Penne con zucchino al forno

PENNE CON ZUCCHINO AL FORNO

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Ca sonne tout de même mieux que ‘des penne aux courgettes au four’. L’italien (que je ne pratique pas) est, je trouve, une langue qui semble être inventée pour la dénomination des plats. Le plus simple plat paraît un festin de rois en italien.

Et aujourd’hui, effectivement, un plat sans trop de prétention, tout simple. Mais vraiment bon. Je l’ai refaite en 2024 et amélioré en ajoutant du haché de veau et en assaisonnant plus car la courgette est très fade de nature.

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INGREDIENTS (3-4 P)

  • 500 G DE PENNE
  • 500 G DE COURGETTES (le mieux ce sont les courgettes assez petites, et c’est sympa de prendre des vertes et des jaunes)
  • 300 G DE MASCARPONE
  • 200 G HACHE DE VEAU
  • 3 OEUFS ENTIERS
  • 1 OIGNON EMINCE
  • 3 BONNES C A S PARMESAN (DU VRAI S.V.P., ET DE PREFERENCE RAPE MAISON) RAPE (PLUS OU MOINS AU GOUT)
  • 1 GOUSSE D’AIL HACHEE FINEMENT
  • 1 BOTTE DE PERSIL PLAT
  • CHAPELURE (MAISON)
  • 6 BRINS D’OREGANO (OU MARJOLAINE) FRAIS
  • HUILE D’OLIVE
  • POIVRE, SEL, PIMENT DE CAYENNE

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PREPARATION

Laver les courgettes, les sécher et les couper en rondelles de 6mm.

Peler et émincer l’oignon. Peler l’ail et hacher finement. Dans une sauteuse faire blondir les oignons. N’hésitez pas à ajouter un rien d’eau si nécessaire et cuire jusqu’à ce que les oignons soient bien cuits sans brunissement. Saler, poivrer et ajouter un rien de piment d’Espelette. En fin de cuisson, ajouter l’ail et laisser encore cuire 2 minutes.

Y ajouter ensuite le haché de veau, l’écraser à la fourchette dans les oignons et cuire jusqu’à léger brunissement. Si le haché n’est pas assaisonné, ajuster encore un peu en sel et en poivre. Réserver dans un saladier assez grand.

Une fois ce mélange refroidi, y ajouter le persil finement ciselé. Réserver au frais.

Ensuite, cuire les rondelles de courgette dans une poêle dans de l’huile d’olive, en effectuant ça en plusieurs fois. Bien les saler et poivrer. Les cuire à point, légèrement dorées. Après cuisson, les placer sur une double couche de papier de cuisine avec encore une couche de papier de cuisine dessus. Le surplus de gras va ressortir.

Une fois épongées et tièdes, les ajouter dans le saladier. N’hésitez pas à encore saler et poivrer car en les épongeant on enlève toujours un rien d’assaisonnement.

Pendant ce temps, porter une casserole d’eau bouillante salée à ébullition. Y cuire les pates selon les indications sur le paquet. Les égoutter et les réserver.

Mélanger dans un bol, le mascarpone, les oeufs, le parmesan, l’origan frais finement ciselé et un peu de sel. Bien homogénéiser ce mélange au fouet.

Quand les pates sont cuites, prendre un grand plat à four en verre ou en faïence. Y mettre une couche de courgettes, puis une couche de pates, enfin une couche de sauce au mascarpone. Recommencer une deuxième fois dans le même ordre. Terminer par une couche de chapelure, mélangée avec du parmesan (selon votre gout au niveau des quantités, personnellement je préfère un tant pour tant).

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Terminer avec quelques gouttes d’huile d’olive sur le dessus du plat. Mettre pour 25 minutes dans un four chaud, préchauffé à 180°C. En fin de cuisson vous pouvez mettre en grill afin de dorer un peu plus.

La recette je l’avais prise dans un magazine. Elle était signée Sue Van Parijs (une Américaine dont le mari est de Sardaigne), du Bistrorante Dolce Far Niente à St-Martens-Latem, Belgique.

Pour ceux qui aiment les pates en sauce, notez qu’ici c’est une recette dans laquelle les pates ne sont pas très imbibées de sauce, mais la recette met par contre très bien en valeur la courgette. Madame a trouvé ça excellent, pour moi c’était plus mitigé la première fois. Dans la version améliorée, avec le haché de veau, je me suis plus retrouvé.

Bon Appétit!

Asperges vertes et coppa à la citronnelle

ASPERGES VERTES ET COPPA A LA CITRONELLE

J’avais envie, après les asperges blanches, de déguster des asperges vertes. Le même légume, mais tellement différent et ouvert à de toutes autres associations que les asperges blanches. Mon épouse les préfère même aux blanches. Moi, comme souvent, j’adore les deux, mais pour des raisons différentes.

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Alors, dimanche, j’ai fait mon petit marché domenical à Jette. Tout d’abord des asperges vertes (j’ai privilégié les espagnoles aux péruviennes, car le Peru c’est un peu loin je trouves pour un produit qui existe en Europe), puis de la bonne coppa de chez le traiteur Italien, du parmesan en bloc, d’origine contrôlé, du basilic frais, de la ciboulette et de la citronelle fraîche en batons.

Le résultat fût très très bon, accompagné d’une bonne baguette tradition.

INGREDIENTS

  • 20 ASPERGES VERTES
  • 6 TRANCHES DE COPPA
  • 30GR DE PARMESAN
  • 10GR DE BEURRE
  • 2 C.A.S. D’HUILE D’OLIVE
  • CIBOULETTE (HACHEE ET QUELQUES BRINS)
  • 8 GRANDES FEUILLES DE BASILIC
  • SEL, POIVRE

Pour le bouillon:

  • 3 BATONS DE CITRONELLE
  • 1 ECHALOTTE
  • 30CL DE BOUILLON OU FOND DE VOLAILLE MAISON (A DEFAUT UN BON FOND LIQUIDE OU DESHYDRATE DU COMMERCE)
  • 40GR DE BEURRE

PREPARATION

Préparez d’abord le bouillon de citronelle:

Emincez l’échalote et la citronnelle. Puis faites-les suer dans 40gr de beurre. Couvrez avec le fond de volaille. Laissez mijoter 30 minutes. Filtrez et faites réduire ce jus à feu doux minimum de moitié, mais idéalement jusque obtention de quelques cuillères seulement de jus. Réservez-le.

Lavez et coupez le bout dur des asperges. Epluchez légèrement la base. Faites-les revenir à l’huile d’olive bien chaude. Salez, poivrez. Rajoutez un peu d’eau et couvrez. Finissez la cuisson à feu moyen 15 minutes où plus si nécessaire.

Poêlez la coppa sans ajouter de gras. Portez le bouillon à ébullition, émulsionnez avec 5gr de beurre.

Nappez les asperges tièdes de bouillon de citronnelle, placez sur les tiges les tranches de coppa. Parsemez de copeaux de parmesan et de ciboulette. Dégustez avec des feuilles de basilic frites à la poêle dans un peu d’huile d’olive.

Dégustez ce plat avec du pain de campagne grillé. Et avec un Vin Blanc, Mâcon par exemple.

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Bon Appétit!

Ettekeis: mise en route de la confrérie B.O.E.F.

Ettekeis: mise en route de la confrérie B.O.E.F. (Brusselse Orde van d’EttekeisFretters)

Eh oui, troisième post ce soir, je suis en forme. Et en plus en bilingue. Pour un problème bruxellois je ne pouvais pas faire autrement, newo!

Ce dimanche, le 27/04/2008, nous avons mis en route le train de la confrérie du Ettekeis. A 11 heures nous étions convies à la salle paroisiale de l’église St Pierre à Jette. Robert Delathouwer, un des rédacteurs du journal électronique ‘De Gazet van Brussel’, journal écrit à 100% en Bruxellois et pour les Bruxellois, avait organisé, dans le cadre de la semaine Bruxelloise, un mini brunch autour du Ettekeis. Il y avait du pottekeis (mélange d’ettekeis, de plattekeis (fromage blanc) et échalotes) sur du pain à la Greque, du pottekeis dans des feuilles de chicon crus et naturellement de la gueuze et de la kriek de la bonne brasserie Boon. Je remercie ici encore le prètre de la paroisse qui nous a permis d’utiliser sa salle pour celà.

Deze zondag, op 27/04/2008, hebben we de trein van de orde van de Ettekeis op de rails gezet. Om 11 uur werden we verwacht in de patrochiezaal van de St Pieterskerk te Jette. Robert Delathouwer, één van de redacteurs van de electronische krant ‘De Gazet van Brussel’, krant die 100% in het Brussels wordt geschreven en die 100% voor de Brusselaars is bestemd, had in het kader van de Brusselse week, een mini brunch rond de Ettekeis georganiseerd. Er was pain à la Greque belegen met pottekeis (een mengsel van ettekeis, plattekeis en sjalotjes) en ook pottekeis op bladjes witloof, en natuurlijk ook goede gueuze en kriek van de goede brouwerij Boon. Ik bedankt hier nog de priester van de parochie die ons zijn zaal ter beschikking stelde hiervoor.

Après cette introduction sympathique, un petit speech pour placer le sujet du jour: l’ettekeis. Les personnes présentes et volontaires pour être membre de cette probable future confrérie, pouvaient laisser leurs coordonnées. Et déjà pas mal de gens se sont portés volontaires pour sauver (si ce n’est pas encore trop tard) de l’extinction ce dinosaure de notre culture gastronomique locale, et tellement lié avec la culture bruxelloise en général.

Na deze sympatieke introduktie, een kleine speech om het onderwerp naar voor te brengen: de ettekeis. De aanwezige mensen en vrijwilligers om lid te worden van deze mogelijke toekomstige orde, mochten hun gegevens achterlaten. En reeds heel wat mensen stelden zich vrijwilliger om (indien het nog niet te laat is) deze dinosaurus van onze gastronomische lokale eetkultuur, en van onze Brusselse kultuur in het algemeen, van de ondergang te redden.

Etaient présent ce dimanche: un grand nombre de lecteurs assidus du journal, la rédaction du journal au grand complèt, le frère de Nick Trachet (journaliste culinaire dont l’article paru dans ‘Brussel, Deze Week’ m’avait alerté du problème) (il m’excusera d’avoir oublié son prénom), quelques membres de Slow Food Bruxelles (Karikol), dont Anne et José des Jardins de Pomone et Jean-Pierre Jacquet, Denis Balencourt de bxlblog, …. Depuis j’ai déjà reçu pas mal de soutien par mail, entr’autre des Liègeois Philou et sa confrérie de mangeurs de choux, et de Sandrine. Hier encore, un contact je pense très productif avec Alain Van Elewyck, ancien président du Centre de Gastronomie Historique et passionné comme nous de bons produits et de bonnes préparations.

Waren aanwezig deze zondag: een groot aantal trouwe lezers van de krant, de volledige redaktie van deze krant, de broer van Nick Trachet (culinair journalist waarvan het artikel, verschenen in ‘Brussel, Deze Week’, mij dit probleem liet opmerken) (ik bied hem mijn verontschuldigingen aan, maar ik ben zijn voornaam vergeten), enkele leden van Slow Food Brussel (Karikol), waaronder Anne en José van de Jardins de Pomone, en Jean-Pierre Jacquet, Denis Balencourt van bxlblog, …. Sindien kreeg ik nog heelwat ondersteuning via mail, onder andere van de Luikenaars Philou en hun orde van de kooleters, en Sandrine. Gisteren nog, een zeer productief contact met Alain Van Elewyck, ex-voorzitter van het ‘Centre de Gastronomie Historique’ en gepassioneerd zoals wij allen voor de goede produkten en de goede bereidingen.

J’ai donc bon espoir qu’ensemble nous puissions faire quelque chose de constructif pour sauver ce beau fromage et de ce fait un bout de culture, car comme le dit Petrini, la gastronomie est aussi culture!

Ik heb er dus goede hoop in dat we tesamen wel iets constructiefs kunnen doen om deze mooie kaas te redden en dus ook een deel van onze kultuur te redden, want zoals Petrini het zegt, gastronomie is ook kultuur!

Une première réunion en comité restraint, aura lieu en mai ou en juin, ceci afin de déterminer les priorités et la stratégie à court, moyen et long terme. Il nous faut bien lister les différents points importants dans un texte et une structure cohérente, afin d’en discuter après en plus grand nombre et prendre à ce moment là les décisions.

Een eerste vergadering in klein comité, zal plaatsvinden in mei of juni, dit teneinde de prioriteiten te bepalen en de korte, middenlange en lange termijnstrategie vast te leggen. We moeten goed de verschillende belangrijke punten listen in een tekst met een coherente structuur, teneinde er daarna met een groter aantal mensen over te kunnen debateren en dan de beslissingen te nemen.

Tout ceux et celles qui se sentent concerné par le sauvetage du ettekeis, qui ont des idées et qui veulent un peu se mouiller la chemise, sont les bienvenu(e)s. Il vous suffit de m’envoyer vos coordonnées par mail ou de  les laisser en commentaire sur ce blog.

Al diegenen die zich geroepen voelen de ettekeis te redden, die goede ideeën hebben en die zich willen inzetten hiervoor, zijn welkom. Jullie moeten mij enkel jullie gegevens doorgeven via mail of achterlaten op deze blog.

Je vous tiens au courant de la suite des événements.

Ik hou jullie op de hoogte van de verdere evolutie van dit dossier.

Et voici quelques photos de cette rencontre.

En hierbij een aantal foto’s van deze ontmoeting.

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A bientôt,

Tot ziens,

 

Maquereau grillé, à la Japonaise

MAQUEREAU GRILLE, A LA JAPONAISE

Attention, je suis rapide aujourd’hui: deuxième post du soir!gaelle 14 ans chante 006

 

Vu la surpêche de certains poissons, comme entr’autre le thon rouge, pour les afficionados des sushi, il faut essayer de ce tourner vers des poissons encore disponibles en assez grande quantité, des poissons assez délaissés et qui méritent pourtant le detour, et pas seulement pour leur goût.

Les poissons gras (hareng, maquereau, anguille, sardines, saumon, ….) sont avec le légumes et les fruits, les nouveaux symboles du repas ‘santé’. Ils sont considérés comme gras quand ils contiennent 10% où plus de graisse.

Ce taux de graisse peut naturellement varier en fonction de la provenance, la nourriture que le poisson a ingurgité, l’age du poisson, la période à laquelle le poisson a été pêché, ….. Chez le maquereau, la fabrication des réserves de graisse peut varier de 5% au printemps à 20% en automne.

Tout le monde sait maintenant que les poissons gras contiennent plus d’acide oméga-3 que les autres poissons. Et un cerveau humain en bonne santé contient presque 10% d’oméga-3. Une consommation régulière d’aliments contenant de l’oméga-3, favorise donc le bon fonctionnement des cellules grises. De plus, l’omega-3 serait un bon régulateur de stress, anti-dépressif et bon pour le coeur et les artères. Mais il faut être honnète et dire que pas grandchose de tout celà n’a été prouvé 100% scientifiquement. Mais il y a néanmoins pas mal d’indications sérieuses.

Idéalement il faut manger deux fois par semaine du poisson et de préférence du poisson gras.

En ce qui concerne le maquereau, gastronomiquement il a toujours vécu dans l’ombre du hareng. Pourtant, déjà visuelement il est plus beau avec son corps allongé et sa peau avec des lignes très stylées. C’est un poisson très intéressant à griller où à cuire.

Bon revenons en à la recette. Comme je délaisse aujourd’hui donc le thon rouge, mais que j’aime tout de même bien les aromes de la cuisine asiatique, pourquoi ne pas cuisiner le maquereau d’une façon japonisante?

Il sera aujourd’hui associé au paksoi (chou chinois), au soja, au mirin et à l’huile de sésame.

La recette est de Johan Segers, publié dans ‘Culinaire Ambiance’ d’avril 2008.

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INGREDIENTS (2P COMME PLAT, 4P COMME ENTREE)

  • 6 FILETS DE MAQUEREAU (AVEC LA PEAU)
  • 1 PAKSOI (PETIT CHOU CHINOIS)
  • 1 PETIT MORCEAU DE BEURRE
  • 1 C.A.S. D’HUILE D’ARACHIDE
  • POIVRE ET SEL

Pour la sauce:

  • 6 C.A.S. SAUCE SOJA
  • 4 C.A.S. MIRIN (VIN DE RIZ JAPONNAIS)
  • 1/2 CITRON
  • QUELQUES GOUTTES D’HUILE DE SESAME
  • POIVRE

PREPARATION

Nettoyez le paksoi. Trempez les feuilles pendant 2 minutes dans de l’eau bouillante salée. Egouttez immédiatement et mettez sous le robinet d’eau froide jusqu’à ce que le chou est tout à fait refroidi.

Lavez les filets de maquereau et séchez-les. Poivrez et salez le poisson. Coupez chaque filet en deux. Enduisez les morceaux de filet d’huile d’arachide.

Mettez la sauce soja, le mirin, le poivre et un peu de jus de citron dans un poêlon et portez à ébullition.

Cuire le paksoi pendant quelques minutes dans le beurre.

Grillez les morceaux de maquereau très rapidement sur un grill très très chaud. Une minute de chaque côté c’est largement suffisant.

Finissez la sauce avec quelques gouttes d’huile de sésame.

Placez le paksoi sur les assiettes chaudes. Déposez-y les morceaux de filets de maquereau et versez la sauce autour.

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Accompagnement vin: Vin blanc de Pessac-Leognan où Graves, bière blonde Leffe.

Verdict: des goûts que l’on n’a plus guère l’habitude de manger. Le goût du poisson est très puissant et la sauce est très concentrée. Il faut aimer. Moi, j’ai bien aimé, mais je penses qu’il y a moyen d’améliorer encore la recette. Mon épouse à trouvé la sauce trop forte de goût. Moi, celà ne m’a pas gêné du tout.

Bon Appétit!

 

 

 

Revoilà le stoemp: Stoemp d’épinards

STOEMP D’EPINARDS

Après le stoemp aux choux rouges et le stoemp aux carottes, je vous mets aujourd’hui notre recette de stoemp aux épinards. On le fait régulièrement, parfois en famille, parfois comme aujourd’hui, uniquement pour les deux enfants.

Et comme, en plus, il-y-en a certains qui trouvent la cuisine sur mon blog trop exotique :), voici une recette que l’on ne peut pas qualifié d’exotique. A moins, peut être pour mes amis Français???

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INGREDIENTS

  • POMMES DE TERRE (MOI JE PREFERE LES FRANCELINES)
  • SEL, POIVRE, MUSCADE
  • EPINARDS (FRAIS OU EN SURGELE)
  • BEURRE
  • CREME NESTLE/CREME EPAISSE/CREME FRAICHE ENTIERE (AU CHOIX)
  • 1 JAUNE D’OEUF

PREPARATION

Faites cuire les pommes de terre à l’eau bouillante salée.

Faites fondre un peu de beurre et faites-y revenir les épinards. Rajoutez un peu de sel, du poivre et de la muscade râpée. Continuez la cuisson quelques minutes.

Puis, rajoutez la crème dans les épinards. Moi et mon épouse, nous utilisons la crème en boîte de Nestlé. Elle est excellente pour cette préparation. Comme nos grand-mères utilisaient ce type de produits, celà nous est resté. Mais une crème épaisse conviendra également. Si vous n’aimez pas trop le petit goût suret de la crème épaisse, prenez de la crème entière bien grasse.

Enlevez les épinards du feu et hachez-les dans un petit hachoir. Laissez quelque peu refroidir.

Egouttez les pommes de terre, remettez les dans la casserole et laissez un peu s’évaporer le liquide encore contenu dans les pommes de terre, sur petit feu. Puis écrasez les pommes de terres en purée en rajoutant un petit morceau de beurre.

Rajoutez un jaune d’oeuf dans les épinards, mélangez bien et rajoutez les épinards dans les pommes de terre. Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.

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Bon Appétit! Et vive le stoemp!

Petite soupe froide de Gariguettes et menthe mitcham

PETITE SOUPE FROIDE DE GARIGUETTES ET MENTHE MITCHAM

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Enfin, j’ai pû manger mes premières fraises. En attendant les bonnes belges, cueuillies à la main (Wépion par exemple), je me suis laissé tenter par les Gariguettes de Bretagne.

Première dégustation 2008. Et on débute par une recette toute simple. Trois ingrédients seulement: des fraises, du sucre et de la menthe Mitcham (merci encore à José et Anne de m’en avoir donné un peu).

Je ne vous mets même pas la liste des ingrédients, tellement que c’est basic. Comme Mamina le dit parfois, ce n’est même pas de la cuisine.

Mais tout dabord un peu de culture glanée sur le net:

La Gariguette est une variété précoce et c’est la fraise la plus vendue en France. Elle doit son apogée à une femme, Georgette Risser. Elle a dirigé de longs travaux de recherche à l’institut agronomique d’Avignon pour créer, à la fin des années 70, cette nouvelle variété qui fût d’abord cultivée dans le Lot-et-Garonne. Depuis, la ‘gariguette’ a vu l’apparition de plusieurs pettes soeurs, comme la ‘Mara des Bois’, très répandue dans différents départements du Midi-Pyrénées. Ces fraises que l’on croit aujourd’hui tout droit sorties du jardin n’existaient donc pas il y a quarante, trente ou même dix ans. D’ailleurs sans une sélection féroce (entr’autre avec des croisements avec des fraisiers nains méditéranéens), il n’y aurait peut-être plus de culture fraisière en France. Car au lendemain de la seconde guerre mondiale, les variétés françaises traditionnelles sont en piteux état. Affectés par la vitose, cultivées pendant des années sur les mêmes sols, elles sont d’une faible productivité. Dès la fin des années cinquante, les chercheurs sont chargés de sélectionner de nouvelles variétées plus résistantes aux maladies, plus productives, mais qui conservent néanmoins les valeurs gustatives.

 

Pas simple, car rien n’est plus fragile que le goût dans lequel interviennent de nombreux arômes. Et plus le fruit est parfumé, plus la frontière est fragile entre maturité et surmaturité. Sans oublier une foule de facteurs qui jouent sur la saveur, selon l’époque de production, les conditions climatiques, l’évolution du fruit après cueillette, ou l’insuffisance de l’apport d’eau. Autant de points qui furent analysés. Arrivent les années 80. A l’époque, en France, les premières fraises de la saison ne peuvent guère rivaliser avec les variétés précoces d’Italie et d’Espagne. Leur prix s’effondre. Seule la qualité gustative pouvait faire la différence. C’est tout l’enjeu de Gariguette, précoce elle aussi, et savoureuse dès le début de la récolte. Seul problème : de taille plus petite que les autres, elle est difficile à ramasser et à rentabiliser, d’autant que ses rendements sont moyens. Résultat : autour d’Avignon, les premiers cultivateurs auxquels elle sera proposée feront la moue. Peu importe, d’autres vont raisonner différemment : les fraiséristes du Lot-et-Garonne, qui estimèrent que le consommateur était prêt à payer un peu plus cher un produit de qualité. ? Et c’est effectivement ce qui se passera, campagne publicitaire à l’appui, menée par le groupement « Fraise de France ». Dès lors, la Gariguette devient la variété précoce la plus cultivée dans l’hexagone. (Chronique Histoire de… plantes. Mission Agrobiosciences. 13 Octobre 2006)

Article rédigé par Valérie Péan. Mission Agrobiosciences

Cette dernière, dont le fruit est de forme plus allongée (et davantage coloré à maturité), a cependant le défaut d’une moins bonne conservation. Hors du sud de la France, cette variété de fraise pose problème, car du fait du transport elle arrive aux étalages soit très chère, soit abimée, soit enfin elle est récoltée avant sa pleine maturité pour en faciliter le transport, ce qui ne laisse pas le temps au fruit de développer sur pied ses saveurs spécifiques.

