrement bien aimé, étaient les petites baies de cassis qui se baladaient dans l’assiette et qui apportaient, encore plus que la sauce vinaigrée, un contrepoint d’acidité nécessaire au maquereau. A mon goût perso, on aurait encore pu en mettre deux en plus dans l’assiette.

 

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Pour accompagner ce plat, un très bon vin allemand, de la région de Trier, un Riesling du Weinhof Herrenberg de chez Claudia et Manfred Loch.  

Premier plat : Cabillaud, betteraves, céleri cru, poutargue. Un plat très simple, mais la cuisson du cabillaud était parfaite et le goût du poisson était extra. J’ai manqué un rien de présence plus poussée de la poutargue, mais le Chef me disait la doser très faiblement et l’utilise ici surtout comme assaisonnement, pas comme élément qu’il voulait mettre en avant. Et pourtant, un rien de plus ne m’aurait pas déplu. Chose extraordinaire, poutargue maison made by the Folmer Borthers à base d’oeufs de cabillaud. Il m’a montré la poutargue en salle et l’odeur ne me donnait qu’une envie, faire des pasta botarga.

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Ce plat était accompagné d’un Jurançon sec, 100% petit manseng. Belle association.

Après ce plat, nous avons eu droit à une surprise. Le chef nous a fait déguster un plat supplémentaire, Un beau morceau de lard Duke of Berkshire cuit au foin, accompagné de potiron, des crevettes grises de la Mer du Nord (Zeebrugge), des oignons ‘St André’, servi dans un bon bouillon de crevettes grises et avec en prime une tête de crevette grise frite. Juste parfait, tout ce que j’aime.

 

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Ce plat supplémentaire était accompagné par un verre de vin tout aussi supplémentaire, un Edelzwicker, vin d’Alsace, assemblage de différents cépages dont le Pinot Gris et le Gewurztraminer.

Dernier plat, le plat de viande: Veau cuit en basse température, scorzenere en cru, cuit et frit et jus à base de geuze et de genièvre. Le veau était extra, d’un juteux parfait.

 

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Pour accompagner ce plat, un Nebiolo di Valtellina, Arpepe.

Puis vinrent les desserts:

Pomme, mangue, feuilles de cari, sorbet d’orange sanguine. J’ai adoré ce dessert. Belle fraicheur, plein de petites touches gustatives bien distinctes mais fonctionnant bien ensemble dans une jolie cohésion. De plus, personellement, très fan de l’assiette dans laquelle ce dessert fût dressé.

 

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Chataigne, vanille, truffe noire, épine-vinette. Très sympatique dosage de la truffe, bien présente mais sans écraser le reste. Belle maitrise sucrée tout de même dans les deux desserts.

Les desserts étaient accompagnés par un excellent Loire, Chenin, un Bittersweet Lolita du domaine PZ (Bio). Ce vin, tout comme les autres, était excellent. Bravo au sommelier de talent.

Il était temps pour un bon café. Et naturellement, comme d’hab chez les Folmer, une ribambelle de migniardises accompagnaient ce café. Il y avait du speculoos, des petits lards au thé earl grey (excellents), une préparation chocolat-confit d’oignon, une préparation glacée vanille-croquant au café et un magnifique coulis de Granny Smith dans une préparation à base de jus d’orange (mon préféré).

 

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Pour clore ce menu bien rempli, un des desserts signatures de la maison, un chaud froid à base de chocolat et de caramel au beurre salé. Une tuerie, comme on a coutûme à dire de nos jours.

 

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Un menu qui m’a comblé, comme d’hab chez eux.

On reviendra l’année prochaine, voir encore cette année.

COUVERT COUVERT

171, SintJanbergsesteenweg

3001 HEVERLEE

016/29.69.79

Bonne Journée

 

 

Gigot d’Agneau rôti à l’ail confit et aux flageolets

GIGOT D’AGNEAU ROTI A L’AIL CONFIT ET AUX FLAGEOLETS (MERCI MAMI)

 

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J’ai non seulement épousé une femme merveilleuse (je ne le dis pas assez, mais je ne suis pas le plus grand romantique, un peu ours sur les bords même), mais avec la femme, j’ai reçu une belle-mère en cadeau et surtout ses plats familliaux, en partie issus de son 1/4 de gènes français de par sa mêre.

Un des plats qu’elle nous fait régulièrement lorsqu’on va manger chez elle, est ce gigot d’agneau bien sur l’ail et accompagné de flageolets qui cuisent dans le jus du gigot.

Pour cette recette j’ai ajouté a ma petite base de cuisine, les conseils de Chef Simon (pour moi le meilleur site de cuisine à ce jour) et d’Arthur Le Caisne (la cuisine c’est aussi de la chimie). C’est bien d’acheter des livres, mais c’est mieux de mettre en pratique.

Le résultat n’était pas tout à fait ce que j’espérais, mais c’est de ma faute à 100%. Dans le livre d’Arthur, il part d’un gigot de 2,5 kg et le mien ne faisait qu’1kg (2 adultes et 2 enfants qui n’aiment pas trop, ça s’explique). Et je n’ai pas assez adapté les temps de cuisson, donc le gigot au lieu d’être à 55-60°C à coeur, l’était plutôt à 75°C. Dommage car j’aime mieux rosé. Mais vu la température basse du four, même surcuit, il était encore toujours juteux et tendre.

Les flageolets étaient extra’s. Comme vous pouvez le constater, j’utilise toujours les flageolets précuits en conserves de la marque ‘Cassegrain’. Je les trouve tellement bien cuisinés, que je ne m’amuses pas à les faire maison. Ils sont extra’s et comme ce sont des conserves, je ne vois pas de mal à celà. Le jus d’agneau que j’avais réalisé avec des chuttes d’agneau qui me restaient d’un autre plat, et que j’avais ajouté dans le plat avec les flageolets, a bien fait son travail. Un bon goût de flageolets corsés au jus d’agneau.

Par contre, la prochaine fois je dois mettre les gousses d’ail plus tôt également, il n’était pas assez confit à mon goût. OK, j’adapte déjà.

 

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INGREDIENTS (4P)

  • 1 GIGOT D’AGNEAU D’ENVIRON 1KG
  • 2 TETES D’AIL + 4 GOUSSES POUR LA MARINADE
  • 1 C.A.S. FEUILLES DE THYM FRAIS
  • 5 BRANCHE DE ROMARIN + 2 C.A.S. FEUILLES DE ROMARIN FRAIS
  • 6 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE (5CL)
  • SEL MARIN, POIVRE NOIR DU MOULIN
  • 2 BOITES DE FLAGEOLETS CUISINES DE LA MARQUE CASSEGRAIN
  • CHUTTES D’AGNEAU (facultatif, j’en avais au surgélateur) OU 15 CL DE JUS D’AGNEAU

 

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PREPARATION

Réaliser un jus d’agneau en faisant bien revenir les chuttes d’agneau dans une sauteuse avec un peu d’huile d’olive (il faut bien brunir les morceaux). Déglacer avec 25 cl d’eau, gratter les sucs, assaisonner et laisser réduire à la consistance voulue, environ 15 cl.

Le matin ou encore mieux, la veille, préparer la marinade: couper quatres gousses d’ail épluchées en deux et les mélanger avec les feuilles de romarin et de thym et 2 c.à.s. d’huile d’olive. Laisser reposer au moins 1 heure à température ambiante afin que les saveurs se mélangent bien et que l’huile prenne un bon goût d’ail et d’herbes.