Le saviez-vous ?

Tous les fraisiers actuellement cultivés appartiennent à une espèce récente, apparue au 18ème siècle et dont les ancêtres sont américains.

Avant, régnait la fraise des bois (fragaria vesca), toujours répandue à l’état sauvage et dont les premières cultures ont été menées à des fins médicinales. Connues depuis l’antiquité, les romains les utilisaient dans leur produits cosmétiques en raison de leur odeur agréable: la fragrance.

Pour ses fruits, il faudra en fait attendre le 14ème siècle, dans un écrin royal : 2 000 pieds sont alors plantés dans les jardins du Louvre. Deux siècles plus tard, une autre espèce de fraisier sauvage, d’origine inconnue, supplante la fraise des bois en Allemagne et en Belgique, pour leur calibre plus gros et leur parfum.

Mais entre-temps, survient la découverte de l’Amérique et de ses fraises d’une grosseur jusque-là inégalée. L’importation ne tarde guère : des fraisiers canadiens, ramenés semble-t-il par Jacques Cartier à la fin du 16ème siècle, sont implantés en France, suivis par d’autres en provenance de Virginie ou du Chili, notamment dans les bagages d’un dénommé… Frézier ! En 1714, l’officier du Génie maritime Amédée-François Frézier revient d’une mission d’espionnage des ports espagnols au Chili et au Pérou pour le Roi soleil. Botaniste à ses heures, il a rep&ea
cute;ré des fraisiers à larges fruits que l’on cultive au Chili, dits Blanches du Chili (Fragaris chiloensis). Frézier réussit à en rapporter quelques plants qu’il confiera à
Antoine de Jussieu pour le Jardin royal.

Quelques plants sont envoyés en Bretagne au jardin botanique de Brest et trouvent dans ce climat océanique, proche de celui de leur biotope d’origine, un milieu favorable à leur culture. Les plants de Blanches du Chili seront croisés avec des plants de fraisier de Virginie (Fragaria virginiana) de Cartier.

De ces deux espèces naîtra un hybride, le premier fraisier moderne, appelé « fraisier ananas » (Fragaria Ananassae). Aujourd’hui, les principales variétés cultivées en France restent peu nombreuses, au nombre d’une vingtaine et sont toutes issues de ce fraisier.

En 1740, la ville de Plougastel (limitrophe de Brest), déjà productrice de fraise des bois, devient le premier lieu de production de cette nouvelle espèce dite « fraise de Plougastel. » La culture de la fraise devient la spécialité de la commune, qui produira près du quart de la production française de fraises au début du XXe siècle. Plougastel héberge depuis 1997, le « Musée de la Fraise et du Patrimoine. »

 

En ce qui concerne la menthe Mitcham (où menthe poivrée, menthe anglaise, menthe noire, mentha piperita), il s’agit d’une variété de menthe (croisement entre la menthe aquatique et la menthe spicata) très riche en menthol et utilisé notamment dans les Bétises de Cambrai et dans les vrais bonbons peppermint.

PREPARATION

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Mettre 1L d’eau et 125gr de sucre dans une petite casserole. Amener à ébullition et laisser cuire pendant 30 minutes. Il faut que le sirop ne soit pas épais, mais qu’il goûte tout de même assez le sucre. Laissez refroidir.

Découper 500gr de fraises (ici des Gariguettes) en brunoise moyenne. Mettez les dans un bol avec une bonne poignée de menthe (Mitcham), mélangez le tout.

Rajoutez le sirop refroidi, mélangez bien et laissez reposer au frigo pendant 2 à 3 heures (recouvrez le bol d’un film plastique).

Servez.

Bon Appétit! 

Orgasme culinaire ce samedi: pâtes aux fruits de mer

FILEI CALABRESI AUX FRUITS DE MER

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Ce samedi soir j’ai eu un orgasme culinaire. Celà m’arrive assez souvent, mais celui-ci était fort. 🙂 Pourtant, la recette est fort simple et réalisable par n’importe qui. Il faut naturellement scrupuleusement respecté les dosages et réductions.

La recette d’origine (Het Laatste Nieuws du 5 et 6/4) était réalisé avec des tagliatelle, mais je leur ai préfére ici des filei calabresi, des pâtes semoule blé dur que l’on trouve chez GB et Carrefour et qui sont superbes. Eh oui, même chez Carrefour on trouve parfois des perles.

La recette contient normalement également des navaja (coquillages couteaux), mais impossible d’en trouver sur Bruxelles. Chez Cora, la poissonière me disait qu’il y avait déjà au moins dix ans qu’elle n’en avait plus eu. Si quelqu’un a un bon plan pour les navaja (Fabienne certainement), faites moi signe.

Je conseille vivement cette recette à tout le monde, c’est de la bombe. Celà fait déjà au moins vingt minutes que j’ai fini de manger et je suis encore toujours en extase.

Je ne vous fait pas attendre plus longtemp, voici la recette:

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INGREDIENTS (entrée 4P, plat 2P)

  • 320 GR FILEI CLABRESI (OU D’AUTRES PATES)

Pour la garniture:

  • 60GR DE COQUES
  • 90GR DE NAVAJA/COUTEAUX
  • 120GR DE MOULES BOUCHOT OU ZEELANDE
  • 12 TIGES DE CIBOULETTE EMINCEES
  • 30GR PERSIL PLAT HACHE
  • 40GR JEUNES OIGNONS HACHES (10CM DE VERT + BLANC)
  • 20GR BEURRE

Pour la sauce:

  • 100GR D’ECHALOTTE HACHEE
  • 5GR D’ESTRAGON HACHE
  • 50GR DE CHAMPIGNONS EMINCES EN TRANCHES
  • 90ML DE VINAIGRE BLANC
  • 33CL DE VIN BLANC (BORDEAUX SAUVIGNON-SEMILLON)
  • 20CL CREME LIQUIDE
  • 40GR DE BEURRE SUPERFROID EN MORCEAUX

PREPARATION

1. Lavez les moules et les coques dans plusieures eaux et nettoyez-les.

2. Préparez tous les autres ingrédients.

3. Faites cuire les moules dans une eau non-salée jusque quand ils sont tous ouverts et réservez. Vous décoquillez les moules quand ils sont un peu refroidis.

4. Faites la sauce: mettre tous les ingrédients pour la sauce dans une poêle. Faites venir à ébullition et laissez réduire à 1/3 (soyez précis, c’est important pour le montage final au beurre). Réservez.

5. Faites cuire de l’eau salée pour les pâtes. Amenez à ébullition.

6. Faites cuire quelques instants les coques et les couteaux dans un peu de beurre. Décoquillez-les. Réservez les coques, couteaux dans leur jus de cuisson.

7. La sauce étant reduite à 1/3, vous rajoutez la crème et vous faites réduire le tout également à 1/3.

8. Rajoutez dans la poêle des coques/couteaux, le reste de la garniture (ciboulette-persil-oignon) et faites cuire à feu doux quelques minutes. Gardez au chaud.

9. Faites cuire les pâtes à l’eau bouillante salée (les filei calabresi doivent cuire 18 minutes).

10. Dès que la sauce est réduite à 1/3, enlevez du feu et montez la sauce au beurre avec les 40gr.

11. Mélangez la sauce et le mélange coques/couteaux/garniture. Goutez et rectifiez l’assaisonnement en poivre et en sel (faites gaffe, pas trop, car les pâtes sont également salées). Laissez cuire quelques secondes.

12. Egouttez les pâtes et rajoutez-les au mélange. Bien mélanger le tout.

13. Servez dans des assiettes profondes.

Vous pouvez toujours décorer l’assiette avec quelues tiges de ciboulette.

Comme vin, j’ai servi ce plat avec un Bordeaux blanc, cépages Sauvignon et Semillon.

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Bon Appétit!

 

Le Fromage de Bruxelles: Ettekeis -> bientôt sa confrérie?

LE FROMAGE DE BRUXELLES : ETTEKEIS -> BIENTOT SA CONFRERIE?

Il y a quelques mois, je vous alertais au sujet de la possibilité de disparition d’un des plus vieux fromages de Belgique: le ettekeis, fromage de Bruxelles.

Si vous avez loupé celà, voici le lien vers l’article publié à ce moment : ETTEKEIS

J’avais été alerté par un articile paru dans "Brussel Deze Week", un journal hebdomadaire qui donne des informations sur Bruxelles et dans lequel, Nick Trachet, journaliste culinaire, a toutes les semaines une chronique culinaire fort intéressante et très axé produits.

Je trouvais immédiatement celà très très grave et j’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice. Chaque semaine, et celà depuis un peu plus d’un an, je reçois dans ma boîte à mail, un journal Bruxellois (donc écrit 100% en Bruxellois, le vrai Bruxellois) ‘De Gazet van Brussel’. Vu que ce journal est distribué à plus de 1000 personnes, tous amoureux de la langue et de la vie Bruxelloise, j’ai eu l’idée d’écrire un mail ‘en Bruxellois’ au rédacteur en chef de ce journal, un mail qui parlait naturelement de ce problème autour du ‘Ettekeis’.

Ils ont donc publié mon article en intégralité et cet article à eu un certain effet ‘boule de neige’ avec des réactions et articles pendant plusieures semaines.

Et la ‘boule de neige’ grossisait. A tel point que le dimanche 27 avril 2008 à 11 heures, à la Pastorie de l’Eglise St Pierre de Jette, place Cardinal Mercier, nous allons (peut-être, car il faut voir si il y a vraiment assez de gens intéressés pour se mouiller dans ce projet) créér une nouvelle confrérie: le B.O.E.F. où Brusselse Orde van de Ettekeisfretters. Ce qui signifie litéralement l’Ordre Bruxelloise des Mangeurs d’Ettekeis, le mot ‘Boefen’ signifiant ‘manger’ en dialecte Bruxellois. Ce jour là, tous les amateurs de ce fromage où amateurs tout simplement de la culture gastronomique Bruxelloise, sont les bienvenus.

Donc, je demanderai à tout le monde d’alerter d’éventuelles personnes intéressés par ceci de se rendre ce jour là à la place de Jette et on verra ce que celà donne. Il faut vraiment le sauver ce dinosaure de notre gastronomie, au même titre que la vraie Gueuze, la Bloodpanch et le Kipkap.

Bien à vous,

Omelette tomates-pesto de fanes de carottes

OMELETTE TOMATES-PESTO DE FANES DE CAROTTES

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Après avoir réalisé l’autre jour le risotto aux fanes de carottes, recette que j’avais chipé gentillement à Tiuscha, j’ai également réalisé avec le reste des fanes (11gr) un pesto. La recette (également de Tiuscha), je l’ai légèrement modifié en ajoutant un peu de parmesan et en métant un mélange de noix de cajou et de pignons de pin, au lieu de 100% de noix de cajou. Je n’en avais pas assez et elles n’étaient pas présalées, donc la raison pour laquelle j’ai rajouté entr’autre du parmesan.

Je me l’étais fait en me disant qu’en semaine où la semaine prochaine je trouverai bien une bonne utilisation pour ce pesto, où que je me ferai bien des simples pates samedi midi avec ce pesto. Je l’ai donc utilisé un peu plus vite que prévu.

Je suis rentré assez tard aujourd’hui et vu que mon épouse est de sortie ce soir dès 20heures pour un rendez-vous d’anciens copains de classe, il fallait préparer un truc vite fait pour elle et les enfants. Ils (madame et le petit diable) ont donc mangé un spagetti bolo maison avec la sauce qui était préparé à l’avance et surgelé, ma fille préférant une purée avec une omelette.

Une fois tout ce beau monde rassasié et madame en route vers ces retrouvailles d’anciens combattants :), je me suis mis à piocher dans mon frigo.

Comme celà arrive fréquemment à Fabienne (Alice au pays des saveurs), j’ai de temps en temps une folle envie d’oeufs. Il me fallait asouvir ce besoin présant avec 4 beaux oeufs de ferme. Puis, je trouvis une grosse tomate coeur de boeuf au frigo, 4 tiges de jeunes oignons et naturellement le petit pot de pesto de fanes. Celà pourrait faire une belle omelette ‘paysanne’ tout celà.

Et en un deux trois mouvement, l’omelette, bien baveuse, bien fraîche, était devant moi. J’y trempis avec délectation ma tartinne bien beurrée. Un pur bonheur. Et une belle découverte, car ce pesto de fanes ce marriait très bien avec les oeufs à la tomate et je suis 100% certain que je vais au moins faire cette omelette une fois par an.

Voici la recette:

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INGREDIENT

Pour le pesto:

  • 10 à 13gr de fanes de carottes fraiches
  • 7 à 8 cl d’huile d’olive
  • 1,5 c.à.s. de noix de cajou (non salés)
  • 0,5 c.à.s. de pignons de pin
  • 1 c.à.c. de cumin
  • 1 pincée de piment d’espelette
  • 2 à 3 c.à.s. de parmesan (au goût)

Puis:

  • Une belle tomate coeur de boeuf
  • sel, poivre
  • 4 tiges de jeunes oignons (le blanc + 10 cm de vert)
  • 4 gros oeufs
  • un peu de lait entier
  • ciboulette

PREPARATION

Faire le pesto: mixer tous les ingrédients ensemble jusqu’à l’obtention d’une pâte semi-épaisse. Réserver au frigo pendant une nuit afin que tous les goûts se marient bien.

Faire fondre une généreuse noix de beurre dans une grande poêle et laisser cuire jusqu’à presque noisette.

Pendant ce temps:

1. Couper les jeunes oignons en rondelles

2. Couper la ciboulette et petits morceaux

3. Mélanger les oeufs, sel, poivre et un peu de lait, bien battre ce mélange

Puis, ajouter les jeunes oignons dans la poêle et laisser cuire quelques minutes.

Ajouter les tomates, coupés en fines rondelles. Salez et poivrez les tomates. Après une minute de cuisson, retournez les délicatement et resalez et repoivrez l’autre face. Laissez cuire 1 minute. Tout celà à feu moyen.

Versez 3/4 du mélange d’oeufs sur les oignons et les tomates et laissez cuire l’ensemble. Bougez de temps en temps la poêle afin que l’omelette n’adhère pas à celle-ci et afin que le jaune puisse bien ce glisser partout.

Quand le jaune du dessus de l’omelette est presque dur, versez le reste des oeufs. Laissez cuire quelques secondes. Versez sur chaque tomate une cuillère à café de pesto et étalez légèrement. Parsemez de ciboulette hachée.

Servez l’omelette encore baveuse mais chaude sur le dessus. A déguster sans modération avec du bon pain beurré.

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Bon Appétit!

J’ai testé: Risotto de fanes de carottes à la scarmoza


RISOTTO AUX FANES DE CAROTTES ET SCARMOZA

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Et oui, encore un test. Depuis que je suis dans la blogosphère, j’ai de plus en plus difficile de réaliser des recettes que j’ai en stock dans mes fardes où que j’ai en tête, tant mes yeux et mon cerveau, sont sollicités par des recettes postées par les cuisiniers et cuisinières des différents blogs que je visite.

Alors, aujourd’hui c’est Tiuscha qui est à l’honneur avec une recette intéressante à différents point de vues:

1. Vu les émeutes de la faim, il devient vraiment assez indécent de jetter trop de nourriture à la poubelle. C’est l’ère de la récupe qui s’annonce. On essaye donc de manger des groins et oreilles de cochon, de mettre les pelures des asperges dans une base de soupe aux asperges, de récupérer le vert des poireaux pour faire un ‘stoemp’ et de récupérer les fanes des radis et des carottes, comme l’a initialisé Tiuscha recemment dans quelques posts. ICI par exemple.

2. Je ne savais pas que les fanes de carottes, celà se mangeait. Après avoir testé, eh oui, ça ce mange. Et même assez bien. Un goût entre le cerfeuil, le persil plat et la coriandre, mais totalement différents des trois.

3. Je ne connaissais pas non plus la scarmoza. C’est un fromage très intéressant. Il fond rapidement, est très crémeux et ne fait pas de fils.

Je n’ai pas beaucoup adapté la recette de Tiuscha: j’ai doublé les quantitées, car pour nous deux, 100gr de riz c’est vraiment trop peu comme plat principal. J’ai remplacé le saké par du mirin, car je n’avais pas de saké et j’ai mis 5cl au lieu de 5ml, car 5ml celà me semblait vraiment très très peu. La prochaine fois j’augmenterai même à 10cl.

Par contre, je n’avais plus de bouillon de poulet maison. J’ai donc pris du bouillon de volaille en cubes. Ce qui a rendu mon risotto beaucoup trop salé, assez limite. Le riz à risotto cuit très lentement et absorbe tout dix fois plus que le ris normal. Il était donc assez gorgé de sel, dommage, car le goût des fanes était amoindri. Prochaine fois j’utiliserai du bouillon maison où du fond de volaille non pré-salé. Ainsi je pourrai doser moi-même le taux de sel.

Je vous mets la recette:

INGREDIENTS (2P)

  • 200GR RIZ ARBORIO
  • 10CL SAKE (A DEFAUT DU MIRIN)
  • 600ML DE BOUILLON DE VOLAILLE (NON SALE)
  • 50GRAMMES DE SCARMOZA
  • FANES DE 12 CAROTTES
  • 2 ECHALOTES
  • HUILE D’OLIVE
  • PIMENT D’ESPELETTE
  • SEL, POIVRE

PREPARATION

Faire revenir les échalotes émincées dans l’huile d’olive.

Ajouter le riz et cuire jusqu’à ce qu’il devienne translucide. Saler et poivrer, mouiller avec le saké et laisser absorber tout le liquide.

Verser le bouillon en 3 où 4 fois jusqu’à ce qu’il soit absorbé entièrement.

A mi-cuisson, ajouter les feuilles de fanes de carottes.

En fin de cuisson, ajouter la scarmoza, rectifier l’assaisonnement, saupoudrer de piment d’Espelette et servir chaud, décoré de feuilles de fanes de carottes et de quelques copeaux de scarmoza.

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Bon Appétit!

J’ai testé: Panna cotta au Limoncello et Lemon Curd

PANNA COTTA AU LIMONCELLO ET LEMON CURD

Tout dabord merci à Mamina d’avoir posté cette recette il y a quelques jours. Déjà un petit temps que je voulais réaliser un lemon curd maison et ici combiné avec un de mes alcohols favorits, le limoncello, c’était trop tentant pour passer à côté. Pour le post de Mamina, allez voir ICI.

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Le résultat au niveau gustatif était très bon. J’ai mangé mon deuxième ce soir. Mais j’ai tout de même un peu loupé mon coup et la présentation est donc en ligne avec le rattage, et vraiment moins réussi que celle de Mamina.

Tout dabord, ma panacotta n’avait pas épaissit assez. Probablement que je n’avais pas prolongé assez la cuisson. J’ai néanmoins récupéré le coup en réchauffant la panacotta une deuxième fois, gélatine y comprise et en rajoutant une quatrième feuille de gélatine dans le mélange.

Mais en faisant celà, le goût du limoncello était naturellement beaucoup moins présent.

Puis, j’avais laissé refroidir la panacotta, mais pas dans les verres de présentation définitifs et comme il était déjà fort tard, j’ai été dormir en oubliant de transvaser la panacotta dans les verres. Donc au matin, j’ai du transvaser la panacotta déjà durcie mais donc difficile pour la présentation.

Comme je n’avais pas de framboises pour la déco, j’ai décoré la panacotta avec un filet de sirop de framboise (il m’en reste encore pas mal de mon dernier dessert du week-end passé).

Personellement j’ai bien apprécié le dessert (mon épouse un peu moins, mais elle n’est pas très désserts en dehors de tout ce qui est au chocolat), mais la prochaine fois, outre les erreurs ‘monumentales’ ci-dessus, je metrais encore un peu moins de lemon curd, car très puissant de goût et celà masquait trop le reste.

Je vous mets la recette 100% fidèle à Mamina. Je ne vois rien a changer.

INGREDIENTS (3-4 verres)

Pour la pana cotta

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  • 20CL DE LAIT FRAIS
  • 30CL DE CREME LIQUIDE
  • 15CL DE LIMONCELLO (LIQUEUR DE CITRON)
  • 80GR DE SUCRE
  • 3-4 FEUILLES DE GELATINE REHYDRATEES
  • 1 SACHET DE SUCRE VANILLE

Pour le lemon curd

  • 140GR DE SUCRE
  • 60GR DE BEURRE
  • 2 OEUFS ENTIERS + 1 JAUNE (IL FAUT DES OEUFS MOYENS)
  • LE JUS DE 3 CITRONS

PREPARATION

Pour la pana cotta: essorer la gélatine. Mettre le lait à bouillir avec le sucre et la vanille, lui ajouter la crème et amener à frémissement. Laisser cuire quelques minutes. Enlever du feu, ajouter le limoncello et incorporez la gélatine essorée. Laisser refroidir avant de mettre soit dans des verrines soit dans des moules en silicone et faire prendre au froid.

Pour le lemon curd: dans une casserole, chauffer le beurre, le sucre et le jus de citron pendant 2 mn. Lorsque le sucre est fondu, ajouter les oeufs battus et remuer sans arrêt pour que le mélange épaississe jusqu’à la consistance d’une crème anglaise. Réservez pour que le curd refroidisse.

Présentez le dessert en deux couches, la deuxième (lemon curd) très finement. Ajoutez sur le dessus par exemple une framboise où un filet de sirop de framboise.

Conseil de Mamina, lu et approuvé: il faut bien sûr plonger la cuillère dans les deux strates citronnées, le imoncello est adouci par le lemon curd.

Bon Appétit!

 

Faut-il saler les steaks avant où après cuisson?

FAUT-IL SALER LES STEAKS AVANT OU APRES CUISSON?

Ce dimanche, comme tous les dimanches, on a encore parlé pas mal de nourriture, de recettes, de produits, ….. A un certain moment il y eut un grand débat au sujet de la salaison de la viande (le steak): moi et mes beaux-parents soutenaient qu’il fallait saler et poivrer, une fois que le steak (où la face du steak) était cuit. Mes parents par contre, soutenaient qu’il valait mieux saler et poivrer avant la cuisson.

Chaqu’un y allait de ces arguments. Les uns allaient chercher le soutien du chef Français Robuchon, les autres les dires du chef Flamand Piet Huysentruyt. A la fin, chaqu’un se réclamait détenteur de la vérité et continuais à dire que le steak cuit de sa manière donnait le plus de goût.

Comme en cuisine, les vérités d’un jour ne sont pas toujours les vérités du lendemain, et que je suis toujours ouvert au changement, surtout quand c’est preuve à l’appui, mon épouse à fureté sur internet aujourd’hui et a trouvé un article très intéressant sur le sujet.

Il s’agit d’une réponse à cette question, écrite par HERVE THIS, physico-chimiste de l’Inra du Laboratoire de chimie des interactions moléculaires. Donc pas n’importe qui pour émettre un avis sur la question.

Voici l’article:

Le monde de la cuisine est divisé : faut-il saler les steaks en début ou en fin de cuisson ? Les adeptes du salage précoce prétendent que cette méthode permet au sel de pénétrer dans la viande. Toutefois, agir de la sorte risque de faire dégorger le steak, affirment d’autres cuisiniers, qui préconisent donc un salage plus tardif. Qui a tort, qui a raison ?

Tout d’abord, essayons de répondre au problème de la pénétration du sel dans le steak. Projetons-nous donc dans la structure intime de la viande. Celle-ci est constituée de cellules vivantes, les fibres musculaires, qui sont, en première approximation, comme des sacs emplis d’eau et de protéines (un peu comme du blanc d’œuf, donc). Ces sacs sont gainés par un tissu fait d’une protéine particulière, nommée collagène. Chauffée dans l’eau, elle finit par s’y dissoudre en formant la gélatine. A priori, pour que le sel entre, il faut donc qu’il y soit poussé. Or, il est difficile d’imaginer un effet physique qui permette une telle prouesse lors de la cuisson. De plus, le sel a la réputation de faire sortir le jus de la viande. Ce dernier risque donc d’emporter le sel avec lui plutôt que de favoriser sa pénétration.

Passons à l’expérimentation plutôt que de continuer nos réflexions trop abstraites. Prenons un steak, que nous divisons en deux parts égales. Cuisons la première moitié avec du sel dès le début et la seconde moitié avec du sel ajouté uniquement en fin de cuisson. Éliminons ensuite la partie superficielle de la viande et goûtons la chair à l’intérieur des steaks. Constat : aucune différence notable ! Des mesures plus précises, réalisées au microscope électronique à balayage, ont en effet montré que le sel n’entre pas à plus de trois millimètres dans les steaks grillés. Trois millimètres ? C’est environ la rugosité de la surface. Autrement dit, le sel qui se dissout dans le jus de la viande en cours de cuisson peut s’immiscer dans les anfractuosités superficielles du steak, mais n’y entre pas.

Dans ce cas, est-il préférable de mettre le sel à la fin pour éviter un dégorgement de la viande ? Avant tout, qu’est-ce qu’un dégorgement? Il s’agit d’un phénomène visible en cuisine quand on fait, par exemple, des cornichons au vinaigre : avant de faire la mise au vinaigre, on les couvre de sel pendant une nuit, dans une passoire. Le lendemain, on observe de l’eau “ tirée ” par le sel, dans le récipient situé sous la passoire. Première conclusion : le dégorgement n’est pas un mythe, et le sel fait bien dégorger les végétaux (on dégorge aussi les aubergines, les champignons trop imbibés d’eau, les concombres…). Quel est l’effet du sel sur la viande ? Retour à l’expérience : prenons de la bavette, un blanc de poulet, une entrecôte, pour savoir si toutes les viandes réagissent de la même façon. Pesons-les.

D’autre part, exagérons l’effet afin qu’il soit bien visible : couvrons les morceaux de viande de sel fin. Puis, armons-nous de patience et soyons attentif. Toutes les trois minutes, sortons les trois morceaux de leur couverture salée et pesons-les à nouveau afin de savoir quelle quantité de jus ils perdent.

Les résultats d’une telle expérience sont clairs. L’entrecôte, dont les fibres musculaires ont été coupées en travers, perd rapidement beaucoup de jus, tout comme le blanc de poulet. En revanche, la bavette, avec ses fibres parallèles à la surface de découpe du morceau, en perd très peu. Les viandes réagissent donc de différentes façons. Conclusion : avant de cuire, pensons à ce que nous cuisons !


Hervé This


Chronique issue du n° 199 de Sciences Ouest

 

Donc, si je comprends bien:

1. Saler et poivrer avant où après, celà ne change pas grand’chose au goût du sel et du poivre présent à l’intérieur de la viande, car le sel et le poivre ne pénètrent que de quelques milimètres dans la viande.

2. Par contre, saler avant fait sortir l’eau de certaines viandes, donc du jus, donc du goût, ce qu’il faut éviter. Le goût passe alors en partie de la viande vers le jus.

Donc,  mieux vaut tout de même saler après cuisson afin de garder du goût dans la viande elle-même.

 

Bien à vous,

Tradition: Coq au Vin

COQ AU VIN

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Je vous l’ai déjà souvent répeté: j’aime les plats traditionels, qui ont réussis à survivre le monde moderne du fast food. Aujourd’hui j’ai remis le coq au vin à l’honneur. Je vous l’avoue, le coq au vin et son cousin le civet de lièvre où de chevreuil, font partie de mes plats favorits.

Ce dimanche je cuisinais pour mes parents et mes beaux-parents ce repas très convivial. Nous étions, enfants compris, 8 à table. Il fallait donc bien deux beaux coqs, pour un total de 2,6kg.

Beau challenge aussi, car mon père répète constamment qu’il n’aime pas du tout les volailles, que ce soit du poulet, de la dinde, du coq, des grenouilles, …. Ceci en raison d’une aversion pour le chipotage, les os dans la sauce et la chair trop sèche de la volaille. Mais je reste, persuadé, surtout après ce repas, qu’il s’agit uniquement de mauvaises expériences par le passé. Il a adoré, et c’est donc déjà une belle victoire en soi.

Dans la nourriture il n’y qu’un grand secret pour arriver à une réussite: la qualité! Ici tout dabord la qualité du coq: des beaux coqs fermiers, plumés à la main et de qualité première: une viande ferme mais tendre, qui ne tombe pas des os dans la sauce, mais qui se détache facilement une fois dans l’assiette. Et ou trouver des bon coqs: faites confiance à votre bon volailler, évitez les volailles vendues en grande surface. Mais il faut un peu de planning et le commander à l’avance. Puis, la préparation en trois fases: marinade, cuisson de la volaille à la poêle et puis cuisson lente dans le vin. Puis les autres ingrédients: utilisez un bon vin pour ce plat. Un mauvais vin vous donnera un mauvais plat. De préférence un vin jeune, d’excellente qualité, corsé en degrés, n’excédant pas cinq ans d’âge. Idem pour les légumes: des bons champignons, de préférence de pleine terre, du lard fumé pas trop salé et pas gorgé d’eau de chez votre bon boucher du coin. Puis la cuisson adaptée de chaque élément: les petits oignons grelots, le lard, les champignons, le coq, …. tout est cuit séparemment, ce qui permet au final que chaque produit garde 100% de son goût spécifique, ce qui fait alors la beauté d’un plat comme le coq au vin. Et puis, répètons le encore, du temps: une nuit de marinade, une heure de cuisson des éléments distincts et une heure et demie de cuisson au vin. Mais si on veut un résultat à la hauteur, il faut passer par tout ces stades.

Puis, important également:

1. Cuisson du coq complèt, y compris carcasse, cous et abats.

2. Dégraissage de la sauce après une heure de cuisson.

3. Première liaison au beurre manié.

4. Deuxième liaison à l’arrow root (depuis que je l’ai découvert, je délaisse la maïzena, l’arrow root ne laissant pas de goût farineux)

5. Troisième liaison, hors feu, au sang de coq.

Les différentes liaisons, ajoutent de la finesse à la sauce et absorbent l’acidité qu’elle pourrait contenir.

Ce fût succulent. Et puis visuelement, une sauce qui allait vers le pourpre-noir avec le contraste du blanc de coq, magnifique dans l’assiette. Dommage que les photos ne rendent pas toujours bien la réalité du moment.

Voici la recette:

INGREDIENTS (8P)

  • 2 COQS (A DEFAUT UN POULET DE GRAIN) FERMIER DE 10 MOIS DE 2,6KG OU DEUX PLUS PETITS POUR LE MEME POIDS TOTAL, COUPE EN MORCEAX, CARCASSE, COUS ET ABATS Y COMPRIS
  • 400 G POITRINE FUMEE (POUR FAIRE LES LARDONS) PAS TROP SALEE
  • 600 G DE CHAMPIGONS DE PARIS DE PLEINE TERRE (ICI J’AVAIS PRIS DE BRUNS)
  • 250 G D’OIGNONS GRELOTS
  • 5 GOUSSES D’AIL
  • 1,5 L DE VIN ROUGE DE CAHORS OU AUTRE VIN ROUGE CORSE ET PARFUME (BOURGOGNE)
  • 20 ML COGNAC OU MARC DE BOURGOGNE (4 A 5 C.A.S.)
  • 15 CL DE BOUILLON DE POULET + UN PEU POUR LA CUISSON DES OIGNONS
  • 4 C.A.S. D’HUILE DE TOURNESOL
  • BEURRE
  • SEL, POIVRE
  • BOUQUET GARNI + THYM, LAURIER ET PERSIL
  • FARINE (1 C.A.S POUR LE BEURRE MANIE ET 3 C.A.S. POUR LA CUISSON DU COQ)
  • 1 CLOU DE GIROFLE
  • 2 CAROTTES
  • 1 GROS OIGNON
  • 2 ECHALOTTES
  • 2 SUCRES + 1 SUCRE POUR LA CUISSON DES OIGNONS
  • 4 C.A.S. ARROW-ROOT + 4 C.A.S. D’EAU
  • JUS DE CITRON
  • 1 C.A.S. D’ESTRAGON
  • UNE RASADE DE VINAIGRE DE VIN ROUGE

LA LIAISON FINALE DE LA SAUCE SE FAIT TRADITIONNELLEMENT AU SANG DE COQ DELAYE DANS UN PEU DE BEURRE FONDU PARFUME AU COGNAC (IL FAUDRA LE COMMANDER A L’AVANCE CHEZ VOTRE VOLAILLER)

PREPARATION

La veille: préparer la marinade:

Versez le coqalé et poivré, dans une casserole d’eau froide et portez à ébullition. Rafraîchissez et égouttez les.

Mettez le coq dans un grand plat, recouvrez avec les différents éléments de la marinade: 5 gousses d’ail entières, un bouquet garni, 2 belles branches de persil, 3 tiges de thym frais, 2 belles feuilles de laurier, 1 gros oignon entier piqué d’un clou de girofle, 2 échalottes émincées, 2 carottes coupées en rondelles, un peu de sel, du poivre moulu et une c.a.c. de poivre noir en grains. Couvrez le tout de 2 bouteilles de vin rouge corsé (j’ai utilisé un Cahors de 2005 (Métairie grande du Théron).

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Laissez mariner au moins 12 heures.

Cuisson des ingrédients

1. Le Coq

Faites chauffer 2 c.à.s. d’huile et 2 c.à.s. de beurre dans une cocotte à fond épais. Faites-y revenir rapidement les différents morceaux du coq. Débuter avec les morceaux de carcasse, de cous et les ailes, puis les cuisses et terminez par les blancs.

Lorsqu’ils sont légèrement dorés sur toutes les faces, ôtez-les de la cocotte et éliminez la moitié de la graisse de cuisson.

Faites un mélange de farine et de poivre.

Remettez les morceaux de cuisses et de blancs dans la poêle et saupoudrez du mélange de farine. Faites brunir un peu plus ces morceaux.

Rajoutez les autres morceaux de coq, salez et poivrez. Mettez sur feu doux. Déglacez au cognac préalablement chauffé et décrochez les sucs de cuisson dans le fond de la poêle. Rahµjoutez les abats.

Versez le vin et 15cl de bouillon de poulet. Ajoutez le bouquet garni, l’ail écrasé, l’oignon émincé, les carottes, les échalottes, le thym, le laurier, le persil.

Portez à ébullition, puis baissez le feu, couvrez et laissez mijoter pendant 1 heure.

2. Les oignons grelots

Si vous utilisez des oignons frais (si surgelé, passez ce passage): épluchez les oignons avec précaution, sans entamer leur base, afin d’éviter qu’ils s’effeuilent. Avec un couteau pointu, faire une croix en profondeur en enfonçant la pointe dans la base des oignons, ainsi, par cette fente, le liquide de cuisson pourra pénétrer jusqu’au coeur des oignons et la cuisson sera facilitée.

Dans une petite casserole épaisse où les oignons devront se trouver un peu entassés, les faire sauter dans le beurre. Les laisser jaunir et prendre une certaine transparence, en ajoutant un peu de beurre si nécessaire pour qu’ils ne se colorent pas trop vite. Verser le bouillon de poulet de façon que les oignons soient à peine couverts (moins si il s’agit de surgelés). Saler et poivrer.

Laisser mijoter à couvert pendant 20 minutes (moins si il s’agit de surgelés) environ en ajoutant le sucre à la fin de la cuisson. Le point de cuisson correspond à la réduction du liquide à glace.

Retirer la casserole du feu dès que la consistance sirupeuse sera atteinte. Réservez.

3. Le lard

Découpez la poitrine fumée en lardons. Faites les revenir dans un tout petit peu de beurre et d’huile très peu, le lard étant déjà gras). Faites les cuire, sans les bruler. Rajoutez à la fin, pendant quelques minutes, les oignons grelots. Salez et poivrez. Réservez le tout.

4. Les champignons

Rincez les champignons, puis coupez leurs pieds. Gardez les têtes entières où si elles sont trop grosses, coupés les en 2 voir en 4.

Mettez les dans la même poêle que celle utilisée pour la cuisson des lardons, rajoutez un peu de jus de citron et faites les mijoter jusqu’à évaporation complète du liquide. Salez et poivrez.

Cuisson finale

Après une heure de cuisson, enlevez la viande et filtrez la sauce au tamis. Ne gardez donc pas les oignons, carottes, thym, bouquet garni, …. Réservez la viande sous du papier alu. Laissez refroidir légèrement la sauce. Quand la sauce est refroidie, dégraisser la surface (enlever le maximum de graisse).

Puis, rajoutez dans la sauce, les morceaux de coq, les champigons, les lardons et les oignons grelots.

Remettez le tout sur le feu et laisser cuire 30 minutes à feu doux. Ajoutez après 15 minutes, les morceaux de sucre.

Otez à nouveau les différents éléments du plat (viande, légumes) et rectifiez l’assaisonnement.

Faites un beurre manié avec la farine et le beurre et rajoutez le en petits morceaux dans la sauce, ceci en tournant dedans avec un fouet.

Puis, faites de même avec les 4 c.à.s. d’arrow root + 4 c.a.s. d’eau.

Laissez quelque peu épaissir la sauce, rectifiez l’assaisonnement en sel mais surtout en poivre. Ajouter l’estragon et un rien de vinaigre de vin rouge pour apporter de la fraîcheur.

Quand la consistance voulue de la sauce est presque atteinte, remettez les morceaux de viande, lardons, oignons et champignons. Laissez bouillonner encore 5 minutes.

Otez du feu et hors feu, rajoutez le mélange sang-beurre-cognac. Attention, la sauce ne peut plus cuire du tout, car le sang se coagulerait.

Mettez la viande et les garnitures dans un plat, versez dessus la sauce et saupoudrez de persil.

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Accord Vin:

Un grand bourgogne, Côte du Rhône, Chambertin, Gevrey-Chambertin ou Monthelie, Julienas, Fleurie, Brouilly, Gigondas, Vaqueras, Bourgeuil, Chinon servi à 15-16°.

Aujourd’hui nous avons dégusté ce plat exquis avec les deux vins suivants:

– Côtes du Rhône, Château du Vieux Moulin 2000 de chez Catherine Madeleine

– Gigondas Domaine du Pesquier 2003 (vendange manuelle, Grenache-Syrah-Mourvèdre, ni collé, ni filtré)

Le deuxième vin convenait le mieux au plat. Contrairement au vin utilisé pour la confection du plat, qui doit être de préférence jeune car il laissera plus de goût dans la sauce, il faut préférer un vin plus mature pour accompanger le plat. Comme il s’agit de viande blanche et que celle-ci est un peu plus sèche au niveau de la structure, il faut préférer un vin avec moins de jeune acidité et très sur le fruit, comme par exemple un bon grenache (Rhône/Languedoc).

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Bon Appétit!

 

 

 

 

 

 

 

PRODUITS : MEILLEUR VIN BELGE 2008

PRODUITS : MEILLEUR VIN BELGE 2008 

Nous sommes concients que notre pays n’est pas encore au même niveau en ce qui concerne la production de vin, que les voisins français par exemple, ni en quantité, ni en qualité. Néanmoins, certains vignerons belges, réussisent a nous sortir de vins très bons, ceci malgré un climat pas toujours favorable. Mais vu le réchauffement climatique, il y a peut être encore un avenir pour les quelques vignobles belges. Si vous souhaitez un vue un peu plus large sur les vignobles belges, allez rendre une visite chez Sandrine ici. Cette année, l’Association des Sommeliers Professionnels Flamands, a décrété le vin rouge VIDAIGNE 2006 de Herman Schotte (69 ans), vigneron du Heuvelland, comme vin belge de l’année 2008. Le vin a été choisi parmi les vins de +- 70 producteurs. Il avait déjà été classé 10e en 2007 avec la cuvée 2005. L’histoire de ce vigneron est assez sympa. Il s’agit d’un pédiatre à la retraite, qui un beau jour, c’est lancé dans la vigne. Il cultive environ 1000 pieds de vigne à Westouter. Ce pédiatre voulait ‘faire quelque chose’ après sa pension. Avec sa devise : ‘tout le monde peut faire du vin, mais il faut traiter ces raisins comme ces enfants’, il est arrivé à faire un vin d’une grande qualité. Il avait un petit terrain, hérité des parents, et un beau jour son fils lui demandais (comme il était assez amateur de bons vins) pourquoi il ne se lancerait pas dans la production de son propre vin. Herman a bien rigolé avec cette idée et ni lui, ni sa femme y croyaient. Ils en parlaient même en rigolant avec des amis. Mais à leur plus grand étonnement, ils le mettent immédiatemment en contact avec un vigneron allemand, qui leur assure que cela est possible, même en Belgique. Mais avec le bon raisin, adapté au climat et au sol belge : le raisin Regent. Schotte était un vrai autodidacte jusqu’à ce jour : il engloutissait des dizaines de livres et ses études de médecin lui donnèrent une longueur d’avance au niveau de la chemie (ph-métrie, taux de sucre, …) et de la connaissance du matériel (pipettes, microscope). La médecine lui aprit aussi que l’observation est cruciale dans ce métier de vigneron. C’est également ainsi qu’il progressait dans son nouveau métier : chaque crevasse dans le sol, chaque tache sur un raisin, tout était consigné dans des carnets. Et dans les livres encore, Schotte cherchait à chaque fois une sollution, un remède : un peu plus d’ombre, un rajoute en magnésium, …. Un autre chance : les terres de Schotte, quelques 30 ares, semblent être d’un mélange idéal d’argile, de sable et d’alun. En plus ces terres sont en légère pente. Les pieds ne sont donc jamais dans l’ombre les uns des autres, et le surplus d’eau s’écoule bien. Les pieds de vigne de raisins blancs, qu’il avait acheté, s’y plaisaient bien. Mais même les raisins rouges florissaient. Il cultive, outre le Regent, également le Riesling (vin Johanniter), le muscat (vin Muscaris), le sauvignon (vin Phoenix), le cabernet sauvignon (vin Cabernet Cortis) et le Macon (vin blanc Solaris). Si vous voulez en goûter, il faudra attendre, car les 600 bouteilles du Vidaigne Regent 2006 sont déjà depuis longtemps vendues. Fiona Morisson (une Master of Wine brittanique) a classé son vin dans le top 10 des vins prometeurs du Benelux.  Il est disonible dans quelques restaurants étoilés de Belgique : Dôme à Anvers, ‘Convent à Reninge. Mais cela reste pour lui un chouette hobby, il n’y aura donc pas de développement excessif du vignoble. Bien à vous,

PRODUITS : LES FROMAGES BIO DE ‘T DISCHHOF

PRODUITS : LES FROMAGES BIO DE ‘T DISSCHHOF

Il y a peu, je me suis trouvé en contact des fromages bio de « ‘t Dischhof’, producteurs de différentes fromages, situé à Keiem en Belgique. Voici les données complètes : Dodepaardenstraat 58, 8600 Keiem, Tel. 051/50.12.04, Fax. 051/51.15.61, info@dischhof.be, www.dischhof.be. Situé dans les environ de Diksmuide. La rencontre eu lieu lors de la conférence Slow Food à Bruxelles de Carlo Petrini, fondateur du mouvement. Avant la conférence en elle même, nous avons pu déguster et acheter différents produits de production artisanale, dont la gamme des fromages de Keiem. La production est 100% bio depuis 1986, donc sans utilisation de pesticides et d’engrais chimiques. En 2000, afin d’augmenter la production, le Dischhof c’est associé avec le ‘t Vier Uitersten Hof’ et les vaches broutent maintenant sur les prés de treffles de ce dernier.  Tous leurs fromages sont réalisés à partir de LAIT CRU, ceci en respectant toutes les normes d’hygiëne. Ceci est une très bonne chose, car dans le lait cru, les enzymes restent intactes et ainsi le murissement natural donne un goût plus riche avec beaucoup plus d’aromes. Les structures albumineuses dans les fromages au lait cru sont immédiatemment exploitables par le corp humain. L’albumine chauffée est quand a elle mutiliée et plûtot un poids pour l’organisme. Ceci est également valable pour les matières grasses, car dans les fromages au lait cru, elles sont plus facile à digérer et fournissent immédiatemment de l’énergie. Les graisses brûlées par contre, sont moins vite assimilées et sont une surcharge pour le cœur et la circulation sanguine. Tous leurs fromages sont également faits au SEL DE MER. Celui-ci est plus équilibré dans sa composition que le sel de cuisine raffiné. Il est moins agressif sur la pression sanguine et contient des minéraux importants tel que le magnesium, l’iodium, … Un troisième avantage de leurs fromages : ce sont des fromages végétariens, car réalisés avec de la PRESURE MICROBIENNE. Leur produits (les noms sont en néerlandais naturellement) : 

DE KEIEMSE WITTEN -> Un fromage a pate blanche et molle, du type Brie belge. Le goût est frais et légèrement suret. Il se présente sous forme de tarte de 1,6kg où en petites boules de 600gr. Il est fabriqué à partir de lait de vache frais du jour, écrémé pour un quart, ce qui lui donne un taux de matière grasse que de 39%.

  Il existe en version salée et en version non-salée, ainsi que dans 3 version aux herbes :          Herbes du jardin, petits oignons et persil         Ciboulette, ail, poivre         Herbes piquantes : ail, oignon, céleri, gingembre, raifort, paprika, persil et ciboulette HET KEIEMS BLOEMPJE -> un fromage très doux et fleuri, très léger de goût et avec très peu de sel. Fabriqué à partir de lait de vache, frais et entier, il a un taux de graisse de 49+%.  Ici également, une variante aux herbes (ciboulette, ail, persil) existe. 

Disponible en petit fromage, ainsi qu’en 1,5Kg.

  DE KEIEMNAER -> Un fromage typiquement belge, type fromage d’abbaye. Egalement fabrique à partir de lait entier frais et à 49+% de matière grasse. Disponible en boules de 3,5kg où des petits de 1kg. 

Une variante existe aux herbes, avec les orties, le basilic et l’ail en premier rôle, et la ciboulette et le persil comme figurants.

  

DE KEIEMTALER -> Un fromage doux à trous, très savoureux et crémeux, avec un arrière goût de noix.

Ils ont également les keiemnaer en 20% MG et avec moins de sel, pour les personnes qui ont des problèmes de cholestérol (en nature, avec herbes (ortille, oignon, céleri, ciboulette, persil) et avec herbes (paprika, persil, ail, oignon, poivre et curry)).

 Ils fabriquent également de la Crème à la glace, sans sucre ajouté avec des produits 100% bio : aussi bien le lait écrémé, la crème, le miel, le sirop de malt, la poudre de lait écrémé, la vanille naturelle, le chocolat. Et puis bien sur, du beurre de ferme au lait cru en 205gr  Je n’ai jusqu’à présent acheté que le fromage ‘Het Keiems Bloempje’, mais vu la qualité de ce produit, je passerai certainement par là quand je suis dans le coin. 

Et je leur souhaite bon vent dans la continuation de ce beau projet de fromages bio.

Pour trouver quelques adresses en Belgique où vous pouvez trouver ces fromages, ainsi que les autres fromages Belges, surfez sur www.cheese-madeinbelgium.be        

 

Escargots à la Bourguignone

ESCARGOTS A LA BOURGUIGNONE

Je ne pouvais pas laisser les escargots sans vous poster la recette des escargots à la Bourguignone, dont ma recette d’hier s’inspirait largement. Le beurre d’escargots dans cette recette originelle est légèrement différent de celui utilisé dans la recette d’hier.