Frotter le gigot avec cette l’huile au romarin, thym et l’ail. Bien masser la viande pendant 2-3 minutes afin que les saveurs pénètrent bien la viande.

Emballer le gigot dans du papier allu et laisser doucement impregner la viande avec les arômes au frigo.

Sortir le gigot 1 heure avant la cuisson afin de le mener à température ambiante.

Préchauffer le four à 220°C.

Inciser légèrement la graisse du gigot en croix sans blesser la chair.

Disposer les branches de romarin au fond du plat, poser le gigot dessus et arroser avec 4 c.à.s. d’huile d’olive. Ajouter les gousses d’ail autour du gigot.

Mettre le plat au four et baisser immédiatemment la température à 120°C.

La partie extérieure du gigot va ainsi devenir bien croustillante.

Au bout d’une demi heure, retourner le gigot.

Saler et poivrer légèrement et laisser cuire pendant encore 20 à 30 minutes en le retournant de temps en temps avec deux cuillères afin d’éviter de percer avec une fourchette.

Arroser régulièrement la viande avec la graisse de cuisson.

Quand le gigot est cuit (checker la température à coeur à 55-60°C), saler et poivrer et l’entourer d’une triple épaisseur de papier alu et le laisser reposer 15 minutes avant de le découper.

Pendant ce temps, verser le jus d’agneau dans le plat, ainsi que les flageolets cuisinés et faire réduire sur feu vif en grattant les sucs du plat. Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel.

Trancher le gigot parallèlement à l’os, à l’anglaise, ou perpendiculairement, à la française.

Servir l’agneau dans le plat avec les flageolets baignant dans le jus de cuisson et les gousses d’ail confites.

 

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Bon Appétit!

Skrei cuit sur peau en crumble d’arachides, risotto à la crevette grise et granny, crème de cresson de fontaine

SKREI CUIT SUR PEAU EN CRUMBLE D’ARACHIDES, RISOTTO A LA CREVETTE GRISE ET GRANNY, CREME DE CRESSON DE FONTAINE

 

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L’idée de cette recette m’est venue ce matin. J’avais vu que le skrei était en promo chez Carrefour cette semaine et j’avais vu les morceaux sur l’étal hier. La saison est courte, il faut donc en profiter. Généralement j’en cuisine une fois chaque année. Mais jamais de la même façon.

Que faire cette fois.

C’est par hasard que je prends en main le dernier Culinaire Ambiance de février et je vois une belle photo avec une crème de cresson de fontaine (version soupe) et des huîtres.

Voilà la bonne idée, associer le skrei avec une crème ou plutot dans mon idée, une pommade de cresson de fontaine.

Mais ce n’est pas suffisant, manque l’élément liant les deux.

Première idée, le risotto, qui apporte la texture par rapport à cette pommade.

Je réfléchis et je me dis, mais pourquoi pas la crevette grise de la mer du Nord, un produit bien de chez nous et que l’on peut utiliser de deux façons dans ce risotto, le produit et le fumet.

Après j’ai ajouté un petit crumble salé d’arachides et d’amandes, ainsi que de la pomme Granny Smith pour apporter un petit croquant et de la fraicheur au risotto.

Verdict:

Cuisson du poisson OK

Crumble un rien trop farineux et un rien trop doré.

Risotto OK

Pommade de cresson de fontaine : un rien trop collée et un peu écrasé par le goût fort du risotto. Donc la prochaine fois, 1 botte de cresson en plus et moins de gomme xanthane.

Par rapport à la recette, j’avais oublié de mettre de côté quelques tiges de cresson, dommage pour la beauté du dressage.

 

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INGREDIENTS (2P)

Le skrei

  • DEUX BEAUX MORCEAUX DE SKREI DE NORVEGE AVEC PEAU MAIS BIEN ECAILLE
  • HUILE D’OLIVE
  • SEL, POIVRE
  • QUELQUES TIGES FINES DE CRESSON DE FONTAINE

Le crumble

  • 50 G BEURRE
  • 58 G FARINE
  • 1 C.A.S. D’ARACHIDES TORREFIEES ET CONCASSEES FINEMENT
  • 1 C.A.S. D’AMANDES TORRFIEES ET CONCASSEES FINEMENT
  • UNE POINTE DE SEL

Crème de cresson

  • 3 BOTTES DE CRESSON DE FONTAINE
  • 1/2 BOTTE DE POURPIER (facultatif, il m’en restait)
  • 8 CL CREME
  • 5 CL LAIT
  • 5 CL FUMET DE POISSON
  • 1/2 GOUSSE D’AIL
  • 2 CL YAOURT GREC
  • UN PEU DE GOMME XANTHANE

Risotto

  • 3/4 POMME GRANNY SMITH
  • 250 G RIZ A RISOTTO
  • 800 G CREVETTES GRISES NON-PELEES (celà vous donnera 250 à 275g de crevettes au final)
  • 2 C.A.S. BEURRE
  • 15 CL DE VIN BLANC
  • 1 ECHALOTE
  • 40 G PARMESAN
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • 1 C.A.S. BOMBEE DE CREME EPAISSE
  • 1 L 250 BOUILLON DE VOLAILLE
  • POIVRE, SEL

 

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Sans le skrei pour voir le risotto

 

PREPARATION

Crumble

Travailler la farine et le beurre ramolli du bout des doigts.

Y ajouter alors les arachides et amandes concassées, ainsi qu’une pointe de sel.

Emietter le tout sur un silpat et cuire au four préchauffé à 180°c pendant environ 15 minutes.

Laisser refroidir à l’air libre.

Crème de cresson

Nettoyer le cresson en éliminant les toutes grosses tiges et en récupérant un maximum de feuilles.

Faire blanchir pendant quelques minutes, ce cresson dans de l’eau bouillante.

Reporter immédiatemment le cresson dans de l’eau glacée afin de fixer la couleur verte.

Mélanger le lait, l’ail râpé finement, le fumet et la crème et porter à ébullition.

Mixer ce liquide assez longement avec le cresson et le pourpier.

Passer au chinois afin d’obtenir une crème lisse.

Assaisonner en poivre et en sel.

Juste avant le dressage, réchauffer doucement, ajouter un peu de gomme xanthane pour la texturation et ajouter le yaourt pour plus de fraicheur.

Le risotto

Peler les crevettes.

 

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Faire revenir les têtes dans une sauteuse large, au beurre.

Mouiller avec le bouillon de volaille et laisser infuser pendant 15 minutes.

 

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Passer à travers un chinois en pressant bien avec le dos d’une cuillère ou d’une louche.

 

Peler l’échalotte et l’émincer.

Peler la pomme Granny Smith et la découper en petite brunoise. Citroner et réserver.

Faire chauffer le bouillon au crevettes grises dans une casserole et maintenir chaud. Il est très important que le bouillon que l’on rajoute au risotto ait à peu près la même température que celui-ci, afin de garder une cuisson continue à la même température.

Faire chauffer l’huile d’olive dans un poêlon, de préférence à fond épais. Y ajouter l’échalotte et faire revenir pendant quelques minutes à petit feu. Il fauit que l’échalote blondisse.