La photo ci-dessous n’est pas à moi, mais elle illustre bien la recette.

Encore un petit conseil: en grande surface vous trouverez un tas de plats d’escargots à la Bourguignone, déjà préparés. Evitez de les acheter car la plupart du temps il s’agit d’escargots d’Asie (achatines), qui n’ont aucun goût et la composition du beurre est souvent plus que douteuse.

INGREDIENTS (4P)

  • Escargots de Bourgogne/Petit Gris Maxima (24 grands/48 petits)
  • Autant de coquilles vides d’escargots (de Bourgogne) que d’escargots
  • 300gr de beurre mou
  • 30gr d’échalottes (poids pelé)
  • 15gr de gousses d’ail pelées (poids pelé) : une gousse d’ail fait généralement entre 1 et 3gr
  • 1 petit bouquet de persil plat (uniquement les feuilles)
  • sel et poivre du moulin
  • 4 c.à.s. d’huile
  • 1 jus de citron (facultatif)

PREPARATION

Préchauffez le four à 210°C. Placez les gousses d’ail non pelées et arrosées d’huile dans un plat et enfournez pour 20 minutes.

Pressez les gousses d’ail cuites pour extraire la pulpe. Mixez-les avec le persil émincé, le beurre mou, sel, poivre et échalottes émincées très finement, jusqu’à obtention d’une consistance homogène.

Faites-le alors se raffermir un peu au frais.

Versez les escargots dans une passoire. Egouttez-les.

Préchauffez le four à 240°C.

Garnissez les coquilles d’un peu de beurre (pousser le le plus loin possible dans la coquille) et d’un escargot (bien le pousser dans le fond), puis remplissez de beurre. L’escargot est maintenant bien coincé entre deux couches de beurre d’escargot.

Rangez-les dans des plats alvéolés. Passez 5 minutes au four. Le beurre doit grésiller. C’est le moment de servir.

Si vous n’avez pas de plats alvéolés, étalez une épaisse couche de gros sel dans un plat ou la lèchefrite. Calez-y fermement les coquilles farcies, pour que le beurre ne s’écoule pas en cuisant.

VARIANTE

Si vous ne disposez pas de coquilles vides, vous pouvez utiliser des grands champignons:

Faites le beurre d’escargots comme ci-dessus.

Epluchez et lavez les champignons. Séparez les têtes des pieds. Hachez ces derniers.

Laissez fondre la moitié de ce beurre d’escargots dans une poêle et faites-y dorer les têtes des champignons sur feu vif, puis laissez les cuire encore 5 minutes sur feu doux.

Sortez-les et gardez-les au chaud.

Cuisez 5 minutes les pieds hachés dans le reste de beurre. Mélangez avec les escargots égouttés, laissez chauffer un court instant, puis répartissez-les dans les chapeaux et servez très chaud.

Le meilleur accompagnement : un bon morceau de pain où de baguette.

Servez-les avec des petites fourchettes spéciales pour escargots.

Accord Vin:

  • Idéal: Bourgogne Aligoté 100% chardonnay à 8-10°C

 

  • Petit-Chablis
  • Saint-Véran
  • Mâcon
  • Côtes du Rhone
  • En rouge, un Cotes du Rhone où un Cabernet de Bulgarie p.e.

 

 

 

 

Rattes grillées aux escargots petit-gris maxima, crème de beurre d’escargots, sirop de vin rouge, champignons et trompettes de la mort en friture

RATTES GRILLEES AUX ESCARGOTS PETIT-GRIS MAXIMA, CREME DE BEURRE D’ESCARGOTS, SIROP DE VIN ROUGE, CHAMPIGNONS ET TROMPETTES DE LA MORT EN FRITURE

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Que faire quand on a des restes d’escargots petit gris (mon collègues m’avait apporté un pot de 48 en me disant que même si je n’avais besoin que de 24, je trouverai bien quoi faire avec le reste, eh bien Vincent, c’est trouvé), un reste de trompettes de la mort (que j’avais oublié d’utiliser ce week-end dans un plat), des restes de champignons de Paris, de persil plat???????????????

Eh ben, on fait une recette avec comme base le beurre d’escargots voyons!

Ma recette de base (pommes de terre grillées aux escargots de bourgogne) je la tiens d’un magazine, mais je ne sais plus très bien lequel, car avant le blog je découpais les recettes sans garder vraiment les sources. Puis, le beurre d’escargots, je connaissais déjà. Les trompettes de la mort en friture me venaient de ma recette de dimanche passé et puis j’ai simplement rajoute des champignons de Paris, cuits au beurre d’escargots.

Et madame, grande fan des Petits Gris au beurre d’escargots, a aimé et approuvé. Je peux donc publié. 🙂

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INGREDIENTS (pour 2 en plat principal)

Pour le beurre d’escargots

  • 150GR BEURRE
  • 1 BELLE ECHALOTTE
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • UN BOUQUET ENTIER DE PERSIL (JUSTE LES FEUILLES)
  • SEL, POIVRE DU MOULIN

Pour le reste de la recette

  • 24 ESCARGOTS PETIT GRIS MAXIMA
  • 2 POMMES DE TERRE RATTE ASSEZ GRANDES ET LONGUES
  • 30GR BEURRE
  • 50GR BEURRE D’ESCARGOTS
  • 80GR DE CREME FLEURETTE (LIQUIDE)
  • MELANGE DE BRINS DE CIBOULETTE, PERSIL PLAT, ANETH ET CERFEUIL
  • 25CL VIN ROUGE
  • 25GR ECHALOTES
  • 3CL DE JUS DE VEAU OU FOND DE VEAU
  • UNE PINCEE DE SUCRE
  • SEL, POIVRE

1. Faire le beurre d’escargots: Laissez  ramollir le beurre à température ambiante. Mélangez le avec l’échalotte, l’ail, le persil (émincé finement), le sel et le poivre. Eventuellement passer un court instant dans le mixeur. Réservez au frigo.

2. Faire le sirop de vin rouge: Epluchez et émincez les échalotes. Dans une casserole, disposer les échalotes avec le vin rouge. Portez à ébullition, réduire de moitié et ajouter le jus de veau. Rajouter une bonne pincée de sucre. Laisser à nouveau réduire jusqu’à l’état sirupeux (garder toujours les échalotes dedans). Vérifier l’assaisonnement et réserver.

3. Cuire les pommes de terre : cuire à l’eau salée les pommes de terre avec la peau. Les égoutter et les réserver.

4. Faire les champignons: faites fondre 25gr de beurre d’escargots dans une poêle et faites y revenir les champignons de Paris coupés en 4. Assaisonnez de poivre et de sel et réservez.

5. Finalisation:

Faites chauffer les assiettes dans le four.

Couper les pommes de terre en tranches de 1/2 cm d’épaisseur. Dans une poêle antiadhésive, faire colorer les tranches de pommes de terre sur une seule face.

Assaisonner les escargots. Dans une poêle antiadhésive, faire chauffer 15gr de beurre et y faire sauter les escargots. Ranger soigneusement les escargots sur les pommes de terre.

Réchauffez les champignons. Réchauffez le sirop de vin rouge.

Faire la sauce: versez la crème dans une casserole, porter à ébullition. Incorporer petit à petit le beurre d’escargot tout en fouettant. Vérifier l’assaisonnement.

Faites frire pendant 30 secondes les trompettes de la mort à la friture.

Napper les escargots de la sauce au beurre d’escargot et disposer autour un cordon de sauce aux échalotes. Décorez l’assiette de trompettes de la mort, champignons de Paris et le mélange de brins d’herbe. Passez légèrement avec le moulin à poivre et la fleur de sel.

Bon Appétit!

Accord vin: je verai bien un bon Bourgogne alligoté avec ce plat.

 

 

 

Gratin de courgettes à la feta

GRATIN DE COURGETTES A LA FETA

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22 h 30. Enfin le temps de poster la recette du jour. Eh oui, en plus de la cuisine, il y a maintenant le fils et sa lunette astronomique. Il voulait absolument voir aujourd’hui Saturne et l’étoile Regulus.

Depuis plusieurs jours, ma petite femme chérie (il faut savoir qu’elle lit de temps en temps mes tribulations) avait une envie folle de feta et me réclamait un gratin courgettes-feta.

Et quand femme propose, homme dispose. Donc ce soir gratin Grècque. Celà va finir par devenir une habitude, manger Grecq. Il faut dire, que leur cuisine, toute en simplicité, est très bonne.

Dans mes livres de cuisine je n’ai rien trouvé, ni dans mes fardes de recettes ‘to do’. Je me suis donc tourné vers les sites et blogs de cuisine et j’ai trouvé une bonne base de travail sur ‘Marmiton’ ainsi que la même recette sur ‘Torchons et Serviettes’. Mais j’ai un peu adapté à mon goût et au niveau des temps et modes de cuisson.

Important pour cette recette est la qualité des ingrédients et surtout la qualité de la feta. Il en faut une assez sèche, bien dosée en sel, pas une saturée d’eau et de sel.

Moi, je l’ai mangé sans accompagnement aucun. Mon épouse, il lui faut son morceau de viande où de poisson. Elle c’est donc fait des petites manchettes d’agneau à l’huile d’olive d’ail.

Voici la recette adaptée:

INGREDIENTS

  • 1KG DE PETITES COURGETTES (SANS TROP DE PEPINS)
  • 500GR DE TOMATES PELEES ENTIERES AU NATUREL
  • 150GR DE FETA
  • 2 GOUSSES D’AIL
  • 1 OIGNON MOYEN
  • 4 C.A.S. CREME FRAICHE EPAISSE
  • 20CL LAIT ENTIER
  • 2 OEUFS ENTIERS
  • 2 C.A.S. HUILE D’OLIVE
  • ORIGAN
  • SEL, POIVRE

PREPARATION

Lavez les courgettes, puis coupez-les (sans les peler) en rondelles. Faites-les cuire 5 minutes à l’eau bouillante salée. Egouttez-les pendant au moins 10 minutes dans une passoire. A ce stade, ils doivent encore être un peu croquantes.

Afin d’enlever le maximum d’eau des courgettes, faites-les revenir sur feu très doux dans une poêle, sans ajout de matière grasse, juste le temps de sècher un peu. Il faut éviter de trop sècher et de colorer. Réservez-les.

Hachez l’oignon et le faire revenir à la poêle antiadhésive dans de l’huile d’olive bien chaude. Ajoutez-y les tomates et l’ail haché. Salez et poivrez. Rajoutez une bonne cuillère d’origan. Laissez compoter pendant 20 minutes.

Préchauffez le four à 210°C.

Râpez la feta en une grosse chapelure. Huilez un moule à gratin, disposez y les rondelles de courgettes. Salez légèrement, poivrez et rajoutez une demi cuillère à soupe d’origan. Ajoutez au-dessus la compotée de tomates.

Fouettez les oeufs, la crème, le lait, salez un peu, poivrez, versez sur les légumes, et éparpillez dessus la feta.

Saupoudrez d’origan, puis faites cuire 15 minutes à 180°C et gratinez à 200°C pendant 5 minutes.

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Bon Appétit!

Iles flottantes à la Gueuze Framboise Lindemans, sirop à la Framboise

ILES FLOTTANTES A LA GUEUZE FRAMBOISE LINDEMANS, SIROP A LA FRAMBOISE

Cette recette, je l’ai puisée sur le blog de Philou, blog assez inépuisable en bonnes recettes. Je cherchais un dessert de mon terroir (Bruxelles-Brabant), et également un dessert assez frais pour suivre mon plat assez lourd de ris de veau et autres abats. Il devait être très frais, car suivi après par un morceau de Stilton comme final.

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J’ai immédiatemment craqué pour ce dessert. Les slow-foodiens ne m’en voudront pas j’espère d’avoir craqué pour les framboises avant d’en avoir de saison et du terroir Belge.

Je n’avais jamais fait d’iles flottantes, jamais non-plus de sirop de frambois, ni de crème anglo-bruxelloise à la framboise. Une chose est certaine, ce ne serra pas la dernière fois, pour auqu’un des trois éléments. C’était un régal!

Le crème anglo-bruxelloise et le sirop peuvent être faits la veille. Les îles flottantes peuvent également être réalisés le jour même, au matin par exemple. Ainsi vous aurez un dessert vite préparé lorsque vous avez des invités.

Je vous mets exactement la même recette que celle postée par Philou, car je n’y ai rien changé (sauf les quantitées, car nous étions 6):

Marché pour 6 personnes

Pour la crème anglo-bruxelloise à la gueuze
1 bouteille de gueuze framboise LINDEMANS
8 jaunes d’oeufs
120 gr de sucre semoule
3 sachets de sucre vanillé
15 cl de crème fraîche

Dans un saladier, fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre semoule et le sucre vanillé. Les jaunes doivent blanchir, mousser et doubler de volume. Placer le saladier dans un bain-marie frémissant. Verser 1 bouteille de bière tout en continuant à fouetter. Cuire comme une crème anglaise (attention le mélange ne peut absolument pas bouillir). Lorsque le mélange nappe la cuillère, retirer du feu. Laisser légèrement refroidir et ajouter la crème liquide.

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Pour les îles flottantes
6 blancs d’oeufs
60 gr de sucre semoule
2 sachets de sucre vanille
1 pincée de sel
1 filet de jus de citron

Commencer à battre les blancs d’oeufs avec une pincée de sel et un filet de jus de citron.
Petite astuce : Si vous utilisez un batteur électrique, toujours commencer par une vitesse lente et augmenter la vitesse au fur et à mesure que les oeufs montent en neige.
Lorsque les oeufs sont bien montés en neige, incorporer les sucres tout en continuant à fouetter.

Porter une marmite d’eau à ébullition. Diminuer le feu et laisser frémir. Confectionner des quenelles de meringue à l’aide de deux cuillères et les pocher 3 min. Les égoutter délicatement et les poser sur un linge sec.

Pour le sirop de framboise
3 dl de gueuze framboise
1,5 dl de jus d’orange
375 gr de sucre semoule
150 gr de framboises

Mettre à chauffer les divers ingrédients et laisser réduire jusqu’à consistance d’un sirop.
Tamiser sans presser avec que le sirop ne se trouble pas

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Dressage
Dans une assiette creuse, verser la crème de gueuze framboise. Déposer dessus deux îles flottantes et terminer par quelques filets de sirop.

En saison, garnir avec les framboises fraîches et de la menthe

Bon Appétit!

ACCORD VIN:

Je souhaitais trouver un bon Tokaij Hongrois pour accompagner ce dessert, un de 5 putunjos. Mais ici également, pas de chance, je n’en trouvais pas un qui me convenais.

Il me fallait alors me rabattre sur une autre proposition et trouver un vin qui pouvait se marier aussi bien avec ce dessert très framboise, qu’avec le fromage Stilton qui suivit. Il est vrai, que j’aurais pu donner une bière Gueuze avec le dessert et un Tawny avec le fromage, mais je voulais rester dans le vin.

J’ai trouvé chemise à mon pantalon avec un excellent Weissburgunder (Pinot Blanc) Autrichien, Heidi Schrock, 2006.

Quelques mots tout de même sur cette dame viticultrice:

Le vignoble d’une de plus étonnantes femmes productrice de vin autrichien, est itué en plein dans le centre du Burgenland, sur les flancs sablonneux de la Neusiedlersee (à la croisée de l’orient et de l’occident), dans la petit ville de Rust.

D’un tempérament modeste mais d’une classe internationale et d’une grande énergie, Heidi Schrock a reprs le domaine familial de 8 hectares en 1983. Les vignobles sont parmi les mieux situés sur des terres grasses et sablonneuses (haut niveau de calcaire), et jouissentd ‘un climat doux et humide de la région du lac (dont les brumes facilitent l’apparition de la pourriture noble).

Dans les années exceptionnelles, 3 à 4 fois par décennie, se produit la magie de la pourriture noble (Botitris Cinerea) pour produire le fameux Ausbruck. Ceux de Heidi sont d’une finesse et d’un équilibre irréprochable.

Heidi est aussi à la base d’une association de 11 femmes viticultrices: "11 femmes et leurs vins".

En 2003 elle est citée comme ‘viticulteur de l’année’ par le magazine autrichien ‘Falstaff’.

Son Weisburgunder était excellent.

 

Bloedpanch et pommes caramélisées au sirop de Liège et balsamique

BLOEDPANCH ET POMMES CARAMELISEES AU SIROP DE LIEGE ET BALSAMIQUE

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Après le Potage Germiny, place à cette entrée très terroir avec notre bonne bloedpanch de Bruxelles.

Alors, ai-je trouvé la vraie bloedpanch d’origine. Réponse: oui et non. J’ai trouvé de la très bonne bloedpanch sur mon marché de Jette chez ‘Ketje’, mais comme partout ailleurs, point de boyau de boeuf pour tenir la farce, mais un boyau en plastique. Pour le reste, super: de vrai sang de porc, de la graisse de porc, de la farine de sarrasin, du sucre, du gras de tête de porc….. tous les ingrédients y étaient. Selon le vendeur, c’est un collègues qui le fait artisanalement. Mais j’ai tout de même un doute qu’il ne s’agit pas d’une petite production locale, mais que ce fabricant fournit beaucoup de boucheries Bruxelloises.

Je penses que la vraie bloedpanch en boyau de boeuf n’existe tout simplement plus. Même la confrérie de la Bloempanch ne m’a pas pu aider. Elle m’avait envoyé vers leur boucherie habituelle à Schaarbeek (Bruxelles), mais là, de un, c’était également la même bloedpanch qu’ailleurs et de deux, ils n’en avaient plus assez en stock. Donc, si quelqu’un connais un artisan, un paysan, …  qui réalise encore sa bloedpanch lui-même, je suis très très intéressé!!!!!!

N’empêche, que à l’avis unanime, le plat était succulent. J’ai refait ce plat en 2025 en utilisant une conserve de boudin basque, c’était excellent aussi.

INGREDIENTS

  • 6 BELLES TRANCHES DE BLOEDPANCH (1 CM D’EPAISSEUR
  • 2 A 3 BELLES GROSSES POMMES (JONAGOLD PAR EXEMPLE)
  • 2 BELLES C A S DE SIROP DE LIEGE
  • 4 CA S VINAIGRE BALSAMIQUE
  • 50 G BEURRE
  • CANELLE, POIVRE NOIR DE TELICHERRY
  • QUELQUES FEUILLES DE SAUGE (FACULTATIF)

PREPARATION

Préchauffer le four à 180°C.

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Peler les pommes, les couper en quarts, enlever les pépins et la partie du trognon. Puis, les couper en tranches épaisses (3 à 4 max par quart).

Cuire les tranches de pommes légèrement dans du beurre chaud à la poêle. Légèrement poivrer et ajouter un peu de cannelle. Puis, les faire caraméliser dans le sirop de Liège. Réserver les pommes, ainsi que le sirop.

Dans une autre poêle, faire griller les tranches de bloedpanch des deux côtés dans du beurre chaud. Après quelques minutes, réserver.

Mettre dans des petits caquelons, à chaque fois une tranche de bloedpanch, puis (éventuellement en rosace) les pommes. Terminer avec le sirop de Liège, récupéré dans la poêle.

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Laisser quelques minutes au four afin que les différents goût s’homogénéisent et que la caramélisation se poursuit quelque peu.

Sortir les caquelons du four et verser dessus le vinaigre balsamique.

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Décorer éventuellement de quelques feuilles de sauge, préalablement frits dans une poêle avec un peu d’huile d’olive.

Un visuel de la version 2025 avec le boudin Corse :

ACCORD VIN :

J’étais tout d’abord parti sur un conseil de Sandrine (http://vinsetgourmandises.skynetblogs.be/), qui me proposait notamment un Santenay. Mais après visite de 3 négociants en vin et autant de supermarchés différents, je n’en trouvais pas. Mais comme le hasard fait parfois bien les choses, je découvris lors de la conférence Slow Food avec Carlo Petrini, un petit producteur bio de Silly qui crée des superbes vins de fruits (coings, griottes, fraises, …), dont un vin de pommes terrible. Je n’ai malheureusement pas noté son adresse, car je voudrais en racheter, tellement que c’était bon. Ce vin, tout de même assez alcoolisé, peut parfaitement être donné comme apéritif où s’allier avec certains desserts.

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Le mariage avec le plat à base notamment de pommes et de sirop de Liège, était très réussi.

Bon Appétit!

Potage Germiny aux petits gris de Namur, tuile au Parmesan


POTAGE GERMINY AUX PETITS GRIS DE NAMUR, TUILE AU PARMESAN

Les invités sont rentrés chez eux, les cadavres de bouteilles de vin sont prêts à être jettés aux ordures, la vaiselle déjà lavée mais pas encore rangée, s’empile dans la cuisine et un lave-vaiselle continue à éffacer les dernières traces de ce copieux diner du dimanche 13/04/2008.

Je me remets de mes émotions et aussi un peu du vin, et je retrouve, après une brève abscence, mon blog et les vôtres. Tout dabord les recettes et photos de ce dimanche, plus tard j’essayerai de rattrapper mon retard de passage sur vos blogs respectifs.

On débute donc par le potage:

Ci-dessous, mon assiette très gourmande (j’avais récupéré les escargots de ma grand-mère, car elle n’aime pas les escargots, mais moi oui!).

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Mon épouse, n’aime pas trop les potages et surtout pas les soupes. Moi, oui. Donc je suis parfois un peu vu dans cette affaire. De temps en temps je ne tiens pas et il me faut ma bonne sousoupe, mon beau petit potage, mon velouté adoré, mon consomé, bref il me faut de temps en temps du manger liquide.

Parmi les potages qu’elle aime tout de même, la soupe à l’oseille, qu’elle fait simplement avec de la crème.

D’où l’idée de proposer ce dimanche à mes convives, le célèbre Potage Germiny, qui est à base d’oseille. Elle devrait aimé, me suis dis-je, et effectivement elle, ainsi que les autres, ont aimé.

Il est ainsi nommé en l’honneur d’un gourmet qui fut gouverneur de la Banque de France au XIX siècle, le Comte de Germiny.

Ce potage doit être, de préférence, préparé avec des feuilles d’oseille jeunes, bien fraîches et tendres.

Voici la recette du potage Germiny, légèrement adapté, avec la rajoute de quelques petits gris de Namur (escargots) et des tuiles de parmesan comme accompagnement.

Les petits gris, utilisés dans cette recette, proviennent de l’Escargotière de Warnant (Eric Frolli, Rue de la Gare 2, 5537 Warnant, Belgique). Un bon vent (lisez, un bon collègue) les a amené jusqu’à moi. Il s’agit de petit-gris Maxima, précuits au court-bouillon, ceci sans colorants ni aditifs.

INGREDIENTS (6P)

  • 250GR D’OSEILLE FRAICHE
  • 70GR DE BEURRE (30+40)
  • 1L FOND BLANC DE VOLAILLE
  • 6 JAUNES D’OEUFS
  • 250GR CREME EPAISSE
  • SEL, POIVRE
  • 1 C.A.S. PLUCHES DE CERFEUIL, FINEMENT CISELE

 

  • 24 PETITS GRIS DE NAMUR
  • 100GR DE PARMESAN RAPE
  • 1 C.A.C. FARINE

PREPARATION

Faire les tuiles de parmesan

Mélangez le parmesan avec la farine et du poivre. Faites chauffer une poêle à fond anti-adhérant, sans matière grasse.

Versez-y 2 à 3 cuillères de mélange au parmesan, en les espaçant. Etalez-les sans les faire se toucher. Laissez cuire 1 à 2 minutes, retournez-les et faites les cuire de l’autre côté.

Pour leur donner la forme de tuiles, glissez-les sous un rouleau à pâtisserie et laissez les refroidir.

Procédez de même pour toute la pâte.