Puis, ajouter le riz dans la poêle et tourner pendant quelques minutes avec une cuillère en bois afin de bien enrober chaque grain de riz d’huile et qu’il soit bien nacré. Il faut poursuivre jusqu’à ce que le riz ‘chante’. Puis, monter le feu.

Arroser le riz de vin blanc ou de vermouth et laisser cuire jusqu’à ce que le riz ait absorbé tout le liquide.

Ajouter alors une bonne louche de bouillon  chaud. Laisser cuire en remuant de temps en temps jusqu’à absorption totale du liquide. Ajouter une nouvelle louche et procéder de la même façon. Poursuivre ainsi jusqu’à ce que la cuisson est al dente (il faut de temps en temps goûter un petit grain de riz). Il faut compter environ 25 minutes de cuisson.

En toute fin de cuisson, ajouter les crevettes réservées et bien mélanger le tout.

Saler et poivrer. Ajouter le beurre pour donner un peu de brillance au risotto et le parmesan. Terminer avec la crème épaisse et la pomme Granny Smith.

Laisser reposer à couvert pendant quelques minutes et servir bien chaud.

Le skrei

Saupoudrer le côté chair du skrei avec du sel.

Placer les morceaux au frigo pendant 10 minutes avec un petit poids dessus.

Les sortir du frigo, les rinçer sous l’eau froide et bien sècher dans du papier absorbant.

Enduire le côté peau d’un peu de sel.

Faire chauffer un peu d’huile d’olive dans une poêle antiadhésive bien chaude et y placer les morceaux de skrei, côté peau vers le bas.

Cuire ainsi pendant 4 minutes afin d’obtenir une peau bien croquante.

Terminer la cuisson au four préchauffé à 180°C pendant à nouveau 4 minutes.

Egouter brièvement sur du papier absorbant.

Assaisonner légèrement avec du sel et du poivre et garder chaud.

Dressage

Dans des assiettes larges mais profondes, dresser le risotto.

Dresser un beau morceau de skrei dessus.

Autour verser la pommade de cresson de fontaine, afin de recouvrir en partie le risotto.

Terminer par le crumble d’arachides et un peu de cresson de fontaine sur le dessus du skrei.

 

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Bon Appétit!

 

 

Homard, sauce cocktail ‘My Way’

HOMARD, SAUCE COCKTAIL ‘MY WAY’

 

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Vous cherchez une recette hyperfacile avec du homard, n’hésitez pas, un homard bien cuit et refroidi et simplement décortiqué et mangé avec une sauce cocktail maison.

Cette fois, je n’ai fais que la sauce. Le homard a été cuit devant mes yeux chez le poissonnier, dans un bon bouillon aromatique. Je n’ai eu qu’à le décortiquer.

Et la sauce elle se fait en 10 minutes et après quelques heures au frigo, on passe à table.

Bon, je vais clouer le bec de suite aux intégristes de la cuisine. Ce n’est pas une sauce cocktail traditionelle, car je remplace le whisky par du cognac et j’y ajoute du piment d’espelette, mais moi, elle me convient ainsi. Voilà, c’est dit.

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Et depuis le temps qu’épouse chérie me demandait de faire un homard accompagné d’une sauce cocktail maison…..

Et comme c’était la St Valentin….

 

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INGREDIENTS

  • 1 JAUNE D’OEUF
  • 1 C.A.C. MOUTARDE
  • 2 C.A.C. VINAIGRE DE CIDRE
  • SEL, POIVRE
  • 175 ML D’HUILE DE TOURNESOL OU D’ARACHIDE
  • 2 C.A.C. COGNAC
  • 1 C.A.C. SAUCE WORCHESTER
  • 1 1/2 C.A.S. KETCHUP (EVENTUELLEMENT MAISON)
  • 4 GOUTTES DE TABASCO
  • UN PEU DE PIMENT D’ESPELETTTE

PREPARATION

Réalisez tout dabord une mayonnaise: mélangez bien un jaune d’oeuf, 1 c.à.c de vinaigre et une c.à.c. de moutarde. Salez et poivrez. Fouettez bien le tout afin de réaliser un mélange bien homogène.

Versez un tout petit peu d’huile dans ce mélange et fouettez immédiatemment afin d’obtenir un bon début d’émulsion.

Versez maintenant le reste de l’huile en filet en continuant à battre énergiquement et sans arrêt.

Dès que la mayonnaise prend une bonne texture, arrêter de rajouter l’huile.

Mélangez à cette mayonnaise, les autres ingrédients (cognac, sauce worchester, ketchup, tabasco, piment d’espelette) ainsi que la deuxième c.à.c. de vinaigre. Rectifiez éventuellement l’assaisonnement.

 

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Bon Appétit!

Coquilles St Jacques, scorceneres à la mimolette, sauce au sherry et chapelure de seigle-pistaches

COQUILLES ST JACQUES, SCORCENERES A LA MIMOLETTE, SAUCE AU SHERRY ET CHAPELURE DE SEIGLE-PISTACHES

 

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Depuis quelques jours, j’avais une furieuse envie de coquilles St Jacques. En plus, ma belle aime de plus en plus les coquilles.

Comme elle voulait, même si je suis assez allergique à la St Valentin, quelque chose de spécial à table. Bon, elle avait bien parlé d’un mi-cuit au chocolat. Mais comme j’avais oublié de faire l’appareil la veille afin de le surgeler avant cuisson, je me suis concentré sur un plat de coquilles et sur un bon homard sauce cocktail. Le mi-cuit sera pour dimanche.

La recette vient tout droit des cuisines de Peter Goossens (restaurant *** Hof Van Cleve). J’ai simplement ajouté la petite chapelure sur les coquilles pour apporter encore un peu de texture en plus.

Nous avons beaucoup aimé et Sabine à adoré la cuisson des scorcenere à la mimolette.

 

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INGREDIENTS (2P)

  • 10 NOIX DE ST JACQUES
  • 30 BATONNETS DE SCORCENERE (en faire un peu plus)
  • 5 G MIMOLETTE RAPEE A LA MICROPLANE
  • 2 C.A.S. CREME
  • 1 C.A.S. MYCRIO
  • 20 G BEURRE
  • SEL, POIVRE
  • NOIX DE MUSCADE
  • QUELQUES JEUNES FEUILLES DE ROQUETTE, FRISEE, BETTERAVE

Sauce

  • 20 CL SHERRY AMONTILLADO
  • 100 G BEURRE
  • 1 BONNE C.A.S. CIBOULETTE CISELEE

Chapelure

  • 1 TRANCHE DE PAIN DE SEIGLE
  • 50 G PISTACHES D’IRAN
  • SEL
  • BEURRE CLARIFIE
  • FLEUR DE SEL

 

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PREPARATION

La chapelure

Parer la tranche de pain, puis la hacher finement au couteau.

Colorer la chapelure obtenue dans une poêle dans du beurre clarifié.

Eponger fortement sur plusieures feuilles de papier absorbant.

Mélanger cette chapelure aux pistaches grossièrement concassées et un peu de fleur de sel.

Réserver.

Les scorcenere

Peler les scorcenere (les réserver dans un bol d’eau froide bien citronée afin d’éviter toute coloration) et les couper en bâtonnets d’environ 8 cm de long, 1,5 cm de large et à 0,5 cm d’épaisseur.

Les cuire al dente dans de l’eau bouillante salée et citronée. Laisser refroidir dans de l’eau bien froide, égouter.