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Faire la soupe

Lavez l’osseille sous l’eau courante froide. Avec un couteau aiguisé, retirez-en toutes les parties abîmées où décolorées, ainsi que les nervures centrales dures. Séchez-les dans un linge. Par poignées, roulez-les en long cylindre et coupez celui-ci aussi finement que possible, dans sa largeur, en chiffonade.

Faites fondre 30gr de beurre dans un poêlon à fond épais, sur feu moyen, sans colorer. Ajoutez la chiffonade d’oseille et faites cuire 3 à 4 minutes, en remuant sans cesse, jusqu’à ce qu’elle soit quelque peu ramollie. Retirez du feu.

Amenez le consomé jusqu’à frémissement, dans une grande casserole à fond épais, en réglant le feu de façon qu’il n’y ait que des petites bulles autour de la casserole.

Mélangez ensemble les jaunes d’oeufs et la crème, au fouet à main. Puis versez ce mélange dans le consomé, lentement, en un mince filet, en fouettant doucement et sans cesse. Baissez le feu et laissez cuire doucement, jusqu’à ce que le potage soit assez épais pour napper le batteur. IL NE FAUT SURTOUT PAS LAISSER BOUILLIR, CE QUI FERAIT TOURNER LE POTAGE (ceci n’est pas évident, le mien avait tout de même très légèrement tourné; il faut donc mieux faire ce potage 100% au moment même, rien à l’avance, ainsi vous ne devez pas le réchauffer ce qui diminue le risque).

Passez au chinois, au-dessus d’une nouvelle casserole. Ajoutez-y les escargots et laissez chauffer un tout petit peu, puis ajoutez l’oseille, en remuant.

Ajoutez aussitôt, en battant bien, 60gr de beurre bien froid. Goûtez pour rectifier au besoin l’assaisonnement et versez dans une soupière chauffée où des assiettes de potages préchauffées.

Cette dernière partie (rajoute beurre), je ne l’ai pas faite. Je trouvais le potage déjà gras assez avec la crème épaisse. Et comme il y avait tout de même quelques personnes d’un certain âge à table (qui doivent faire attention au taux de graisse, de cholestérol, …..). Il faut parfois aussi se méfier des recettes dans les vieux livres de cuisine, car à l’époque on mangeait beaucoup plus gras, souvent plus par habitude que nécessaire pour le goût. Nous avons trouvé ce potage très bien ainsi.

Faites en sorte, de servir 4 escargots par assiette.

Parsemez de cerfeuil ciselé.

Servez avec les tuiles de parmesan.

Bon Appétit!

Accompagnement vin:

Anjou Blanc sec/Anjou-côteaux-de-la-loire/crozes-hermitage/chablis-10-12°C

Nous avons bu avec ce plat, un Petit Chablis 2006 de Laroche, très minéral et léger et avec une belle fraîcheur sur le citron et la menthe. Ce vin est en vente chez Delhaize. Le Chablis accompagne à merveille, aussi bien l’oseille que l’escargot. C’était donc un choix assez classique.

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Paniers de Brick à la financière réalisation J-4->J

PANIERS DE BRICK A LA FINANCIERE

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JEUDI 10/04 

Me revoilà avec mon obcession du moment. Je vous ai remis la recette. Le but étant que je complète au jour le jour avec les photos des différents éléments de la recette jusqu’au final. Espérons que tout ce passe bien. A SUIVRE DONC.

VENDREDI 11/04

Voilà, ce vendredi soir, suite de cette recette de marathonien. J’ai réalisé les quenelles/boulettes de veau et j’ai effectué la liaison du fond brun au arrow-root.

Aujourd’hui j’ai tout de même eu une petite déception. Mon boucher me signalait qu’il n’avai pas de cervelles d’agneau, car, et j’ai été stupide, j’aurais du le savoir, avec les foutues maladies des moutons, il est désormais intérdit de commercialiser la cervelle d’agneau. Tout est immédiatemment brûlé dans les abattoirs. Idem pour la cervelle de boeuf, les rognons de boeuf, etc etc. C’est d’un triste. Je me suis donc rabattu sur une cervelle de veau. Heureusement pas encore intérdit. Peut-être qu’en donnant de la nourriture normale aux animaux on n’en serait pas arrivé là. Soit, on ce contentera de la cervelle de veau.

Demain grosse journée: maraîcher, boucher, vollailer, épicerie, fromagerie, …. + première cuisson des ris de veau. Ainsi que début de préparation du potage et du dessert. Mais qui ne fait pas d’efforts n’a rien, donc……

SAMEDI 12/04

Voilà, j’ai tous les ingrédients pour terminer mon plat. Je suis un peu déçu de la taille des crêtes de coq, qui sont ricici en Belgique. Rien à voir avec les bonnes vieilles races de volailles, tel que celle de Bresse. Encore un produit qui devient donc difficile à trouver en Belgique. Pourtant, le volailler me signalait qu’il y avait pas mal de demande pour ce produit chez son fermier. Si quelqu’un sait où trouver encore des belles crêtes de coq, qu’il me le signale. A ce qui paraît, en France en peut en trouver en bocaux? Voici une photo (floue) des crêtes et rognons de coq:

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Alors ce samedi soir, après avoir réalisé le sirop de framboises et la crème à la gueuze framboise pour le dessert de dimanche, je me suis mis à la préparation des ris de veau, rognons de coq et crêtes de coq.

Le reste de la recette je l’ai réalisée le jour même, en partie le matin, en partie juste avant de servir.

DIMANCHE 13/04

Alors, l’heure du verdict a sonné.

1. Plat très très technique et difficile à réaliser, mais intéressant au niveau connaissance produits et techniques anciennes au niveau des cuissons.

2. J’aurais du faire beaucoup plus à l’avance, notamment la cuisson des ris de veau au four. J’ai été pris par le temps (vendredi mon fils a foulé sa cheville, ce qui rajoutais de l’imprévu dans mon timing, et samedi à 21h30 ma fille faisait un spectacle de danse, ce que j’avais également oublié dans mon timing initial). J’ai donc du courier assez le jour même avec une partie de la finition de la recette pendant que les convives attendaient leur plat, avec donc un vide trop important entre l’entrée et le plat, beaucoup de stress dans ma petite cuisine et quelques approximations dans la réalisation, et l’oubli des trompettes de la mort.

3. Cuisson de la cervelle: trop cuite. J’avais laissé 15 minutes dans l’eau bouillante, ce qui était trop, car après elle chauffe encore quand on la rajoute dans la préparation. 8 minutes la prochaines fois pour ce type de plat, ce serra assez.

4. Plat très très risqué, sachant que 2/3 des Belges n’aiment ni les ris de veau, ni la cervelle, alors les deux ensemble, avec en plus des rognons de coq, des crêtes de coq, …. c’est vraiment casse-gueule. Alors autour de la table 3 ont aimé, 2 ont trouvé celà moyen et mon épouse n’a pas aimé du tout (mais elle n’aime pas la cervelle, ni les ris de veau, ni les rognons, donc normal). Moi je suis de ceux qui ont aimé. Maintenant il faut être honnête: la quantité de travail nécessaire pour cette recette, ne vaut pas vraiment le goût final. Mais celà reste une expérience intéressante. Et puis, moi j’adore les abats.

5. Fond brun lié: je n’étais pas 100% satsifait du fond. Il comportait un taux trop important de tomates. A rectifier également la prochaine fois.

6. Presentation en paniers de brick: très sympa et a retenir pour d’autres plats. Je penses avoir bien fait en ne mettant pas de bouchées en pâte feuilletée, celà aurait fait qu’alourdir ce plat déjà fort consistant.

7. Ce n’était pas vraiment nécessaire de donner avec ce plat, un accompagnement de purée aux noisettes. Comme il y avait eu le potage, l’entrée et qu’il y avait un dessert et du fromage, la purée est restée chez tout le monde. Tout le monde la trouvait excellente, mais le plat suffisait à lui-même et la feuille de brick était un accompagnement réussi.

Voilà, assez de blabla, voici la recette et la marche à suivre:

INGREDIENTS (6P)
6 FEUILLES DE BRICK                
BEURRE                    
SEL, POIVRE                  
                     
10CL D’HUILE POUR FRITURE                
150GR TROMPETTES DE LA MORT (EN SAISON)      
                     
Pour le fond brun de veau (pour obtenir 1L)              
                     
1,250 KG DE JARRET DE VEAU CHARNU, COUPE EN MORCEAUX DE 5CM      
500GR D’OS DE JARRET DE VEAU, COUPE EN MORCEAUX DE 5CM        
250GR D’OS A MOELLE DE VEAU              
500GR D’ABATTIS DE POULET (AILERONS, PATTES, COUS ET CARCASSES)      
2,5 A 3 L D’EAU FROIDE                
2 OIGNONS MOYENS, PELES ET COUPES EN QUARTIERS          
2 CAROTTES MOYENNES, GRATTEES ET COUPEES EN RONDELLES DE 2CM      
2 BRANCHES DE CELERI MOYENNES, AVEC LEURS FEUILLES, COUPEES EN MORCEAUX     
DE 2CM                    
2 POIREAUX MOYENS, AVEC 5CM DE VERT, COUPES EN QUATRE DANS LEUR LONGUEUR    
ET SOIGNEUSEMENT LAVES POUR ELIMINER TOUS LES GRAINS DE SABLE      
1 GROSSE GOUSSE D’AIL, NON PELEE, ECRASEE AVEC LE COTE PLAT DE LA LAME D’UN    
LOURD COUTEAU                  
10 BRINS DE PERSIL FRAIS                
2 BRINS DE THYM FRAIS OU 1/2 CUILLEREE A CAFE DE THYM SECHE, EMIETTE      
1 FEUILLE DE LAURIER                
1/2 C.A.C. DE GRAINS DE POIVRE NOIR              
1 C.A.C. SEL                  
50GR BEURRE CLARIFIE                
2 TOMATES MOYENNES, FERMES ET MURES, COUPEES EN QUARTIERS      
8 C.A.S. DE PUREE DE TOMATES NON ASSAISONNEE          
                     
Pour le caramel (pour 2dl)                
                     
1/2 OIGNON MOYEN, PELE ET COUPE EN TRANCHES DE 1/2 CM D’EPAISSEUR      
1/8 L D’EAU                  
180GR DE SUCRE                  
                     
Pour le fond brun lié (pour 1L)                
                     
1L DE FOND BRUN DE VEAU (voir ci-dessus)            
1/3 DE BOL DE CHAMPIGNONS FRAIS, GROSSIEREMENT HACHES        
(1 bol = 1 bol chinois ordinaire d’une contenance de 4dl environ)          
3 BRINS DE PERSIL FRAIS                
5 C.A.S. D’ARROW-ROOT                
5 C.A.S. D’EAU FROIDE                
CARAMEL                  
                     
Pour les Godiveau (boulettes,quenelles)              
                     
250GR DE VEAU MAIGRE DESOSSE, PASSE 2 FOIS AU HACHOIR ET BIEN REFROIDI    
180GR DE CREME FRAICHE                
1/2 C.A.C DE SEL                  
QUELQUES PINCEES DE POIVRE BLANC, FRAICHEMENT MOULU        
750GR DE FOND BLANC DE VOLAILLE (maison où du commerce, il ne sert qu’à cuire les    
                   
                     
1 PAIRE DE RIS DE VEAU                
100GR DE ROGNONS DE COQ                
1 BEAU FILET DE POULET (DOUBLE)                
100GR DE CRETES DE COQ                
1/2 L LAIT                    
                     
Pour la cuisson à la financière des Ris de veau            
                     
15GR DE BEURRE                  
1 OIGNON MOYEN, FINEMENT HACHE              
1/3 BOL DE CAROTTES, GRATTEES ET FINEMENT HACHEES          
2 TOMATES MOYENNES, FERMES ET MURES, COUPEES EN QUARTIERS      
4 FINES TRANCHES DE PORC FRAIS DE 7CM DE LONG ENVIRON, COUPEES EN CARRES    
DE 1CM                    
1 BRIN DE THYM FRAIS OU 1/4 DE C.A.C. THYM SECHE, EMIETTE        
1 FEUILLE DE LAURIER MOYENNE, EMIETTEE            
6 GRAINS DE POIVRE NOIR, ECRASES AVEC LE COTE PLAT DE LA LAME D’UN LOURD     
COUTEAU                  
1 C.A.C. SEL                  
1 DL DE MADERE SEC                
2 C.A.S. JUS DE TRUFFE (eventuellement remplacé par l’eau de trempage des morilles)    
3/4 L A 1L FOND LIE                  
                     
1 CERVELLE DE VEAU                
100GR DE LARD GRAS                
100GR DE BEURRE                  
50GR DE MORILLES  (SECHEES)              
1 JAUNE D’ŒUF                  
SEL, POIVRE                  
4 ECHALOTES                  
20CL DE CREME ASSEZ EPAISSE              
4 OLIVES VERTES                  
PREPARATION
1. Préparation du fond brun de veau lié (J-4 -> J-2)

a) Faire le fond brun (J-4)

TEST 004

TEST 005

Dans une sauteuse ou un poêlon à fond épais, faites chauffer le beurre clarifié, 10 secondes
environ, sur feu moyen. Faites-y revenir le jarret, les os et les abattis de poulet, les uns après
les autres, en veillant à ne pas trop remplir la sauteuse. Retournez fréquemment les morceaux

avec des pinces et réglez le feu de façon qu’ils dorent bien uniformément.

TEST 008 TEST 009 TEST 010 TEST 011

Transférez-les, au fur et à mesure, dans un grand fait-tout.
Ajoutez les oignons et les carottes à la graisse restée dans la sauteuse et faites-les dorer

légèrement de tous côtés, en les retournant de temps en temps.

TEST 012

TEST 014

Transférez-les dans le fait-tout, avec une spatule à fentes.
Versez 1L d’eau dans la sauteuse et amenez à ébullition, sur feu vif, en remuant sans cesse
et en raclant le fond et les parois de la sauteuse pour en détacher les particules dorées qui

auraient pu y adhérer.

TEST 015

Versez le contenu de la sauteuse dans le fait-tout et ajoutez le reste de l’eau, afin de bien

recouvrir la viande et les os.

TEST 017

Amenez lentement à frémissement, sur feu moyen, en écumant au fur et à mesure. Baissez le
feu et laissez frémir à découvert et sans y toucher pendant 30 minutes. NE LAISSEZ JAMAIS
LE LIQUIDE ATTEINDRE LE POINT D’EBULLITION, CE QUI LE TROUBLERAIT.

Ajoutez le céleri, les poireaux, l’ail, le persil, le thym, le laurier, le poivre et le sel. Ajoutez les tomates et le concentré. Remuez et couvrez à demi et laissez frémir 7 heures.

TEST 018

Rajoutez un peu de liquide si cela s’avère nécessaire.
Retirez avec une spatule à fentes, la viande, les os et les abattis et réservez-les éventuellement
pour d’autres plats. Passez le fond au chinois, tapissé d’une double épaisseur
de mousseline

humide, au-dessus d’une grande terrine. Bien presser pour en extraire un maximum de jus. Jetez les légumes.

Récupérez la moelle, que vous rajouterez au fond brun.

Ci-dessous, une photo du fond brun après 7h de cuisson. J’ai gouté et c’est du concentré mortel. Et elle est déjà assez gélatineuse, les os et la moelle ayant fait leur boulot correctement. La couleur est peut-être un peu trop rouge, mais la recette était ainsi. Peut-être étais-ce ainsi à l’époque.

TEST 023

Laissez reposer le fond à température ambiante, en remuant de temps en temps. Puis, faites-le
réfrigérer, à découvert, jusqu’à ce qu’il soit très froid et recouvert d’une épaisse couche de graisse
solide. Ainsi protégé par sa graisse, le fond peut se conserver sans dommage 3 à 4 jours au
réfrigérateur. Avant de l’utiliser, retirez avec précaution la couche de graisse. Si vous préférez
le surgeler, retirez la couche de graisse dès qu’elle est solide et couvrez soigneusement la
terrine, ou le récipient, avec une feuille d’aluminium ou de plastique.
b) Préparation du caramel (J-3)
Faites cuire les tranches d’oignon, sur feu moyen, dans une casserole à fond épais, en fonte
émaillée, sans beurre ni huile, en remuant, jusqu’à ce qu’elles soient presque couleur d’acajou
sombre des deux côtés. 
Ajoutez alors, en remuant sans cesse, a moitié de l’eau et le sucre et laissez cuire jusqu’à ce que
le mélange mousse et monte dans la casserole.
Ajoutez alors l’eau qui reste, en remuant. Ne vous inquiétez pas si, à ce stade, le caramel durcit.
Continuez la cuisson, en remuant toujours, jusqu’à ce que le caramel se ramollisse et que le
sirop soit lisse.
Passez au chinois au-dessus d’un bocel à l’épreuve de la chaleur. Laissez refroidir à température
ambiante avant de mettre le couvercle. Le caramel peut se concerver très longtemps, à tempé-

rature ambiante. On l’utilise pour colorer les sauces telles que le fond lié.

TEST 029 TEST 030

c) Préparation du fond brun lié (J-2)
Dans une casserole moyenne à fond épais, mélangez le fond brun de veau, les champignons
et le persil et amenez à frémissement, sur feu moyen. Baissez le feu et laissez cuire 15

minutes, à découvert.

TEST 034

Dans un bol, mélangez l’arrow-root et l’eau, en remuant jusqu’à ce que l’arrow-root soit délayé.
Ajoutez peu à peu ce mélange au fond de veau, en remuant avec un fouet. 
Ajoutez le caramel, par quelques gouttes à la fois, jusqu’à ce que la sauce soit d’un beau brun.
Il suffira probablement d’en ajouter la valeur de 1/4 de cuillerée à café. Laissez cuire doucement

8 à 10 minutes, en remuant de temps en temps.

TEST 036

La sauce est prête lorsqu’elle commence à épaissir légèrement. Passez alors le contenu de
la casserole au chinois, au-dessus d’une terrine, en pressant doucement sur les champignons

avec le dos d’une cuiller.

TEST 038

TEST 037

Si vous ne devez pas utiliser aussitôt le fond lié et avec l’intention de le conserver, parsemez-
en la surface avec 15 grammes de beurre coupé en petits dés. Inclinez la casserole de côté
et d’autre jusqu’à ce que le beurre fonde et recouvre toute la surface de la sauce. Refroidie à
temprature ambiante, cette sauce peut être couverte et réfrigérée pendant une semaine ou
conservée jusqu’à 3 mois au freezer.
2. Préparation des abats (J-1)
Faites dégorger le ris de veau 4 heures dans de l’eau froide. Enlevez les parties dures du ris de veau.
Mettez le dans 2 litres d’eau et amenez lentement à frémissement, sur feu moyen, et faites blanchir
3 minutes, toujours dans l’eau frémissante. Dès que l’eau frémit, y ajouter également les crêtes et
les rognons de coq/veau.
Retirez les ris de veau de la casserole, avec des pinces ou une spatule et mettez-le dans une terrine
d’eau froide, 1 à 2 minutes, pour stopper la cuisson.
Faites de même pour les rognons et les crêtes.
Puis essuyez-les avec u papier torchon et retirez-en doucement la membrane extérieure, en essayant
de ne pas briser les ris de veau. Séparez les 2 lobes avec un petit couteau aiguisé, en retirant le
tuyau central, que vous ne conserverez pas. 
Dressez le ris sur un grand plat. Couvrez d’un torchon et aplatissez les ris avec une cocotte en fonte
ou un poêlon pesant au moins 2,5kg. Faites réfrigérer ainsi le ris, avec le poids dessus, pendant
2 heures au moins, ou jusqu’au lendemain.

Réservez également les crêtes et les rognons jusqu’au lendemain.

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3. Préparation des boulettes/quenelles/godiveau (J-2)
Mettez le veau haché, bien froid, dans une terrine et ajoutez-y la crème, par cuillerée à la fois, en battant
sans cesse avec une cuiller en bois. Salez et poivrez, en battant toujours. Goûtez pour rectifier,

au besoin, l’assaisonnemnt.

TEST 031

En trempant fréquemment les doigts dans de l’eau froide, façonnez le veau haché en boules de 1cm

environ de diamètre.

TEST 032


Amenez le fond de volaille à frémissement, sur feu moyen, dans un poêlon. Ajoutez-y, avec précaution,
les boulette de veau, par une ou deux à la fois, et laissez-les pocher 3 minutes, en les retournant avec
soin de temps en temps. Transférez-les sur une assiette, avec une spatule à fentes. Couvrez avec

une feuille d’aluminium ou de plastique.

TEST 033

4. Préparation des morilles (Jour même, au matin)
Faites tremper les morilles dans une grande casserole d’eau tiède pendant 1h en changeant l’eau
3 à 4 fois, puis égouttez-les.
Passez le jus au chinois et réservez-le.
5. Préparation du poulet (Jour même, au matin)
Faites tièdir le lait. Pochez-y le filet de poulet pendant 5 minutes.

Gardez au chaud.

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6. Cuisson de la cervelle (Jour même, au matin)

Faire dégorger la cervelle, plusieures heures dans de l’eau froide salée. Il faut la changer 3 à 4 fois.  Puis, retirer la fine membrane qui la recouvre et enlever toutes les parties qui comporteraient encore des taches de sang. Blanchir ensuite pendant 15 minutes dans de l’eau salée additioné de 15cl de vinaigre blanc. Bien refroidir dans de l’eau froide pour stopper la cuisson et bien sécher. Réserver.

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7. Cuisson du ris de veau à la financière (Jour même, au matin)
Préchauffez le four à 150°C
Faites fondre les 15 grammes de beurren sur feu moyen, dans un poêlon, muni d’un couvercle et d’un manche à
l’épreuve de la chaleur. Dès qu’il a cessé de mousser, ajoutez l’oignon, les carottes, les tomates, le porc, le thym,
le laurier, el poivre et le sel.                
                     
Laissez cuire la mirepoix 3 à 4 minutes, en remuant sans cesse.          
                     
Essuyez bien les ris de veau avec du papier torchon et ajoutez-les à la mirepoix. Retournez-les avec une cuiller,
pour les humecter uniformément. Couvrez-les de papier sulfurisé beurré, taillé de façon à bien entrer dans le poêlon.
Mettez le couvercle. Faites braiser 35 minutes au centre du four. Otez le couvercle et le papier sulfurisé et arrosez les

ris de veau avec leur jus de cuisson. 

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Remettez dans le four et laissez cuire encore 5 minutes, à découvert, afin de glacer légèrement le ris de veau.  
                     
Transférez-le, avec une spatule à fentes, sur une assiette. Drapez-la de papier sulfurisé ou d’une feuille d’aluminium.
Laissez reposer le jus dans le poêlon pendant 1 à 2 minutes puis dégraissez-en la surface autant que possible.
Ajoutez-y le madère et 2 c.à.s. de jus de trempage des morilles et laissez cuire lentement, sur feu doux, en remuant,
jusqu’à ce que le jus soit réduit de moitié.              
                     
Ajoutez 3/4 de litre de fond lié et amenez la sauce à ébullition, sur feu vif, en remuant sans cesse. Baissez  
le feu et laissez cuire doucement 20 minutes, en remuant de temps en temps. Versez le contenu entier du poêlon
dans un chinois, au-dessus d’une terrine, et laissez égoutter sans y toucher. Vous devriez en obtenir environ 800ml.
Au besoin, ajoutez un peu plus de fond lié.              
                     
Amenez à ébullition, sur feu vif, en écumant à mesure que la mousse monte à la surface. Laissez frémir encore 10
minutes ou jusqu’à ce que la sauce soit réduite à la valeur de 3/4 de litre. Retirez du feu.    
                     
8. Préparation des garnitures (jour même, au matin)
Epluchez et émincez les échalotes.
Dans une cocotte, faites fondre le lard gras à feu doux. Ajoutez 50 grammes de beurre.
Faites suer à feu doux les échalotes. Lorsqu’elles sont translucides, ajoutez-y les morilles.
Ajoutez la crème fraîche et laissez mijoter 10 mn à découvert. Salez, poivrez. Réservez.

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Découpez le filet de poulet en morceaux.
Coupez les olives en quatre.
Faites blanchir les olives dénoyautées. Mettez-les dans une petite casserole et versez dessus assez
d’eau pour qu’elles en soient largement recouvertes. Amenez à ébullition, sur feu vif, et laissez cuire
vivement 1 à 2 minutes, puis faites égoutter dans un chinois et rincez sous l’eau courante froide.
Faites à nouveau égoutter les olives puis essuyez-les bien avec du papier torchon. Réservez-les.
Dans une autre cocotte, faites fondre  20 grammes de beurre et faites-y suer
le rognon et les crêtes de coq.
Salez et poivrez. Faites revenir une dizaine de minutes et versez dans un plat.
Dans la même cocotte, amenez la sauce financière à frémissement, sur feu moyen. Puis coupez les
ris de veau en dés de 1 centimetre et ajoutez-les, en remuant doucement, à la sauce frémissante.

Ajoutez les godiveau (quenelles), le poulet, ainsi que les olives coupées en deux.

Laissez frémir la sauce assez longtemps pour bien réchauffer le tout, en remuant de temps en temps.
Puis, ajoutez la sauce au morilles, les rognons coupés en morceaux, la cervelle coupée en morceaux
et les crêtes de coq également coupés en morceaux.
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9. Cuisson des paniers de brick (au service)

A l’aide d’un pinceau, badigeonner 4 carrés de pâte à brick de 15 à 20cm de côté avec du beurre fondu.
Saler et poivrer les extrémités. Chemiser 4 ramequins et mouler délicatement la pâte à brick en
forme de petits paniers. Cuire dans un four chaud 4 à 5 minutes à 200°C.

Démouler  et réserver au chaud.

J’ai fait un test avant à J-3 et j’ai bien fait. J’avais tout dabord acheté des feuilles de brik de la marque croustipâte. Le goût est bon, mais ce qui est vraiment chiant, c’est que les feuilles sont pliées et que quand on les ouvre, le milieu des feuilles se fend. Je vais donc tenter de trouver des feuilles non pliées afin de palier à ce défaut. Deuxio: j’ai testé la cuisson et dans mon four il vaut mieux le faire à 150°C et en deux fases de 5 minutes et de 2 minutes. J’ai tout dabord du trouver le bon support: un caquelon en porcelaine (ce n’est pas de la vraie, mais c’est tout comme) assez large et haut. Puis il fallait réussir à chemiser et mouler ce caquelon avec la pâte à brik, ce qui est loin d’être simple. J’ai donc trouvé l’astuce de mettre sur la pâte, dans le centre du poêlon, un sousverre en métal. Il évite que la pâte monte. J’enlève le sousverre et je laisse cuire encore pendant 2 minutes. Puis, le bagigeonnement: mieux vaut enduire l’intérieur des caquelons légèrement avec du beurre et simplement enduire l’autre face au niveau des côtés qui dépassent du caquelon. Celà permet d’avoir un brunissement et d’avoir une adhérence pour le sel et le poivre. Alors, le sel, il ne faut pas en mettre des masses, car celà pénètre tout à fait. Idem pour le poivre. Dimanche je ferai avec de la fleur de sel et de poivre de séchouan.

Voici la photo du dernier test. Je ferai probablement encore quelques tests vendredi et samedi parce que ce n’est pas encore tout à fait celà.

TEST 024

Il faudrait que celà ressemble dimanche un pue à celà:

TEST 026

10. Les trompettes de la mort (juste avant de servir)
Après avoir réhydraté les trompettes de la mort séchées, les frire dans l’huile de friture, à 180°, 

durant 2 minutes. Enlever, éponger soigneusement, saler, poivrer et réserver à chaud.

Dans le feu de l’action, j’ai oublié de les faire. Distraction quand tu nous tiens.

11. Montage
Hors du feu, mélangez un jaune d’œuf dans la préparation. Mélangez bien.
Déposez les paniers de brick dans les assiettes chaudes (préchauffées au four où sur chauffe plat).
Remplissez les paniers de garniture chaude. Servez immédiatemment.

Décorez le dessus des paniers de trompettes de la mort frites.

Accompagnement:

J’ai longtemps hésité sur l’accompagnement. Je ne voulais ni des frites, ni des croquettes, ni du simple riz. J’ai pensé aux gnocchi, aux pâtes de blé dur style ficelles, légèrement cuites à l’eau salée puis à la crème. Mais je n’étais pas 100% persuadé, ni en présentation, ni en accord. J’ai alors repensé à la purée aux noisettes que j’avais chipé il y a peu à Philou et l’accord morilles-ris de veau-abats-sauce financière et noisettes-pomme de terre, celà sonnait bien à mes oreilles. On vera dimanche les réactions des convives. Et pour la bonne présentation, on la servira apart.

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ACCORD VIN

Ici également, je n’ai pas pu poursuivre ma première idée, car je n’ai pas trouvé le vin recherché.

Je me suis donc fié a un des négociants en vins que je fréquente.

Elle me conseillait le vin suivant, qui effectivement, s’alliait très bien avec le plat, sans passer trop au-dessus, laissant les goûts du plat bien s’exprimer:

Un Beaujolais Cru Morgon AOC 2006 (cépage Gamay) de chez Marcel et Mathieu Lapierre à Villie-Morgon (Rhône), vin issu de biodynamie en plus (pas de désherbants, pas de sulfites ajoutés, pas de filtration, pas de levurage, pas d’engrais chimiques, …). Les vignes ont une moyenne d’âge de 45 ans et elles s’étendent sur 11 hectares ont 1 sur la Côte du Py. Le vin est issu de vendanges manuelles tardives, afin d’attendre la maturité idéale. Fermantation semi-carbonique beaujolaise. Les vins sont élevés dans du chêne ancien sur lie fine (sans Co2), durée moyenne de 9 mois.

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Slow slow slow…….. slow down

SLOW SLOW SLOW….SLOW DOWN

Rebonjour. Voilà déjà un petit moment que je ne suis pas venu sur mon blog et sur les vôtres. Non pas parce que je n’en ai pas eu envie, au contraire. Mais parfois il y a des petits moments dans la vie où il y a un peu moins de temps. Et c’est le cas en ce moment. Le professionel me prend de 8 à 18 et encore un peu en soirée. Beaucoup de choses à finaliser à la maison également.

Tout dabord un grand projet d’agrandissement de notre cuisine, qui devrait idéalement avoir après travaux, 18m2, ce qui n’est pas mal par rapport à mes besoins. On ne sait pas encore si notre projet va aboutir (car $$), mais il le faut, car les armoires débordent. Il ne reste plus un centimètre de place. Il faut vraiment parfois avoir envie d’y cuisiner.

Puis, mon fils, qui c’est pris de passion pour l’astronomie. Il a acheté le weekend passé une lunette et donc papa est très sollicité pour monter la lunette, aller voir les étoiles le soir….

Puis, kermesse de la commune. Etc etc…..  Et puis il faut tout de même réspirer de temps en temps à côté de tout celà.

Donc passion-cuisine un peu au placard. Pas le temps vraiment de cuisiner et de blogger.

Celà ne veut aucunement dire que la cuisine et la gastronomie ce sont envolées de mes pensées et de mes assiettes.

Ce soir par exemple nous n’avons pas cuisiné, mais nous avons dégusté avec beaucoup de délectation, un sublime Confit de Canard aux Lentilles de la famille Bourlier, dont je vous ai déjà parlé précedemment: http://passion-cuisine.skynetblogs.be/post/5387046/terroir-la-ferme-des-forgerons-en-perigord. Comme tout le monde, nous n’avons pas toujours le temps de cuisiner et nous mangeons donc également des plats préparés. Mais des plats préparés choisis avec beaucoup de soin.

Hier soir, point de cuisine pour moi non-plus. C’est madame qui s’y est collé, mais je n’ai même pas pû y gouter. Non, hier soir, j’ai eu le plaisir tout dabord de rencontrer Anne et José du blog ‘Jardins de Pomone’, ce qui était très sympatique. Celà permet de mettre un visage et un caractère sur un blog.

Je les ai rencontré dans le cadre d’une conférence, organisée par le convivium Slow Food de Bruxelles, Karikol. Et l’invité n’était ni plus ni moins que Carlo Petrini, le fondateur du mouvement (important ce mot, car il ne s’agit pas d’une secte, d’un parti politique, d’un ordre, rien de tout celà, totale liberté) Slow Food. J’en parlerai peut-être plus en détail dans un prochain post, mais pas tout de suite, car je découvre seulement vraiment la philosophie de ce mouvement. J’en avais naturellement déjà entendu parlé, mais depuis la conférence les choses sont bien plus claires pour moi, et après le livre que je viens d’acheter celà devrait encore être plus limpide.

En tout cas, les conseils (cer ce ne sont que des conseils, pas de précèptes) que donnent Carlo Petrini me parlent énormément et correspondent aux questionnements que je me pose depuis un certain temps au sujet de la gastronomie et des produits alimentaires. Dommage que son message ne soit pas entendu encore plus fortement, car il à vachement raison dans ces raisonnements et inquiétudes. Il est effectivement moins 5 et il nous faut réagir, nous adapter, changer notre manière d’apréhender la cuisine, la gastronomie.

Je penses, en ce qui me concerne, être sur le bon chemin en ce qui concerne la mise en pratique de slow food dans ma vie quotidienne, bien que je pêche encore régulièrement et que les mauvaises habitudes font souvent surface.

Déjà pour moi il était clair que la gastronomie, ce n’est pas seulement le fait de cuisiner des aliments et de les mettre en valeur et en scène, c’est bien plus que celà. Il y a tout dabord la mémoire, la mémoire du goût, la mémoire de la cuisine des anciens. J’essaye souvent de retrouver les gestes et les méthodes anciennes afin de les préserver, d’en prendre ce qui était bon en modérnisant quelque peu. De comprendre le pourqoui des choses au niveau de la cuisine de nos aileuls. Puis, comme le dit Carlo Petrini, la gastronomie est également économique. Nos choix culinaires ont un impact très important sur le monde, sur les peuples, sur la biodiversité, sur le social, sur l’écologie. Tout est lié et la nourriture y joue un rôle très important. J’essaye d’en tenir compte dans mes choix: cuisine des saisons (je n’ai pas encore mangé une seule fraise cette année), cuisine un maximum avec les produits de producteurs locaux, recherche des meilleurs produits avec fabrication artisanale, cuisine des aliments oubliés

Mon menu de dimanche en est un bon exemple. Comme entrée, un potage Germini avec de l’oseille (de saison, du marché, frais), agrémenté d’Escargots petits gris de Warnant (producteur local Belge). Puis une entrée avec de la bloedpanch (fabrication artisanale d’un boucher de Bruxelles, recette 100% tradition) avec des pommes Belges et du sirop de Liège (fabrication Liègeoise, Belgique). Cette entrée sera accompagné d’un vin de pommes (producteur local de Silly, Belgique). Après celà, une bouchée à la reine revisitée avec des ingrédients de moins en moins utilisés et souvent jettées à la pouvelle (cous et pâtes de poulet et os à moêle et os de veau pour faire un fond brun maison, crêtes de coq, rognons de coq, cervelle d’agneau, ris de veau) et des ingrédients de saison (des morilles blanches fraîches, des shitakes frais). Comme dessert, une recette de mon ami Philou qui met en valeur une des bonnes bières Belges, la Gueuze Framboise de Lindemans (producteur encore indépendant et artisanal de Gueze). Puis comme final, un bon fromage Stilton, 100% origine et pas de supermarché. Produit non-Belge, mais il ne faut pas non plus éxagéré. La Grande Bretagne n’est pas bien loin et c’est si bon. Donc, sans vraiment le vouloir, j’applique déjà pas mal la philosophie Slow Food.

Aujourd’hui ce fût aussi un jour festif pour moi. Premièrement, mon collègue Vincent m’a fait le plaisir de m’apporter des bons escargots petit-gris de Warnant, ce qui m’a fait gagner un déplacement. Puis j’ai eu le bonheur d’encore trouver des shi-takés frais en ville chez un spécialiste des champignons, tout près de la place St Catherine. Et la j’ai également pû acheter des morilles blanches tout frais (ce qui m’évitera d’utiliser les morilles séchées). Après j’ai fait 5 magasins asiatiques à la recherche de la poudre d’Arrow Root, la poudre d’une plante qui servait à l’époque à épaissir les sauces et fonds, sans les effets indésirables de la maïzena (pas de goût farineux, pas de couleur). Mais aucun magasin n’en avais. J’ai alors tenté le coup chez l’herboriste Desmecht, herborsite très renomé tout près de la même place St Catherine. Et la j’en ai trouvé en sacs de 1kg. Donc assez pour quelque temps.

Et maintenant je vous laisse, car je vais faire quelques tests pour dimanche avec la pâte &agr
ave; brik.

Bonne Soirée,

 

Merci Lory: Soufflés de polenta à l’ail des ours, râble de lapin à la sauce ricotta

SOUFFLES DE POLENTA A L’AIL DES OURS, RABLES DE LAPIN A LA SAUCE RICOTTA

TEST 021

Il y a peu, je découvris l’existence de l’ail des ours. Jamais vu ni connu. C’est Lory du blog http://epices-moi.over-blog.fr/article-18409657.html qui me le faisait connaître. Depuis, j’ai acheté la plante dans son pot et j’avais directement testé dans une première recette de poivrons farcis à la ricotta et ail des ours. Celà m’avait plû, mais je n’avais pas vraiment persu le vrai goût de cette plante. Je n’avais mis qu’une feuille pour la première fois. C’est comme pour toute première fois, mieux vaut y aller pianissimo.

Depuis j’en vois partout: à la télé, au marché, sur les blogs de différents cuistots, …. Je devais donc réitérer l’essai.

Et c’est à nouveau sur le blog de Lory que je trouvais une belle recette à tester. Alors, pendant que mon Fond brun de veau terminait sa 6e heure de cuisson à petit feu, j’ai fait cette recette assez rapide.

Je l’ai quasiment respectée à 100%. J’ai juste mis quelques feuilles d’ail des ours en plus que Lory, mais je lui donne bien raison dans sa remarque par rapport à la recette initiale: 15 feuilles, ce n’était vraiment pas très raisonable. J’ai également utilisé du râble de lapin comme dans la recette initiale, contrairement à Lory qui l’avait fait avec de l’agneau.

Verdict: j’ai adoré les soufflés. Le goût de l’ail des ours apporte un vrai plus et est très présent, ce qui est intéressant. La sauce, également relevée légèrement à l’ail des ours, était très onctueuse et très bonne. Il faut dire que je l’avais faite avec un restant de bouillon de légumes maison qui trainait dans le surgélateur. Et puis, les sucs des râbles ont également apporté leurs saveurs. Dommage qu’un râble de lapin, ce soit si peu de viande. Nous en avons mangé 6 à nous deux.

Alors voici la recette:

INGREDIENTS

  • 110 gr de polenta fine (semoule de maïs) 
  • 250 gr de ricotta
  • 3 feuilles d’ails d’ours
  • 7 dl de bouillon de légumes
  • 2 œufs
  • Sel, poivre
  • 6 râbles de lapin
  • ½ citron pour le jus
  • zestes d’un citron
  • Beurre
  • 1 oignon

TEST 020

PREPARATION

Pour les soufflés:

Portez à ébullition 4dl de bouillon de légumes, versez-y 100gr de polenta en pluie, puis laissez cuire environ 5 minutes, en remuant constamment, jusqu’à obtention d’une bouillie épaisse.

Cassez les oeufs en séparant les blancs des jaunes.

Incoporez les jaunes à la bouillie ainsi que 100gr de ricotta. Bien mélanger. Saler, poivrer et laisser refroidir.

Préchauffez le four à 200°C. Beurrez les moules à soufflé et sapoudrez-les du reste de polenta. Celà aidere au démoulage. Détaillez l’ail des ours (2 des 3 feuilles) en fines lanières. Montez les blancs d’oeufs en neige, incorporez les à l’appareil à soufflé. Ajoutez aussi l’ail des ours.

Versez dans les moules. Cuisez les environ 20 minutes au four.

Au lapin maintenant:

Hachéz finement l’oignon.

Saisissez les râbles de lapin sour toutes leurs faces, sur feu vif, dans du beurre bien chaud. Il faut que celà brunisse et que les sucs soient déposés dans la poêle. Salez et poivrez chaque face après cuisson.

Quand la viande est bien dorée, la retirer de la poêle et la réserver au chaud.

Faites suer l’oignon dans la même poêle, mouiller avec le reste de bouillon et décrochez les sucs. Pressez-y environ 2 c.à.c. de jus de citron et laissez réduire légèrement. Incorporez le reste de ricotta et de l’ail des oirs (1 feuille) ciselé. Bien mélanger pendant une demi minute.

Ajoutez-y à nouveau la viande afin de la réchauffer un peu. Réajustez l’assaisonnement avec du sel, du poivre et du jus de citron.

Dressez sur les assiettes, garni de zeste de citron.

P.S. Juse avant de servir la sauce, j’y ai mis le mixeur plongeant pour quelques tours, ceci afin de réduire un peu les petits morceaux d’oignons et avoir une sauce plus onctueuse.

Bon Appétit!

 

Chicons, pommes et boudin, une belle partie à trois

SALADE DE CHICONS, POMMES ET BOUDINS

Comme vous avez pu le remarquer, je ne cuisine pas beaucoup en ce moment. Beaucoups d’invitations à manger à l’extérieur et les petits tracas de tous les jours qui s’accumulent en ce moment.

Et puis, il faut que je me prépare, comme un grand sportif, mentalement au repas de dimanche. Demain je débute l’affaire avec une fabrication artisanale d’un Fond Brun de veau, qui me servira dès vendredi pour confectionner le Fond Brun Lié, qui servira après pour mon plat.

Mais promis, demain soir je cuisine.

Alors encore une fois pour ne pas vous laisser sans rien à vous mettre sous la dent, voici à nouveau une recette toute simple.

Elle fait admirablement bien le lien entre la cuisine normande dont je parlais hier avec les bourdelots, et la fameuse Bloedpanch que je cuisinerai dimanche. En plus, elle contient mon légume préféré, qu’est le chicon (endive).

Elle est idéale pour la saison. Déjà très fraîche avec la salade de blé, la pomme, le citron, elle est un petit appel du pied à dame soleil, qui tarde à se pointer. Mais comme il ne fait pas encore trop chaud, le gras du boudin blanc et noir nous fera encore le plus grand bien. De plus, on peut la servir en tiède-froid.

INGREDIENTS (2-4P)

  • 1 BOUDIN NOIR DE 300GR
  • 1 BOUDIN BLANC DE 300GR
  • 30GR BEURRE
  • 2 C.A.S. VINAIGRE DE CIDRE
  • 4 C.A.S. HUILE ARACHIDE
  • 2 POMMES ELSTAR OU JONAGOLD
  • 4 PETITS CHICONS BIEN FERMES DE PLEINE TERRE
  • JUS D’UN DEMI A 1 CITRON
  • 2 POIGNEES DE SALADE DE BLE (MACHE)
  • SEL, POIVRE
  • QUELQUES PLUCHES DE CERFEUIL POUR LA DECO

PREPARATION

Pelez les boudins (éventuellement).

Détaillez-les en rondelles d’1/2 cm et faites-les dorer, séparément, 5 min sur chaque face, dans la moitié du beurre grésillant.

Fouettez l’huile, le vinaigre sel et poivre.

Lavez, essuyez et videz les pommes. Détaillez-les en quartiers, puis en très fines tranches.

Nettoyez les chicons et émincez-les finement. Arrosez-les de jus de citron sans attendre pour éviter l’oxydation.

Rincez, essorez et répartissez les feuilles de mâche et la chiffonade de chicons sur 4 assiettes individuelles. Disposez-y harmonieusement les tranches de pommes au centre, de manière à former une corolle, puis tout autour les rondelles de boudin, en alternant les couleurs et les faisant se chevaucher.

Arrosez l’ensemble de vinaigrette et garnissez de pluches de cerfeuil. Servez tiède.

Accord Vin: Un Fitou par exemple

Bon Appétit!

Les bourdelots Normands

LES BOURDELOTS NORMANDS

bourdelots bourdelots2

Un plat que j’ai réalisé pour la dernière fois il y a déjà quelques années, mais qui m’avait fort plu. A refaire prochainement donc!

Une recette Normande donc. C’est clair que lorsqu’on regarde les ingrédients: pommes-beurre-calvados, on ne peut pas ce tromper. Avis aux Normands de me dire si la recette est fidèle à la tradition.

INGREDIENTS (6P)

Pour la pâte (a défaut, utiliser de la pâte brisée prête à l’emploi/il faudra alors compter un rouleau pour 2 pommes)

  • 400GR FARINE
  • SEL
  • 40GR SUCRE SEMOULE
  • 2 OEUFS ENTIERS
  • 230GR BEURRE

Pour le plat

  • 60GR BEURRE
  • 6 POMMES
  • 60GR SUCRE ROUX
  • 1 C.A.S. CALVADOS
  • 2 PINCEES DE CANNELLE
  • CITRON

Pour la finition

  • SUCRE IMPALPABLE
  • CANNELLE
  • 1 JAUNE D’OEUF
  • 2 C.A.C. LAIT
  • 15GR DE BEURRE
  • 1 C.A.S. FARINE

SERVIR AVEC DE LA CREME FRAICHE EPAISSE

PREPARATION

La pâte: Mélangez farine, sel, sucre semoule, oeufs entiers et beurre. Roulez en boule. Couvrez d’un torchon. Laissez reposer 2 heures au frigo, puis abaisser la pâte (3mm). Découpez-la en 6 carrés égaux. Laissez-les encore reposer 20 minutes au réfrigérateur.

La farce: Mêlez le sucre roux, la cannelle, le calvados et le beurre.

Les pommes: Pelez les pommes en les laissant entières avec la queue. Les citronner pour les empêcher de noircir. Remplir une casserole d’eau et porter à ébullition. Faire pocher les pommes 5 à 6 minutes seulement. Les égoutter soigneusement et les éponger.

Finition: Otez les pépins des pommes en creusant leur centre, et remplissez les creux du mélange. Posez les pommes sur les carrés et saupoudrez les de sucre impalpable et de cannelle. Remontez les 4 coins sur le sommet des fruits. Pressez les côtés des angles pour les souder. Déposez les bourdelots sur une plaque beurrée et farinée.

Badigeonnez-les avec le jaune d’oeuf délayé dans un peu de lait. Faites-les cuire à four chaud pendant 30 à 45 minutes selon la taille des pommes. Servez les froids ou tièdes avec de la cème fraîche bien épaisse.

Si en cours de cuisson les bourdelots prenaient une couleur trop vive, couvrez-les d’une feuille de papier aluminium.

ACCORD VIN:

Cidre bouché plutôt doux, servi à 8-9°C

Gewurztraminer vendanges tardives à 10°C

Loupiac 10°C

Côteaux-du-layon à 8°C

Bon Appétit!

P.S. Les photos ne sont pas les miennes, mais n’en ayant pas, je trouvais celà plus clair visuelement d’en glâner sur le net.

 

 

Pour Mamina et les autres: Bloedpanch

BLOEDPANCH, BLOODPANCH, BLOEDPENS, BLOEMPANCH…

BLOEDPANCH 001

Comme on ne me laisse pas cuisiner en ce moment: jeudi soirée cinéma avec donc des restes de Lasagne maison du surgélateur, vendredi soir chez les parents pour un terrible Lapin à la bière, champignons, lardons et spekuloos, ce samedi invit chez des copains et dimanche, chez les beaux-parents pour des gigots d’agneau de lait.