Les faire revenir dans un peu de beurre pour une belle coloration. Les assaisonner de sel et de poivre, ainsi que de muscade.

Ajouter alors la mimolette et la crème, puis laisser brièvement revenir sur feu doux. Si la crème tourne, ajouter un filet d’eau.

Coquilles

Bien éponger les coquilles avant cuisson. Les laisser reposer à température ambiante.

Assaisonner les coquilles avec un peu de sel et les faire revenir 45 sec à 1 min 15 (en fonction de la taille et surtout l’épaisseur) dans le mycrio bien chaud, ceci sur les deux faces, afin d’obtenir une belle coloration.

Poivre légèrement.

Sauce

Faire chauffer le sherry et le laisser réduire à environ 3 c.à.s.

Monter la sauce au beurre froid et coupé en cubes. Faire celà en partie hors feu et surtout sans faire bouillir.

Battre légèrement la sauce.

Assaisonner en poivre et en sel et hors feu, ajouter la ciboulette ciselée.

Dressage

Placer 5 x 3-4 batonnets de scorcenere sur une grande assiette.

Déposer sur chaque trio de scorcenere, une coquille.

Verser la sauce sur et entre les coquilles.

Ajouter alors un peu de chapelure seigle-pistache sur chaque coquille et décorer avec les jeunes pousses.

Bon Appétit!

Bar de ligne cuit sur peau, coquillages, chou pointu, crème d’ail noir, crème de chou pointu, navets boule d’or glacés au poiré, gastrique d’orange sanguine, champignons de Paris

BAR DE LIGNE CUIT SUR PEAU, COQUILLAGES, CHOU POINTU, CREME D’AIL NOIR, CREME DE CHOU POINTU, NAVETS BOULE D’OR GLACES AU POIRE, GASTRIQUE D’ORANGE SANGUINE, MINI CHAMPIGNONS DE PARIS

 

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Encore une recette qui trouve son origine dans les coïncidences. Au départ il y a un chou pointu, chou que je n’avais jamais travaillé et que j’avais envie de connaitre un peu mieux. Le chou en question avait la réputation d’être plus doux que le chou blanc.

C’est en surfant un peu sur le web, que j’y ai trouvé pas mal d’associations avec du poisson, tel que le turbot ou le bar. Et comme il y a un très bon poissonier au marché du dimanche, je pouvais me faire plaisir avec un bar. Malheureusement pas de ligne, donc assez petit, mais pour deux personnes, celà suffit amplement.

Sur l’étal je vois aussi des coquillages venus. Je prends, je verai bien. Chou pointu-bar-coquillages, ben oué pourquoi pas.

Un peu plus loin chez un marchand de légumes je vois des tout petits champignons de Paris et des oranges sanguines bien rouges. Je prends.

Je poursuis ma route et je me fais plaisir avec une botte de navets doux ‘boule d’or’.

Enfin chez mon légumier italien, je prends quelques tiges de cime di rape, tiges de navets.

Voilà un beau petit panier pour faire en belle recette. Il ne me restait plus qu’à écrire la recette.

Comme j’étais assez dans des goûts amères, j’ai ajouté des notes sucrées et acides avec le vinaigre, le jus d’orange, la poire, le poiré (cidre à la poire) et le citron.

Enfin j’ai eu l’idée d’utiliser enfin mon ail noir pour réaliser une crème d’ail noir.

Au final celà fait une assiette bien remplie avec pas mal de préparations différentes et pas mal de temps en cuisine, mais le résultat n’était pas mal du tout.

Cuisson du poisson et sa gastrique à l’orange sanguine, nickel.

Crème de chou pointu, nickel.

Navets glacés au poiré et à la poire, ok mais on mettra la prochaine fois une poire entière au lieu d’une demie (déjà adapté dans la recette).

Feuilles de cime di rape et de chou pointu, OK mais comme j’ai du cuisiner en deux temps et donc réchauffer les feuilles une deuxième fois, les cime di rape avaient perdus leur belle couleur. Je vais adapter la recette afin que celà n’arrive plus.

Champignons, OK, ils avaient beaucoup de goût.

Coquillages, OK, tradi et toujours bon.

Crème d’ail noir : la déception. Pas assez prononcé en goût d’ail noir, c’était bon mais pas assez puissant, on ne goutais pas assez l’ail noir. A retester d’une autre façon.

Sabine a bien aimé et pour moi, c’est le principal. C’est ma seule cliente et bien qu’elle ne paye pas, j’aime la soigner.

 

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INGREDIENTS (2P)

Pour le poisson

  • 2 FILETS DE BAR
  • FLEUR DE SEL, POIVRE NOIR DU MOULIN
  • HUILE D’OLIVE
  • BEURRE

Pour les coquillages (venus, coques, …)

  • UNE VINGTAINE DE VENUS
  • 25 G POIREAU
  • 2 ECHALOTES
  • 1/2 GOUSSE D’AIL
  • UN RIEN DE BEURRE
  • 5 CL VIN BLANC SEC
  • POIVRE

Pour les champignons de Paris

  • UNE VINGTAINE DE MINI CHAMPIGNONS DE PARIS
  • SEL, POIVRE
  • HUILE D’OLIVE
  • BEURRE

Pour la gastrique d’oranges sanguines

  • 50 G SUCRE
  • 3 C.A.S. VINAIGRE DE XERES
  • JUS DE 2 ORANGES SANGUINES
  • POIVRE NOIR DU MOULIN

Pour le chou pointu et les feuilles de cime di rape

  • QUELQUES FEUILLES DE CHOU POINTU
  • QUELQUES FEUILLES DE CIME DI RAPE
  • 1/2 C.A.S. D’HUILE DE TOURNESOL
  • 1/2 C.A.S. D’HUILE A L’AIL
  • 20 G BEURRE
  • SEL, POIVRE
  • 1/2 VERRE D’EAU
  • 1 C.A.S. VINAIGRE DE CHARDONNAY
  • 1/2 GOUSSE D’AIL FINEMENT EMINCEE

Pour la crème de chou pointu

  • LE RESTANT DU CHOU POINTU
  • 10 CL CREME LIQUIDE 35% MG OU PLUS
  • BEURRE CLARIFIE
  • SEL, POIVRE
  • 25 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • JUS DE CITRON
  • 1 C.A.T. CUMIN EN POUDRE
  • GOMME XANTHANE

Pour la crème d’ail noir

  • 3 GOUSSES D’AIL NOIR
  • 8 CL LAIT ENTIER
  • 10 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • 1,5 G AGAR AGAR
  • 7 ML VINAIGRE DE XERES
  • SEL, POIVRE
  • HUILE D’OLIVE

Pour les navets

  • 4 PETITS NAVETS BOULE D’OR
  • 15 CL FOND DE VOLAILLE
  • 15 CL CIDRE DE POIRES (POIRé)
  • 5 CL VIN BLANC SEC
  • 1 POIRE CONFERENCE
  • 1 C.A.S. BEURRE
  • 1 C.A.S. MIEL NEUTRE
  • SEL, POIVRE

 

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PREPARATION

Pour la crème d’ail noir

Porter le lait et le bouillon à ébullition avec l’ail noir, du sel et du poivre.

Laisser ensuite infuser à petit feu pendant 30 minutes.

Mixer le tout au blender jusqu’à l’obtention d’une crème bien lisse.

Transvaser la masse dans un petit poêlon, ajouter l’agar agar et porter à nouveau à ébullition.

Verser dans un petit plat et laisser refroidir pendant 3 heures au frais.

Passer à nouveau la préparation au blender avec le vinaigre, afin d’obtenir une crème.

Ajouter un peu d’huile d’olive afin de détendre la masse.

Réserver à température ambiante.

Pour la gastrique d’orange sanguine

Faire chauffer 25 g de sucre à sec dans une poêle assez large.

Faire chauffer le jus d’orange en-dessous du point d’ébullition.

Quand le sucre et devenu un caramel doré, déglacer avec le jus d’orange, puis ajouter le vinaigre de xères.

Laisser réduire jusqu’à consistance souhaitée. Pas trop liquide mais pas sirupeux non-plus. En fin de cuisson, poivrer.

Pour les champignons

Faire revenir les champignons dans de l’huile chaude. Saler et poivrer.

Dès que les champignons ont fini par rendre leur eau de végétation, ajouter un rien de beurre et terminer la cuisson.

Pour les feuilles (Fabian Von Hauske & Jerimiah Stone)

Prélever quelques feuilles de cime di rape.

Couper la base du chou pointu. Supprimer la feuille extérieure.

Couper alors le chou pointu en deux dans la largeur à environ 1/3 de la base.

Dans la partie supérieure, prélever quelques feuilles de chou.

Faire chauffer sur le gaz une casserole moyenne avec 1/2 c.à.s. d’huile de tournesol et 1/2 c.à.s. d’huile à l’ail.

Dès que l’huile crépite, ajouter les feuilles de chou et les feuilles de cime di rape.

Sortir les feuilles de cime di rape et les réserver.

Assaisonner en poivre et en sel, ajouter un 1/2 verre d’eau, l’ail et une c.a.s. de beurre. Couvrir.

Bien remuer de manière à ce que chaque légume soit bien enduit par le jus de cuisson et cuit uniformément.

Rajouter les feuilles de cime di rape et les tourner dans le jus de cuisson.

Enlever du feu pendant 45 secondes, puis ajouter une c.à.s. de vinaigre de chardonnay.

Servir tiède.

Pour la crème de chou pointu

Couper finement le restant du chou pointu : Oter la nervure centrale de feuilles, superposer les feuilles et les rouler, puis les émincer en ‘chiffonade’.

Faire revenir dans du beurre clarifié sans coloration. Assaisonner en poivre et en sel.

Mouiller avec le bouillon de volaille et poursuivre la cuisson.

Passer le chou à travers un tamis, le transvaser dans un petit poêlon, ajouter la crème et le cumin et porter à ébullition. Rectifier l’assaisonnement.

Mixer jusqu’à obtention d’une crème bien lisse et de texture nappante.

Ajouter un peu de jus de citron.

Remettre sur le feu afin de laisser évaporer encore et laisser épaissir.

Ajouter si nécessaire un peu de gomme xanthane afin d’épaissir à la texture souhaitée.

Pour les navets boule d’or

Eplucher les navets. Les couper en quartiers.

Peler la poire, la couper en quatre, ôter le trognon et couper en fine brunoise.

Faire mousser un peu de beurre dans un sautoir.

Y placer les navets et les faire rôtir pendant quelques minutes, sans brûler le beurre.

Déglacer avec le poiré, le vin, le fond de volaille et le miel. Assaisonner de poivre et de sel.

Ajouter la brunoise de poire.

Laisser réduire à feu doux.

Lorsque les navets sont bien cuits, poursuivre la réduction des liquides en enrobant bien les navets avec.

Pour les venus

Bien laver les coquillages dans plusieures eaux salées pendant une bonne heurre.

Emincer finement les échalotes, l’ail et le poireau.

Faire suer le tout dans un peu de beurre, à couvert.

Ajouter les venus et poursuivre la cuisson pendant 1 minute.

Déglacer avec le vin blanc et poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’ils s’ouvrent.

Réserver les venus dans leur coquille. Réserver le jus.

Juste avant de dresser, réchauffer rapidement les venus dans leur jus de cuisson.

Pour le bar

Ecailler le bar.

Prélever les filets et les parer. Controler si il n’y a pas d’arêtes.

Préchauffer le four à 140°C.

Dans une poêle chaude, faire chauffer un peu d’huile d’olive.

Y déposer les filets de bar côté peau et laisser cuire ainsi pendant 3 minutes.

Au bout de ce temps, ajouter un peu de beurre et nourir les filets.

Terminer les filets au four chaud.

Assaisonner de fleur de sel et de poivre noir du moulin.

Dresser à votre convenance

 

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Bon Appétit!

 

Emincé de boeuf grillé au poivre de Dijon, vinaigrette, noisettes, crosnes, pourpier et raifort

EMINCE DE BOEUF GRILLE AU POIVRE DE DIJON, VINAIGRETTE, NOISETTES, CROSNES, POURPIER ET RAIFORT

 

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Je deviens de plus en plus fan des tagliatta, des carpaccio et des salades thaïes à la viande de boeuf. Je réalise donc régulièrement ce type de préparations.

Cette fois j’ai pris comme base, la recette de Christer Elfving dans le Culinaire Ambiance de février 2014 et je l’ai adapté à ma sauce. J’ai remplacé le poivre par un mélange poivre-moutarde-echalote sous appellation ‘poivre de Dijon’, je n’avais pas de feuilles de moutarde, mais j’ai mis du pourpier et un peu de shiso pour apporter la fraicheur. Enfin, j’avais trouvé des crosnes et je les ai utilisé ici en combinaison des noisettes, afin de faire de cette entrée un plat un peu plus complèt.

Après j’ai eu un soucis avec un élément de la recette initiale. Dans l’assiette de Christer, il y avait des tranches finement coupées à la mandoline, du raifort. Sauf que le raifort était vert clair comme un concombre et très souple. Quand moi je coupe le raifort le plus finement possible, il est blanc et il est toujours aussi dur et sec, pas du tout mangeable ainsi selon moi. Donc soit c’est autre chose dans son assiette, soit il s’agit d’une variété que je ne connais pas. Christer si tu passer par ici, à l’aide sur ce coup.

J’ai donc en vitesse réalisé une crème de raifort montée à la chantilly et disposé en quenelle au centre de l’assiette. Pas mal pour un truc vite fait, mais il y a moyen d’améliorer. Je vais donc rectifier cette recette sur ce point dans les jours qui viennent.

J’ai également changé l’intitulé du plat. Dans le magazine on parlait de carpaccio, mais comme ici le boeuf n’est pas coupé le plus finement possible, celà prete à confusion. J’ai préféré le mot ‘émincé’, même si les tranches sont plus grosses qu’un émincé.

Nous avons beaucoup apprécie le plat et je ne suis pas mécontent de mes adaptations et de mon dressage. A refaire, j’aimerai tout de même trouver des feuilles de moutarde, qui apporteraient plus de caractère au plat que le pourpier.