Je suis donc déjà sérieusement en manque, mais celà me laisse un peu de temps pour continuer ma recherche pour le repas de dimanche prochain et pour vous poster entr’autre ce petit mot explicatif sur la ‘bloedpanch’.

Un petit mot donc pour cette spécialité culinaire bruxelloise, mais que l’on retrouve également à Gand par exemple.

C’est en fait un produit tout simple:

Tout d’abord c’est un boudin noir, mais de taille géante. Il mesure environ 12cm de diamètre. Il est fait avec du sang de porc, mais coulé dans des boyaux de boeuf, à l’époque même dans des vessies.

Il est également appelé, ‘Jambon du Congo’ (celà date des colonies Belges, cette dénomination) où en Bruxellois, ‘bufsteik mè roeite’ (traduction, bifteck à careaux).

Pourquoi? Eh bien, le bloedpanch n’est pas seulement composé de sang de porc, mais également de morceaux de tête de porc (cartillages, bouts d’oreilles, museau) et également un peu de lard gras. Le boudin noir est donc parsemé de petits careaux blancs, qui sont en fait ce mélange de tête de porc, d’ou la dénomination ci-dessus.

Dans la bloedpanch, et c’est pour celà qu’on l’appele également bloempanch (pense de farine), il y a également de la farine de sarrasin. Elle tient le tout ensemble. De nos jours, ils y mettent un peu moins de farine.

Trouver de nos jours une bonne bloepanch est devenu assez difficile, beaucoup de bloedpanch vendues ne sont plus faites avec du 100% sang de porc, comme c’est le cas de beaucoup de boudins noirs également. Ceci afin d’en diminuer le prix de vente. Mais on en trouve encore en cherchant bien.

Il y a même à Bruxelles, une confrérie folklorique, qui défend la bloedpanch et l’histoire du folklore Bruxellois en général: la confrérie de la Bloempanch (www.bloempanch.be).

Voilà, pour ceux qui ne connaissaient pas ce produit, je vous ai mis une photo. Afin d’avoir un bon comparatif de taille, j’ai photographié à côté d’une petite cuillère à café. La bloedpanch achetée ce jour n’est pas une 100% véritable, car pas faite dans un boyau de boeuf, mais malheureusement dans du plastoche. J’essaye d’ici dimanche de me trouver de la 100% pure bloedpanch. Mais ainsi vous avez une idée du produit.

Bien à vous,

 

Important message que nous poste aujourd’hui Anne et José de ‘Jardins de Pomone’ => 

ALERTE ! L’appel URGENT de GREENPEACE aux Français responsables et démocrates

Vous le savez, jusqu’à lundi, les députés français votent une loi sur les OGM. Cette loi n’est pas ordinaire : elle est déterminante pour l’avenir de l’agriculture et de l’environnement en France. En prétendant organiser la coexistence entre cultures, le projet de loi actuellement discuté ne fait en l’état que légaliser la contamination génétique de la production agricole. Le choix du sans OGM est nié. Le projet prévoit en effet que le sans OGM pourra contenir un peu d’OGM alors que de très nombreux doutes subsistent quant à leur innocuité.

Compte tenu de la nature des OGM, de leur dissémination incontrôlable, la coexistence des cultures est impossible : la liberté de produire avec et sans condamne la liberté de produire et consommer sans OGM que réclame la majorité des français. 

 

Plus que jamais, votre voix compte !

Appelez dès que possible votre député pour lui faire savoir que vous voulez une agriculture sans aucun OGM. C’est votre droit de citoyen de faire connaître votre position durant ce débat crucial. Mardi, le projet de loi fera l’objet d’un scrutin solennel, ce qui permettra de connaître le vote de chacun des députés.

Appelez directement à l’Assemblée Nationale et demandez à parler à votre député
01 40 63 60 00

Pour trouver le nom de votre député, cliquez-ici.

Si votre député n’est pas à l’Assemblée, vous pouvez l’appeler à la permanence de sa circonscription.
Pour avoir le numéro de téléphone de sa permanence,
cliquez-ici.

 

Repas du dimanche 13/04

REPAS DU DIMANCHE 13/04

Après ma soirée Grecque la semaine passée, passons maintenant à autre chose.

Dimanche 13/04 j’ai mes parents à table à midi. Il y a déjà longtemps que je ne leur ai pas fait un bon petit menu. De plus, il y aura ma grand-mère de 90 ans, spécialement en grand déplacement ce jour là (elle habite dans un home pas très loin de chez moi, mais ne sort guère), ainsi qu’une de mes tantes qui à également déjà un âge assez avancé, vers les 90. Mais toutes les deux sont des habitués des bons restaurants et étaient de très bonnes cuisinières classiques. Elles m’ont en partie donner le goût de bien manger et de bien cuisiner. Idem pour ma maman, qui cuisine très bien et qui me faisait des bons petits plats quand j’étais encore gamin.

Donc, ils méritaient que je me penche sur la question avec beaucoup de sérieux et que je vienne avec des mets à la hauteur de leur leg culinaire. Et pourquoi pas, vu l’âge avancé de deux des quatres invités, ne pas remettre à l’honneur des plats vieux de plusieurs siècles et qui ont su traverser le temps. Même si de nos jours on les cuisine un peu moins soi-même et que beaucoup de personnes ont recours aux plats tout faits industriels.

Mon menu n’est pas encore à 100% écrit, mais voici ma première idée:

Apéro :

Assez légèr afin de ne pas remplir trop vite les estomacs qui n’en ont plus tellement l’habitude et la capacité (à 90 ans), et donc pourquoi pas champagne et liqueur de griotttes, avec juste quelques biscuits salés, pas plus.

Soupe :

Un potage assez rustique, mais que personnelement nous adorons, j’ai cité le POTAGE GERMINI (à base d’oseille).

Entrée :

Comme ma grand-mère et ma tante sont de vraies bruxelloises, je vais opter pour un plat assez basique, assez canaille, mais très jouissif: BLOOTPANCH AUX POMMES (la ‘blootpanch’, je vous en parlerai à l’occasion dans un prochain post: c’est une variété de boudin noir mais de diamètre beaucoup plus large qu’un boudin noir traditionnel, la vraie ‘blootpanch’ est un vrai délice, mais attention pour les mauvaises contrefaçons).

Plat:

Le recette en est enfin écrite, après pas mal de recherches. Tous les ingrédients sont commandés. Reste plus qu’à la réaliser: PANIERS DE BRICK FINANCIERE.  Encore un plat très canaille, avec de la cervelle, des rognons, des crêtes de coq, du ris de veau, des morilles, … Accompagnement encore à déterminer.

Dessert:

Pour faire encore un peu plus honneur au vieux Bruxelles, une recette trouvée chez Philou cette semaine: ILES FLOTTANTES A LA GUEZE FRAMBOISE, SIROP DE FRAMBOISES Cette recette, je ne pouvais pas passer à côté.

Fromage:

Un seul fromage, mais un que j’affectione assez, du STILTON Il se pourrait que j’aille en chercher chez 2 où 3 fromager différents pour comparer les goûts.

Accompagné d’une suggestion de Sandrine (http://vinsetgourmandises.skynetblogs.be/) : un rouge gorge du domaine de Bellivière en Pineau d’Aunis. Celà me changera de l’éternel Porto Tawny que l’on sert habituellement avec ce fromage.

Les vins accompagnant les autres plats, je dois encore les trouver.

A première vue celà devrait donner un bon petit repas éternisant.

Bien à vous,

 

Stoemp aux carottes

STOEMP AUX CAROTTES

soirée Grecque 039

Je l’avais déjà dit avec mon stoemp au choux rouges, mais je le redis aujourd’hui avec ce stoemp aux carottes, les plats simples méritent également leur place sur les blogs de cuisine.

Et puis, en tant que Bruxellois, je ne pouvais pas passer à côté des stoemps. De plus, on mange ce stoemp de carottes peut-être une fois par mois, car c’est une des seules façons qu’on à trouvé pour faire manger des légumes à nos deux enfants pas du tout gastronomes. Et pourtant c’est bien les nôtres. Mais soit, c’est tout un débat, la nourriture et mes enfants.

J’accompagne de plus en plus souvent le stoemp de carottes de steaks de cheval. Je trouve que ça s’y prête bien. Et les steaks de cheval, vendus chez Delhaize, sous vide, sont excellents et donnent un sauce de cuisson très gouteuse, que l’on verse avidement sur le stoemp.

Avec des bonnes saucisses de qualité c’est naturellement très bon également.

En ce frileux mois de septembre 2021 je l’ai accompagné de lard fumé, cuit dans beaucoup de beurre et déglacé pendant la cuisson avec une belle rasade de vinaigre de Xeres. C’est extra aussi. Plus bas une version avec du lard non fumé.

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Alors, je vous poste la recette, elle est tout simple et tout le monde la connait peut-être, mais il y a quelques astuces qui peuvent servir aux non cuisiniers.

Et puis, en mars 2024, des amies m’ont fait part de la façon dont leurs mamies ou tantes réalisaient la potée aux carottes, la cousine Wallonne du stoemp. Elles m’ont parlé de la cuisson par absorption, une cuisson qui se faisait à l’époque dans une cocotte sur le con du poêlon. Je n’ai pas de poêlon et ma cocotte était trop petite pour 1 kg de carottes et 1 kg de pommes de terre, mais ma première tentative a bien fonctionnée. J’ai beaucoup aimé, même si par habitude ma préférence va vers mon stoemp de base, qui est plus sur la carotte, sans ajout d’autres légumes. Plus bas je vous mets la recette de cette autre version.

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INGREDIENTS (4P)

  • 1 KG DE CAROTTES (aujourd’hui des carottes d’hesbaye)
  • 1 KG DE POMMES DE TERRE FARINEUSES TYPE BINTJE
  • 4 TIGES DE THYM
  • 3 FEUILLES DE LAURIER
  • 150 G BEURRE
  • SEL, POIVRE
  • STEAKS DE CHEVAL/SAUCISSES/LARD FUME

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PREPARATION

Peler les carottes, les laver et les couper en 2 dans le sens de la largeur et puis en 4 dans le sens de la longueur; cela permet d’avoir une cuisson plus rapide. Peler et laver les pommes de terre, couper également en deux.

Mettre le tout dans une grande casserole avec le thym et le laurier, ajouter de l’eau afin de couvrir les légumes. Remplir jusqu’à ce que l’espace entre les légumes et l’eau soit d’environ 2 cm. Saler l’eau et porter à ébullition.

(P.S. Ce que je fais souvent maintenant, c’est de cuire les deux séparément afin d’avoir une eau de cuisson plus concentré sur la carotte, je ne mets plus toujours le thym et le laurier)

Laisser cuire jusqu’à ce que les pommes de terre et les carottes soient tendres et facile à ‘stoemper’, ce qui veut dire aplatir et mélanger à la fois.

Placer une passoire au dessus d’un bol et y verser les pommes de terre et carottes cuites, en récupérant le jus de cuisson. Oter les feuilles de laurier et les branches de thym.

‘Stoemper’ les légumes, y rajouter une à deux louchettes d’eau de cuisson, un beau morceau de beurre et rectifier l’assaisonnement en sel et en poivre. Ajouter un peu de muscade. Réserver au chaud. (à vous de choisir si vous voulez garder beaucoup ou moins de mâche au niveau du stoemp, c’est à dire, plus ou moins de morceaux.)

Faire brunir les tranches de steak de cheval dans du beurre de ferme bien chaud. Laisser saisir 2 minutes sur chaque face. Saler et poivrer les faces après cuisson. La viande de cheval, il faut l’assaisonner assez bien. Réserver la viande. Jeter le gras de cuisson et déglacer la poêle avec un peu d’eau, décrocher les sucs.

Servir le stoemp, le steak de cheval et le tout nappé de jus de cuisson.

Simple cuisine de tous les jours, mais tout de même si bonne!

soirée Grecque 038

Variante accompagné de lard doux

INGREDIENTS

  • 4 TRANCHES DE LARD NATURE, 2CM D’EPAISSEUR (donc non-salé, non poivré)
  • SEL, POIVRE
  • 1 C.A.S. MIEL
  • 10 CL VIN BLANC

PREPARATION

Assaisonner le lard de poivre et de sel et le faire cuire dans une poêle antiadhésive, sans matière grasse.

Laisser égoutter le lard.

Mélanger le miel, un rien de sel, un rien de poivre et le vin blanc et imbiber le lard avec ce mélange.

Poser le lard sur une plaque ou dans un plat de cuisson et le faire cuire au four à 185°C jusqu’à ce qu’il soit bien croustillant.

VARIANTE PAR ABSORPTION

INGREDIENTS

  • 1 KG POMMES DE TERRE FARINEUSES
  • 1 KG CAROTTES
  • BEURRE
  • SEL, POIVRE, MUSCADE
  • 1 GROS OIGNON
  • 1 BRANCHE DE CELERI AVEC QUELQUES FEUILLES
  • 2 FEUILLES DE LAURIER
  • 2 BRANCHES DE THYM FRAIS

PREPARATION

Emincer finement l’oignon pelé. Laver la branche de céleri et l’émincer finement.

Eplucher les carottes et les couper en rondelles moyennes.

Eplucher les pommes de terre et les couper en morceaux moyens.

Dans une grande cocotte large (à défaut casserole), faire revenir doucement l’oignon et le céleri dans un bon morceau de beurre. Il faudra environ 10 minutes. Si nécessaire, mouiller avec un filet d’eau.

Y ajouter les carottes, thym, laurier, saler et poivrer et poursuivre encore 5 minutes.

Y ajouter les pommes de terre et couvrir d’eau, un rien en dessous des pommes de terre.

Porter à ébullition, couvrir et laisser cuire pendant 15 minutes sur feu moyen.

Découvrir, ajouter un peu de muscade et prolonger au minimum encore 15 minutes. Checker la cuisson des pommes de terre et des carottes. Checker l’assaisonnement. Enlever un peu du jus de cuisson si il en reste trop.

Augmenter le feu et assécher encore une peu l’ensemble (qui restera néanmoins assez humide). Stoemper !! Rectifier une dernière fois l’assaisonnement. Ajouter une bonne quantité de beurre froid en dés.

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Bon Appétit!

Bouchée à la Reine à la financière 5e ET 6e jour

BOUCHEE A LA REINE A LA FINANCIERE 5e et 6e jour

31/03 PREMIER JOUR DE REFLEXION

Il-y-a déjà quelque temps, Philou parlait dans un de ces posts de la bonne cuisine traditionelle du temps d’avant. Une des recettes sitées était le vol-au-vent, le vrai avec les ris de veau et crêtes de cocqs. J’avais alors signalé qu’il nous fallait d’urgence remettre cette merveille au goût du jour.

Eh bien, je vais essayer de me lancer. J’invite mes parents, grand-mère et tante dans deux semaines, et je vais essayer de rassembler tous les ingrédients d’ici là pour réaliser comme entrée ces vol-au-vents très terroir.

Tout dabord un peu d’histoire. D’ou vient le nom vol-au-vent? L’origine du plat se perd un peu dans la nuit des temps, mais le plat a été perfectionné par Antonin Carême (1783-1833) au début du XIXème siècle. C’était un célèbre cuisinier, pâtissier et écrivain gastronomique, célèbre dans l’Europe entière.

Il découvrit la recette un peu par hasard, alors qu’il était au service du prince de Condé. Le prince est particulièrement friand de tartes et de tourtes salées, mais il les trouvait trop lourdes. Carême se met alors à la recherche d’une pâte légère. Après plusieurs essais infructueux, il met au four deux cercles de pâte réunis par un ruban de pâte feuilletée. Une fois enfournée, la pâte feuilletée monte toute droite, boursoufle et s’élève dans les airs. Le fournier (c’est ainsi qu’on appelait autrefois la personne qui tenait un four à pain) s’exclame, admiratif ; « Antonin, regarde, ta tourte vole au vent ». Ainsi était née la croûte du vol-au-vent.

Inventeur du vol-au-vent, du millefeuille, de la charlotte, du petit four, etc., ce génie est l’auteur du premier grand traité de pâtisserie, publié en 1815. Après la chute de Napoléon, le tsar de Russie et le roi d’Angleterre se l’arrachent à prix d’or. C’est lui qui a lancé la cuisine légère et créé la toque, emblème de la prestigieuse gastronomie française. Il a fini sa vie chez les Rothschild, que fréquentaient Balzac, Dumas et Rossini, palais réputés et exigeants. Mourant, il dicte encore les recettes de sa monumentale encyclopédie de la cuisine du XIX° siècle.

Marie Leczinska, épouse de Louis XV, serait à l’origine de la création de la recette de la bouchée à la reine. D’un appétit maintes fois souligné dans les écrits de l’époque, cette descendante de l’illustre dynastie polonaise aurait été la première à avoir l’idée de ce vol-au-vent individuel, élégamment baptisé.

C’est une pâte feuilletée garnie traditionnellement de poulet, de champignons, de ris de veau et de quenelles de veau dans une sauce faite de beurr et de farine liée avec des œufs et de la crème. On y ajoute comme condiment, de la muscade, du sel, et du poivre.

Le citron et la cervelle d’agneau peuvent également rentrer dans la composition. Les champignons peuvent être des morilles, des brisures de truffes. On y retrouve parfois des olives, des rognons de veau, du lard gras, des crêtes de coqs, des quenelles de volaille, du madère, des rognons de coq, où plus moderne, des shii-takes, du sot-l’y laisse, des écrevisses, ….

J’ai trouvé différentes recettes, desquelles je vais réaliser mon mix maison (enfin, si je trouves les ingrédients nécessaires):

  • La recette de vol-au-vent 2005 de Peter Coucquyt, chef de Kasteel Withof à Brasschaat/Anvers
  • La recette du vol-au-vent de ris de veau à la financière, trouvé dans un livre de 1970, La Haute Cuisine de France
  • Le vol-au-vent financière d’après la recette du restaurant Chez Tanésy à Nancy
  • Le vol-au-vent à la financière dans un livre récent, Bien Cuisiner du marché à votre table, 800 recettes, Solar, Marie-Claude Bisson

Et je complèterais celà par quelques recettes trouvées sur internet.

Je compléterais ce post à fur et à mesure de mes recherches et l’élaboration de la recette. Et en attendant mes photos, voici déjà une photo pour vous mettre en appétit.

 Bien à vous,

01/04 DEUXIEME JOUR DE REFLEXION

Je me plonge de plus en plus dans le dossier des Bouchées à la Reine. Au départ dans ma naïveté, je pensais que la différence entre le vol-au-vent/bouchée à la reine classique et la financière, était lié aux ingrédients très différents: le poulet champignon d’un côté et le riz de veau cervelle quenelle…. truffe de l’autre côté. Il s’avère maintenant que la grande différence se situe au niveau de la sauce: la suprême d’un côté, la financière de l’autre côté, la financière étant à base de Madère et de fond, alors que la suprême est à base de beurre, farine, crème et oeuf. J’en parlerai plus longement demain, car aujourd’hui j’ai un peu la flème.

Je n’ai donc pas encore vraiment tranché entre les deux modes de préparation. Par contre, j’ai décidé de jouer sur deux tableaux. D’un côté, je souhaite ârriver le plus proche possible de la recette initiale dans sa base de fabrication. D’un autre côté je voudrais la renouveler, moderniser un peu.

Première intervention au niveau de la modernité: la où Carême a allégé la recette en passant sur la pâte feuilletée, je voudrais encore aller un cran plus loint. Je trouves effectivement à chaque fois que la pâte est beaucoup trop présente et qu’elle apporte encore trop de lourdeur, que le contenant masque encore trop le goût du contenu. J’ai donc piqué une belle idée à Franco Lombardo du restaurant ‘Les Enfants Gâtés’ à Mons. Il utilise de la pâte de brick dans une de ces préparations à base de petit-gris, chicons, trompettes de la mort, le tout dans une sauce assez proche de la sauce suprême. Je vais donc présenter la préparation à la financière, non dans de la pâte feuilletée, mais dans des petits paniers de feuilles de brick.

J’aurais aimé reprendre une autre idée de la recette de Lombardo, c.à.d. la friture de trompettes de la mort, avec laquelle il parsème sa présentation. Mais ce n’est malheureusement pas la saison et je ne penses pas pouvoir les trouver sèché.

Par contre, je ne vais pas mettre de truffes, ni de jus de truffes dans la recette. Je vais lui préférer la morille.

Et je ne vais pas y mettre les amourettes de Mamina, les amourettes étant interdites à la vente. Par contre, s’y j’en trouves, des crêtes de coq, des rognons de coq, de la cervelle d’agneau. Demain je vais déjà me
renseigner chez mon boucher et mon volailler, car peut-être est-ce déjà un peu trop tard au niveau des délais de réservation. Espérons que non!

Bon, et maintenant je retourne à mes études approfondies.

A bientôt,

02/04 TROISIEME JOUR DE REFLEXION

Ethymologie – confusion – choix!!!!!!!!!!!!!

Souvent les noms des plats vivent leur propre vie et la confusion s’installe très vite. Qu’est-ce-que c’est un vol-au-vent, une bouchée à la reine, une préparation à la financière…..???????????????

Bon, j’ai parcouru pas mal de textes sur le net et je pense avoir trouvé toutes les réponses à mes et peut-être vos questions. J’ai notamment découvert un très beau blog, celui de Lilo (cuisine-campagne.com) et ses explications très claires et correctes. Voici le petit résumé du quoi est quoi:

Au début était le VOL-AU-VENT. Il s’agissait donc d’une croûte de feuilletage légère, cylindrique, assez haut, garnie soit de volaille, de poisson, de fruits-de-mer, de ris de veau, d’escargots, …. et de champignons liés par une sauce. Il s’agissait également d’un plat à partager à plusieurs, donc de forme assez grande.

Puis vint la BOUCHEE. Il s’agissait du même concept, mais en portion individuelle. La garniture pouvait être identique et aussi varié que pour les vol-au-vent.

Puis par glissement de sens, ‘vol-au-vent’ a commencer à désigner aussi bien le contenant (la croûte cylindrique vide), qu’il soit grand où petit (bouchée), que le plat en soi (souvent uniquement avec du poulet, des champignons et une sauce à base d’un roux blanc). On parle aussi parfois en Belgique de ‘vidés’ pour vol-au-vent.

Après il-y-a les noms complèts: à la Reine, financière, à la béchamelle, au ris de veau,à la Toulousaine, …. Les préparations peuvent être soit en vol-au-vent, soit en bouchées, mais aujourd’hui le plus souvent on les présente en bouchées individuelles.

Bouchée-à-la-Reine: la version de Marie Leszinska était à base de blanc de poularde poché, quenelle, truffe et bouillon. Son père, Stanislas Leszczynski, duc de Lorraine, a popularisé ce mets en l’additionant d’abats, crème et vin blanc, qu’on sert encore toujours entre Strasbourg et Nanxy avec des nouilles ou des spätzle (je souhaitais un accompagnement différent des frites, je penses que je l’ai trouvé). A Saverne, une variante est servie en petite cocotte lutée, variante inventée par le cuisinier du Cardinal de Rohan, afin que son maître dont les retards étaient proverbiaux mange toujours chaud.