 

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INGREDIENTS (2P COMME PLAT)

  • 400 G FILET DE BOEUF LIMOUSIN
  • HUILE DE TOURNESOL
  • 1 C.A.S. SUCRE
  • 1 C.A.S GROS SEL MARIN
  • 1 C.A.C. POIVRE DIJONNAIS (MOUTARDE, POIVRE NOIR, ECHALOTE) + UN PEU POUR EN COURS DE ROUTE : mélange vendu ainsi du Comptoir des Epices.
  • 4 C.A.S. REDUCTION DE BOUILLON DE BOEUF
  • 1 C.A.S. VINAIGRE DE VIN ROUGE
  • 2 C.A.S. HUILE D’OLIVE DE QUALITE
  • UNE POIGNEE NOISETTES GRILLEES ET MONDEES
  • 100 G CROSNES DU JAPON
  • FEUILLES DE POURPIER, FEUILLES DE MOUTARDE
  • QUELQUES FEUILLES DE SHISO
  • SEL, POIVRE
  • 1 BETTERAVE SHIOGGA
  • FLEUR DE SEL
  • GROS SEL
  • 10 CM RACINE DE RAIFORT
  • 15 CL CREME EPAISSE AIGRE
  • 1 CITRON (JUS ET ZESTE)
  • 15 CL CREME LIQUIDE A FOUETER

 

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PREPARATION

Enduire le filet de boeuf d’huile.

Mélanger le sucre, le sel et le poivre. Frotter la viande sur les différentes faces avec ce mélange.

Mettre la viande et le mélange à base de sel dans un sachet de surgélation. Fermer le sachet en le nouant et malaxer vigoureusement pour que la viande soit bien assaisonnée partout. Laisser macérer une nuit.

Au matin, rincer le filet de boeuf et l’éponger. L’enduire à nouveau d’huile et le saisir quelques minutes sur toutes les faces. En fin de cuisson, ajouter à nouveau un peu de poivre dijonnais.

Enfourner ensuite la viande à 125°C pendant 5 minutes.

Sortir la viande du four et la laisser refroidir. La couper en tranches assez fines.

Peler le morceau de raifort, le râper finement à la microplane. Mélanger le raifort râpé, la crème épaisse aigre, le jus d’un demi citron, le zeste d’un citron, sel et poivre et réserver au frais.

Monter la crème liquide en chantilly. Mélanger la chantilly avec la crème de raifort et réserver.

Faire réduire 1 L de bouillon de boeuf jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 6-8 c.a.s. de liquide bien concentré.

Mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette (réduction de boeuf, vinaigre, huile d’olive) et assaisonner de sel et de poivre. Réserver au frais. Garder le reste de bouillon de boeuf concentré pour la cuisson des crosnes.

Couper les noisettes en deux.

Laver les crosnes sous un filet d’eau et enlever le trop de terre (si nécessaire) en utilisant une petite brosse à champignons, qui permet de bien aller entre les rainures des crosnes.

Couper les parties vertes et débaresser les crosnes des radicelles.

Placer les crosnes dans une essuie de cuisine, puis recouvrir de gros sel de mer. Fermer l’essuie et malaxer le contenu de l’essui de manière à « abraser » la fine peau qui les enveloppe.

Rincer une deuxième fois sous l’eau froide en éliminant tout le sel.

Egoutter et réserver.

Faire chauffer 2 c.à.s. d’huile d’olive dans une sauteuse. Ajouter les crosnes et les faire revenir 2 minutes en remuant. Couvrir d’eau à mi-hauteur et laisser cuire jusqu’à complète évaporation de l’eau.

En fin de cuisson, ajouter sel, poivre et le restant de bouillon de boeuf réduit et terminer la cuisson. Laisser tiédir après.

Peler la betterave et la couper en rondelles fines à la mandoline. Avec un emporte pièce rond, prélever des cercles de betterave afin d’avoir une belle uniformité dans le dressage.

Prélever des belles feuilles de pourpier et de shiso.

Mouiller les tranches de betterave avec un peu de vinaigrette pour le brillant.

 

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Dressage:

Au centre de l’assiette, dresser une quenelle de crème de raifort.

Autour, répartir harmonieusement quelques tranches de viande. Assaisonner la viande d’un peu de fleur de sel et de poivre de dijon.

Puis, dresser les crosnes et les noisettes.

Placer les tranches de shiogga.

Mouiller le tout avec la vinaigrette.

Finir le dressage avec les feuilles de pourpier et les feuilles de shiso.

 

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Bon Appétit!

Restaurant Table d’Amis 2e visite

RESTAURANT TABLE D’AMIS 2E VISITE

Lorsqu’une première visite dans un restaurant se passe vraiment très très bien, que le menu nous a emporté, qu’on y a passé un très bon moment et qu’on y a découvert dans quelques plats une signature, une âme, chez moi en tout cas, la deuxième visite suit et souvent c’est le début d’une longue série. Je suis assez fidèle en ce qui concerne les restaurants.

Lors de ma première visite je n’avais pas pris assez de notes et je n’avais donc pas écrit d’article. Cette fois, après cette deuxième visite, qui me laisse un excellent souvenir avec quelques belles découvertes, je ne peux pas passer outre.

Mais je ne suis pas un pro de la critique gastronomique, je vais donc juste donner mes impressions personelles d’un gars gourmand et gourmet. Il faudra aussi me pardonner l’oubli de quelques photos car les plats m’ont parfois tellement attirés que j’en ai oublié la photographie. Pour un des plats j’ai trouvé une photo sur internet (j’espère que la personne qui l’aura prise ne m’en voudra pas).

Le chef Mathieu Beudaert est un de ces cas que j’adore. Au départ il ne déstine pas du tout à la restauration, à la cuisine. Il étudie l’histoire de l’art et il travaille comme fonctionnaire dans la fonction publique sur Bruxelles. La cuisine est sa passion et il suit des cours du soir. Il décroche son diplôme et après quelques années comme traiteur il ouvre son propre restaurant en 2010. Il a alors 33 ans. Très bon choix je pense, car il est passionné et doué. Avec une trajectoire de ce type on est certain que la cuisine n’est pas un boulot, un travail, mais un besoin, une nécessité.

Depuis il a fait un beau parcours avec en ce moment une étoile au Michelin et un 17/20 dans le Gault & Millau, il a eu le titre de jeune chef 2013 pour la Flandre et est membre du collectif ‘Northseachefs’, collectif qui ne travaille qu’avec du poisson venant de la Mer du Nord.

Sa cuisine est claire, épurée, avec des produits assez reconnaissables dans l’assiette et avec des goûts bien francs, qui accrochent bien au palais.

Pour cette deuxième visite, nous avons opté pour le menu table d’amis, un menu qui se décline en 6 plats.

Avec mon bon shery dry Lusteau, je déguste avec plaisir les quatres mises en bouche.

Une première assiette avec des petits cornets de caramel très fins, remplis d’une crème de foie gras et un petit montage de tête de veau, crème de moutarde et graines de moutarde croquantes. Sympa et bien fait.

 

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Une troisième mise en bouche et celà monte en puissance. Des pleurottes marinées avec une crème de pleurottes et de l’amaranthe. J’adore! Une acidité vraiment superbement maitrisée dans cette mise en bouche, une crème à tomber, qui vous enveloppe le palais et la pointe d’acidité qui donne envie d’y revenir. L’amaranthe est une découverte pour moi, je connaissais de nom mais je n’avais jamais utilisé ni goûté. C’est tout petit, ça croque et pour être si petit celà dégage tout de même une saveur spécifique. Belle combinaison. Le dressage dans la coquille d’oeuf, découpée au toque-oeuf, me plaît aussi.

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Enfin, une quatrième amuse, qui de prime abord marque surtout par la magnifique assiette et étonne par la simplicité du dressage: quelques morceaux de calamar dans un bouillon. Mais lorsqu’on a ce bouillon, réalisé avec du shiso, en bouche, ici aussi, l’enveloppement du palais est complèt, une bombe de goût. La calamar apporte sa texture, mais c’est le bouillon biensur qui fait le plat. Un bouillon dont je peux ce matin, deux jours après, encore me rappeler la saveur. Top-bouillon. Le ton est donné.

 

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Puis vint le moment le plus délicat pour moi. Une entrée avec une huître. Je ne suis pas du tout fan des huîtres, traditionellement servie avec citron et poivre, je fais un blocage sur l’iode spécifique des huîtres. Mais les dernières fois que j’en ai mangé, plus travaillées par des chefs et surtout lorsqu’il s’agissait de Gillardaux ou comme ici de Grevelingen, c’était passé comme une lettre à la poste. Curieux donc de voir ce que le Chef allait nous proposer.

Une huître de Grevelingen avec des accents de moutarde, du chou blanc (sur la carte aussi une version avec du chou vert ‘boerenkool’), des fleurs de moutarde. Si je me rappelle bien il y avait aussi une écume d’orge et un peu de yaourt. Eh ben les amis, j’ai beaucoup aimé. J’ai surtout aimé le petit goût aigre-doux qu’apportait le vinaigre de shiso utilisé dans cette recette. Les combinaisons des produits sont originales et ça marche!

Le plat était accompagné d’un excellent Grüner Veltliner de Loimier.

 

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Puis vint un premier plat, à base de poisson de la Mer du Nord, Northseachef oblige. Pour moi, le meilleur plat du menu. Une bombe de goût, un plat pour lequel je pourais même me lever à 3 heures de la nuit après avoir mangé une soupe à l’oignon suivie d’un cassoulet, la veille très tard au soir. C’est bon, oui, mais très très bon.

Il s’agit d’un morceau de cabillaud de la Mer du Nord, caramélisé, accompagné d’une brandade crémeuse et fumée, de céleri-rave grillé, de potiron et d’un jus de cerfeuil. La crème de brandade, confectionné à base de têtes de cabillaud fûmées très longtemps dans un ‘green egg’, faisait un peu pensé à un goût de helbot fumé, mais en 100x meilleur et concentré en goût. Un goût qui vous tue, qui vous laisse la bouche ouverte (pas top dans un restaurant), qui vous cloue sur place. Ici je vous mets la photo ‘volée’ car j’avais oublié d’en prendre une. Ici la version avec le chou vert.

 

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Après ce plat terriblissime vint l’agneau de lait de Lozère, accompagné de salsifis très croquants (peut-être un rien de trop pour moi), du chicon travaillé avec de la truffe d’hiver si j’ai bonne mémoire, de l’oignon et un très très bon condiment à base de tomates. Je suis un peu plus mitigé sur cette assiette.

Un viande cuite en deux façons, très tendre et gouteuse, même si personellement je la préfère un rien plus rosée. Un jus tout à fait comme il se doit, le condiment que j’ai adoré et les scorcenère un rien trop croquantes (mais c’est probablement un parti pris du Chef). J’ai par contre moins aimé la préparation de chicons avec la truffe d’hiver, au final je ne retrouvais ni l’un ni l’autre dans ce mélange. Un convive pensait même qu c’était de l’aubergine, pas du chicon. La truffe se perdait, le chicon aussi, mais ce n’est que mon avis personnel. Après, les assiettes étaient tout de même complètement vidées par tout le monde. C’était bien bon.

 

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Entre les deux plats et les desserts, nous avons aussi eu droit à ce que j’appelle un mini-plat. Une royale de queue de boeuf, surmontée de pommes de terre émincées et croquantes et ici aussi de la truffe d’hiver râpée dessus.

La royale était parfaite, beaucoup de goût, concentré, viande bien tendre et on avait un goût de trop peu. La petite râpée de pommes de terre frites apportait un croquant sympa à cette royale. Par contre, la truffe n’apportait rien ici. Elle était râpée dessus et se perdait complètement dans cette royale forte en goût. Avec des morceaux de truffe plus conséquent, des belles tranches, celà aurait probablement fonctionné mieux, mais celà aurait alors gâché le visuel des pommes de terre croustillantes. Pour moi ici, on peut zapper la truffe, ce que j’ai donc signalé.

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Puis, deux desserts. Un premier dont j’ai malheureusement aussi oublié de prendre la photo: une glace au riz basmati, de l’orange sanguine et du piment rouge. Il y avait aussi du crispy avec des tuiles de chocolat blanc.

J’ai adoré la préparation d’oranges sanguines, bien relevée avec le piment rouge. Les tuiles de chocolat blanc aussi. Par contre, la glace de basmati, j’ai moins accroché. C’était original, mais j’aurais été plus conquis avec une glace au chocolat blanc et une tuile de basmati je pense.

Le deuxième dessert était une ‘dornijpe taerte’, une version moderne d’une tarte classique de Tournai je suppose. Il y avait de la pomme, du verjus, du sabayon, du croquant, de la glace. Je ne connais pas les détails de la composition, mais ce dessert était frais et très bon, très gourmand sans être lourd et la touche de verjus apportait vraiment une originalité gustative.

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Après celà nous n’avons pas résistés au charriot de fromage. Nous avions un bon souvenir de l’année d’avant avec entrautre un Camembert Ecossais (oui oui celà existe). Mais cette année, les fromages venaient de chez Van Tricht, plus de chez Callebaut. Donc exit ce fromage, mais d’autres très bons fromages naturellement. Rien à dire, tout était affiné et servi comme il se doit.

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Le repas s’est terminé, traditionellement avec un bon café, accompagné de quatres migniardises, un petit flan au sucre muscovado, un speculoos, une troisième que j’ai oubliée (ben oui quoi, les bons vins vous savez….) et un petit (même assez grand) morceau de tarte chocolat-café-oignon, que j’ai un peu moins apprécié.

Un menu qui nous a beaucoup plu, parfois étonné, parfois subjugé, avec selon moi encore quelques petits points à améliorer (mais je reste très humble quand je dis celà, je ne suis qu’un gourmand parmis des milliers de gourmands et mon goût n’est pas le goût de tout le monde).

On y retournera en 2015.

Si vous aussi, vous voulez tester ce restaurant et ce jeune chef montant:

 

TABLE D’AMIS

WALLE 184

8500 KORTRIJK (COURTRAI)

www.tabledamis.be

 

 

 

 

 

 

 

 

Omble chevalier laqué à la reglisse, condiment poire-fenouil, crème de scorcenères à la mimolette, carottes glacées et polenta croustillante

OMBLE CHEVALIER LAQUE A LA REGLISSE, CONDIMENT POIRE-FENOUIL, CREME DE SCORCENERES A LA MIMOLETTE, CAROTTES GLACEES ET POLENTA CROUSTILLANTE

 

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Ah, l’omble chevalier. Dès que j’en vois sur un étal et qu’il y a plus de deux mois que je n’en ai plus mangé, je prends sans réfléchir à ce que je vais en faire.

Donc au début de cette recette il y avait l’omble.

Et des jeunes carottes aussi.

Après, une bonne soirée de réflexion pour voir comment j’allais le travailler cette fois.