D’après le célèbre Répertoir de la cuisine, de Gringoire et Saulnier, les bouchées à la Reine sont composées d’un salpicon de ris-de-veau ou d’agneau, de blancs de volaille, de champignons et de truffes, liés à la sauce suprême. Deux autres ouvrages de référence, l’Art Culinaire français et le grand Larousse gastronomique y ajoutent de la cervelle et des quenelles. Escoffier et Robuchon parlent également de quenelles dans ce plat. Il n’y a donc pas d’atributs de coq (crête, rognons) dans les bouchées à la Reine. Certaines ménagères ont au fil du temps, remplacé la cervelle par des amourettes (moelle épinière). Mais depuis la crise de la vache folle, la vente en est intérdite.

Bouchée Toulousaine: C’est la même recette, mais additionée de crêtes et rognons de coq.

Bouchée Financière: la sauce et la garniture dite finançière est composée de quenelles, de crête et rognons de coq, de truffes, de têtes de champignons cannelés, d’olives liées à la sauce Madère, de blanc de volaille, ris de veau, jambon et fond blanc.

La sauce Suprême des bouchées à la Reine est exactement la même sauce que celle de la blanquette de veau: du beurre, de la farine, du fond de volaille et de la crème.

Bon, les choses étant clair maintenant pour moi, je dois donc choisir ma version. Je tenterai, après pas mal de reflexion, la sauce Financière, qui me semble plus intéressante, car la sauce pour blanquette de veau, je connais, j’ai déjà fait, refait, refait. On va donc tenter du nouveau. Comme je n’ai encore jamais mangé les bouchées avec cette sauce, on va pour l’aventure.

Il faut donc déjà modifier le nom de la recette en:

PANIERS DE BRICK A LA FINANCIERE

Bonnes nouvelles:

Ce matin j’ai tout dabord été chez mon volailler préfére, sur la place du mirroir à Jette (Bruxelles). Les propriétaires actuels sont le fils et la belle-fille des fermiers qui livraient les propriétaires d’avant. Tous les poulets, lapins, …. viennent directement de la ferme familiale. Les animaux sont élevés au sol, en semi-liberté et déplumé à la main. Et la qualité est au rendez-vous. A la cuisson, on voit la différence. Les poulets ne sont pas gorgés d’eau et les os ne tombent pas de la bête lors de la cuisson.

Quand je lui ai commandé des crêtes de coq et des rognons de coq, elle a tout dabord été un peu étonné, car ce n’est plus utilisé souvent. Mais je les aurais tout de même pour le samedi 12/04, la veille de la soirée. Elle commande tout ce qui est coq chez un ami fermier, car eux-mêmes ne font pas dans le coq. Mais également super qualité et déplumage manuel….

Après, direction ‘Keurslager’, mon boucher. Commande du ris de veau, des cervelles d’agneau et du lard gras. Livraison le vendredi 11/04, car les ris de veau se préparent un peu à l’avance au niveau du blanchissage.

Voilà, les ingrédients un peu plus rares, sont commandés.  Il vaut toujours mieux s’y prendre un peu à l’avance pour être certain d’en avoir.

Bien à vous,

03/04 QUATRIEME JOUR DE REFLEXION

Bon, j’ai maintenant décidé de la faire, cette recette des anciens. Faisons-là donc à fond (et le jeu de mots n’était pas voulu).

Dans la recette, très complète, du livre ‘La Haute Cuisine de France’, éditions time life, 1971, un des ingrédients est un Fond Lié.

Qu’est-ce donc, un fond lié?

Un fond lié est réalisé avec une base de fond brun de veau clair, des champignons frais, du persil (dans certaines préparations un mélange de cerfeuil et d’estragon), de l’arrow-root (à défaut de la maïzena où de la fécule de pommes de terre) et du madère. Dans la recette de sauce financière, le madère ce rajoute plus tard. Par contre il y a rajoute de caramel (pour la couleur de la sauce principalement). Ce caramel est réalisé avec des oignons, de l’eau et du sucre.

Il faut donc dabord réaliser un fond brun de veau clair. Dans la recette du livre ci-dessus, il est réalisé avec les ingrédients suivants, et peut, heureusement, être réalisé quelques jours à l’avance:

Jarret de veau, os de jarret de veau, os à moelle de veau, abattis de poulet (ailerons, pattes, cous et carcasses), oignons, carott
es, céleri, poireaux, ail, persil, thym, laurier, sel et poivre, beurre clarifié, tomates, purée de tomates.

Je vais donc devoir retourner chez mon volailler pour les abattis et chez mon boucher pour les éléments de veau. Je vais préparé ce fond le jeudi 10/04, 3 jours avant le diner donc. Il aura ainsi le temps de murir un peu.

J’ai décidé également de faire une sauce financière un peu à ma façon, en y ajoutant tout de même un peu de crème, pour apporter un peu d’onctuosité.

Suite demain, avec peut-être l’esquisse de la recette.

Bien à vous,

04/04-05/04 CINQ- ET SIXIEME JOUR DE REFLEXION

Voila la recette est écrite de A à Z. En bouquinant dans mes vieux grimoires, j’ai découvert un terme de cuisine que je ne connaissais pas du tout:

 LE GODIVEAU

Il s’agit en fait du nom que l’on donne à un mélange d’un hachis de farce finde de veau (parfois additioné d’andouilette) et de graisse (soit graisse de rognons, soit crème, ….). Avec ce mélange on façonne des quenelles/boulettes allongées, que l’on pôche dans un bouillon où dans du lait. On les utilise notamment dans les bouchées à la reine, tourtes, vol-au-vents.

Voilà pour la partie culturelle.

Revenons-en à la recette. Elle est super longue et super complexe, il faut avoir envie. Mais pas mal de choses peuvent être faites les jours avant le repas et la plus grosse partie peut être faite à l’avance le jour même.

Voici cette fameuse recette, qui, je le répète, est une compilation  de pas mal de recettes glanées si et là. J’espère qu’elle vous plaira et qu’elle plaira surtout à mes convives.

Il ne me reste plus qu’à plancher sur l’accompagnement, car je voulais servir celà comme plat principal. Il doit rester au centre, donc un accompagnement assez simple et avec un peu de gras et de crème pour contrer le goût puissant du plat. J’hésite entre des spaetzle, des gnocchis où des pâtes. Mais de toute façon, à la crème ce serra!

INGREDIENTS (6P)
6 FEUILLES DE BRICK (12)                
BEURRE                    
SEL, POIVRE                  
                     
10CL D’HUILE POUR FRITURE                
150GR TROMPETTES DE LA MORT SECHEES (OU FRAICHES EN SAISON)      
                     
Pour le fond brun de veau (pour obtenir 1L)              
                     
1,250 KG DE JARRET DE VEAU CHARNU, COUPE EN MORCEAUX DE 5CM      
500GR D’OS DE JARRET DE VEAU, COUPE EN MORCEAUX DE 5CM        
250GR D’OS A MOELLE DE VEAU              
500GR D’ABATTIS DE POULET (AILERONS, PATTES, COUS ET CARCASSES)      
2,5 A 3 L D’EAU FROIDE                
2 OIGNONS MOYENS, PELES ET COUPES EN QUARTIERS          
2 CAROTTES MOYENNES, GRATTEES ET COUPEES EN RONDELLES DE 2CM      
2 BRANCHES DE CELERI MOYENNES, AVEC LEURS FEUILLES, COUPEES EN MORCEAUX     
DE 2CM                    
2 POIREAUX MOYENS, AVEC 5CM DE VERT, COUPES EN QUATRE DANS LEUR LONGUEUR    
ET SOIGNEUSEMENT LAVES POUR ELIMINER TOUS LES GRAINS DE SABLE      
1 GROSSE GOUSSE D’AIL, NON PELEE, ECRASEE AVEC LE COTE PLAT DE LA LAME D’UN    
LOURD COUTEAU                  
10 BRINS DE PERSIL FRAIS                
2 BRINS DE THYM FRAIS OU 1/2 CUILLEREE A CAFE DE THYM SECHE, EMIETTE      
1 FEUILLE DE LAURIER                
1/2 C.A.C. DE GRAINS DE POIVRE NOIR              
1 C.A.C. SEL                  
50GR BEURRE CLARIFIE                
2 TOMATES MOYENNES, FERMES ET MURES, COUPEES EN QUARTIERS      
8 C.A.S. DE PUREE DE TOMATES NON ASSAISONNEE          
                     
Pour le caramel (pour 2dl)                
                     
1/2 OIGNON MOYEN, PELE ET COUPE EN TRANCHES DE 1/2 CM D’EPAISSEUR      
1/8 L D’EAU                  
180GR DE SUCRE                  
                     
Pour le fond brun lié (pour 1L)                
                     
1L DE FOND BRUN DE VEAU (voir ci-dessus)            
1/3 DE BOL DE CHAMPIGNONS FRAIS, GROSSIEREMENT HACHES        
(1 bol = 1 bol chinois ordinaire d’une contenance de 4dl environ)          
3 BRINS DE PERSIL FRAIS                
5 C.A.S. D’ARROW-ROOT                
5 C.A.S. D’EAU FROIDE                
CARAMEL                  
                     
Pour les Godiveau (boulettes,quenelles)              
                     
250GR DE VEAU MAIGRE DESOSSE, PASSE 2 FOIS AU HACHOIR ET BIEN REFROIDI    
180GR DE CREME FRAICHE                
1/2 C.A.C DE SEL                  
QUELQUES PINCEES DE POIVRE BLANC, FRAICHEMENT MOULU        
750GR DE FOND BLANC DE VOLAILLE (maison où du commerce, il ne sert qu’à cuire les    
boulettes)                    
                     
1 PAIRE DE RIS DE VEAU                
100GR DE ROGNONS DE COQ                
1 BEAU FILET DE POULET                
100GR DE CRETES DE COQ                
1/2 L LAIT                    
                     
Pour la cuisson à la financière des Ris de veau            
                     
15GR DE BEURRE                  
1 OIGNON MOYEN, FINEMENT HACHE              
1/3 BOL DE CAROTTES, GRATTEES ET FINEMENT HACHEES          
2 TOMATES MOYENNES, FERMES ET MURES, COUPEES EN QUARTIERS      
4 FINES TRANCHES DE PORC FRAIS DE 7CM DE LONG ENVIRON, COUPEES EN CARRES    
DE 1CM                    
1 BRIN DE THYM FRAIS OU 1/4 DE C.A.C. THYM SECHE, EMIETTE        
1 FEUILLE DE LAURIER MOYENNE, EMIETTEE            
6 GRAINS DE POIVRE NOIR, ECRASES AVEC LE COTE PLAT DE LA LAME D’UN LOURD     
COUTEAU                  
1 C.A.C. SEL                  
1 DL DE MADERE SEC                
2 C.A.S. JUS DE TRUFFE (eventuellement rempla
cé par l’eau de trempage des morilles)
   
3/4 L A 1L FOND LIE                  
                     
2 CERVELLES D’AGNEAU                
100GR DE LARD GRAS                
100GR DE BEURRE                  
50GR DE MORILLES  SECHEES              
1 JAUNE D’ŒUF                  
SEL, POIVRE                  
4 ECHALOTES                  
20CL DE CREME ASSEZ EPAISSE              
4 OLIVES VERTES                  
PREPARATION
1. Préparation du fond brun de veau lié (J-4 -> J-3)
a) Faire le fond brun (J-4)
Dans une sauteuse ou un poêlon à fond épais, faites chauffer le beurre clarifié, 10 secondes
environ, sur feu moyen. Faites-y revenir le jarret, les os et les abattis de poulet, les uns après
les autres, en veillant à ne pas trop remplir la sauteuse. Retournez fréquemment les morceaux
avec des pinces et réglez le feu de façon qu’ils dorent bien uniformément.
Transférez-les, au fur et à mesure, dans un grand fait-tout.
Ajoutez les oignons et les carottes à la graisse restée dans la sauteuse et faites-les dorer
légèrement de tous côtés, en les retournant de temps en temps.
Transférez-les dans le fait-tout, avec une spatule à fentes.
Versez 1L d’eau dans la sauteuse et amenez à ébullition, sur feu vif, en remuant sans cesse
et en raclant le fond et les parois de la sauteuse pour en détacher les particules dorées qui
auraient pu y adhérer.
Versez le contenu de la sauteuse dans le fait-tout et ajoutez le reste de l’eau, afin de bien
recouvrir la viande et les os.
Amenez lentement à frémissement, sur feu moyen, en écumant au fur et à mesure. Baissez le
feu et laissez frémir à découvert et sans y toucher pendant 30 minutes. NE LAISSEZ JAMAIS
LE LIQUIDE ATTEINDRE LE POINT D’EBULLITION, CE QUI LE TROUBLERAIT.
Ajoutez le céleri, les poireaux, l’ail, le persil, le thym, le laurier, le poivre et le sel. Remuez et 
couvrez à demi et laissez frémir 7 à 8 heures.
Ajoutez les tomates et la purée de tomates.
Rajoutez un peu de liquide si cela s’avère nécessaire.
Retirez avec une spatule à fentes, la viande, les os et les abattis et réservez-les éventuellement
pour d’autres plats. Passez le fond au chinois, tapissé d’une double épaisseur de mousseline
humide, au-dessus d’une grande terrine. Jetez les légumes.
Laissez reposer le fond à température ambiante, en remuant de temps en temps. Puis, faites-le
réfrigérer, à découvert, jusqu’à ce qu’il soit très froid et recouvert d’une épaisse couche de graisse
solide. Ainsi protégé par sa graisse, le fond peut se conserver sans dommage 3 à 4 jours au
réfrigérateur. Avant de l’utiliser, retirez avec précaution la couche de graisse. Si vous préférez
le surgeler, retirez la couche de graisse dès qu’elle est solide et couvrez soigneusement la
terrine, ou le récipient, avec une feuille d’aluminium ou de plastique.
b) Préparation du caramel (J-4)
Faites cuire les tranches d’oignon, sur feu moyen, dans une casserole à fond épais, en fonte
émaillée, sans beurre ni huile, en remuant, jusqu’à ce qu’elles soient presque couleur d’acajou
sombre des deux côtés. 
Ajoutez alors, en remuant sans cesse, a moitié de l’eau et le sucre et laissez cuire jusqu’à ce que
le mélange mousse et monte dans la casserole.
Ajoutez alors l’eau qui reste, en remuant. Ne vous inquiétez pas si, à ce stade, le caramel durcit.
Continuez la cuisson, en remuant toujours, jusqu’à ce que le caramel se ramollisse et que le
sirop soit lisse.
Passez au chinois au-dessus d’un bocel à l’épreuve de la chaleur. Laissez refroidir à température
ambiante avant de mettre le couvercle. Le caramel peut se concerver très longtemps, à tempé-
rature ambiante. On l’utilise pour colorer les sauces telles que le fond lié.
c) Préparation du fond brun lié (J-1)
Dans une casserole moyenne à fond épais, mélangez le fond brun de veau, les champignons
et le persil et amenez à frémissement, sur feu moyen. Baissez le feu et laissez cuire 15
minutes, à découvert.
Dans un bol, mélangez l’arrow-root et l’eau, en remuant jusqu’à ce que l’arrow-root soit délayé.
Ajoutez peu à peu ce mélange au fond de veau, en remuant avec un fouet. 
Ajoutez le caramel, par quelques gouttes à la fois, jusqu’à ce que la sauce soit d’un beau brun.
Il suffira probablement d’en ajouter la valeur de 1/4 de cuillerée à café. Laissez cuire doucement
8 à 10 minutes, en remuant de temps en temps.
La sauce est prête lorsqu’elle commence à épaissir légèrement. Passez alors le contenu de
la casserole au chinois, au-dessus d’une terrine, en pressant doucement sur les champignons
avec le dos d’une cuiller.
Si vous ne devez pas utiliser aussitôt le fond lié et avec l’intention de le conserver, parsemez-
en la surface avec 15 grammes de beurre coupé en petits dés. Inclinez la casserole de côté
et d’autre jusqu’à ce que le beurre fonde et recouvre toute la surface de la sauce. Refroidie à
temprature ambiante, cette sauce peut être couverte et réfrigérée pendant une semaine ou
conservée jusqu’à 3 mois au freezer.
2. Préparation des abats (J-1)
Faites dégorger le ris de veau 4 heures dans de l’eau froide. Enlevez les parties dures du ris de veau.
Mettez le dans 2 litres d’eau et amenez lentement à frémissement, sur feu moyen, et faites blanchir
3 minutes, toujours dans l’eau frémissante. Dès que l’eau frémit, y ajouter également les crêtes et
les rognons de coq/veau.
Retirez les ris de veau de la casserole, avec des pinces ou une spatule et mettez-le dans une terrine
d’eau froide, 1 à 2 minutes, pour stopper la cuisson.
Faites de même pour les rognons et les crêtes.
Puis essuyez-les avec u papier torchon et retirez-en doucement la membrane extérieure, en essayant
de ne pas briser les ris de veau. Séparez les 2 lobes avec un petit couteau aiguisé, en retirant le
tuyau central, que vous ne conserverez pas. 
Dressez le ris sur un grand plat. Couvrez d’un torchon et aplatissez les ris avec une cocotte en fonte
ou un poêlon pesant au moins 2,5kg. Faites réfrigérer ainsi le ris, avec le poids dessus, pendant
2 heures au moins, ou jusqu’au lendemain.
Réservez également les crêtes et les rognons jusqu’au lendemain.
3. Préparation des boulettes/quenelles/godiveau (Jour même, au matin)
Mettez le veau haché, bien froid, dans une terrine et ajoutez-y la crème, par cuillerée à la fois, en battant
sans cesse avec une cuiller en bois. Salez et poivrez, en battant toujours. Goûtez pour rectifier,
au besoin, l’assaisonnemnt.
En trempant fréquemment les doigts dans de l’eau froide, façonnez le veau haché en boules de 1cm
environ de diamètre.
Amenez le fond de volaille à frémissement, sur feu moyen, dans un poêlon. Ajoutez-y, avec précaution,
les boulette de veau, par une ou deux à la fois, et laissez-les pocher 3 minutes, en les retournant avec
soin de temps en temps. Transférez-les sur une assiette, avec une spatule à fentes. Couvrez avec
une feuille d’aluminium ou de plastique.
4. Préparation des morilles (Jour même, au matin)
Faites tremper les morilles dans une grande casserole d’eau tiède pendant 1h en changeant l’eau
3 à 4 fois, puis égouttez-les.
Passez le jus au chinois et réservez-le.
5. Préparation du poulet (Jour même, au matin)
Faites tièdir le lait. Pochez-y le filet de poulet pendant 5 minutes.
Gardez au chaud.
6. Cuisson du ris de veau à la financière (Jour même, au matin)
Préchauffez le four à 150°C
Faites fondre les 15 grammes de beurren sur feu moyen, dans un poêlon, muni d’un couvercle et d’un manche à
l’épreuve de la chaleur. Dès qu’il a cessé de mousser, ajoutez l’oignon, les carottes, les tomates, le porc, le thym,
le laurier, el poivre et le sel.                
                     
Laissez cuire la mirepoix 3 à 4 minutes, en remuant sans cesse.          
                     
Essuyez bien les ris de veau avec du papier torchon et ajoutez-les à la mirepoix. Retournez-les avec une cuiller,
pour les humecter uniformément. Couvrez-les de papier sulfurisé beurré, taillé de façon à bien entrer dans le poêlon.
Mettez le couvercle. Faites braiser 35 minutes au centre du four. Otez le couvercle et le papier sulfurisé et arrosez les
ris de veau avec leur jus de cuisson.               
                     
Remettez dans le four et laissez cuire encore 5 minutes, à découvert, afin de glacer légèrement le ris de veau.  
                     
Transférez-le, avec une spatule à fentes, sur une assiette. Drapez-la de papier sulfurisé ou d’une feuille d’aluminium.
Laissez reposer le jus dans le poêlon pendant 1 à 2 minutes puis dégraissez-en la surface autant que possible.
Ajoutez-y le madère et 2 c.à.s. de jus de trempage des morilles et laissez cuire lentement, sur feu doux, en remuant,
jusqu’à ce que le jus soit réduit de moitié.              
                     
Ajoutez 3/4 de litre de fond lié et amenez la sauce à ébullition, sur feu vif, en remuant sans cesse. Baissez  
le feu et laissez cuire doucement 20 minutes, en remuant de temps en temps. Versez le contenu entier du poêlon
dans un chinois, au-dessus d’une terrine, et laissez égoutter sans y toucher. Vous devriez en obtenir environ 800ml.
Au besoin, ajoutez un peu plus de fond lié.              
                     
Amenez à ébulli
tion, sur feu vif, en écumant à mesure que la mousse monte à la surface. Laissez frémir encore 10
minutes ou jusqu’à ce que la sauce soit réduite à la valeur de 3/4 de litre. Retirez du feu.    
                     
7. Préparation des garnitures (jour même, au matin)
Epluchez et émincez les échalotes.
Dans une cocotte, faites fondre le lard à feu doux. Ajoutez 50 grammes de beurre.
Faites suer à feu doux les échalotes. Lorsqu’elles sont translucides, ajoutez-y les morilles.
Ajoutez la crème fraîche et laissez mijoter 10 mn à découvert. Salez, poivrez. Réservez.
Découpez le filet de poulet en morceaux.
Coupez les olives en quatre.
Faites blanchir les olives dénoyautées. Mettez-les dans une petite casserole et versez dessus assez
d’eau pour qu’elles en soient largement recouvertes. Amenez à ébullition, sur feu vif, et laissez cuire
vivement 1 à 2 minutes, puis faites égoutter dans un chinois et rincez sous l’eau courante froide.
Faites à nouveau égoutter les olives puis essuyez-les bien avec du papier torchon. Réservez-les.
Dans une autre cocotte, faites fondre  20 grammes de beurre et faites-y suer
le rognon, la cervelle et les crêtes de coq.
Salez et poivrez. Faites revenir une dizaine de minutes et versez dans un plat.
Dans la même cocotte, amenez la sauce financière à frémissement, sur feu moyen. Puis coupez les
ris de veau en dés de 1 centimetre et ajoutez-les, en remuant doucement, à la sauce frémissante.
Ajoutez les godiveau (quenelles), le poulet, ainsi que les olives coupées en deux.
Laissez frémir la sauce assez longtemps pour bien réchauffer le tout, en remuant de temps en temps.
Puis, ajoutez la sauce au morilles, les rognons coupés en morceaux, la cervelle coupée en morceaux
et les crêtes de coq également coupés en morceaux.
Dans la même cocotte, faites fondre 60 gr de beurre. Ajoutez la farine, tournez vivement, puis
mouillez avec le bouillon froid et le vin de Madère. Laissez épaissir, puis ajoutez les 
éléments de la garniture. Hors du feu, incorporez le jaune d’œuf. Tenez la garniture au bain-marie.
Un peu avant de servir, rajoutez-y les morilles à la crème.
Laissez, sans bouillir, en remuant de temps en temps, sur très petit feu.
8. Cuisson des paniers de brick (au service)
A l’aide d’un pinceau, badigeonner 4 carrés de pâte à brick de 15 à 20cm de côté avec du beurre fondu.
Saler et poivrer les extrémités. Chemiser 4 ramequins et mouler délicatement la pâte à brick en
forme de petits paniers. Cuire dans un four chaud 4 à 5 minutes à 200°C.
Démouler  et réserver au chaud.
9. Les trompettes de la mort (juste avant de servir)
Après avoir réhydraté les trompettes de la mort séchées, les frire dans l’huile de friture, à 180°, 
durant 2 minutes. Enlever, éponger soigneusement, saler, poivrer et réserver à chaud.
10. Montage
Hors du feu, mélangez un jaune d’œuf dans la préparation. Mélangez bien.
Déposez les paniers de brick dans les assiettes chaudes (préchauffées au four où sur chauffe plat).
Remplissez les paniers de garniture chaude. Servez immédiatemment.
Décorez le dessus des paniers de trompettes de la mort frites.
ACCORD VIN
Bourgogne Rouge

Saint-Romain Blanc

 

 

Bon Appétit!