Première piste, les 750 g de scorcenères qui se trouvaient dans mon bac à légume. Autant les travailler avant qu’on les oublie et que…. Je n’avais pas envie de les poêler mais plutot d’en faire une crème. Une crème un peu relevée avec de la bonne mimolette veille, produit fromager que j’adore travailler en combinaison de racines tel que les scorcenères.

J’avais donc un poisson assez gras, des carottes assez sucrées et des scorcenères assez douces aussi. Il me fallait donc compenser sur le poisson avec quelque chose de bien marqué, de frais et de puissant.

J’ai alors pensé tout dabord au condiment poire-céleri qu’avaient utilisés deux top chefs l’année passée avec un saumon. Le jury avait été unanime et moi aussi, ce condiment me parlait bien. J’ai adapté en remplaçant les jeunes oignons par de la ciboulette et en ajoutant la verdure ciselée d’un fenouil, car fenouil-céleri-poire c’est d’une puissance fraîche incroyable.

Le poissons aussi, je ne l’ai pas simplement poêlé au beurre. J’ai ai mis des touches de réglisse, de miel et de vinaigre de xères, mais sans surdosage.

Après pour apporter un peu de corp à cette recette pas très lourde, de la polenta revenu à la poêle.

L’ensemble était plus qu’agréable. Et le condiment de Jean-Phi et de Florent (même si je l’ai un peu twisté) est à tomber sur un poisson de ce type. A utiliser encore.

 

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INGREDIENTS (2P)

Le poisson

  • 1 BEAU FILET D’OMBLE CHEVALIER AVEC LA PEAU
  • 60 G BEURRE
  • FLEUR DE SEL
  • 1/2 C.A.S. MIEL
  • 2 G POUDRE DE REGLISSE
  • 1 C.A.C. VINAIGRE DE XERES
  • POIVRE NOIR DU MOULIN

La crème de scorsenère

  • 750 G SCORSENERE
  • LE JUS D’UN 1/2 CITRON
  • 30 G MIMOLETTE
  • BEURRE CLARIFIE
  • 20 CL LAIT
  • 10 CL BOUILLON DE VOLAILLE
  • POIVRE, SEL
  • NOIX DE MUSCADE

La polenta

  • 250 G POLENTA
  • 1 L BOUILLON VOLAILLE-LEGUMES (1/2-1/2)
  • 1/2 L LAIT
  • SEL, POIVRE, PIMENT D’ESPELETTE

Le condiment poire

  • UN FENOUIL AVEC BEAUCOUP DE VERDURE
  • UNE DEMI POIRE CONFERENCE (PAS TROP MURE, MAIS TOUT DE MEME UN PEU)
  • 20 FEUILLES DE CELERI VERT
  • UNE POIGNEE DE CIBOULETTE
  • JUS DE CITRON

Les carottes

  • 8 PETITES CAROTTES
  • 30 G BEURRE
  • 1 C.A.T. RASE DE SUCRE
  • SEL, POIVRE

 

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PREPARATION

La polenta

Verser le lait et le bouillon dans une casserole. Saler légèrement (si votre bouillon ne l’est pas encore), poivrer et ajouter un peu de piment d’espelette.

Porter à ébullition, ajouter la polenta en pluis et baisser sur feu doux.

Laisser ainsi cuire pendant 20 minutes en mélangeant sans cesse à l’aide d’une cuiillère en bois.

Verser la préparation dans un plat rectangulaire pas trop profond, préalablement huilé, bien lisser la préparation dans le plat.

Réserver à température ambiante pendant 30 minutes, puis placer au frigo pendant 2 heures.

Démouler la polenta sur un plan de travail et découper en carrés, triangles, rectangles, rond (comme vous voulez). Faire dorer les blocs de polenta à la poêle dans un peu d’huile d’olive sur les deux faces pendant quelques minutes. Il faut que les deux faces soient bien dorées. Après réserver au chaud pendant la finition du plat.

La crème de scorsenères

Peler les scorsenères (avec des gants de chirurgien, celà vous évitera d’avoir les mains brunes et collantes), bien les rincer et les placer immédiatemment dans de l’eau citronée afin d’éviter la coloration.

Egouter, les couper en tronçons, les saler et poivrer, puis les faire revenir légèrement dans un peu de beurre clarifié.

Ajouter le lait et le bouillon de volaille et terminer leur cuisson.

Egouter en gardant le liquide de cuisson.

Les mixer dans un petit blender en ajoutant un peu de jus de cuisson.

Ajouter alors la mimolette râpée finement et poursuivre le mixage.

Ajouter ci nécessaire encore un peu de jus de cuisson afin d’obtenir la texture souhaitée. Rectifier l’assaisonnement en poivre et en sel. Ajouter un rien de noix de muscade.

Passer la crème à travers une passoire fine afin d’éviter les petits morceaux non-mixés qui se baladeraient encore dans votre crème.

Garder chaud ou réchauffer avant le service.

Les carottes

Eplucher et laver les carottes et raccoursir les fanes, afin de ne laisser qu’un centimètre environ.

Placer les carottes côte à côté dans une petite sauteuse.

Ajouter le beurre, une pincée de sel, le sucre, un rien de poivre et mouiller à hauteur avec de l’eau afin de les couvrir tout juste.

Poser dessus un disque de papier sulfurisé, percé en son centre d’un petit trou (cheminée) qui permettra à la vapeur de s’échapper doucement. Coller le papier sulfi à la surface de l’eau.

Porter à ébullition, puis diminuer le feu et cuire en fonction de la taille et l’épaisseur des carottes, entre 15 et 25 minutes.

Retirer le papier sulfurisé et terminer la cuisson à feu plus fort afin de laisser s’évaporer le restant de l’eau (environ 4-5 minutes). De temps en temps secouer la sauteuse afin de bien enrober toutes les carottes avec le jus réduit et beurré. Nous voulons un glaçage uniforme et brillant.

Le poisson

Lever le filet de l’omble en gardant la peau. Désarèter le filet.

Dans une poêle pas trop grande, faire fondre la 3/4 du beurre.

Ajouter le filet d’omble, côté peau dans la poêle. Poêler ainsi 2 1/2 minutes sur feu moyen afin d’obtenir un poisson rosé. Assaisonner le poisson avec la moitié de réglisse. Ajouter un peu de beurre pendant la cuisson afin de diminuer la température. Après 1 1/2 minute, ajouter le reste de réglisse, le miel et le vinaigre balsamique. Arroser le filet avec le beurre de cuisson en fin de cuisson et laisser le aussi poêler pendant 30 secondes sur l’autre face. A tout moment, éviter que le beurre ne brûle.

Réserver les filets sur une assiette chaude. Assaisonner d’un peu de  fleur de sel et de poivre du moulin. Puis badigeonner avec un peu de beurre de cuisson. Garder le reste de beurre de cuisson dans un petit bol en inox.

Couper le filet en morceaux avant le dressage.

Le condiment poire (inspiration Jean-Philippe Watteyne & Florent Ladeyn)

Tailler une demi poire en paysanne.

Hacher la verdure du fenouil.

Hacher finement une poignée de ciboulette.

Hacher finement quelques feuilles de céleri vert et la partie la plus fine de la tige.

Mélanger le tout et ajouter un peu de jus de citron.

Dressage

A votre convenance.

 

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Bon Appétit!